Etape 007 Jour 008

Etape 007 - Jour 008 - mercredi 21 avril 2010 - 87 photos - 273 km - 2.063 en tout

L'itinéraire de la journée.

Pas tout-à-fait comméé prévu. Descente du lac d'Iséo, traversée de la montagne pour remonter le lac d'Idro, rejoindre le lac de Garda, puis remontée plein nord vers Trento et Bolzano, le plus possible par des petites routes.

Une nuit excellente. Pas eu froid, comme je le sentais hier soir. De même, je ne sentais pas la rosée, et il n'y en a pas eu. Et heureusement, car j'avais volontairement laissé le linge juste lavé à sécher. Et ça a marché. Il est encore un peu humide, mais c'est presque bon ! Je me réveille à 7 heures, lever à 7h15, et départ à 9 heures. Et déjà, il fait bon.

Un quart d'heure que je longe le lac d'Iseo. C'est une vraie perle. Sur ma gauche, au milieu du lac, une très belle île, Monte Isola.
Ici dans le village de Tavernola. Coup d'oeil vers l'arrière.

Au même endroit, Vanadis attendant son maître. A côté, l'air de rien, ce petit pépé est volontairement venu poser. Je lui ai fait remarquer qu'il était sur la photo, et il m'a bien fait comprendre que c'est ce qu'il voulait ! Une "mamma" l'a interpellé depuis sa fenêtre, ce qui a lancé une grosse discussion. J'adore l'italien. Quelle belle musique pour les oreilles, un véritable enchantement. Cette langue est un plaisir à entendre.

J'arrive maintenant à la petite ville de Sarnico, au bout du lac d'Iseo. J'en profite pour donner à boire à Vanadis, qui commence à avoir soif. Je contourne ensuite le lac et parviens à Iseo, la ville lui ayant donné son nom. Je dois demander mon chemin, car je cherche une petite route de montagne. Un jeune couple me renseigne avec force gestes et explications. Je comprends à peu près, ils me souhaitent un bon voyage. J'adore ça, toutes ces rencontres provoquées par ce besoin de trouver mon chemin. Autrement plus agréable que le GPS, que je n'ai toujours pas allumé. Seul mon petit data-logger fait son boulot, et parfaitement. Je trouve finalement ma petite route, qui prend aussitôt de la hauteur.

Quelques épingles à cheveux, des positions scabreuses pour prendre des photos à cause de Vanadis, toujours aussi difficile à poser. Elle n'aime pas s'arrêter, celle-là, c'est parfois pénible. Elle ne veut que rouler, mais c'est quand même moi qui commande, et j'arrive malgré tout à mes fins. La plupart du temps... J'ai raté une belle photo à cause d'un énorme berger allemand divaguant seul sur la route. Il n'aboyait pas, mais se dirigeait vers moi avec un regard que je n'ai pas aimé. J'ai préféré poursuivre mon chemin...

Ici, à mes pieds -et aux vôtres par la même occasion, la fameuse ville d'Iseo dont je parlais plus haut. En face, la rive que je viens de longer depuis mon camping. C'est vraiment très joli, et je vous conseille vivement de venir visiter ce coin.

Bon, je voulais vous la faire depuis très longtemps, celle-ci. Cette pancarte se trouve à tout bout de champ, et je n'ai pas vraiment l'impression que les italiens en tiennent trop compte ! Toujours est-il que je ne crois pas que les français puissent dire qu'ils ne comprennent pas l'italien. Ce serait de la mauvaise foi ! Mais tout ceci pour vous montrer comme cette langue est belle, et je trouve que c'est tellement joli en italien, qu'ils ont bien raison de rappeler cette pancarte presque à chaque entrée de ville ou de village !

Revenons à nos moutons. A un moment donné, au lieu de chercher la route initialement prévue (minuscule, perdue en pleine montagne), j'ai décidé de changer l'itinéraire, comme ça, au pied levé, en regardant ma carte très succincte. Je vois en effet un moyen de rejoindre l'itinéraire plus au nord, en prenant une route plus directe, via Lumezanne. Je demande quand même le chemin vers cette ville à un noir qui passait près de moi.

"Toi, tu es frrrançais, dis ? Moi je suis du Burkina Fasso. Oui, je travaille ici en Italie. C'était bien, mais depuis la crise, c'est plus difficile... ". Super sympa. Et il me donne les explications, en français s'il-vous-plait, avec force détails et recommandations que seuls les noirs parlant français savent donner, et qui me font mourrir de rire intérieurement ! Salut l'ami, pour ta bonne humeur et joie de vivre, malgré tes soucis -il allait chercher des médicaments pour son fils malade. OK, très bien, je trouve donc facilement le chemin sur ses indications. Mais j'aurais vraiment du prendre l'itinéraire choisi. Cette ville de Lumezanne a été une véritable plaie à traverser. Non seulement à cause d'une circulation infernale, mais également à cause de sa morphologie. Cette ville est consstruite à flanc de montagne, et est couverte de montées énormes, d'épingles à cheveux, de feux en pleine côte et virage, bref, une folie, difficile à traverser avec une grosse teutonne lourdement chargée ! En plus, la région est très banale et l'axe très emprunté. Regrets, car j'ai loupé une toute petitee route où j'aurais eu de superbes paysages, et j'y aurais été seul, enfin presque...

Enfin je rejoins Vestone et la S237. Il y a toujours de la circulation, mais au moins, ce sont de jolis petits villages, avec de très belles églises, et les maisons multicolores que j'adore, avec le linge pendant sur les balcons. Ici, entrée dans Lavenone, juste avant d'arriver au lac d'Idro.

Pour vous donner une idée, j'ai parcouru 90 km en 2h30.... Pas rapide, la BMW, hein ? Eh oui, c'est ça, les vacances, on folâtre, on butine...

Les affaires sérieuses reprennent ! On aperçoit maintenant le lac d'Idro. Je viens d'installer la caméra sur le bec de Vanadis, histoire de vous faire rouler avec moi. Mais vous n'êtes pas prêts de la voir, cette vidéo, c'est moi qui vous le dit ! Je les stocke toute sun un gros disque dur. J'espère ne pas le perdre, ni me le faire piquer, ni qu'il tombe en rade... Mais pas moyen de traiter ça avec mon petit eeePC. Il esst très bien, mais pas assez puissant ! Tous ces films vont me donner du travail pour le prochain hiver !

Je m'achète un panini dans un bistrot le long de la route, et je le déguste ici, devant ce petit lac entouré de montagnes. ce n'est plus le lac d'Idro, c'est le lac de Ledro. Un délice, dans un cadre de rêve. Et pendant ce temps, vous êtes sans doute aussi en train de manger dans votre restaurant d'entreprise habituel, ou dans votre belle cuisine. On aperçoit la caméra encore collée sur le bec de canard de la belle GS...

Ensuite, quelques longs tunnels pour arriver sur le très fameux lac de Garda. Bof... Contre-jour pour moi, très brouillé, vu de très loin. Evidemment, j'arrive à Riva del Garda, ville importante, saturée de circulation... Vite, je me casse d'ici ! Décidément, je n'arriverai donc pas à aimer les villes. Sauve qui peut ! Ouf, je retrouve de l'espace au nord de la ville. Paysage complètement différent, jugez plutôt ! On se croirait un peu en Provence.

Quelques kilomètres plus loin. L'espace cultivable est... cultivé. De vignes.

Ensuite, je reprends les petites routes, et c'est un émerveillement. C'est la S421. Arrivée ici à Molvéno, un bijou dans un écrin. Je suivais un couple de motards allemands de Munich, que j'ai doublé car ils roulaient trop doucement. Je les salue en passant. Je les retrouve ici, alors que je faisais des photos. Je leur fais un sourire, ils tournent la tête, et se barrent sans un regard ! Que dire, sinon que c'est très malpoli de ne pas répondre au salut d'un français, que ce sont des choses qui ne se font pas. Ils roulaient tous les deux en Harley Davidson. Ce qui me rappelle la cjanson de Brigitte Bardot...

Je m'égare. Donc, cette ville. De loin, j'aperçois un superbe camping en bordure du lac, et je me dis que je fais faire ma halte ici.

C'est beau, hein ? Et encore, c'est bien plus beau en vrai. Molveno.

On dirait une ville toute neuve, tellement elle est propre. J'ai l'impression de pénétrer d'un seul coup en Autriche. Les chalets et les hôtels couverts de peintures et de sculptures, tout est entretenu "aux p'tits oignons", j'ai l'impression de rouler dans une carte postale, j'ai peur d'abîmer, je ne sais pas si Vanadis peut poser ses pneus ici, je suis obligé de me pincer pour être sûr d'être bien sur terre ! D'un autre côté, Vanadis est allemande, elle peut, non mais ! En même temps, ça pue le fric à plein nez ! Finalement, mon camping, je ne le sens pas trop. J'y arrive. Personne à l'accueil. Deux petites rentières sont devant un beau chalet à l'intérieur du camping. Si vous parlez allemand, on peut vous parler. Bien, ça commence mal. OK, allons-y en allemand. C'est marrant, mais ici, j'aurais préféré de l'italien. Le patron est parti, mais on peut vous faire entrer. Montrez-nous votre "Ausweiss".... Le prix ? Je ne sais pas. Venez voir. Là, c'est écrit, en cette période de l'année, c'est 7,50 euros. Je pense en moi-même, très vite, et sans rien dire de mes pensées, que ce n'est vraiment pas cher. Du coup, je dis OK. Je vais sortir mon "Ausweiss" pour la petite dame -en tout bien tout honneur...-, quand le patron arrive dans sa grosse voiture noire. Du coup, je le suis. Non non, ce n'est pas 7,50, c'est 19,50. C'est cher pour juste une moto, dis-je en souriant. Il ne sourit pas, le bougre, et dit que le prix est le prix ! Alors je lui dis : "eh bien, c'est trop cher pour un motard". Et je me casse. Cher, et même pas souriant, ça fait quand même deux mauvais points. Je souris en pensant à mon suisse Francis Blanche de l'autre jour. Si ça pinaille, c'est un français... Eh oui, bingo !

Petite photo sur le lac de Molveno. La ville est en bas, invisible d'ici. Regardez le thermomètre... 20 degrés, et je suis ici en altitude ! Et dire qu'il y a deux semaines, c'était encore l'hiver...

Ensuite, une très belle et longue descente accompagnée de quelques magnifiques lacets. Une petite frayeur en plein milieu d'eune courbe très serrée, lorsque le pneu avant est monté sur une pierre... Oups, le bol, je ne l'avais absolument pas vue. Je m'en tire bien, cette fois.

Toutes les maisons sont belles, beaucoup de chalets sont couverts de peintures, les petites églises respirent le parfum et la lessive. Même les stations service sont jolies, la preuve ! Alors, pourquoi celà ? Je vais vous le dire. Nous sommes dans le Sud Tirol. u coup, si ça ressemble à l'Autriche, rien d'étonnant. Et le pire dans tout ça ? C'est que les habitants parlent à 90 % en allemand, un allemand sudiste, du genre munichois, avec du "Grrüss Gott" à la place du "Guten tag" traditionnel... C'est-à-dire, pour ceux qui ne comprennent pas, on se croirait presqu'en Bavière...

Entre deux virages, un rescapé de temps plus anciens...

Le genre d'église bien entretenue, n'est-ce-pas ? Je vous l'ai dit, tout est propre, ici.

La longue descente se poursuit, direction Bolzano. Ou Bolzen. Comme vous voulez. Les villes ont souvent deux noms, l'un à consonnance bien germanique, et l'autre plus chantant.

Après la descente, une belle grimpette vers le col de Mendola (1.363 m). Une bien belle route, un bon plaisir de motard. La GS se comporte à merveille en montagne, et son chargement ne semble pas la gêner. C'est juste pour s'arrêter qu'elle fait la grimace! Cette photo a été prise depuis le col. Là aussi, tous les chalets, tous les restaurants rivalisent de beauté et de propreté. C'est à qui sera le plus beau.

Vous voyez la descente qui m'attendait. Je n'ai pas compté les épingles, mais il y en avait à la pelle. Une très très très très très très belle descente, une merveille, un must dans les descentes, jusqu'à la petite ville de Caldero/Kaltern, en passant par deux-trois villages aux clochers bariolés dignes de figurer sur le guiness d'oeuvres d'art.

Je vous conseille de grimper par ce côté, car pour moi qui préfère monter (en moto, hein, en moto, car à pieds, c'est le contraire, bizarrement, je préfère descendre...), j'aurais adoré tenter une petite arsouille sur une grimpette de cette classe-là !

Derrière moi, à l'endroit où je prenais la photo des lacets.

Je viens de passer Caldero. Un lac se trouve au pied de la ville, et un camping se trouve au bord du lac. Je vais donc au camping.

13,50, c'est mieux que l'autre ! Accueil souriant, mais très réglementaire. Tout en allemand-tyrolien-bavarois. Très protocolaire. Documents d'identité, photocopies, carte d'aentrée, deux signatures obligatoires... Tout sauf l'Italie que j'aime. D'un autre côté, douches très chaudes, très propres. J'en ai profité, ça m'a fait un bien fou. Faut dire qu'il fait 28 degrés à 17h15. L'été sera torride. Rien que pour monter la tente, j'étais en nage...

Je vous le disais, le camping est au bord du lac. Toutes les places sont déjà prises... Pas grave, j'ai du boulot !

 

Je viens de passer Caldero. Un lac se trouve au pied de la ville, et un camping se trouve au bord du lac. Je vais don

Et pour finir, la facture de la petite dame. Plus T5 euros de caution pour la carte servant à relever la barrière. Il y a Internet dans l'hôtel à côté. C'est 5 euros de l'heure... Je vais pinailler...

Et pour finir correctement ce compte-rendu, la traditionnelle photo du compteur de Vanadis, prise le lendemain matin avant de partir, d'où l'heure !

Vanadis va certainement passer les 89.000 km demain.

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