Etape 032 Jour 037

Etape 032 - Jour 037 - jeudi 20 mai 2010 - 204 photos - 300 km - 7.681 en tout

L'itinéraire en bleu. Depuis Sparti, direction ouest (Kalamata), puis on longe le golfe de Messiniakos, visite du Magne et retour à Sparte.

Réveil à 8h. Pas de vent. Beau ciel bleu, chaleur. C'est d'ailleurs ce qui me réveille.

Il fait donc grand beau temps. J'ai très mal dormi. Des chiens ont aboyé toute la nuit, certains très proches. je crois que l'un d'entre eux est venu roder tout près. J'avais l'impression d'être en pleine nature. Ce matin, ma décision est prise : je vais dans l'autre camping. Pliage, passage au bistrot pour payer. Le gars est toujours très aimable. Je lui dis que, vu le beau temps, je ne reste pas. Il me dit, la météo en Grèce, c'est toujours faux, souvent l'inverse de ce qu'ils annoncent... Il me fait payer dix euros, bien que je ne reste qu'une nuit. Il est très gentil, mais son camping est trop moche. En fait, ce n'est même pas ça. Une semaine de travaux dans son camping avec une équipe bien motivée, et à peu de frais, et son camping peut repartir à neuf. mais je ne comprends pas les grecs. Ils laissent pourrir la situation ! C'est vraiment dommage, question de mentalité plus que d'argent. La même chose en Allemagne, en hollande, en Autriche, en Suisse, c'est quasiment impossible. Ou exceptionnel. ici, c'est courant !

J'arrive dans l'autre camping, je monte la tente en vitesse, connection rapide histoire de rassurer la famille, et roule ma poule. Je reprends la route ! Le patron me dit : non, pas de pluie aujourd'hui, sans doute demain. Raison de plus pour filer.

A 9h20, Vanadis galope... J'ai vraiment bien géré, je suis heureux de ma décision, je pars l'esprit, et la bécane, légers.

La petite chapelle vue la veille, photographiée dans l'autre sens. On aperçoit le château de Mystras, au sommet de la montagne, au-dessus de la route.

Et ça démarre très fort. Pour aller à kalamat, la grande ville à l'ouest, sur le golfe de Messiniakos, il faut traverser les monts Taugetos, qui culminent à 2500 mètres, et passer un col à 1350 mètres. Une série de rampes impressionnantes, une montagne que l'on devine âpre et sauvage.

Pendant la montée.

Peu avant le col. Les rampes sont passées. Les forêts ont par endroits brûlé.

Et c'est la descente, longue, intéressante, agréable. la route comme d'habitude en Grèce : le meilleur côtoie le pire, ou l'inverse...

Toujours dans la descente. Nombreux villages dansx les montagnes. Les routes qui y conduisent sont très étroites. Je ne voudrais pas y habiter. Y aller est déjà difficile. J'imagine les rues... Quelle galère ! Quand tu y es, t'as intérêt à avoir fait tes provisions, car les déplacements sont forcément longs, ou très brefs (une église miniature au bord du ravin en souvenir, parfois une bougie brûle à l'intérieur, sans doute quand c'est récent...).

En approche de Kalamata, la route s'enfonce dans un défilé très étroit, et très beau.

Puis remonte un dernier contrefort montagneux par une nouvelle belle série de lacets. Quel pays difficile. Et beau !

Au sommet, j'aperçois la mer qui emplit l'horizon, et une énorme tache blanche : Kalamata.
Déjà, je sais que je ne vais pas aimer. Enorme, étendue, je suis surpris.

Mais vraiment pas déçu. C'est comme je le pensais, moche. Circulation intense, gaz d'échappement, routes défoncées.
Je m'enfuie de ce trafic de toute la vitesse de mes petites jambes...
Ici, la plage de Kalamata, très longue, pleine de cailloux... forcément... et de baigneurs qui semblent heureux.

Tant mieux pour eux.

Le ciel est très menaçant. Très vite, la route attaque à nouveau la montagne. Pas très belle, mais toujours aussi dure d'accès.
Elle ne se donne pas à toi, il faut vraiment la prendre... Il pleut très certainement sur les sommets.
Kampos et une de ses églises. Le lieu semble intéressant, mais je ne fais que traverser.

Puis je retrouve le littoral, avec une longue descente sur Kardamyli.

Je retrouve une côte assez découpée, difficile d'accès, seulement à partir des villages. La route se poursuit sur les hauteurs.
Je reste donc en retrait, car là n'est pas mon but. Je suis pressé d'arriver dans le Magne, que je ne voudrais pas rater à cause de la pluie.

Et voici ce qui va beaucoup m'étonner, me stupéfier. Voici le style du coin. On dirait des tours de châteaux-forts.

Toutes neuves. Superbes. Par centaines. Complètement démago, certaines ont les sommets en crénaux, avec les drapeaux.
Ces maisons ne peuvent appartenir qu'à des gens fortunés, ce n'est pas possible autrement. Contreforts, portails, cours pavées.

Je suis sidéré, et très admiratif.

Vue arrière sur Pigi, et en bas, sur la côte, Aghios Nikolaos.

De temps à autre, une très vieille église.

Lagkada. Je suis très surpris par ces villages, avec ces maisons si neuves, ou tellement bien restaurées.
Par ailleurs, on ressent ici l'histoire très ancienne de ces lieux.

La montagne est de plus en plus couverte de vieux murets de pierre, qui me font penser à l'Irlande.

Karavostasio.

Neo Oytilo. Je vois une très vieille église orthodoxe, avec sa chapelle romane effondrée, toît béant. Je suis persuadé qu'il faudrait passer beaucoup de temps ici à visiter, à pied, ces vieux villages. Beaucoup de maisons sont en cours de restauration, je vois de très nombreux camions de maçons. Et je peux dire qu'ils travaillent extrêmement bien. Je n'ai jamais vu une telle finition depuis que je suis en Grèce. Emerveillement !

La montée vers Aeropoli.

Il y en a des centaines, ce chiffre n'est absolument pas exagéré ! Toutes plus belles les unes que les autres.

Il ne pleut toujours pas. D'ici, je peux retourner à Sparti. Je décide de faire la boucle finale, qui me ramènera ici.

Ce serait dommage de ne pas aller au bout.

Une longue descente d'une vingtaine de kilomètres, dans un paysage bizare, semi-désertique.

Je me demande de quoi vivent les gens ici, car j'aperçois partout ces maisons crénelées, certaines très vieilles, à demi-effondrées, d'autres toiutes neuves, ou entièrement refaites. Et je vois des petits villages partout dans la montagne, avec ces tours qui s'élèvent. C'est vraiment atypique. J'ai l'impression de me trouver au coeur d'une antique civilisation, encore en vie.

Un petit cimetière. Je fais ici ma pause repas. Un gros sachet de pistaches. Je pense à toi, Marc, il manque la bouteille de pastis ! On s'en fera un gros à mon retour. Quel calme, dans ce lieu. J'espère que je ne les dérange pas, et que je ne leur donne pas trop faim.

Un magnifique cactus à la sortie.

La montagne. Une pyramide.

Peu de gens le savent, celle-ci a été construite environ 10.000 ans avant celles d'Egypte, par une civilisation de passage sur terre. Les Magnimanima. Ils sont restés 1467 ans exactement, et sont repartis ailleurs dans la galaxie, après avoir réparé leur vaisseau tombé en panne ici.

Encore une !

On aperçoit les murets de pierre dans la montagne.

C'est vraiment un genre d'habitations que j'aime beaucoup. La pierre et le bois, les deux matériaux qui me plaisent.

Et la toile de tente, pour sa légèreté, et sa transportabilité.

Et son prix modique !

La montagne a étayée partout, un travail colossal, un peu comme en Asie pour les rizières. Ici, c'est pour les oliviers.

Constructions neuves, dans le style exact des anciennes.

Un petit air d'Afrique du nord, il me semble, non ?

Vatheia. je m'approche de la pointe sud, la Grèce la plus méridionale.

Le soleil est revenu, la chance est avec moi. Comme j'ai bien fait de venir !

L'anse de Porto Kagio. La tache à droite, en mer, est un paquebot de croisière.

Porto Kagio.

Mérite d'y rester quelques heures, et de marcher sur les sentiers. Ce n'est pas mon propos.

Un vent terriblement violent souffle ici, au point que je ne laisse pas Vanadis seule sur la hauteur ! Ici, je fais demi-tour.

Vatheia, vue cette fois depuis le sud.

Une vieille maison à Alika, avec de superbes inscriptions.

Magnifique passage dans la montagne, pour remonter vers Areopoli par la côte est.

Coup d'oeil arrière permettant d'entrevoir les étagements de murets réalisés dans la montagne. Un travail colossal.

Descente vers Kokkala. Je suivais ici un groupe de motards allemands, dépassé dans un village, et qui m'ont doublé alors que je faisais des photos. Comme je filmais cette partie, on devrait avoir une vidéo époustouflante !

Une très vieille église dans un lacet.

Kokkala.

Ensuite, à Kotronas, j'ai à nouveau traversé la péninsule pour retrouver Areopoli. Puis une longue descente vers Gytheio.
Et enfin, une très belle route -enfin, comme chez nous- qui me conduit rapidement vers Sparti.

Une très belle église à Sparti, dans un ciel très menaçant.

En arrivant à Mystras, on aperçoit les rampes passées ce matin pour attaquer le col.

Heureux d'arriver à la maison. Tout est prêt. C'est génial.

Une bonne douche bien chaude. Un bon petit repas dans la tente. Et une petite séance Internet à la réception, avec la patronne du camping.
Une femme très gentille, qui parle un peu français.

Et retour à la tente, musique, dodo.

Demain, repos !

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