BMW F 650 GS Dakar - Jeudi 5 septembre 2013

BMW F 650 GS Dakar - Jeudi 5 septembre 2013

BMW F 650 GS Dakar www.allersretours.com

Une belle BMW 650 GS Dakar, dans la campagne nantaise, autour du village de Sautron.

En ce 5 septembre 2013, sous un beau soleil de fin d'été, Je suis venu essayer deux trails 650 cm3 de la marque allemande, BMW, en vente dans deux concessions proches l'une de l'autre, à Nantes. La première ne m'a absolument pas convaincu : basse de selle, très molle, sans aucune énergie, j'ai sû immédiatement que nous ne ferions pas de vieux os ensemble.

Par contre, le courant est immédiatement passé avec la deuxième ! Elle est haute, et elle a du caractère.

Et qui plus est, elle est belle, très belle, trop belle.

Je l'ai même emmenée sur les chemins, c'est vous dire si je me sentais bien avec elle. Pour faire court, tous les symptômes du coup de foudre...

 

En revenant à la concession, je demande un tarif de reprise pour Serparti. Ben oui, quoi, je suis venu avec elle. La proposition est drôlement incorrecte, et je ne veux pas me résoudre à "brader" une moto aux si grandes qualités. C'est sûr, elle ne mérite beaucoup mieux, et je préfère m'en occuper moi-même. Car, et vous l'avez sans doute compris, la belle me plaît, et je lui colle de suite une réservation en bonne et dûe forme : mettez-la moi de côté jusqu'au début de la semaine prochaine...

Alors, ça, c'était le jeudi. Le vendredi soir, très tard dans la nuit, les yeux scotchés sur les photos faites au cours de l'essai, et affichées sur mon grand écran, j'envoie une réponse par e-mail au vendeur : "Retirez-la de la vente, je la prends".


Comment en suis-je arrivé là ?


Petit retour en arrière. Il y a de ça à peine un an, je revenais dans le monde de la moto après une pause de deux petites années. Eh oui, je pensais avoir fait le tour des deux-roues, mais en fait, le virus était toujours là. Ce fut l'arrivée de Serparti....

Deux petits défauts, que j'ai acceptés en contrepartie de ses très grands avantages : ce n'est pas un trail, et elle manque de "pêche" lors des phases d'accélération. Mais c'était le choix de la raison. Au printemps, cette brave petite Yamaha YBR 250 cm3 m'a fait visiter l'Espagne du nord au sud et vice-versa avec autant d'aisance et de facilité que ne l'aurait fait n'importe quelle moto. Et pour un coût dérisoire. Elle a fait preuve, comme c'était prévu, d'une fiabilité tout bonnement exemplaire, tout en buvant comme les chameaux. En un mot, elle ne m'a pas déçu.


Alors, c'est quoi, le problème ?


Ma foi, ce n'était pas prévisible. Serparti est basse sur pattes. Je ne suis pas bien grand non plus, mais pour la première fois de ma vie, je me trouvais les deux pieds bien à plat à l'arrêt, ce qui n'est pas désagréable. En position de route, mes jambes sont bien pliées, mais ce n'est pas gênant.


A priori.


Oui, je dis bien "à priori". Car en fait, au bout de trois semaines de jambes pliées du matin au soir, j'ai commencé à ressentir une gêne dans les genoux. Cette gêne s'est accentuée la quatrième semaine pour lentement se transformer en douleurs intermittentes. Tout ça pour terminer en douleurs presque continues lors de la cinquième semaine, avec un voyage retour franchement pénible, nécessitant le besoin d'allonger mes jambes tout en roulant.


Il m'a fallu des semaines pour éliminer cette douleur. Pendant ce temps, évidemment, mon petit cerveau réfléchissait : comment ne plus avoir mal aux genoux avec Serparti ? Réhausser la selle, réhausser aussi le guidon. Mais le gain est faible, très faible, j'ai bien peur que ce ne soit pas suffisant. Sinon, ajouter des repose-pieds sur la moto, qui ne me serviraient que pour détendre mes jambes sur les portions de route où le passage de vitesse n'est pas nécessaire. C'est un peu "tiré par les cheveux", pas vraiment réalisable. De toute façon, il faut faire quelque chose, car je prévois évidemment un autre voyage l'an prochain, avec 5 ou 6 semaines d'affilée.

C'est alors que l'idée de changer de moto m'est apparue comme pouvant être LA solution. L'étude de marché, je l'avais déjà faite l'an dernier, l'analyse de mes besoins également. Il ne me restait que peu de choix, au final, et je suis revenu sur LA moto que j'avais déjà sélectionnée. Si elle n'a pas été choisie, c'est pour deux raisons importantes : prix plus élevé, poids plus élevé. En contrepartie de ces deux éléments négatifs, elle apporte deux avantages dans sa besace : elle est plus haute (critère essentiel pour les jambes et les genoux), et a plus de pêche. Avec, en prime, une "gueule". Eh oui, elle est belle, et j'aime son physique depuis longtemps. Mais ça, c'est le côté superflu, la cerise sur le gâteau, le truc qui a fini par me faire passer à ...

 

l'acte.


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