cabo-vicente

Du 16 au 17 février 2019 : Bordeira.

16 février, 13 km avec Rouletabille : un aller-retour pour faire une très belle rando à pied de 16 km à l'intérieur des terres, pour changer de paysage. Retour pratiquement au même bivouac. La nuit a été très calme, température autour de 10 °C. De nouveau un peu de vent, retombé ce soir. 17 février : 40 km de camion pour atteindre, enfin, le sud du sud du Portugal. Ciel couvert, quelques gouttes. Marche de quelques km sur les pierres du Cap Saint Vincent pour s'imprégner du lieu, puis une plage près de Sagres. Bivouac à Sagres.

Claudine nous prépare toujours un copieux pique-nique, et nous emportons en plus, par sécurité, quelques barres de céréales. Généralement, c'est moi qui les mange... Sinon, je porte deux petites bouteilles d'eau à la ceinture plus les céréales, et Claudine porte le reste dans son sac à dos.

Nous avons donc décidé de faire une belle boucle à pied (16 km) en retrait de la côte. Le départ se fait à Bordeira, un village situé à environ 6 km au nord. Ci-dessus, je ne résiste pas à refaire le portrait de la belle lagune-embuchure de la Ribeira de Bordeira, justement, ainsi que de la plage et des dunes alimentées par le sable déposé par l'Océan Atlantique. Magique panorama !

Nous laissons Rouletabille à l'entrée du joli petit village de Bordeira interdit aux camping-cars. Nous démarrons vers 10h45. J'ai trouvé la description de cette randonnée sur Internet. Elle coïncide partiellement avec une étape du fameux Chemin Historique. Voici ce qu'ils en disent (entre autres), je cite : "cette rando permet de pousser l'excursion jusqu'aux forêts de type méditerranéen au pied de la Serra de Espinhaço de Cao et de profiter de l'incroyable région intérieure qui entoure le charismatique village de Bordeira". Je vous laisse cheminer en notre compagnie.

A noter que toutes les maisons/fermes rencontrées sont en un état avancé d'abandon. Celle-ci était la plus belle et est sans doute encore occupée à la belle saison.

Beaucoup de traces d'activité humaine ancestrale, mais la vie s'en est allée ailleurs. Les chênes-lièges sont eux aussi à l'abandon, et ne sont sans doute pas mécontents d'être délaissés par les hommes !

Impossible de se tromper, le marquage est absolument parfait ! Ah, encore 12 bornes... Les paysages sont très variés, et ce fut un vrai bonheur pour les yeux, pour les jambes, pour la tête. Nous n'avons pas rencontré un seul randonneur, seulement un quad, trois motos de cross, une pelleteuse en action, et... une voiture, si si !

Tiens tiens, les petites fleurs bleues préférées de Claudine.

Souvenir... C'est ici que je me suis cassé la margoulette en prenant mon pied dans une racine. Ma petite chérie a eu peur que je me sois fait mal, mais rien du tout, pas même une égratignure, le bonhomme tient encore la route...

Très belle forêt d'eucalyptus. Nous sommes en hauteur ici, et prenons bien les vents. On aperçoit la mer au loin dont on distingue très vaguement le bleu-clair entre les collines à l'horizon. Nous sommes ici à mi-parcours, et nous sommes restaurés un peu plus loin dans la descente.

Cette fois, l'océan se voit mieux.

A partir d'ici, nous redescendons fortement jusque dans une vallée que nous suivrons ensuite jusqu'au village. Cette partie du parcours est sans doute la plus belle.

Ah, j'aimerais bien aller faire un tour avec eux et ces petites motos. Je les ai vus grimper les collines pointues, ce devait être grisant.

Retour à Bordeira. Fatigués, mais sans plus, nous sommes ravis.

Photo faite en roulant depuis le poste de commande de Rouletabille.

Et depuis la fenêtre de notre salle à manger, la côte vers le nord, et la dune de Bordeira au premier plan, celle que je vous photographiais ce matin. Une fois de plus, grande et belle journée de voyage.




Nous étions déjà couchés quand quelqu'un a frappé à la porte, vers 21h30. La GNR. Encore ! Décidément... Il est interdit de passer la nuit ici, vous êtes dans un Parc National. Vous pouvez rester là cette nuit, mais il ne faudra pas recommencer. Puis ils ont pris ma carte d'identité et la carte grise, et sont allés remplir un PV dans leur voiture. Tous les camping-caristes autour de nous ont eu droit au même traitement. Pas d'amendes, mais nous voici avertis. On peut rester partout dans le parc de jour, mais quand le soleil se couche, il faut dégager... OK d'accord, on ne recommencera pas.


Ce matin, dimanche 17 février, temps gris et humide comme prévu. Nous partons avec Rouletabille voir le Cabo de Sao Vicente, qui est le point le plus au sud-ouest du Portugal, et de l'Europe !

Les falaises s'élèvent ici presque verticalement de l'Atlantique jusqu'à une hauteur de 75 mètres !

Allons nous dégourdir les gambettes... Il y a du vent, ici, et... des cailloux ! Regardez l'état du chemin... En fait, ce sont des pierres acérées, dures comme de l'acier, et le terrain est extrêmement difficile pour le randonneur. Pas question de lever le nez en marchant, il faut impérativement regarder où l'on met les pieds. C'est dur, mais comme nous sommes courageux...

Cette île, c'est la Pedra das Gaivotas.

Au loin, le phare du cap, près duquel nous avons posé Rouletabille.

Retour au phare car quelques gouttes commencent à tomber. Ci-dessus, la falaise à l'est du Cap. Nous restons manger ici, c'est parfait. Nous assistons au va-et-vient continu des touristes en voiture, en camping-car, en fourgon, ou tout simplement à pied en ce qui concerne les marcheurs de la Rota Vincentina, celle que nous suivons plus ou moins depuis 15 jours, et qui se termine ici même.

Nous reprenons le camion pour aller faire les pleins à Sagrès situé quelques km plus loin vers l'est mais, en roulant, nous apercevons un grand parking perché au-dessus d'une jolie plage. Le ciel s'est un peu dégagé, rien de tel qu'un peu de marche pour digérer. C'est la Praia do Beliche. Elle est en deux parties, et vous ne voyez ci-dessus que la première, l'autre se situant derrière la falaise. Suivez-nous, vous allez voir : c'est juste grandiose ! C'est une plage de surfers, et ils sont nombreux. Mais c'est aussi une plage d'une immense beauté, si si, je vous le garantis.

Un lingot d'or...

Des bijoux de toutes tailles sont incrustés dans les falaises, c'est incroyable !

Heureusement, la marée est descendante, nous offrant pile-poil le passage vers la deuxième partie de plage : il faut passer par une superbe caverne naturelle !

Sincèrement, quand tu lèves les yeux pour regarder vers le haut de la falaise au pied de laquelle tu te trouves, ça fait très peur. D'immenses blocs de pierre sont en suspens, de la taille de celui sur lequel je suis monté, et qui s'est un jour détaché de la paroi... Nous n'avions pas envie de longer le "mur" de trop près !

C'est magique. Là-bas, vers l'ouest, c'est le Cap Saint Vincent que nous avons laissé.

Non non, ce n'est pas le temple d'Angkor... La photo ne rend pas justice à la grandeur des colonnes minérales sculptées par l'érosion, aussi je me permets de vous conseiller d'aller les voir "en vrai" !

Claudine vous donne une idée de l'échelle...

Nous pouvions aisément rentrer dans ces cavernes, mais nous n'avons pas osé y aller !

Retour vers la première partie de la plage, devant laquelle sont les surfers.

Incrustations....

Claudine fait une dernière photo de la plage, en contre-jour, depuis le parking, juste avant de remonter dans Rouletabille. Nous allons ensuite vider les toilettes et faire le plein d'eau, ainsi que quelques courses. Puis nous partons à regret nous insérer parmi les quelques 25 à 30 camping-cars, sur l'immense place qui leur est réservée. Pas question de braver la police portugaise et, après tout, quand on dort, on ne voit pas ce qu'il y a autour de nous... Ciao ciao.

Page précédente: carrapateira
Page suivante: carvoeiro


Depuis le 06/06/2005 Visites:1220781 Aujourd'hui :175 Maintenant:11 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)