Etape 040 Jour 049

Etape 040 - Jour 049 - mardi 1er juin 2010 - 79 photos - 321 km - 9.717 en tout

L'itinéraire en jaune. La Chalkidie. Péninsule de Kassandra.

Je viens juste de quitter le camping. Et on voit bien le mont Olympe.
C'est le moment où jamais de vous en faire une photo. La montagne des dieux grecs.

Ensuite, c'est simple, c'est autoroute ou... rien. Pas le choix ! Il m'en coûtera 2,50 euros pour atteindre la grande métropole qui porte le doux nom de Thessaloniki. Il fait environ 22 degrés. Je ne vous dis pas ça par hasard ! C'est que la pluie s'est invitée. Et pas la petite averse de rien du tout. Non, les trombes d'eau, mais par intermittence. J'ai donc eu le temps de sécher à motié, puis de mouiller à nouveau.. Mais quand il ne fait pas froid, finalement, c'est acceptable, et je me suis surpris à sourire tout seul ! Et comme la route est belle, la moyenne l'était aussi, malgré l'eau du ciel. Je me suis un peu trompé en contournant cette immense ville, et je filais allègrement vers la Bulgarie... Demi-tour, direction la Chalkidie. La vue des maisons blanches de Thessaloniki et de son énorme banlieue, depuis les hauteurs de l'autoroute, m'ont confirmé avoir fait le bon choix en décidant de ne pas la traverser ! C'est certain, il m'en aurait bien coûté une paire d'heures, et de jurons, et peut-être un accident. Une fourmilière ! Non, une termitière ! Au secours...

La descente de la côte ouest de la Chalkidie se fait sur une route de deux fois deux voies, absolument excellente. Entre-temps, le ciel s'est éclairci -disons plutôt que le nuage qui recouvrait le ciel s'est éclairci- et la pluie a cessé. J'aperçois la mer de loin, mais je ne m'en approche pas. Je sais que mon camping se trouve juste au début de la péninsule de Kassandra. Et j'y arrive à 11h30 !

Je suis extrêmement bien reçu par Dimitri, avec lequel j'ai sympathisé, et qui me fait payer dix euros au lieu de... 14 ou 15 ! De plus, il voit tous les tampons sur ma carte "SunShine", une chaine de campings que j'essaye de suivre tant que faire se peut, car on y a droit à 20% de réduction en la présentant. Il me demande si j'ai aimé la bouteille de raisiné. C'est un cadeau que l'on doit recevoir lorsqu'on arrive au 5ème camping de la chaine. Je lui dis que je ne l'ai pas eue. C'était dans le fameux camping que je n'avais pas trop aimé, en très forte pente. Dimitri se met en colère, comme quoi c'est inconcevable, va me chercher la fameuse bouteille, et passe un coup de fil au directeur de leur groupement pour sermonner le fameux camping fautif... Un excellent commerçant, ce Dimitri !

Ci-dessus une photo de la plage du camping. Vers la droite.

Et vers la gauche.. Vers le sud, par conséquent.

Le camping est très propre. Je le trouve juste un peu cher -enfin, en tarif normal. Et il n'a pas Internet ! Bientôt....
Je mange vite fait, et décide de faire le tour de la péninsule de Kassandra cet après-midi, pour profiter du beau temps qui semble revenir.

Une étroite bande de terre constitue de début de Kassandra. On aperçoit par moments la mer des deux côtés.

Le petit port de Nea Fokea, avec une petite tour en face. Des touristes étaient en train de manger dans un bateau de plaisance.

Je me dirige d'abord vers la côte ouest, puis je fais demi-tour au bout de deux minutes. En effet, le ciel y est noir d'encre, et je vois distinctement les trainées de pluie barrant le ciel, en même temps qu'un vent fort s'élève en provenance de ce rivage. Bonne décision, car sur la côte est, c'est sombre, mais il ne pleut que de façon intermittente. Je reçois donc quelques gouttes. Mais ce n'est pas ce qui m'agace. C'est plutôt le fait que, une fois de plus, je longe un rivage totalement inaccessible, puisque complètement pris, occupé, acheté, fermé, barré, par des hôtels de luxe qui se succèdent sans discontinuer ! J'aperçois un bout de mer de ci de là, entre deux bouquets de sapins, ou entre deux bâtiments.

Enfin, à Polychrono, l'accès à la mer est plus large, il y a une avenue. J'y conduis Vanadis. Les parpaings jusque sur la plage. Je ne suis pasd emballé. Dimitri me dira plus tard que si j'avais vu ces plages avec un ciel bleu, et sans vent, j'aurais fait des centaines de photos, car c'est comme sous les tropiques. Je veux bien le croire, mais les hôtels, les maisons, le ciment, ils sont toujours là, non ? Et l'accès reste très difficile, la plupart du tempss privé.

Par contre, les buissons de lauriers roses ou blancs de chaque côté de la route, malgré le ciel gris, c'est toujours merveilleux pour les yeux.

Et le nez aussi, peut-être. Mais le mien n'est pas assez perfectionné !

A Pefkochori, c'est plus joli. Mais je pense que c'est dû à un petit trou de lumière dans le nuage, ce qui donne de suite une autre couleur à la mer !

Je suis maintenant dans la petite baie de Paliouri, presque au bout de Kassandra. Ici, un bateau local transportant des touristes -ceux-là étaient grecs, je les ai croisés, ils avaient droit à un tour de la plage à pied, et retournaient à leur bateau...

Au même endroit. Je ne comprends pas la raison de cette effigie. Décès de ce couple par accident ici ? Noyade peut-être ? Suicide ?
Luc, c'est ton domaine, je te laisse mener l'enquête.

Bien. Arrivé au bout de la péninsule, la route se poursuit sur l'autre façade. Je remonte vers le nord.
Un très joli paysage, sur un terrain en partie sablonneux.

A mes pieds, un troupeau de chèvres qui me permet, une nouvelle fois, de vérifier l'analogie avec l'eau. Le troupeau s'étire comme le ferait un torrent. Par exemple, lorsqu'un arbre se trouve sur leur chemin, une partie part à droite, l'autre à gauche, et s'écoule dans la pente comme le ferait n'importe quelle rivière ! C'est très étonnant, mais ça marche !

Des petits villages de vacances de luxe sont en construction dans cette région. Je vois la mer par moments à gauche, et plus loin à droite, tant la péninsule est étroite, et la route passe ici sur les hauteurs. Seuls les bois empêchent la vue complète.

La route rejoint le littoral à Loutra. Bien différent, ce côté. Beaucoup plus sauvage, beaucoup moins bétonné, que l'autre. Ce qui me plait davantage !

Malheureusement, alors que le ciel est à peine plus sombre, la pluie augmente à un point tel qu'elle se change en une terrible et très longue averse, froide, glaciale. Je n'avais pas prévu ça du tout. Ma protection de pluie est bien à l'abri dans le sac, sous la tente. Vraiment utile... Bref, plus question de faire la moindre photo, je ne vois rien, la route est glissante, dangereuse. J'arrive au camping en grelottant !

La pluie s'arrête pratiquement à mon arrivée !

Tout le monde connait le bronzage agricole. Qui connaît le mouillage BMW GS ? Le voici !

Une longue douche chaude. Ah oui, je ne vous l'ai pas dit mais ici, c'est avec des jetons. Six minutes d'eau chaude, c'est le premier qui me fait ça en Grèce. Très moderne, le gars Dimitri ! En fait, je ne comprends pas, car je sais que je suis resté beaucoup plus que six minutes sous la douche chaude !

Ensuite, je m'attaque à la fameuse bouteillee de raisiné, histoire de terminer de me réchauffer. On dirait une anaalyse d'urine... C'est un vin blanc.

Evidemment, je retourne la bouteille pour photographier l'autre face, et je la fais tomber... La moitié du raisiné se perd dans le sable !

Je discute tout un moment avec un suisse, moitié en français et moitié en allemand. Il a 78 ans, et est venu avec sa caravane, et madame. Super sympa. Du coup, il n'échappe pas aux visites des villes, et aux achats de ci de ça... Eh oui, mesdames, vous avez une certaine réputation, internationale !

Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point je trouve ce tableau de bord moche ! Carrément laid !

Et bien sale, mais ça, ce n'est pas de la faute du constructeur. L'eau qui est tombée est chargée de boue.

Je me sens mieux. Le soleil est revenu. Je mets veste, chaussures, chaussettes, gants et pantalon à sécher.

La plage, après la pluie.

Le touriste.

Les papapluies.

Dimitri est un passionné de photos. Et un très gros travailleur. Il a tout de suite vu mon appareil photo, et me demande si je veux bien lui faire des photos du coucher de soleil pour sa prochaine plaquette du camping. Il n'a pas le temps, trop de boulot. Pourquoi pas ?

Je vous fais profiter d'un petit extrait vite fait.

Un dernier lampadaire allumé.

Les nuages s'effilochent. J'aurais bien aimé qu'ils le fassent quelques heures plus tôt !

Et la terre continue de tourner !

Cette montagne, au loin. C'est... Non, pas possible ! Eh bien si, Dimitri me le confirme en regardant mes photos.

C'est le Mont Olympos, de l'autre côté du golfe. Impressionnant !

Un dernier éclairage au-dessus du camping.

J'adore ces chaudes couleurs.

Olympos, le crépuscule des dieux.

 

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