Etape 035 Jour 043

Etape 035 - Jour 043 - mercredi 26 mai 2010 - 113 photos - 300 km - 8.430 en tout

L'itinéraire en rouge. Plus visible.... De Corinthos à l'île d'Eubée. Evitement d'Athènes. Sans regret aucun, vu le brouillard de brume autour !

Petite conversation avec mes voisins de tente. Je n'avais pas fait attention, mais ce sont des français, et nous sommes dehors en train de ranger nos affaires en même temps, sous ce soleil déjà chaud. Ils n'ont pas trop le moral. En effet, ils rentrent aujourd'hui en France, vacances terminées. Ils sont venues en avion à Athènes, puis 3 semaines avec une petite voiture de location, et une petite tente.

Puis une autre discussion avec mes nouveaux amis belges, Jacques et Josiane. Nous avons bu un coup ensemble hier soir au bistrot, et passé un bout de soirée à faire connaissance. Nous nous reverrons, c'est sûr. En attendant, je pars vers la Turquie, et eux vers l'Italie. Bonne route à vous, les amis.

Les hollandais qui investissent le camping -c'est la nationalité la plus présente dans cette partiee de la Grèce- me souhaitent bonne route. Sympa, nous avions échangé quelques mots en français -rare chez les hollandais- depuis avant-hier soir.

Bref, tout ceci pour vous dire que, plus ça va, plus j'aime le camping. Les rencontres, les gens qui parlent, ceux que je croise. Toute une vie, comme dans un petit village, mais à chaque fois avec des têtes différentes. C'est mieux que l'hôtel -enfin, pas toujours...-, mais pour les hasards des rencontres, c'est absolument certain. Pour moi, entre un bivouac gratuit dans la nature et une nuit dans un camping, il n'y a pas photo. Bref, pas encore un vrai baroudeur, loin s'en faut ! Il me reste des côtés "modernes" que j'ai bien du mal à extirper.

Bon, je radote, je radote, alors que vous attendez depuis 5 minutes déjà la légende de cette photo, non ? Patience, j'arrive. Aujourd'hui, je quitte le Péloponnèse, qui m'a retenu bien plus longtemps que prévu. Sur ma route, la grande ville... j'ai nommé, Athènes. Que je tiens à éviter à tout prix. Autoroute pratiquement obligatoire. Mais je peux commencer par longeer un peu le littoral. Ici, peu après avoir traversé le canal de Corinthe. Beaucoup de raffineries dans ce coin, pas très folichon, finalement ! Et la route est difficile à suivbre, à cause d'une signalétique toujours aussi bizarre en Grèce.

Bref, à un moment, je constate deux choses. D'abord, il n'y a plus de paysage, tout est recouvert d'un brouillard ne permettant que de distinguer le contour des montagnes. Deuxièmement, les villes et villages se suivent sans arrêt, plus de vue sur la mer. OK, c'est bon, je décroche.

Je prends l'autoroute. Et je ne le regrette pas du tout. Prix : 2,65 euros en tout. Un gain de temps absolument considérable. Et merci, Jacques, pour l'info sur le nom de la ville à suivre, Lamia. Vraiment, quelle simplification.

Je quitte l'autoroute peu avant Chalkida, où j'arrive vers midi. Vous vous rendez compte ? Non, évidemment.

Je m'en doutais, je commence à bien vous connaître maintenant. Ben... Je ne peux rien faire pour vous.

Regardez sur ma carte, c'est pratiquement tout mon trajet jusqu'au camping ! Ici, en face de Chalkida. Cette ville se trouve partagée en deux partie, l'une sur le continent, et l'autre sur l'île d'Eubée. Cette île n'en est plus une depuis qu'un pont la relie au continent. Enfin, deux ponts maintenant. Un moderne, que j'évite, désireux de passer par l'ancien pont. Une belle rallonge... Deux camping-cars autrichiens sont également ici en train de faire des photos. Ils ont pris la même décision que moi. Nous discutons un bon moment, ils sont charmants. Le plus rigolo, c'est que je les retrouverai plus tard, au camping !

Alors, sur la photo, voyez-vous un truc qui vous surprend ? Nouveau. Non ?

Bon, ça aussi, je m'en doutais. C'est pénible, de toujours devoir tout expliquer !

Photo prise depuis le vieux pont. A gauche, le continent. A droite, l'île d'Eubée.

Quelques kilomètres plus loin, j'aperçois le nouveau pont, que je n'ai pas voulu prendre. Je suis encore à une quinzaine de km du camping, qui se trouve dans la ville d'Eretria. D'ailleurs, à Chalkida, j'étais perdu. Une voiture de police passe, je fais un signe, il s'arrête à ma hauteur, ouvre sa vitre. Je lui dis "Eretria". Il répond : "Follow me"... J'étais vraiment pommé, et il m'a rendu un grand service. Très sympa.

Le camping est superbe. Une très belle piscine, de beaux emplacement bien plats, sanitaires parfaits (il y a même un porte-moustiquaire !). Je m'installe, je mange, je fais ma lessive... Impeccable. Bon, je ne vais pas passer l'après-midi ici. Je demande aux jeunes de la réception s'ils connaissent une belle route qui va dans la montagne, et qui soit asphaltée. L'un des deux me dit : suis-moi, je vais par là, je te montrerai la route ! Quelle gentillesse.

Juste avant de partir, une photo de la plage du camping. Pas trop mal.

Je prends cette photo à quelques km du camping seulement, en direction du nord (regardez sur la carte).
Je me dirige vers la montagne, en espérant éventuellement traverser l'île et atteindre l'autre côté de la mer.

Vue sur le détroit séparant Eubée du continent. Athènes se trouve au loin, derrière la montagne. Mon camping est en bas.

C'est superbe. La route est magnifique. Paysage et asphalte. Par contre, il fait vraiment chaud. Je dirais 35 degrés.
Il faisait déjà 26 quand je suis parti de Corinthos ce matin (thermomètre en ville)!

De l'autre côté de la montagne, un paysage adorable. Cultures, oliviers, arbres fruitiers, petits villages.

Incroyable. Ici, la rivière a débordé et tout emporté sur son passage. Il y a des affaires dans les arbres à une hauteur que j'estime au moins à 3 mètres !
C'est à peine croyable. Mais quand on sait ce qui s'est passé chez nous à Vaisons-la-Romaine, on sait que la nature peut être très violente !

La même rivière un peu plus loin.

Des champs d'oliviers à perte de vue. J'adore ça. Au loin, des montagnes.
Il règne ici un calme absolu. Beaucoup de petites églises un peu partout.
Pas envie de visiter, trop chaud !

Il ne s'agit pas ici d'un accident de voiture, mais bien d'un monument de culte.

Il y a toujours une petite église dans les cimetières. Ce qui attire ma curiosité. Je décide d'aller voir, car j'ai vu la porte ouverte en passant.

J'ai compris. Les gens se réunissent ici lors des enterrements, c'est évident.
Les chaises contre le mur, la table pour mettre le cercueil, la petite table devant pour les fleurs et sans doute l'eau pour asperger le défunt.
C'est très intime.

Eglise de Steni.
Ici, je rencontre Pano. Je lui demande l'état de la route. Il appelle deux fois un copain pour me donner plein de détails. Super sympa, il me dit qu'il est hoors de question de ne pas aider un étranger qui voyage. Finalement, j'apprends que toutes les routes encore asphaltées se terminent en pistes, et l'asphalte ne va pas jusqu'à la mer. Mais il me conseille d'aller au moins jusqu'en haut du col.

Ce que je fais. Et même davantage, puisque je descends jusqu'au village de Stropones. Quelle descente magnifique. Je vous ai filmé la remontée.
Pour le DVD. Un "must" !
la chaine montagneuse qui se détache en haut m'a fait penser au "Pré de madame Carle", dans le massif des Ecrins, dans les Alpes.

Vanadis devant l'église de Stroponès. Là, je fais donc demi-tour.

Pas loin du col.
C'est vraiment splendide, puisqu'en faisant ce col, on aperçoit d'abord la mer côté Chalkida, puis peu après, la mer Egée de l'autre côté de l'île.

La mer au nord d'Eubée, avec en bas, le petit village de Stropones que je viens de visiter.
Ces villages sont vraiment d'un accès très difficile, et je vous garantis que certaines épingles.... Ce n'est pas du gâteau !
Quand je pense que la plupart des villages ne sont atteignables que par des pistes, je trouve que la Grèce est très impressionnante sur ce point de vue !

Et la mer côté camping. On aperçoit même le continent côté Athènes !

Je ne rentre pas par la même route, de peur de ne pas retrouver mon chemin. En effet, je suivais les pancartes vers Steni, mais en redescendant, je ne sais pas lesquelles indications suivre. Et comme j'ai changé de direction bien des fois, je ne suis pas certain de m'y retrouver. Je me rallonge, mais rentre par Chalkida. Regardez sur la carte, vous comprendrez.

Ce soir, je fais la connaissance de mes voisins. Un couple de motards hollandais, chacun sa moto, la même, des BMW 650 GS. Sauf que le gars, il n'a plus la sienne, elle est restée en rade à 70 km de là, batterie morte. D'un seul coup ! Heureusement, sa femme avait la sienne.

 

Excellente soirée dans une tente presque vide.

Tiens, pourquoi je dis ça, moi ?

Souvenez-vous, la photo de Vanadis en face de Chalkida. Il y avait un truc de spécial. Pour ceux qui n'ont pas trouvé. Mais si, il y en a plein, je le sais, pas la peine de vous cacher derrière vos pupîtres. Ce qu'il fallait voir : il n'y a plus qu'un seul sac sur Vanadis. Le rouge a disparu. Envolé. Perdu.

Perdu ? Non. Vous vous souvenez de Jacques et Josiane, mes nouveaux amis belges rencontrés au camping de Corinthos. Ce sont eux qui ont pris mon sac. Avec tout plein d'affaires dedans. J'estime le poids entre 15 et 20 kgs. Jacques me dit 15. Donc, environ 15 kilos de moins à porter pour Vanadis, un seul sac de rangement pour moi, du volume libéré dans les valises, c'est un bonheur absolument énorme. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureux de leur proposition. Et comme si ce n'était pas assez, ils m'ont en plus invité à passer une nuit chez eux lorsque je passerai récupérer mon sac. Quelle gentillesse. Je me sens vraiment plus en sécurité maintenant sur la route, et je vais vivre mon voyage avec encore plus de bonheur.

C'était la bonne nouvelle du jour.

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