Etape 011 Jour 013

Etape 011 - Jour 013 - lundi 26 avril 2010 - 84 photos - 162 km - 2.942 en tout

L'itinéraire de la journée. Entrée en Croatie, traversée de l'Istrie.

Réveillé et levé à 6h30. De mieux en mieux. Je pense que c'est maintenant le soleil qui me dirige. Ses rayons submergent déjà la toile de tente, c'est tout simplement féérique. Ce qui l'est moins, c'est que la tente est trempée, et elle me déçoit beaucoup. Ce tissu est respirant. Vous savez, c'est à la mode. Mais il est tellement transpirant que la rosée déposée à l'extérieur rentre à l'intérieur. ben oui, quoi, ça respire dans les deux sens. Du coup, et malgré le soleil, je vais la plier complètement trempée ! Bon, vu la météo, ça ne devrait pas mettre longtemps à sécher ce soir.

Ben oui, je ne l'avais pas faite hier soir, celle-là ! Donc ce matin, au départ. Enfin, un peu avant, vu l'heure... J'étais en train de charger !

Bon, allez, je vous la raconte aussi, celle-là. Je pense que ça remontera le moral de tous ceux à qui ça arrive, et qui le gardent pour eux. Et ça fera rire les autres, ou ça alimentera les conversations autour du barbecue, en faisant les grillades. Ma tente était sur la partie verte, tout en haut. J'ai drôlement bien dormi, d'ailleurs. Rarement eu un matelas d'un tel confort, même dans les meilleurs hôtels. Bref, ce n'est pas le sujet. Donc, Vanadis, elle a forcément couché en bas. Sur le trottoir que vous voyez, à gauche, au-delà de la rigole. Saleté de rigole. Je l'ai passée 2-3 fois hier, puisque j'ai installé la tente avant d'aller surfer sur les boulevards... Mais ce matin, je me dis que, quand même, cette put... de rigole ne doit pas arranger les belles roues de ma moto, et que je ferais bien de la prendre plus doucement qu'hier. Ah, ben, très bonne idée ! Tellement doucement que... je cale en plein milieu, lorsque la roue avant est dedans. Je réussis à passer la roue avant et pose le pied pour contrôler l'arrêt obligé, et, et, et.... et ..... ben vous avez compris, la demoiselle se couche doucement sur le côté gauche, car une fois de plus, je n'ai pas pu la retenir. Je n'ai jamais réussi à faire valser les nanas au-dessus de mes épaules, moi ! Bon, couper le contact. C'est fait. Personne en vue. Quelques jurons. Je suis déjà en nage. Je commence par enlever blouson, casque et gants. Opération sacs, maintenant. Décrochage des tendeurs. Un. Deux. Une voiture arrive au pas. je fais signe. Deux gars descendent et viennent se placer là où il le faut, puis la poussent pour la sortir de l'ornière, puis m'aident à ce que tout soit bien. Pas blessé, la moto OK ? Oui, les gars, vous êtes super, merci beaucoup pour votre aide. Ben, c'est normal, me disent-ils ! Et voilà. Affaire réglée. La valise a encore un peu morflé. Le pare-cyclindre aussi. Mais il est là pour ça. Ah oui. raccrocher les tendeurs -vous avez vu, l'expéroence du gars, hein !

Moralité. Je crois bien que la grosse teutonne avait envie de se gratter l'oreille, et a senti que c'était la bonne occasion sans se faire de mal. Et, croyez-moi si vous voulez, mais je trouve qu'elle tourne bien mieux maintenant. Tout est bien qui finit bien. Que d'émotions, le matin, au départ. Avec tout ça, il est déjà 8h15 quand je roule enfin. Direction Croatie, première à droite, qu'elle m'a dit, la fille du camping. Puis tout droit.

C'était vrai. très facile, pas un chat sur la route, le bonheur total. Et une Vanadis qui tourne comme une horloge, en plus.

J'arrive à la frontière croate très rapidement. Arrêt au guichet. Première frontière où l'arrêt est obligatoire. Et je dois même montrer mes papiers. Je m'exécute gentiment. Remarquez, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre, à part accélérer comme un malade et passer en trombe, ce qui serait, pour le coup, plutôt idiot, non ? OK, c'est bon. Pas un sourire. Aussi aimable qu'une porte de prison. Qu'à celà ne tienne, je range tranquillement mes papiers avant de repartir, quand le gars se met à me parler, en anglais. Pas la peine de ranger, ici, c'est encore la Slovénie. La Croatie, c'est la barrière suivante, et ils vons vous les demander aussi. Quel idiot je suis, je n'avais même pas fait attention. Merci du tuyau, finalement pas si désagréable que ça, le gars... Au suivant. Bonjour. Papiers. Voici. Pas aimable du tout. Vous allez où ? J'avoue être surpris par la question, et réponds machinalement (je rigole encore en l'écrivant, un vrai fou rire) "en Croatie". Alors, il me fait vraiment une sale gueule, croyant que je me moque de lui, ce qui n'était pas le cas, mais en y repensant.... Je comprends maintenant la question. Le gars veut un nom de ville. Je regarde machinalement la carte devant mes yeux, et réponds "Opatija". Ce qui n'est même pas vrai, mais c'est le nom le plus gros qui me saute aux yeux. Ma réponse lui plait. OK. Bon, ben puisqu'il est content avec Opatija, on va pas faire le difficile. Une pensée m'effleure, mais juste comme ça... Je pourrais lui dire "non, non, je me suis trompé, c'était pour rire, c'est pas là que je vais, na na na.....". Mais une petite voix intérieure me dit "ferme ta g... et casses-toi", à laquelle j'obéis immédiatement !

Me voici donc en Croatie pour la première fois de ma vie. Je décide de longer la côte en ce lundi matin. C'est une petite route, via Umag et Novigrad. Tous les noms de lieux sont écrits en deux langues. Ainsi Novigrad/Cittanova (Nouvelle Ville en français) : la première langue fait très slave ("grad" signifie "ville" en russe, il me semble; suffit de penser à Stalingrad, Leningrad, etc....), et la deuxième fait très latine ("citta" pour "cité"...). Bref, icic, la photo de mon premier petit village croate, et de son église, c'est Kmeti. Et ça me plait tout de suite.

Les villages se suivent presque sans discontinuer. Les limitations de vitesse sont continuelles, 30, 40, 50, 60. Très rarement 80, vitesse maxi sur les axes standards. Si on respecte les panneaux, impossible d'avoir un accident. Et je respecte. J'accélère seulement quand on me double trop. Pas envie d'avoir à discuter avec des flics véreux, on ne sait jamais.

Je traverse donc Umag. Je vais dans le centre volontairement, ce que je ne fais jamais, vous me connaissez. Mais j'ai envie de voir le coeur d'une petite cité crate. Et c'est génial. Une vie foisonnante, du monde aux terrasses de bistrot, des commerçants en train de discuter avec des clients, ça bouge, ça discute, ça bosse, c'est génial. J'adore. Je regrette d'être seul car pour le coup, c'est sûr, je serais allé prendre un café et écrire un peu en observant les gens. Je trouve le bord de mer. Elle est plate comme une galette. Pas un souffle d'air. Tout près, des gens en train de cultiver des lopins de terre. Partout, des champs d'oliviers. Des vignes. Et des campings... tellement mieux que celui d'hier soir, ça se voit de suite ! Par contre, Vanadis ne se serait pas gratté l'oreille, il faut donc positiver, tout n'est pas négatif ! Novigrad, Porec que je passe au large, cette fois, puis Vrsar. Ben, je ne sais pas prononcer, je dirais Vresar, je crois qu'ils prononcent une voyelle morte, non écrite. Alors, Vrsar, je suis entré dans la ville. Tout en haut de la colline. Ci_dessus, c'est la "marina" de Vrsar. Mais en haut de la colline, j'ai eu les boules avec Vanadis. Une pente pas possible, des ruelles minuscules... J'étais content d'en ressortir. Mais c'est mignon comme tout. Ici, sur le port, il y avait une banque, j'ai changé 50 euros. La dame me donne 360 Kulas (HRK).

Me voici riche !

Le fjord de Lim près de Klostar. C'est lui que je venais voir ici, je l'avais vu en préparant l'itinéraire. Une merveille. La photo est prise depuis un mirador, et plein de commerçants sont installés autour. La montée au mirador est gratuite. J'ai discuté avec les gars, très sympas.

Le seul endroit où je peux approcher du fjord. Sinon, c'est très encaissée, et une végétation de type maquis corse, impénétrable !

Je serais bien allé faire un tour en bateau, mais Vanadis ne voulait pas ! Je suis donc remonté sur mon canasson.

Avec beaucoup de plaisir, car j'avais envie de sentir un peu d'air...

Je décide de traverser l'Istrie par les toutes petites routes. Aucun problème en Croatie, la signalétique est vraiment impeccable.

Je fais un arrêt dans cette petite ville, Zminj. J'ai envie de rentrer dans les petits magasins. Une boulangerie. Une jolie blonde vient me servir. Elle parle 3 mots d'anglais, et pas mal l'italien. Je lui achète deux grosses patisseries, que je mangerai ce soir. Je vais ensuite dans l'épicerie. La deuxième porte, en jaune, ssur la photo. La dame, une matronne bien charpentée, parle très bien l'allemand. Ce qui correspond bien avec sa stature, finalement. Je veux bien, lui dis-je, mais je suis français. Je tiens quand même à ce qu'elle ne me prenne pas pour un teuton. En tout bien tout honneur, je les aime bien aussi. Mais bon, puisque je suis français, tant qu'à faire... Elle est super gentille, me choisit le meilleur jus de fruit (et je vous garantis que c'est un vrai délice). Et quelques fruits.

Un vrai bonheur. Entre-temps, une voiture de la "policija" est restée, moteur allumé, tout un moment près de Vanadis, le gars téléphonait. Je lui fais un sourire en sortant de l'épicerie, pas de réponse, une vraie sale gueule. Bon, ok, ce sera la dernière fois que je ferai un sourire à un flic en Croatie. Heureusement que les Croates sont beaucoup plus sympas. Toujours est-il que cette balade au coeur de l'Istrie est un vrai plaisir. Je rentre dans l'église. Une bonne soeur, habillée en bonne soeur, me fait un beau sourire et me salue. Je vous salue, Marie. Je plaisante. très gentille, la petite soeur. L'église est très belle, j'ai fait des photos, pas le temps de vous les mettre. Il y avait une belle tête de mort sur un des chapitaux.

L'église en question, Vanadis devant. la boulangerie est à droite. Une demi-heure de bonheur total dans ce village.

La traversée de l'Istrie se poursuit dans un paysage somme toute très banal. La route est un ruban presque blanc.

Des icônes, comme en Slovénie, un peu partout, mais spécialement en entrée et sortie des villages.

J'arrête dans un bistrot-discothèque pour manger un sandwich. Je mange maintenant sur place, je ne veux plus rien transporter, surtout avec cette chaleur. Pas envie de me prendre la tête, ça de moins à gérer. La fille me dit qu'elle n'en a pas -de sandwich-, d'aller à côté. Une supérette. Minuscule. Un peu de tout. Une charmante jeune fille qui parle bien l'anglais, une belle brunette. Elle me sert un sandwich, les amis, très impressionnant. Elle le "fabrique" devant moi, me demandant ce que je veux au fur et à mesure. Et je retourne au bistrot le manger, sans souci, en y ajoutant un coca pour la soif.

Il m'a fallu un bout de temps pour enn venir à bout, mais je l'ai eu. Je n'aurai pas très faim ce soir, les patisseries suffiiront. Mais je ne sais pas dans quel état elles seront tout-à-l'heure, avec cette chaleur !

J'ai donc fini la traversée de l'Istrie. Côté Est, c'esst montagneux. La montagne se jette direct dans la mer. C'est superbe !

Sur la route côtière remontant vers Rijeka. C'est magnifique. Brouillé à l'horizon, mais superbe malgré tout.

Votre serviteur s'est fait photographier par une touriste très sympa. Il a l'air plutôt content de lui, le gars.
Y'a pourtant pas de quoi pavoiser, vu comment il pilote sa Géesse...

Je vous laisse admirer et rêver aux vacances à venir....

Le ferry allant sur l'île de Cres. Je suis juste venu pour faire des photos.

On dirait le Sud.... comme dans la chanson de Nino Ferrer.

Il fait une chaleur terrible, je dégouline de sueur sous mon blouson, dont je n'ai pas enlevé la doublure....

Moscenicka. je vois un camping sur le bord de la route, plutôt sympa. le gars qui m'accueille, en anglais, est un jeune extrêmement gentil. Il me dit que j'ai le WiFi sur le terrain sans problème. Environ 10 euros. Je prends. A 14h30, ma tente est montée !

Descente vite fait au village, voir le front de mer.

Et vous donner un peu envie...

Magnifique. Une eau d'une transparence. Là, pour le coup, c'est mieux que l'Atlantique.

Je grimpe tout en haut pour la photo. Cul-de-sac. Demi-tour en forte pente un peu délicat.

Non, je ne l'ai pas fait tomber....

Je vous laisse. je vais prendre une bonne douche bien méritée.

Ciao !

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