Etape 006 Jour 007

Etape 006 - Jour 007 - mardi 20 avril 2010 - 151 photos - 246 km - 1.790 en tout

L'itinéraire de la journée. Une grand partie du lago di Como, puis une arrivée sur le lago d'Iseo.

En fait, j'ai déjà posé mes pieds le long du lac de Como, en 1075, non pardon -j'aurais beaucoup aimé !-, en 1975. J'habitais à Berlin à l'époque, et je suis descendu à Catagena, en Espagne, pour 3 semaines de vacances. Et j'étais passé par St Moritz, et ce lac de Como. Avec ma belle R5...

Une nuit merveilleuse. Un ciel bleu au réveil, vers 7h15. Il semble que ce soit l'heure habituelle, c'est bien. Ni trop tôt, ni trop tard. Finalement, je démarre la moto à 8h45, dans la joie et la bonne humeur. Les campeurs se réveillent lentement, et me saluent au passage.

Je viens de quitter Porlezza. Vue arrière vers le fond du lac de Lugano, où je viens de passer deux nuits et une merveilleuse journée.

Puis la route s'élève en de courts et étroits lacets, impressionnants, et fort égréables en moto. J'ai loupé quelques très belles vues arrières sur le lac, mais il ne m'était pas possible de poser Vanadis, à cause de la pente de la route inclinée dans le mauvais sens. Finalement, j'arrive à Laino. En me dirigeant vers l'église pour essayer de trouver un panorama, j'aperçois ce joli cimetière, et je décide d'entrer pour voir les coutumes locales dans ce domaine. Propreté irréprochable, lieu de recueillement et de silence, mais en même temps imprégné d'une grande paix. remarquez, avec ces habitants_là, ce n'est guère surprenant. En tout cas, j'ai beaucoup aimé.

Peu de temps après, c'est une belledescente vers le fameux lac de Como. En contre jour, malheureusement. Mais comme je descends d'abord vers le sud, je retrouve une belle luminosité pour les photos. Ici, peu avant Moltrasio.

Au bas du lac se trouve la grande ville de Como, qui a donné son nom au lac. Un peu difficile à traverser, avec force circulation. Mais je m'en tire finalement très bien. Je vous préviens, en plein été avec l'afflux des touristes, ce doit être insupportable. Mais admirez la situation de la ville...

Superbe, non ?

Je suis donc maintenant sur l'autre rive, remontant à nouveau vers le nord. C'est absolument magnifique.
Ici peu après Tomo, pour ceux qui aiment les indications précises. La route surplombe nettement le lac.

Puis redescend plus près des rives. Ici à Nesso.

Bellagio. En regardant la carte de mon itinéraire, et en voyant deux-trois pancartes sur la route, je m'aperçois qu'un ferry me permettrait à la fois de gagner 60 km de route tortueuse à souhait, mais surtout de faire une mini-croisière à, finalement, peu de frais. Avec une telle météo, les eaux sont plates comme celles d'un lac (ça tombe bien, c'en est un). Donc aucun risque d'avoir le mal de mer, et pas de moto à attacher !

C'est décidé, je prendrai donc le ferry. Il m'en coûtera 6,80 euros, et une heure d'attente dans cet environnement de rêve. J'en profite pour aller m'acheter un panini, et pour le manger devant ce superbe paysage, assis sur un banc, comme un touriste !

Départ à 12h30. Vanadis sur son premier (?) ferry, en tout cas avec moi.

Une bien jolie croisière, courte comme je les aime, en un mot, parfait ! Arrivée à Varenna, sur l'autre rive, là où Louis XVI cherchait à s'enfuir peu avant la révolution... Mais non, je rigole, c'était Varennes ! Rien à voir, circulez.

La route se poursuit agréablement le long du lac de Como, pour finalement arriver à Colico, que l'on aperçoit ici au fond.

Je roule maintenant plein est, sur une route de montagne sympathique, la SS38. Traversée de Morbegno, puis Sondrio, Tresenda.
Ici, entre Aprica et Edolo.

Je demande ensuite mon chemin à un homme semblant être représentant de commerce. Il me répond moitié en français et moitié en italien. Il adore la France, qu'il considère comme le meilleur pays d'Europe, et il connait très bien tout notre pays. Il me dit "Vive la France". Je réponds "Vive l'Italie", mais il rétorque "oui, ma sourtout la France"... Ben dis donc, ça fait toujours plaisir. Il va falloir que je me décide à passer six mois sur les routes de mon beau pays. J'ai l'avantage de parler la langue, et je ferai un DVD spécial France-Nature, en anglais, pour tous les Européens ! Tout un programme !

En attendant, je me retrouve sur une deux fois deux voies, avec force circulation et grand vent. Peu d'intérêt. Les kilomètres défilent assez vite. Mais je ne sais pas quelle sortie je dois suivre. Je finis par m'arrêter dans une station-service. Très aimable, la jeune fille du comptoir sort crayon et papier et commence à m'expliquer. Un homme en train de boire une petite tasse de ce breuvage noir foncé qu'affectionnent les Italiens (un café noir, totalement inbuvable pour moi) la contredit, me regarde et me dit, en italien-français, j'y vais, tu n'as qu'à me suivre. Mais attends un peu que je finisse mon café. Bien sûr, que j'attends. Et je le suis. Il roule vite et bien, et heureusement qu'il était là. Providentiel !

Il me laisse finalement à Lovere, sur les rives du lac d'Iseo. Il descend me serrer la main, me dire de faire gaffe sur les bords du lac -fais attention de ne pas tomber dedans en regardant le paysage, regarde aussi ta route...- et me dit posséder la BMW 1200 GS. Et il me dit pour finir: la tienne est bien mieux. Et bon voyage !

Merci l'ami. Vous voyez, ce sont les charmes du voyage, et aussi les rencontres occasionnées lorsque l'on demande son chemin. J'adore.

Sur les rives du lago d'Iseo.

la route est effectivement très escarpée. Coup d'oeil en arrière.

Riva di Solto. C'est ici que se trouve mon camping. le camping Trenta Passi. je demande à un gars sur le bord de la route, qui m'indique son emplacement. Je trouve aussitôt. Barrière et réception fermées. Un panonceau ajoute de se renseigner au restaurant-bar juste à côté. fermé. Je fais le tour. Tout est fermé. Je rentre à pieds dans le camping. Beaucoup de caravanes. Personne. Bon, je retourne à la moto, décidé à poursuivre ma route. Or, au même moment, une voiture arrive sur le parking, et une jeune fille vient vers moi. Elle parle anglais, me dit que c'est ouvert, aucun problème. Il n'y a personne, je serai bien tranquille, je suis le premier client ! Les papiers sont très vite faits. Dix euros. Je prends, vous pensez bien ! Je ne suis pas loin de penser que le bouche-à-oreilles italien a frappé. EDt je ne vais pas m'en plaindre. L'homme à qui j'ai demandé l'emplacement du terrain de camping a certainement téléphoné à la patronne. "Tu as un client qui arrive sur ton camping, presses-toi d'y aller...."...

Elle me dit qu'il a plu hier toute la journée ! J'ai vraiment été chanceux sur la météo, rappelez-vous ma journée d'hier. J'ai fait une pause, et j'ai assurément bien fait de la faire, je serais arrivé ici sous la pluie. Et regardez-moi cet emplacement de rêve, sous lesoleil !

A côté, une table et des chzaises. je vais m'installer et manger ici mes céréales, devant ce spectacle magnifique.
Et saisir un peu. Quel tableau pour travailler sur un PC, un véritable plaisir. je vais bosser ainsi jusqu'à la nuit.

Pour la douche, par contre, je ne suis pas aussi optimiste. Je vais donc aux sanitaires, un peu inquiet du fait que je sois le premier et seul client. Mais non, tout est absolument nickel, je dirais même absolument parfait. Avec des pancartes indiquant, en plusieurs langues : "l'homme civilisé sait comment il doit laisser ce lieu en le quittant". Ma foi, ça se présente très bien. J'ouvre un robinet, eau chaude. Elle est froide, comme je m'en doutais. Glaciale, même. Je laisse couler un peu, le temps d'aller voir la douche et les toilettes. Tout est brillant de propreté. Je reviens fermer le robinet, passe machinalement la main sous l'eau avant de fermer et... miracle, elle est chaude. De plus en plus chaude. Les bras m'en tombent. Je les rattrape au dernier moment, ils peuvent encore servir. Je décide aussitôt de faire une première lessive. Aussitôt dit, aussitôt fait. Inespéré. La douche fut longue et bouillante. Un bonheur total.

Vanadis tourne le dos au lac. Je préfère assurer, si jamais je suis bourré demain matin, que je ne démarre pas dans l'autre sens !

Le fruit de mon travail. Il y a des sèche-linges, je serai le premier à en utiliser un cette année.
Je laisse le linge toute la nuit, il n'y aura pas de rosée, il y a un léger courant d'air enprovenance du lac, ça devrait sécher !

Et le compteur de la miss, comme chaque jour !

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