Le Fenouiller

Mercredi 15 juin 2011 - 7 km à pied - 62 photos
Le Fenouiller (Vendée)

Une petite balade avec le beau-frère, histoire de se dégourdir un peu les "guiboles".
La météo est bonne -pas chaud, pas froid, une petite brise pour aérer-, le terrain est plat.

A vos marques, prêts.....

Partez !

C'est la campagne. En même temps, le chemin est large, et les maisons ne sont jamais loin.

Je venais parfois ici, enfant, avec mon grand-père, pour de paisibles parties de pêche. Il n'y avait pas de maisons autres que les fermes, le chemin était étroit et bordé de haies très denses ne laissant passer qu'avec peine les rayons du soleil. Le changement est énorme.

Village du Poiré. Celle-ci était là, c'est évident. Une des dernières encore debout, plus pour très longtemps !

Arrivée à la rivière : la Vie (c'est son nom). Au loin, en face, de l'autre côté de la zone de marais, on voit l'église de Notre-Dame-de-Riez.

Ce sera pour nous le bout de la route : aucun chemin ne longe la rivière, et c'est bien dommage !

Vue vers l'ouest.

Au nord, donc, Notre-Dame-de-Riez. Là-bas eut lieu une grande bataille, le 16 avril 1622, entre Louis XIII et Soubise (guerre de religion, les protestants perdirent cette bataille, les eaux de la Vie étaient rouges du sang des huguenots....).

Vers l'est.

C'est là que nous pêchions des anguilles avec de grandes gaules de bambou, et des vers de terre que nous ramassions dans le fumier avant de partir !

Retour dans les terres. Un bien beau jardin.

Toujours dans le hameau du Poiré.

Ici, les deux-tiers des terres sont dédiées à la culture du maïs. Je crois savoir que cette plante nécessite beaucoup d'eau, et je suis donc surpris que, justement, elle soit choisie dans une période considérée comme critique, dans une région touchée par la sécheresse ! L'eau ne coûte sans doute pas assez cher, ou bien le maïs se vend très cher, ou alors bénéficie-t-il de notables subventions ? Qui sait, à part les cultivateurs eux-mêmes...

De ci de là, quelques troupeaux de vaches.

Arrivée au village de La Roussière.

Sainte Christine.

Coup d'oeil arrière sur le hameau de La Roussière. Encore un champ de maïs à gauche.
Nous longeons ensuite la D754 -portion peu agréable- pour reprendre un large chemin au sud-est du Fenouiller.

Elevage aux Parionnières.

Tout près, un grand champ de blé. J'aime bien ces quelques herbes qui dépassent.

Vue sur le blé.

Et vue d'ensemble du grand champ.

J'ai mal interprété le chemin, et nous entrons par erreur dans le bourg du Fenouiller.

Essai de transformation de la photo en dessin. J'aime bien faire ça, c'est intéressant, et je suis plutôt satisfait du résultat.

Le beau-frère examine les haies : il y cherche les guêpes, bourdons, papillons et autres insectes qui y vivaient autrefois en multitude, lorsque nous étions enfants. C'est son "dada", et il me fait remarquer, avec raison, à quel point ça a changé. En effet, nous voyons quelques papillons, de rares bourdons, aucune libellule.

Nous sommes repassés par ce champ de maïs.

Au loin, le clocher caractéristique du Fenouiller, que j'ai vu si souvent depuis nos lieux de pêche sur les bords de la Vie.
Il ressemble à celui de Saint-Gilles.

Si elles savaient qu'elles sont destinées à la boucherie, les pauvres !

Et pourtant, en les voyant là, semblant heureuses, dans leur champ, je ne peux m'empêcher de penser à une vidéo vue très récemment, concernant un autre troupeau de vaches, dans un autre coin de notre belle planète. En fait, c'était à Fukushima, je pense que ce nom doit vous rappeler quelque incident récent, n'est-ce-pas ? Bref, je préfère vous prévenir, âmes sensibles s'abstenir : c'est ici.

J'en profite pour en balancer une petite, car certains propos ont la particularité de me dresser les poils sur la peau, en ce qui concerne l'énergie nucléaire. Lorsque les "pro-nucléaires" répliquent aux "anti-nucléaires" : "...et ton électricité, tu vas la payer 4 fois plus cher, pauvre c., pauvre débile mental...". Oui, j'écris ça, parce que je le lis régulièrement sur les commentaires des sites parlant du nucléaire... Oui, c'est consternant, de lire ça. Surtout que, parmi ceux qui écrivent, il y a des gens censés être cultivés... C'est consternant, surtout quand j'entends également ça sortir de la bouche d'un ministre !

Mais "nom de dieu" -oui, je vous l'ai dit, ça m'énerve beaucoup-, entre payer mon électricité 4 fois plus cher (ou 20 fois plus cher, je m'en moque vraiment et je suis sincère) et être irradié, y-a-t-il une seule personne sur terre qui hésiterait dans le choix ? C'est vraiment inimaginable d'avoir de telles réponses ! Ces gens-là ont, sous les yeux, une vision d'horreur -pas assez, il faut bien le croire !- en voyant ce qui arrive aux Japonais (et desquels, forcément, nous recevrons une partie du poison, n'en doutons pas, comme nous avons reçu une partie de celui d'Ukraine...), et parlent d'argent, de coût... Mais dans ce cas, qu'ils rajoutent au nucléaire le coût des réparations, et on verra ce qui sera le plus cher. Mais je ne veux même pas discuter "fric" : on risque notre peau, alors on laisse tomber, c'est le bon sens ! Ces responsables nous font rouler à 30 km/h en ville, par endroits (et je ne suis pas contre) pour éviter un accident, mais nous laissent respirer à côté d'une bombe à retardement qu'on ne sait même pas arrêter quand ça pète ? Du grand n'importe quoi !

Vous avez vu les vaches ? C'est émouvant ? Comment croyez-vous que les gosses et les adultes vont claquer, en perdant leur sang par tous leurs pores, dans les années à venir ? Les enfants de Tchernobyl, vous les avez vus ? S'il n'y a pas de danger, pourquoi nous cache-t-on les photos ? Il ne faut pas discuter de chiffres, de rapports, de fric, il ne faut pas rentrer dans des débats. Il faut simplement arrêter de "faire joujou" avec ce qu'on ne maîtrise pas, c'est tout simplement du bon sens ! Lequel d'entre vous est prêt à aller faire construire sa maison au pied d'une centrale atomique ? Je parle aux "pro-nucléaires", bien entendu ! Lequel est prêt à y conduire sa gentille petite progéniture ?

Y'a vraiment des choses qui m'énervent, des claques qui se perdent, des discours inutiles !

On risque notre peau, que vient faire l'argent là-dedans ? Je ne comprends pas, quelque chose m'échappe !

Et que personne ne vienne me dire qu'il n'était pas au "courant" -rigolo, ce mot, ici, dans ce contexte, non? Car si nous n'étions pas au courant, comme autrefois, lorsque l'information était cachée, nous serions comme mes vaches ici, sur la photo. Heureux ! Pourquoi ? Parce que, quand on ne sait pas, on est heureux. Elles ne savent pas qu'on va les manger, n'est-ce-pas ? Personne ne le leur dit ! C'est bien pour ça que ceux qui détiennent les informations ne veulent pas les divulguer : nous sommes leurs "vaches".... Ben oui, c'est un peu humiliant, qaund on s'en rend compte, non ? Mais c'est bien ça.

Mais pour l'atome, nous savons tous ce que ça peut faire, maintenant, nous savons tous que personne, sur cette pauvre terre, ne sait comment arrêter le moteur lorsqu'il s'est emballé ! Regardez-les en train de gesticuler, à Fukushima ! Regardez l'empressement avec lequel les nations spécialistes (nous en sommes, youpeeeehhh, on est les plus forts) vont les aider ! A reculons, sur la pointe des pieds, oui ! Qui, parmi les "pro-nucléaire", va acheter des légumes ou des fruits aux Japonais ? Qui ? Qui, parmi les pro-nucléaires, a pris trois semaines de vacances pour aller donner un coup de main à la société Tecpo, à Fukushima ? Pour entrer dans les bâtiments ? Qui ? Je vais vous le dire, car il faut quand même être un peu honnête, quand on dit quelque chose aux autres humains : il n'y a -vraiment- personne !

Alors, ça ne vous met pas la puce à l'oreille ?

Et vous avez encore envie que nous, les Français, restions dans ce terrible "train" ? Mais je préfère ne plus avoir d'électricité au bout de mon ordinateur, et ne pas pouvoir vous écrire, croyez-moi ! Je suis sincère, et pourtant, j'aime l'électricité ! Si je peux l'avoir sans risque pour la vie de mes enfants, et accessoirement aussi sans risque pour moi, -quand même aussi...-, alors ça me va. Sinon, je préfère qu'on arrête toutes nos centrales, et mon compteur avec. J'ai confiance dans la capacité des êtres humains à trouver des moyens non dangereux. En attendant, il faut absolument arrêter ces machines avant que l'une d'entre elles ne nous explose "dans la tronche".

Et déjà, pour arrêter ça, c'est incroyablement difficile, c'est vous dire avec quoi on fait "mumuse"!

Nous ne savions pas. Mais maintenant, nous savons, et ça fait, je trouve, toute la différence !

Et je pense que, malheureusement, ça peut aussi arriver chez nous ! Je dirais même que ça nous pend au nez. Car, souvenez-vous. Avant Tchernobyl, c'était impensable. Après Tchernobyl, c'était encore "normal" : pensez donc, chez ces gens-là, monsieur.... Mais cette fois, c'est arrivé dans un pays hautement technologique. On ne peut pas dire que les Japonais vivent à l'âge de la pierre, si on prend en compte tout ce qu'on leur achète, n'est-ce-pas ? N'écoutez pas nos spécialistes : regardez-les, les techniciens supérieurs, pas même "foutus" de décontaminer la belle flotte reposant dans les réacteurs de Fukushima. Vous avez confiance en eux? Sans déconner ? Vous les croyez ? Non, sérieusement, sans rire, vous les croyez encore ?

Pas moi. Je les ai crus. Ils m'ont menti plusieurs fois, j'en ai les preuves. Alors, terminé.

Y'a qu'les imbéciles qui ne changent pas d'avis, tout particulièrement en cas de tromperie.

En droit, ça porte un nom : c'est un dol.

En droit français des contrats, un dol est une manœuvre d'un cocontractant dans le but de tromper son partenaire et provoquer chez lui une erreur. Le dol est, avec l'erreur et la violence, l'un des trois vices du consentement. Il est sanctionné par la nullité du contrat. L'article 1116 du code civil prévoit le dol : « le dol est une cause de nullité de la convention lorsque les manœuvres pratiquées par l'une ou l'autre des parties sont telles, qu'il est évident que, sans ces manœuvres, l'autre partie n'aurait pas contracté. Il ne se présume pas, et il doit être prouvé. » La jurisprudence a également défini le dol par un arrêt du 30 janvier 1970. En l'espèce la cour d'appel de Colmar en a précisé les contours : « tous les agissements malhonnêtes tendant à surprendre une personne en vue de lui faire souscrire un engagement, qu'elle n'aurait pas pris si on n'avait pas usé de la sorte envers elle, peuvent être qualifiés de manœuvres dolosives. »

De quoi faire "sauter" tout gouvernement agissant de la sorte, encore bien pire s'il persiste et signe !

Amis lecteurs, pour nos enfants si ce n'est pour nous, on ne doit pas laisser passer ça !

Je vous invite à vous documenter pour vous faire votre propre opinion (sinon, on croit que tout est réglé, ce qui est totalement faux) :
- Trois mois après l'accident : écoutez les témoignages, lisez tout.
- Participez aux discussions si vous en avez envie.
- Des liens pour fouiner, savoir, recouper les informations, repérer les mensonges, savoir ce qui se passe réellement....
- Japon : séisme, tsunami, et conséquences....

Je m'égare, je m'égare. Nous avons retrouvé le chemin, qui était pourtant bien large !

Il longe, d'un côté, un champ de blé.

Marc, en avant, met son doigt sur ses lèvres et me dit d'approcher, sans bruit. Là-bas, contre la haie, il y a un chevreuil en train de manger. Nous ne le voyons que très peu, il disparaît complètement parmi les blés. Néanmoins, je parviens à prendre cette image. Difficile de reconnaître ici un chevreuil !

Difficile aussi d'extraire l'information unitaire dans la foule.

De l'autre côté, un champ de maïs, plus étendu. Nous arrivons à la voiture.

Marche facile, dans cet arrière-pays de la côte vendéenne. Tellement plat, donc pas d'essouflement...

Une bonne balade, surtout pour se dégourdir les jambes.

En espérant ne pas vous avoir trop agacés avec mon petit coup de gueule, mais c'est pour la bonne cause, n'est-ce-pas ?


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