Etape 012 Jour 014

Etape 012 - Jour 014 - mardi 27 avril 2010 - 89 photos - 259 km - 3.201 en tout

L'itinéraire de la journée. La montagne croate, et retour sur la côte.

Réveillé à 6h et levé à 6h15. Je décide de partir, car il faut bien avancer aussi ! On ne peut pas passer sa vie en vacances non plus, si ?

Le patron de ce camping est vraiment un type extra. Jeune, les cheveux longs, très cool, gentil, calme. Son camping est très propre, il ne manque rien, vraiment parfait. Et en plus, il aime la moto. Bref, il préfère que je le paye en euros, du coup, ce sera 10 euros. C'est sympa. Il me dit de prendre l'autoroute gratuite pour contourner Rijeka, et heureusement qu'il m'a donné cette info, sinon j'y serais peut-être encore !

La route continue de longer la côte, mais la circulation se fait plus incisive à mesure que j'approche de Rijeka.

Ah, ces fameuses plages du sud que je n'aime guère, avec ces tas de cailloux tout neufs prêts à recevoir leurs milliers de corps... Je trouve que ça ressemble beaucoup plus à un terrain pour décharge publique qu'à une plage. Vous trouvez que j'exagère ? Sans doute, sans doute...

La température descend à une vitesse folle, les nuages emplissent le ciel à la même vitesse, et le vent se déchaîne.

Je descend d'abord voir le lac de Fuzine. Mignon, sans plus. Un petit lac issu d'un petit barrage.

Demi-tour à travers cette petite forêt. La route est défoncée, le froid de plus en plus incisif.

Et voici le lac de Lokve, normalement but de l'étape d'hier. Heureusement que je ne suis pas venu ici. Aucun camping, à peine des chambres chez l'habitant. Paysage mignon, mais sans plus. Est-ce dû à cette triste météo ? Sans doute aussi. La température est descendue entre 12 et 14 degrés, et moi qui ai enlevé la doublure de mon blouson hier ! Je fais une pause pour revêtir ma tenue de pluie, histoire de me servir de coupe-vent. Heureusement!

Paysage autour de Lokve.

Pour la première fois depuis le début de ce voyage, je décide de rouler au feeling, sans suivre aucun itinéraire. Sympa. je me retrouve bien. Je traverse Cmi Lug, puis Delnice. Je sjuis en plein dans :les !montagnes que je voulais voir. Elles sont tristes. Ici le village de Mrkopalj. Long, très très long. Et triste. Très très triste. Triste à mourir. Et un froid de canard. Et un ciel de plomb. Et une route complètement défoncée, que je ne voudrais surtout pas avoir à faire avec un Burgman 650... Souvenirs d'une balade avec mes frangins l'été dernier. Heureusement que je suis avec Vanadis. Akitsu aurait été parfaite aussi sur ce terrain, voire même encore plus agréable que la teutonne. Puis je me trompe de route. heureusment, un jeune parlant l'anglais me dépanne totalement et me remet sur la bonne route. Je fais un sacré détour, regardez la carte. Infernal.

Et c'est naturellement dans l'indifférence générale totale que la pauvre Vanadis passe ses 90.000 km. Mais non, je suis avec toi, je fais une photo !

En descendant, je retrouve des paysages plus charmants, avec une végétatuion plus riante.
Car là-haut, les arbres n'avaient pas de feuilles, tout était gris et froid. Brrrr. J'en frissonne encore !

C'est dans cette région que j'ai eu, rétrospectivement, des sueurs froides dans le dos. Je croise une voiture à l'approche d'un passage à niveaux. Et cette voiture s'arrête. Je vois le conducteur regarder les voies, de chaque bord, avant de passer. Bien sûr, je fais pareil. Mais je ne peux m'empêcher de penser à celui que je viens de traverser bille en tête, sans mê:me un seul regard sur la voie ! Et quelques instants plus tard, je vois passer une locomotive sur la voie que je continue à longer ! Ouahhhh. Les passages à niveaux ne sont pas gardés, il faut vérifier si un train arrive... Bon à savoir. Je transmets...

Plus j'approche de la côte, et plus la température remonte. Je me sens revivre !

Ah ! Un truc curieux. Par endroits, les gens ont peint les troncs des arbres en blanc. Je ne sais pas pourquoi !

L'arrivée sur la côte se fait par le passage d'un col et une belle descente en nombreux lacets fort agréables pour un motard.

Arrivée à Senj. Petit camping. Pas cher. Mais offrant toutes les commodités, douches chaudes, papier dans les toilettes. 50 Kunas. 7 euros environ...

Je prends sans hésiter !

Je monte la tente vite fait. A 15h30, je reprends la moto, histoire de fairee un tour sur la côte.

En direction du nord ! Sur quelques kilomètres.

A 500 mètres du camping, je trouve une petite plage. Bon sang, cette eau totalement transparente m'attire comme un aimant. Je suis seul. Je retire le blouson, les chaussures, les chaussettes, je remonte le pantalon et... Elle est absolument glaciale . Je comprends pourquoi personne n'est dans l'eau.

Un petit tout dans ma ville. Ben oui, c'est ici que j'habite, ce soir. Le port de Senj.

C'est magnifique.

Je retourne au camping. Connection internet pendant 10 minutes à l'accueil, puis plus rien. Je bosse jusqu'à 20 heures, heure de fermeture. La fille me met dehors, et elle a bien raison. Je suis heureux d'en finir, et de m'occuper à nouveau de moi. Bouquin, musique... Après une petite discussion avec mes voisins de tente, deux cyclo-touristes formidables. Mais... vous verrez demain !

Salut les ami(e)s.

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