Etape 039 Jour 048

Etape 039 - Jour 048 - lundi 31 mai 2010 - 76 photos - 156 km - 9.396 en tout

L'itinéraire en jaune. Remontée vers le nord.

Je quitte donc le Pélion, que je n'ai pas pu visiter comme je l'aurais voulu. Ici à Agria, peu avant Volos, que je retrouve sans plaisir. Moins de circulation que samedi, mais il y en a quand même. Cette ville est un véritable goulet d'engorgement, point quasiment incontournable pour toute entrée ou sortie du Pélion. L'air y est quasiment irrespirable, je suis heureux lorsque j'en ai fini avec elle. Alors, en été ? Je n'ose imaginer...

Je roule maintenant dans une immense plaine, direction nord. Comme j'ai trouvé un camping à mi-chemin de ce que j'avais prévu au départ -une trop longue étape en km, pas envie de trop rouler par cette chaleur-, je tente une petite route qui rejoint puis longe la côte. Vu ce que je connais des routes grecques, je crains le puire, d'autant plus qu'elle n'est même pas notée comme "touristique" sur ma carte Michelin.

La voici, peu après Achilleio. Une longue ligne droite, qui fonce vers la montagbne, plein est, derrière laquelle doit logiquement se trouver la mer.

Et voilà. A Kalamaki, la route attaque donc la montagne comme prévu. La vision aérienne sur l'immense plaine est saisissante.

Je peux respirer. Non seulement elle n'est pas mauvaise, mais elle est même parfaite, cette route. Par contre, aucun paysage, car elle traverse des forêts. De magnifiques forêts de chênes, avec de belles fougères sur les talus. C'est rare en Grèce. La température est excellente, l'air très agréable. Beaucoup de virages, pas un chat. Juste un très gros troupeau de chèvres. Enfin, je dirais environ 250 têtes. Elles sont au milieu de la route. D'abord le berger, puis trois gros chiens couchés sur le goudon, les chèvres plus loin. Le gars me fait un signe, et crie quelque chose aux chiens. Les molosses se lèvent calmement sans même me regarder passer. Crâneurs ! Puis les chèvres commencent doucement à s'écarter. Je roule en première, tout doucement, presque sans bruit. J'assiste à un spectacle intéressant. J'ai l'impression de voir s'écouler un liquide de ma droite vers ma gauche. Sauf que les gouttes d'eau sont les chèvres, qui s'agglutinent et glissent de plus en plus vite à gauche. La route se vide rapidement. Je suis seul, il n'y a plus une seule goutte d'eau... pardon, plus une seule chèvre sur l'asphalte, toutes tombées dans le ravin... Très impressionnant.

Puis, comme je m'y attendais, j'aperçois la mer au loin, vers le sud.

Je vire au nord, comme prévu également. La descente est longue, avec de très belles épingles. Suirprenant, car l'altitude est faible, mais je suis souvent stupéfait par la densité et la pente des virages dans cette montagne à priori si facile. Le rivage reste quasiment invisible à cause de l'épaisse végétation bordant la route.

Enfin, je rejoins le littoral. Ici, un camping sauvage. En fait, la voie remonte assez vite, et longe la côte en surplomb.

Pour finalement arriver quasiment dans l'eau. Une grosse surprise m'attend. Je ne pensais pas du tout trouver ce genre de côte. Une plage, immense. La route longe la mer sur au moins une dizaine de kilomètres. Presque personne. Des bistrots, des restaurants, des transats installés ici et là, mais je ne vois pas dix personnes au kilomètre sur le rivage.

Je pourrais me baigner tranquille, je ne serais pas dérangé. Ce n'est pas vraiment du sable, comme vous pouvez le constater, mais des petits gravillons. Très agréable. Mais il y a un problème. L'eau n'est pas propre. Beaucoup de déchets végétaux flottent plus ou moins en surface. pas question de plonger là-dedans. Par ailleurs, il y a beaucoup de déchets, sacs plastique, bouteilles vides... Quel dommage, une fois de plus.

Un tel potentiel devrait être en parfait état !

Après Velika, la route s'élève à nouveau. Pas pour très longtemps.

Au loin apparait une montagne avec encore de belles traces de neige. Vous ne la voyez pas sur la photo, mais elle y est. Au fond.

C'est le mont Olympe (en grec ancien Oλυμπος / Ólympos, en grec moderne Όλυμπος / Ólimbos), la plus haute montagne de Grèce, avec un sommet à 2 917 mètres. Il fait partie de la chaîne du même nom. L'Olympe est traditionnellement le domaine des dieux de la mythologie grecque.

Je traverse deux villages, Paliouria et Koutsoupia, chacun avec sa belle plage sale, avec plein de détritus, de poubelles débordantes...

Un petit coup d'oeil arrière sur la crique de Paliouria.

Koutsoupia.

Et, vue de loin, le littoral de Kokkino Nero.

A partir d'ici, la route s'éloigne fortement du rivage, contournant très certainement une grande zone marécageuse. Je retrouve la grande route de Thessalonique, en partie autoroute. Je paye 1,50 euro pour une minuscule portion de quelques kilomètres... Mon but est difficile à trouver, ma catrte n'étant pas précise, mais finalement, en demandant mon chemin.... je le trouve !

En fait de camping, il y en a 5 ou 6 sur cette très longue plage de Neo Pantelemonias...
Ici, côté château, elle est bien plus longue de l'autre bord.

Dix euros, c'est propre, il y a Internet. Ma tente n'est pas sur la plage, mais à une centaine de mètres.

Parti à 8h30, il est 13 heures, c'est bien. Il fait très chaud, et je me précipite sous... la douche, après avoir monté la tente.

Le ciel s'est couvert, c'est plus respirable.

Quelques autrichiens en fourgons emménagés sont installés jusqu'au bord de l'eau. C'est la nationalité la plus représentée ici, avec les hollandais.

Je vais aller sur la plage écouter un peu de musique.

Au fait, pour ceux qui n'ont jamais écrit sur le livre d'or, et qui viennent régulièrement me lire, ce serait sympa de me mettre un petit mot !
Vous en aurez pour moins longtemps que moi, et ça me fera toujours plaisir.

Je ne pensais pas trouver plus fainéant que moi, mais si, finalement, ça existe...

 

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