Etape 021 Jour 023

Etape 021 - Jour 023 - jeudi 6 mai 2010 - 45 photos - 164 km - 5.037 en tout

L'itinéraire en jaune. Changement de programme, descente de l'Albanie vers le sud par la côte.

Belles averses de pluie cette nuit, m'ayant réveillé. Surtout, deux énormes coups de tonnerre, avec écho dans la montagne. Magnifique. Le son de l'orage en montagne est un phénomène qui me fascine. Mais je me suis rendormi aussitôt. Une très bonne nuit, en somme, avec une très belle récupération. Car j'ai fermé les écoutilles vers 21 heures. Les ouvriers du coin se sont donné rendez-vous dans un bistrot situé un peu au-dessus de ma tente. Rires gras. Voix et langue albanaises. Musique avec le casque. Je me suis endormi presque aussitôt ! Je me lève finalement sur les coups de 7h30. Tout le monde est déjà debout et vaque à ses occupations. Père et fils sont en train de mettre les parasols sur les emplacements dédiés, des bus arrivent, certains pour le ferry, d'autres conduisant les ouvriers à l'usine hydro-électrique. Certaines personnes viennent au camping sous la tonnelle prendre un verre avec le patron. Je descends vers le bar, au bord de la rivière. Albert, le fils, est en train de découper des morceaux de bidoche à coups de hachoir sur une table en bois dehors... Je prends mon petit-déjeûner dehors, sous une des tonnelles, sur une table en pierre. Très agréable. Il faut vous dire que ce matin, le soleil cogne déjà très fort... et le ciel est bleu. Oui, Kurt, si tu me lis, tu ne vas pas me croire, mais c'est pourtant vrai !

Photo du pont depuis le patio près du bar-restaurant. En fait, ces gens (la famille du camping) vivent sous le pont. Ils ont fait leur maison dans les structures de béton du pont ! Et regardez les rembardes du pont : beaucoup sont tombées dans l'eau, certaines pendouillent, encore retenues par leur ossature métallique ! Ce pont est le reflet de l'Albanie, c'est une métaphore qui correspond tout-à-fait.

Maintenant, le pont vu du dessus. De la fumée s'échappe du gros tuyau à droite. C'est la cheminée de la maison des tenanciers...

Vers 9h15, je retourne au barrage, de l'autre côté du tunnel. Epique, ce tunnel, aussi... C'est là que je dois prendre le ferry. Une foule totalement hétéroclyte attend comme moi le ferry, une autre foule toute aussi disparate en descend. Il y a de tout, des petits vieux en complet, qui crachent à tout va, des jeunes aux lunettes de soleil, beaucoup de mercèdès jaunes des années 70 qui crachent une énorme fumée noire, des camions et des bus dans un état de délabrement avancé, quelques femmes -assez rares-... Sur l'eau flottent toutes sortes d'objets, des sacs plastique de toutes les couleurs, des canettes de bière et de coca, des.... Je ne vois pas d'ici, mais ça forme des amas. Ce que je vous décris est en-dessous de la vérité. Je n'ai pas osé bombarder de photos, mais ça en valait la peine ! Un gars me fait ranger la moto. Il a un carnet à la main, et une liasse de billets. Il me montre la moto, écrit "100" sur son papier. Bon, ça fait dans les 0,70. Je lui dis que je n'ai que des euros, et lui donne une pièce de un euro qu'il range prestement en me disant "grazzie". Il faut vous dire que nombre d'Albanais parlent italien. Je me dis que ce n'est pas cher, et que ça compense avec hier soir..

Ah oui, vous ne savez pas ! Je vous avais dit que je n'avais pas demandé le prix du repas, ni celui de la bière. Eh bien, je me suis fait allumer... Albert m'a taxé de 11 euros quand même, tout compris (camping, la grande bière et le repas -salade et poisson, vraiment excellents d'ailleurs). Bon, ça reste très correct, sachant que j'ai eu des campings en Italie qui, à eux seuls, coûtaient plus cher... Mais malgré tout, je ne l'ai qu'à moitié "digéré", bien que j'en sois le premier responsable ! Règle numéro un : tu demandes les prix !

Bon, la descente vers le ferry va être un peu dure avec la moto et mon chargement. Certains camions, avec leur chargement, font descendre et remonter la rampe d'accostage de façon très impressionnante, qui forme finalement un angle important avec la route. Le ferry est maintenant vide. Embarquement. En marche arrière, s'il-vous-plait. Un bus dont la portée est un peu longue touche au centre, et doit s'y reprendre plusieurs fois pour la manoeuvre. Tout ceci dans les cris. Je ne vous parle même pas des gamins qui viennent autour de la moto. Il y en a un que j'avais vraiment envie de gifler. Il baragouine quelques mots d'anglais, veut faire un tour avec la bécane, n'arrête pas de gesticuler dans tous les sens en appelant les autres et en touchant à la moto. Ce gosse est une copie absolument exacte de celui qui fait visiter un musée dans le sketche d'Elie, gestes et ton totalement identiques. Un type lui parle, le gosse se casse et ne revient plus m'embêter. Mais tout ça m'énerve quelque peu. En plus, je pense à la suite. Le ciel se couvre à nouveau, et je suis soucieux. Quelles routes vais-je trouver ? J'ai sans doute 100 km de pistes qui m'attendent après le ferry, donc à partir de 13 heures, et tout ça pour arriver dans une ville dans laquelle il n'y a, je le sais, aucun camping. Avec, pour demain, des routes...??? Et puis, petit à petit, tous ces gens m'énervent. J'ai envie de me casser. Je me sens complètement à part. Un gars va chercher tout un tas d'objets et me propose des trucs à la vente, un autre vient me voir et me demande de venir avec lui au café.... Je suis de plus en plus agacé, quand un nouveau, un gros lard complètement dépenaillé s'adresse à moi en allemand. "Moto, ok ?". Je dis oui. Il a lui aussi un carnet, avec des billets. Il me dit "1.400 lei". Je rigole. Je lui dis que je n'ai que des euros, il me dit "dix euros". Je sors mon porte-monnaie et lui montre le reçu de l'autre gars... Il me répond "parking, c'est le prix du parking. je te patrle du ferry". Alors là, avec moi, ça part d'un coup. Je suis un peu genre "soupe au lait". Les choses montent doucement et se forment, mais quand on arrive en haut, le couvercle saute. De toute façon, ça va dans mon sens, finalement. Je prends mon casque, remets mes gants et mon blouson, et me dirige vers la moto. Le gros me suit et me dit "dix euros" en insistant assez lourdement. Et là, je suis heureux. A mon tour de lui parler allemand, puisqu'il semble aimer.

Je lui dis "trop cher, je me casse". Je vois sa bouche faire un "oh" de surprise, il croit avoir mal compris. Ben oui, celle-là, je pense que c'est la première fois qu'on lui fait. Mais moi, c'est aussi la première fois que je paye un parking de merde -et je pèse mes mots- pour ma bécane un euro en Albanie, pour une demi-heure, pays où je paye deux euros pour un camping. Et ça, ça n'est pas passé, avec moi. Je démarre ma belle Vanadis, et passe très lentement, et très fièrement, devant le "préposé aux billets" héberlué, et repars dans le tunnel.

Retour à la case départ. Je suis heureux. Comme soulagé. De quelque chose qui me pesait et me stressait. Je viens de faire sauter la boule d'un seul coup. La descente pourrie, sur cette route défoncée, jusqu'au "camping", est un véritable plaisir, et ne me pose aucun problème. Albert est là, devant son camping, un peu étonné de me voir. Je lui dis que je ne suis pas un américain, pas d'accord pour payer dix euros pour ce ferry. Je ne sais pas s'il en prend un peu pour lui au passage, qui m'a fait payer onze euros... Je l'espère en mon for intérieur. Je fais de grands bonjours aux chauffeurs des camions que je croise. Le gars Jef, il est enchanté. La route, que j'ai trouvée difficile hier, je la passe aisément. J'ai la grosse pêche, la patate. Je ne sais pas ce que je vais faire, je regarderai ça quand je serai arrivé là où l'asphalte sera lui aussi arrivé !

Depuis que je suis parti, je n'ai pas vu un seul accident. Je voulais vous l'écrire hier, et puis j'ai oublié. Comme je voulais également vous dire qu'au Monténégro, j'ai vu des ouvriers bosser sur les chantiers des routes le dimanche, ainsi que le premier mai. Rien à voir avec le sujet, mais maintenant, ça, c'est fait. Revenons à nos moutons. Je disais, pas un seul accident en trois semaines de route. Eh bien là, mes amis, j'en vois un. Je n'y assiste pas, et heureusement, car j'aurais pu terminer dessous ! En sortie d'un virage, petite ligne doite puis virage suivant. Route défoncée bien sûr. Dans le virage suivant, il y a une camionnette qui occupe 4/5ème de la route (si on peut appeler ça "route"), et un peu plus près de moi, debout sur le bord du précipice, un homme et un jeune, sans doute son fils, visages très triste. La camionnette ? A l'envers. La cabine de la camionnette ? Aplatie comme une crêpe, je me demande comment ils ont fait pour en sortir, je me demande s'il n'y a pas quelqu'un dedans ! Je m'arrête, et demande si tout va bien. Je comprends à leur réponse que ça va, ils n'ont pas de mal. Je regarde à nouveau la camionnette, je suis juste à côté. Et là, que vois-je ? Cette camionnette est la dépanneuse, et transportait une voiture sur sa benne. Je ne vous dis pas son état... Egalement complètement aplatie. Puis je remarque que l'essence coule, et en quantité. Elle s'échappe des deux véhicules, et s'étend dans les cailloux formant le revêtement. Voyant celà, je repars illico, laissant là mes deux gars, dont l'essence semble être le moindre de leurs soucis. C'est tout simplement hallucinant ! Et je n'arrive pas à comprendre comment cette voiture a pu se retrouver ainsi à l'envers. Si je les avais croisés au moment de l'accident, je ne serais sans doute plus ici pour vous écrire...

Voilà, les amis. Pour ma part, je redescends plutôt vite, je suis heureux comme tout, Vanadis est en pleine forme comme moi-même. Tous mes soucis se sont envolés. Je viens ici de rejoindre le bon bitume, je me sens des ailes, mais reste très cool, et me laisse bercer par le ronron de la béhème.

Je retrouve les immondices vus à l'aller. Dans cette petite rivière entièrement canalisée (ici, c'est le pays du béton, comme d'ailleurs dans tous les ex-pays de régime communiste), des tas d'ordures flottent en quantité. Par ailleurs, route assez large, circulation faible, agglomérations très étendues, et vitesse limitée à 40 km/h. C'est vraiment un pays tout-à-fait particulier. Donc, ici, sur une très belle route sans danger (selon les critères de leur pays), tu es limité à 40. Et vous savez quoi ? J'ai vu aujourd'hui au minimum une quinzaine de contrôles radar, vraiment au minimum... Ce qui n'a pas empêché des dizaines de mercèdès jaunes ou noires aux vitres teintées de me doubler. Sans parler des voitures stationnées sur la chaussée, avec personne dedans, ou bien le chauffeur en train de prendre un café dans un bistrot... Une fois, une bagnole vient en sens inverse, sur ma droite, à au moins 70/80 km/h... Mais c'est incroyable, c'est un vrai plaisir, très franchement, je rigole. Il faut être très attentif, mais c'est le far-west, ici, et ça me fait rire. Pour ma part, je m'en tiens à la vitesse autorisée, voire 10 au-dessus, jamais plus !

Ici, sur cette ligne droite d'une quinzaine de km sans aucun village, la vitesse est limitée à 50 km/h.... Incompréhensible !
Le pire, c'est que des tas de bouquets de fleurs le long de la route semblent être la commémoration de personnes tuées sur la route !
Au loin, sur ma gauche, le massif montagneux que j'ai quitté, et que je devais longer aujourd'hui. Sans regret aucun !

A un moment donné, je vois un camping-car et, en passant, je constate qu'il s'agit de français, et en plus, de Charente-Maritime. Je décide de m'arrêter leur dire bonjour. Gilles a 75 ans, et avec son épouse, ils sont en route pour la Turquie. Ce sont des voyageurs infatigables. Ils m'offrent gentiment un très bon café. Je repars et, un moment plus tard, Gilles me dépasse allègrement ! Très impressionnants, ils vont plus vite que moi.

Pour ma part, en regardant la carte, j'ai peu envie de traverser Tirana, la capitale. Or, un peu plus loin, je vois une pancarte "kamping, 70 km, Kavajë". Je regarde la carte, c'est au sud de Durrës, qui se trouve sur la côte. C'est ok, je ne traverserai donc pas Tirana, et rejoindrai la Macédoine demain par le sud. Génial. Je quitte donc un peu plus tard la route de Tirana, et descends vers Durren. Belle route, deux fois deux voies, limitée à 90 km/h. Je lance une petite partie des chevaux de Vanadis, et je sens bien qu'elle en a un paquet sous le coude ! Il est temps de faire le plein. L'essence SP95 est à 140 Lei, ce qui correspond à 1 euro. Je tombe sur un gars coriace, qui me dit qu'il n'est pas une banque, et que si je paye en euro, alors le litre me coûtera 1,25 euro. J'essaye de marchander, il m'apporte papier et crayon. Très très dur. Finalement, je vais payer 21 euros pour 18 litres, soit 1,16 euros le litre. Bon, ça va, c'est moins cher que chez nous, mais ça m'apprendra à ne pas faire moi-même mon change. D'un autre côté, jamais je n'ai aperçu de banque en Albanie... Du moins, dans aucune des villes traversées.

La plage de Durrës. La ville est une avenue immense, bordée d'immeubles, d'hôtels, de restaurants.... Mais c'est minable, en tout cas selon mes critères personnels. Durrës est aussi un très grand port, j'aperçois des paquebots au large, ainsi que quantité de grues. Heureusement, j'ai évité le port !

Ensuite, la route longe une immense plage, de plus ou moins loin, et est bordée sans discontinuer de zones en construction, d'hôtels, de restaurants, etc... Mais très franchement, je ne voudrais pour rien au monde venir passer mes vacances ici. Je ne vois pas la pancarte Kavajë, mais je me dis qu'il va falloir que je songe à demander lorsque soudain, le mot magique apparaît : "Kamping", une pancarte, à droite. Incroyable.

Mais je déchante rapidement. C'est quoi, ce camping ? Encore une info périmée, ou un truc en construction. C'est la zone, ici. Pourtant, je demande. D'abord à un gars sur une charrette. J'arrête les chevaux de ma moto, le gars "roule" dans l'autre sens. Il arrête "son" cheval. Je rigole intérieurement. Sourire, très gentil. Mais oui, il y a un camping. Continuez toujours, à 4 ou 5 km. OK. La route se dégrade. Je commence à me demander si je ne devrais pas retourner sur la voie principale. Tiens, un gars en train de faire de la maçonnerie dans sa maison. Super souriant, lui aussi, oui, le camping, juste derrière. Quelle distance ? Oh, 4 ou 5 km.... On avance, on avance. Mais ma route devient vraiment très mauvaise. Enfin, une nouvelle pancarte "kamping". Puis plus rien. Presque un cul-de-sac. La mer est là, juste derrière. Quelqu'un devant une maison. Il appelle une fille, qui se présente au balcon, parlant un peu l'anglais. Une autre vient aussi, parlant mieux l'anglais, et deux-trois mots de français. Les deux jeunes filles sont absolument adorables, éclatantes de rire en parlant anglais et français. Le camping est à 800 mètres. Leur père m'invite à prendre le café, je réponds que je veux d'abord monter la tente. Pas de problème... Les 800 derniers mètres sont une corvée. La route, enfin, le chemin, est recouvert de galets ! Oui, vous avez bien lu. Essayez de rouler sur des gros galets ronds avec une GS chargée comme une bourrique. J'ai cru tomber dix fois.

Et pour corser le tout jusqu'au bout, le camping est au sommet d'une côte... Franchement, quand t'es arrivé, t'as gagné ton emplacement !

Mais alors là, une fois arrivé, la moto posée, j'appelle. Un monsieur âgé me répond. Non, je ne parle pas anglais. Juste français ou italien. "Le français me va bien", m'entends-je répondre. Vous êtes ici chez vous. Installez-vous. Vous êtes dans l'endroit le plus calme et le plus reposant de toute l'Albanie. Le prix ? Trois euros. Cinq euros avec la douche. Je visite les toilettes : comparées à celles d'hier, c'est le jour et la nuit. Il y a même le papier. Quant aux douches, c'est tout simplement celles d'un des 4 appartements présents dans la maison. C'est ROYAL. D'ailleurs, à ce propos, j'ai oublié de vous dire qu'hier, je n'ai pas osé prendre ma douche au-dessus du trou des toilettes à caca.... Oui, je sais, je suis "petit joueur", j'ai fait ma "chochotte". Mais je n'ai pas eu envie de mettre mes pieds nus là où, sans doute, quelques morceaux de caca sont tombés...!

Et pour manger ce soir, un truc pas cher ? "Je peux vous faire une belle salade grecque, pour deux euros. Et je vous ferai une soupe, mais à mes frais, c'est moi qui vous l'offre, ce n'est pas discutable!". Comment serait-il possible de refuser ça ?

Je peux vous dire qu'en laissant tomber le ferry, je ne pensais vraiment pas trouver un tel camping, et que tous mes efforts de la fin de journée se trouvent ici récompensés au centuple. Helles (l'homme qui m'a reçu) est un homme extrêmement cultivé. Il a été enseignant pendant 30 ans, journaliste dans le premier journal d'Albanie pendant 7 ans, a appris le français absolument seul, ainsi que l'italien. C'est son fils, qui a monté une entreprise de transports à Milan, qui construit ce camping. D'ailleurs, une grosse voiture noire italienne avec "MI" sur la plaque vient de stationner près de ma moto, quatre gars aux lunettes de soleil noires en sortent et font le tour de la villa avant de repartir, en me serrant la main.... Helles est à la retraite, et s'occupe du camping. Rien à voir avec ce qu'il a fait toute sa vie, mais il est heureux. Il me dit, je suis comme le "Candide" de Voltaire. C'est vous dire la culture de cet homme.

Sa soupe est un délice, sa salade aussi, et en plus, il m'apporte un verre de "raki" albanais. Une boisson pour les hommes, me dit-il... En effet, j'en tousse encore ! Des anglais sont arrivés, Helles m'a appellé au secours, car il ne parle pas ANGLAIS. J'étais heureux de lui rendre ce service.

Depuis la terrasse de la salle à manger, dans un bâtiment en bois splendide. En bas, Vanadis, et ma tente, à peine visible dans la verdure.

En bas, la mer, et le golfe de Durrës.

Les vacances, quoi !

La miss a dépassé les 92.000 km aujourd'hui. Mais tout le monde s'en moque.

En tout cas, moi, je suis heureux d'avoir changé mes plans. C'est ça, le voyage, comme je l'aime.
Je prépare le circuit, mais je me laisse toute latitude pour modifier, selon le feeling. t à chaque fois que j'ai fait ça, j'en ai été enchanté.

Bonne nuit, les p'tits loups (et les petites louves aussi...).

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