carvoeiro

Du 18 au 21 février 2019 : Sagres, Salema, Carvoeiro.

18 février, 27 km avec Rouletabille. Pluie une grande partie de la nuit, ciel bien chargé et pluies intermittentes toute la journée. Sagrès : visite office de tourisme et plage. Puis visite des plages en camion vers l'est, avec bivouac à Salema. 19 février, retour du grand beau temps. 56 km, quelques km de marche sur le sentier des falaises à l'ouest de Carvoeiro. Bivouac à Carvoeiro. 20 février, temps un peu tristounet. Nous commençons la première partie du sentier des 7 vallées suspendues, à l'est de Carvoeiro cette fois, jusqu'à la plage de Carvalho. En rentrant, nous déplaçons Rouletabille jusqu'à cette plage (3 km de camion...), pour y bivouaquer deux nuits. 21 février : suite et fin du sentier. Coup de vent fort. Même bivouac.

Nous laissons Rouletabille sur l'immense parking avec les autres camping-cars et partons à pied vers l'Office de Tourisme de Sagres. Au loin, la forteresse de Sagres. La pluie nocturne a laissé des traces sur le chemin...

Au fait, info en passant : le gars de l'Office de Tourisme, peu sympathique, nous dit que le seul endroit où les camping-cars peuvent se poser la nuit, c'est le camping... Il faut dire que tellement de camping-caristes ont jeté leurs ordures (toilettes, eaux grises) partout... Bref, nous ne sommes pas toujours les bienvenus, ce que je peux comprendre. Du coup, il faudra choisir nos emplacements de bivouac avec plus de discrétion !

Praia da Mareta à Sagres. Il y a des surfers malgré la météo très moyenne. Il faut dire que la houle est plutôt forte aujourd'hui.

La même plage vue depuis la falaise, avec une belle lumière surgie entre deux averses.

Le fort de Sagres, près duquel nous avons dormi.

Les averses étant de retour, nous décidons de poursuivre notre visite de la côte avec Rouletabille, une fois n'est pas coutume. Nous partons donc vers l'est via les petites routes, naturellement, après avoir fait quelques courses à Vila do Bispo. Nous nous posons pour manger à la Praia da Ingrina, sur laquelle nous assistons à un déferlement de vagues monstrueuses. Spectacle grandiose !

Très belle plante, rare, que je voulais photographier depuis longtemps. Son nom : agave attenuata (ou agave à cou de cygne, ou agave à queue de renard).

Après manger, arrêt-photo sur la plage suivante, située juste de l'autre côté de la falaise. Son nom : la Praia da Zavial. Là encore, les vagues sont énormes !

La route que nous empruntons est très étroite, mais magnifique; c'est aussi la piste cyclable Ecovia, qui suit la côte jusqu'à la frontière espagnole. Les cieux nous offrent de très beaux contrastes de lumière, mais pas facile de photographier depuis le poste de pilotage...

Arrivée à Salema. Ce bourg nous enchante dès que nous le voyons, regardez comme c'est beau. Nous trouvons une place absolument parfaite, et décidons de rester ici cette nuit. Nous ne sommes pas encore sortis du Parc National, mais personne ne devrait nous déloger ici. Je vous laisse faire le tour du propriétaire, car nous allons aussitôt visiter notre environnement. Pas de chance, d'ailleurs, car nous essuyons une belle averse, et revenons bien mouillés dans Rouletabille, mais... c'est la dure vie du voyageur !

Claudine a même trouvé un fauteuil sur la plage !

Suivez la flèche... Bonne nuitée à tous et à toutes.




Grand soleil au réveil en ce mardi 19 février 2019. La nuit fut parfaite. Juste à côté, nous avions des toilettes très propres avec papier, savon, essuie-mains : royal, et bravo à la municipalité de Salema.




Nous sommes presqu'à vide de gaz GPL, nous partons faire le plein à Lagos. A peine partis, nous faisons halte sur la Praia da Boca do Rio, plage située au bout d'une très belle zone marécageuse que voici.

A Lagos, nous découvrons ce que nous avons oublié : la foule, la circulation, la grande ville, bref, l'horreur. Nous passons à côté d'une aire de services pour camping-cars : ils sont au moins une centaine là-dessus, au secours, fuyons ! Le plein se passe sans problème, mais il a fallu... faire la queue ! Nous ne sommes pas les seuls à utiliser le GPL ! Du coup, nous décidons de ne pas traîner dans le secteur, et de passer au large de la grande ville de Portimao pour filer directement à Carvoeiro, petite cité balnéaire située au départ d'un beau sentier de randonnée réputé : les 7 vallées suspendues. Nous trouvons un bel emplacement de bivouac sur les hauteurs, loin du trafic, et à moins d'un kilomètre de la plage et du centre. Vu l'heure, nous commencerons la rando demain, et allons consacrer l'après-midi à marcher sur les falaises vers l'ouest de la petite ville, en partant de la plage de Carvoeiro, aussitôt après avoir mangé. Regardez.

Les puissantes vagues des deux derniers jours ont eu raison de quelques bouts de falaises, et les eaux de l'océan sont teintées de la couleur ocre de la terre côtière. Splendide !

Nous marchons sur les dépôts des ères géologiques précédentes, le sol est jonché de coquillages incrustés dans la roche. Incroyable !

Le chemin côtier est vraiment difficile, certaines parties étaient barrées par des interdictions (bandes plastifiées) que nous avons malgré tout franchies en restant éloignés des bords de falaises vraiment dangereux. De plus, le sol est parfois spongieux, et au bout de quelques kilomètres, nous avons décidé de faire demi-tour en empruntant les rues des zones pavillonnaires. Heureusement, avec les cartes du smartphone, impossible de s'égarer. Après un bon café en terrasse au centre-ville, nous avons retrouvé notre palace dans lequel nous avons passé une nuit au calme olympien. Que du bonheur !




Mercredi 20 février. Temps nuageux et plus frais, s'améliorant dans l'après-midi. Lever matinal, nous partons de bonne heure avec l'intention de faire l'aller-retour du sentier des 7 vallées. Il devrait faire 12 km, mais nous savons que les allers-retours incessants effectués pour les photos au bord des falaises peuvent augmenter le chiffre de façon très significative. De plus, le sentier ne commence qu'à la plage de Centeanes, laquelle se trouve à presque 3 km de Rouletabille... Nous verrons bien, je vous laisse cheminer en notre compagnie.




Vue arrière sur Carvoeiro.

Nous entrons ici sur une incroyable zone géologique extrêmement bien aménagée, avec voutes, escaliers... Bref, nous y passerons environ une heure. Admiration !

A cette vitesse, on ne terminera jamais la rando aujourd'hui... Et encore, Claudine me pousse, car je crois bien que j'y serais encore... Allez, on repart !

C'est ici, sur cette plage, que commence véritablement le sentier des 7 vallées suspendues...

Le phare de Carvalho, construit en 1919.

Décor de la salle à manger d'aujourd'hui, on ne va pas se plaindre !

Sous nos pieds, la plage de Carvalho. Nous décidons d'aller faire trempette, puis de rentrer à la maison par la route. Nous reprendrons et terminerons cette marche demain !

En descendant l'escalier, nous ne savions pas que nous étions au pied d'un magnifique petit parking dans un quartier extrêmement calme. C'est en remontant de la plage que nous l'avons découvert, et avons décidé de venir coucher ici dès ce soir. Ce sera parfait, pile poil le bon endroit pour reprendre cette randonnée demain matin !

Claudine s'est fait prendre par une énorme vague en ressortant de son escapade exploratrice. Heureusement, nous avions 3,5 km encore à crapahuter pour retrouver Rouletabille, ce qui lui permettra de sécher !

Le retour par la route s'est déroulé très facilement. Admirez cet extraordinaire arbre bouteille que nous avons découvert peu avant de retrouver notre camion.




Jeudi 21 février. Retour du vent avec de fortes rafales en matinée. Le ciel s'éclaircit dans l'après-midi, et le vent se calme. Températures autour de 16°C.




Nuit très calme dans ce quartier huppé, à 20 mètres de la falaise, juste au-dessus de la plage de Carvalho. Ce matin, je remets le pantalon car il ne fait pas chaud avec ce vent. Nous allons terminer la balade entamée hier, à savoir le sentier des 7 vallées suspendues. Il nous reste environ 7 km aller-retour, plus les va-et-vient le long des falaises et des plages. Du coup, nous décidons de ne pas emporter de pique-nique, nous avons le temps de revenir pour le repas, d'autant plus que nous ne mangeons jamais bien tôt !

Panorama de la plage de Cavalho, avec son piton central, sur laquelle nous avons terminé la balade hier soir.

Praia de Benagil, très réputée en raison d'une grotte dans laquelle la mer s'engouffre, malheureusement inaccessible à nous, pauvres randonneurs ! A ce sujet, il n'y a aucun bateau de touristes aujourd'hui en raison du coup de vent : perte à gagner importante, car nous en avons vu un paquet défiler hier sur les côtes !

Très jolies maisons au-dessus de la plage, avec ce style coloré typiquement portugais. Admirez le banc.

Depuis la plage, nous pouvons grimper sur ce bout de falaise, derrière laquelle se trouve une grotte. Nous y sommes allés. Vous verrez mon essai de panorama, mais les rafales de vent me faisaient trop bouger, d'où une falaise très curieuse...

La grotte est à gauche. Retour sur la plage de Benagil.

Nous voici grimpés sur la falaise suivante. Petite vue arrière sur la plage de Benagil.

Une autre grotte...

Ici, ce n'est pas une grotte, mais une arche sous laquelle la mer s'engouffre et ressort de l'autre côté. Voyez la photo suivante, elles permet de mieux voir.

Suivie de la Praia de Corredoura, inaccessible à pied !

Encore une grotte.

Et voici la dernière plage de notre sentier, la Praia de Marinha, dont nous allons pouvoir fouler le sable. L'érosion est énorme et ravine les falaises. Nous allons passer au-dessus de la plage avant de pouvoir y descendre, le seul accès étant à l'autre extrémité.

On distingue sur cette photo les deux arches photographiées un peu plus haut. L'éboulement ci-dessus a eu lieu en 1998, et a coupé la plage en deux !

La plage est désormais coupée en trois parties, et comme la marée monte, nous ne pourrons aller que sur la première. Nous avons juste escaladé entre les deux premiers blocs -ce n'était déjà plus possible de contourner par le sable...- pour photographier la deuxième partie, mais sans y descendre.

Et voilà la plage de Marinha, classée parmi les 100 plus belles plages au monde. L'horizon n'est pas plat, puisque je ne parviens pas à pivoter correctement !

Quand je vois la masse de ces blocs tombés de la paroi (celui-ci fait 4 à 5 fois la hauteur de la photo, et 4 fois sa largeur !), je ne peux m'empêcher de penser aux insectes que l'on écrase du pied : nous serions écrabouillés de la même façon sans doute ! D'un autre côté, je ne pense pas que ce soit douloureux ! Si ?

Voici la vue depuis le haut du premier amas.

Et la vue arrière. Au premier plan, le bloc que Claudine essayait de pousser. Jetez un coup d'oeil sur le sommet du bloc en mer : la roche y est découpée comme de la dentelle.

Bien entendu, sur la totalité de cette côte, le sol est formé de millions de sédiments d'animaux marins. Leur âge est estimé entre 16 et 24 millions d'années. Il y en a partout, nous marchons dessus, comme je vous l'ai déjà montré. J'aimerais consacrer une journée à ça, mais nous n'avons pas le temps... Vous savez bien ce que c'est, les retraités sont toujours débordés !

Regardez bien cette photo, vous devriez y voir Claudine, ce qui vous donnera une idée de l'échelle.

Et voilà, retour à la maison. Nouvelle vue sur la plage de Marinha que vous connaissez maintenant.

Et de nouveau celle de Corredoura, sous un autre angle. On aperçoit au loin les maisons de notre quartier résidentiel...

Et celle de Benagil...

Maisons typiques que nous voyons dans tout ce secteur un peu en retrait des falaises. Si ce qui est prévu doit se passer, je pense qu'elle finiront toutes dans l'eau un de ces jours... Ceci dit, je serai mort depuis longtemps, en tout cas, je l'espère pour eux. Et voilà les amis, nous retrouvons Rouletabille, nous mangeons, puis vaquons à nos occupations... A bientôt sur les ondes, ciao ciao.

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