Etape 036a Jour 045

Etape 036a - Jour 045 - vendredi 28 mai 2010 - 104 photos - 145 km - 8.850 en tout

L'itinéraire en rouge. Balade dans la montagne d'Eubée, sur la suggestion des bikers hollandais;

Bien. Je suis réveillé de bonne heure. A 7h30, je suis à la réception. La patronne s'y trouve déjà. Elle parle français (étudié à l'école), et est heureuse de le parler. Du coup, je lui fais plaisir. Oui, il y a un opticien à Eretria, à 2 kilomètres d'ici. Il ouvre à 8 heures. La première info est bonne, pas la deuxième. Il ouvre à 9 heures. Bon, vu la distance, ce n'est pas un problème, un peu de surf sur Internet en attendant...

La photo, c'est la boutique de mon opticien sauveur. Il est fantastique. Il y avait beaucoup de dégâts. D'ailleurs, le verre est ébrèché, mais ça va. Il m'a tout redressé, mais très professionnellement. Il a passé une bonne demi-heure à bosser, et le résultat est probant : bien mieux qu'avant ! Et pour faire ce boulot, il m'a demandé trois euros. Alors, je dis : bravo et félicitations ! Et merci, monsieur l'opticien (qui parlait anglais sans problème, en plus !).

Puis l'idée me vient de quitter Eubée par ferry, au lieu de faire le grand tour par l'autoroute. La patronne téléphone pour moi, pour obtenir les horaires. Un par heure, c'est bon. Mais je trouve qu'il est trop tard pour partir maintenant. Les hollandais m'ont indiqué une belle petite route dans la montagne. Je décide d'aller voir ça de plus près, ce sera une petite journée, et ça me plait beaucoup.

Et c'est vrai que c'est beau. Mais impossible de quitter la route, c'est la seule qui soit goudronnée. la montagne est couverte de pistes, il y en a des dizaines et des dizaines. Pour ceux désireux de faire ce genre de route, venez en grèce, vous ne serez pas déçus, des milliers de km vous attendent.

Vers l'arrière, la mer, le golfe, le continent à l'horizon.

Le ciel est nuageux, il fait lourd, étouffant. Je suis trempé de sueur, sous ma grosse veste !
Ici, l'herbe commence à recouvrir la chaussée. J'aime bien quand c'est comme ça. Mais pas plus...

Beau et sauvage, difficile de se rendre compte, comme ça, que la montagne est habitée.
La végétation, quand elle est présente, est si dense que les fermes sont totalement invisibles.

A tout moment, sans aucun avertissement, en pleine ligne droite comme au beau milieu d'un virage...
En voiture, ça peut glisser. En moto, un coup de frein mal dosé, ça peut tomber !

Un autre exemple !

Le minuscule hameau de Macrychori. Et son église.

Belle descente vers le village de Manichia. Total changement de paysage, le village est bâti près du torrent qui a creusé une profonde vallée ici.

La route est fort dégradée, une fois de plus. L'herbe atteint ici la moitié du côté droit...

Le torrent a emporté une partie de la route. Quand ? Cette année, l'an dernier ? Juste avant d'arriver ici, à la sortie du village, il y avait une épingle à cheveu dantesque. Le béton avait en partie disparu, des ornières s'étaient formées suite à la disparition d'une partie du soubassement. Tout arrêt était impossible, j'étais heureux de le prendre en douceur, averti par la lenteur soudaine d'une voiture pourtant 4x4 me précédant ! Heureusement.

Après le pont... Mieux vaut ne pas rouler ici, car en-dessous, c'est le vide !

Mais c'est très beau, très sauvage !

Une belle série de boucles bien serrées pour sortir du défilé. Dont l'une bien dégradée !

Le ciel, entre-temps, s'est éclairci, et à la place d'une chaleur lourde, c'est du feu bien brûlant qui tombe du ciel.

Quelqu'un a posé un crâne de chèvre ici. Insolite.

Du même endroit, mais le regard tourné vers Vanadis, qui paraît bien insignifiante dans ce décor grandiose.
Ne lui dites pas que j'ai écrit ça sur elle, SVP, elle est tellement crâneuse, la teutonne !

Ensuite... J'hésite, mais je suis courageux, et je poursuis jusqu'au bout, jusqu'à la mer, jusqu'à Kymi. Sous cette chaleur, il fallait le faire. J'en avais marre, je commençais à avoir quelques hallucinations, bref, j'avais très faim, très chaud, très soif !

Une très longue et très belle descente m'attendait encore depuis Kymi jusqu'en bas. La route est juste goudronnée, donc très très belle, c'est déjà ça !

La mer, le port. Je me pose ici, pour une belle pause. Je me retape.

Je m'enfile la totalité de cette boite (j'adore ça), plus deux bananes achetées hier soir et déjà en état bien avancé (il était temps, pas question de garder quoi que ce soit dans ce pays), le tout arrosé d'eau accompagnée de plusieurs barres de céréales. Franchement, je me sens beaucoup mieux. Mais il ne fait pas plus frais pour ça.

Pendant que je mange, j'assiste au manège d'un flic dans un très gros 4x4 qui n'arrête pas de faire le tour du port. Il m'énerve. Je pars.

C'est joli. Je ne me sens aucune envie de remonter les 50 virages que je viens de descendre pour arriver ici. Je vois sur ma carte qu'une route longe le littoral, et rejoint le littoral à Alivéri, rappelez-vous, la ville importante traversée hier. OK, je tente, on verra bien.

Sur le port. Depuis combien de temps est-ce comme ça ?

En fait, la route longe bien la mer, jusqu'ici. Soit environ 5 km... Ensuite, elle grimpe au sommet de la montagne.
Heureusement, le macadam est tout neuf.

Et du sommet, j'ai une très belle vue sur le port de Kymi (tout au fond).

Le reste est sans grand intérêt. je suis fatigué, plus envie de photographier. De plus, le paysage est très brouillé au loin.
Je retrouve bien ma route d'hier, que je commence à connaître. Grosse circulation.

Je suis heureux d'arriver au camping, et de me précipiter sous la douche. Quel bonheur.
Je vais ensuite marcher dans l'eau sur la plage.

Puis direction "la réception". la patronne m'installe table et chaise à l'ombre, dehors, et m'apporte une rallonge électrique. Génial !

Les autrichiens viennent demander de mes nouvelles -au sujet des lunettes- et concluent qu'au moins, les grecs sont de bons artisans !

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