carrapateira

Du 14 au 15 février 2019 : Esportal, Carrapateira.

14 février, 40 km avec Rouletabille en soirée. Marche de quelques km sur la côte. Température très douce, vent très violent, environ 70/80 km/h. Bivouac à Carrapateira. 15 février. Ciel voilé, vent baissant en intensité, boucle de 10 km sur la côte et l'intérieur. Même bivouac parfait.

Un vent violent s'est levé au cours de la nuit, secouant fortement Rouletabille. Nous étions sur une piste près des falaises, en surplomb au-dessus de la Praia de Monte Clerigo. Vers 6 heures du matin, Claudine étant éveillée depuis longtemps à cause des rafales, je déplace le camion sur le seul parking protégé par les maisons du hameau situé en face de la plage. J'avais vu la veille au soir qu'il était interdit aux camping-cars, mais plusieurs y stationnaient... Vers 10 heures, la GNR (Garde Nationale Républicaine) vient frapper à la porte, j'étais en train de m'habiller. Nous avons eu droit à une amende de 24,94 €, payable sur le champ en espèces, faute de quoi ils gardaient les papiers du véhicule... Nous étions vexés parce que nous n'y sommes venus qu'en raison du vent, mais d'un autre côté, nous sommes en effraction, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes... Ce qui est dommage, c'est que TOUS les autres parkings sur la piste sont totalement autorisés (et gratuits).

Il a fallu beaucoup de temps au policier pour écrire le PV, et il est bien tard lorsque, enfin, nous quittons Rouletabille (après l'avoir naturellement déplacé de 200 mètres...). Le ciel est bleu foncé, le vent terrible, le sable nous pique les yeux, mais le spectacle des vagues est d'une beauté immense. Il ne m'est pas possible de vous le montrer, faute de zoom, mais je vous garantis que nous en avons pris plein les mirettes. De plus, le soleil fabriquait des arcs-en-ciel en temps réel et en continu dans le halo brumeux créé par le vent sur les crêtes des vagues : fantastique !

Escalade de la grande dune de la plage de Monte Clerigo Le vent n'a pas mis longtemps à effacer nos traces !

Le balet des vagues était incessant, et on ne savait pas où donner de la tête ! Quel spectacle fabuleux !

Là-bas au sud, la Ponta (Pointe) de Atalaia, où nous allons Je vous laisse admirer le spectacle.

La mer brassait de grandes quantités de sable visibles dans les vagues !

Vue vers le nord.

Les arcs-en-ciel dans les brumes des vagues se déplacent avec le vent, grandiose.

Au loin, les maisons de la partie haute du village de Espartal.

La pointe Atalaia.

Nous avons marché quelques centaines de mètres seulement après la pointe, et avons fait demi-tour en raison du vent. En effet, il nous empêchait de nous approcher trop près des falaises, nous avions peur d'être poussés par certaines rafales plus puissantes, c'était épuisant, sans compter les nuages de sable piquant nos joues...

Ouf, un peu de calme à l'abri des rochers. Nous nous sommes régalés avec le poulet, face à l'incessant spectacle des vagues se renouvellant sans fin sous nos yeux. Cinéma grand écran, aucune pause de pub, le "must" !

La dune de Monte Clerigo, à nouveau vierge de toute trace. Après étude de la carte, nous décidons de partir plus au sud, à Carrapateira. Nous faisons un crochet pour admirer la belle plage de Arrifana, ci-dessous.

Les maisons de Carrapateina. Nous nous dirigeons vers la côte et passons devant ce grand parking couvert de camping-cars. Un peu anxieux à l'idée de voir des panneaux d'interdiction, nous poussons quand même plus avant vers les falaises.

En passant, nous admirons la grande Praia de Bordeira, ceinturée en partie par l'embouchure de la Ribeira de Bordeira, comme toujours ! Quelle beauté ! Et là, 300 mètres plus loin, nous trouvons un superbe spot, un peu protégé des puissantes rafales du vent toujours très fort. Il était temps, d'autres camping-cars sont arrivés pour s'y mettre, mais ont dû rester sur les hauteurs en plein vent, car nous avions pris le seul emplacement à plat.

Je suis descendu sur la plage située à 200 mètres à peine, afin d'admirer la rivière et l'estuaire, pendant que Claudine, fatiguée, prenait sa douche. Grandiose, comme toujours !

On dirait vraiment des écoulements de lave, il faudra que je fasse des recherches sur la géologie du coin !




15 février 2019. Le vent a soufflé toute la nuit, mais nous étions bien protégés. Le ciel est voilé ce matin, mais il fait quand même beau, et il n'est pas question de rester roupiller trop longtemps dans le camion. Nous avons repéré une boucle de 10 km qui longe d'abord la côte vers le sud, avant de remonter par l'intérieur et le village de Carrapateira, pour finir en longeant la lagune et l'estuaire. Le vent est resté fort toute la matinée, et a commencé à faiblir en début d'après-midi. Ce soir, c'est le retour du calme !


Vue globale sur le bivouac, la plage de Bordeira au fond.

Comme d'habitude, nous ne suivons la large piste que lorsque les falaises nous empêchent de faire autrement, et faisons de nombreux aller-retours vers elles pour voir le rivage au plus près. Ici, ce coin était couvert par un énorme chaos de roches de toutes les couleurs et de toutes les formes, et si j'avais été seul, je crois bien que j'y serais resté une partie de la journée, et j'aurais certainement fait plusieurs centaines de photos. Heureusement, Claudine veillait... Ci-après, une très très faible idée de ce qu'il y avait là...

La côte est ici déchiquetée à souhait, et c'était très dangereux de s'approcher trop près du bord. Je vous laisse regarder. Soyez indulgents sur la très mauvaise qualité des photos, une fois de plus : la plupart en contre-jour, et en plus, je me demande si mon objectif n'a pas un peu souffert du sable, car je les trouve très "fadasses"...???

Ci-dessus, quelques cabanes de pêcheurs. Sous la falaise, plusieurs mètres au-dessus des vagues, sur des rondins de bois, il y avait plusieurs barques. Absolument inimaginable : comment descendent-ils leurs bateaux dans l'eau, mystère ! Mais ce qui est certain, c'est que la seule action d'embarquer/débarquer est une aventure que nous ne voudrions pas tenter !

Nous avons mangé la deuxième partie de notre poulet ici, et avons nourri avec les os deux mouettes fort bien avisées de venir s'installer près de nous. Elles avalaient les os directement : quel estomac !

Claudine me montre des roches couvertes de coquillages incrustés dans le minerai. Superbe, sauf les photos, toutes ratées !

Retour par l'intérieur, magnifique. De plus, le vent est tombé, soulagement !

Carrapateira. Puis retour au campement par la lagune. Encore une belle rando !





Ci-dessous les dernières réalisations de Claudine. Ce n'est pas pour lui faire plaisir, mais c'est mieux "en vrai" : une fois de plus, j'ai peur d'avoir un problème avec mon appareil-photo, tout est terne, sans saveur et sans contraste. Le village de Carrapateira, par exemple, était resplendissant de blancheur, et la photo est minable ! Pourvu que je me trompe, peut-être un réglage défait, je vais essayer de voir ça de près demain.


Et voilà, terminé. A vous les studios...

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