Etape 043ab Jours 53 et 54

Etapes 043ab - Jours 053-054 - samedi et dimanche 5 et 6 juin 2010 - 5 km -

Voilà le camping/motel dans lequel j'ai dormi 3 nuits, passé deux jours et demi. Au bout, la plage. Superbe temps vendredi après-midi, moyen samedi matin, pluie samedi après-midi, orage et pluies torrentielles samedi soir -j'ai dormi sur un matelas d'eau !-, temps revenant très très lentement au beau dimanche. Je n'ai rien fait d'autre que la mise à jour du site, et discuter avec mes nouveaux amis. Un fameux week-end.

Le même, vu cette fois depuis l'intérieur. On aperçoit Vanadis à gauche.

Sergio et Annalisa, mes amis italiens de Florence. Avec leur Guzzi 750 sur la petite image du lien, le lundi 7 juin, au départ.

Ils ont eu l'immense gentillesse de m'inviter à manger à nouveau des spaghettis mijotés par Sergio et une excellente salade préparée par Annalisa. Et avec ça, ils ont également invité Grégory à partager ce repas. Un moment inoubliable. Qui restera parmi les grands moments de ce voyage.

Et Grégory de Lille. Parti fin mars, il a suivi pratiquement le même itinéraire que moi. Sauf pour la Grèce, qu'il a "juste" traversée (je mets entre guillemets le mot "juste", car c'est en vélo qu'il se déplace, alors c'est évidemment énorme). Nous avons beaucoup discuté sur une petite table dehors, à l'abri de la pluie -il faisait bon-, et nous nous sommes raconté nos aventures. Ce qui nous a mutuellement très intéressé. D'ailleurs, Grégory m'a un peu remis le pied à l'étrier concernant la Turquie, vers laquelle il se dirige lui aussi. Cette photo a été prise "demain".... lundi matin, alors qu'il partait pour Istanbul.

 

 

Pour conclure sur la Grèce, je suis content de partir comme à chaque fois que je change de pays, mais ceci n'a absolument rien à voir avec une joie de quitter le pays. J'étais également heureux de quitter la Norvège -que je considère comme un des plus beaux pays d'Europe, en terme de paysages-, pareil pour l'Islande, etc... En fait, comme à chaque fois pour moi, quand mon programme est terminé, j'ai envie de passer à autre chose.

La Grèce est nettement plus grande que je ne le pensais. En fait, c'est un pays très surprenant à plus d'un titre. Seulement 137.000 km2, alors que la France en fait 552.000. Cette impression vient certainement du fait que 41% des terres y sont inexploitées, alors que ce pourcentage n'est que de 20% pour la France. Ce pays m'a beaucoup surpris, à plus d'un titre. C'est beau, et la météo y est très agréable, forcément. Le soleil y est généreux, les températures clémentes. Ce serait parfait pour un voyage en moto si... l'état des routes était meilleur. C'est, sur ce point de vue, un pays relativement dangereux. Routes défoncées, énormément de graviers/cailloux partout, pourcentage des pentes phénoménal -avec des arrêts obligatoires (genre "panneau stop" par exemple) en pleine pente très courants-, traversée périlleuse des villages en montagne -fort rétrécissement des voies, avec toujours ces côtes abruptes et couvertes de gravillons tombés des camions- font que je me suis souvent senti en situation de stress. Soyez très prudents : il est possible de s'engager sur une route/chemin/piste, et de ne pas pouvoir faire demi-tour.... Ceci ne m'est pas arrivé, car j'ai "senti" ce risque, mais j'ai entendu plusieurs témoignages, et je n'en suis nullement étonné. Mon attention a donc très souvent été consacrée à la route, j'y ai beaucoup perdu en plaisir. En effet, j'adore rouler de façon insouciante, avec pour seule joie celle de regarder autour de moi, mais pas autour de ma roue avant !

Le point qui m'a également déçu est celui concernant les infrastructures "camping". Ils ne sont pas nombreux, beaucoup ont fermé leurs portes, et leur état, au vu de mes observations confirmées au fil des semaines, va en se dégradant. C'est ennuyeux lorsque l'on possède un budget "serré", ce qui est mon cas. Ma conclusion est la suivante : si je reviens en Grèce, ce ne sera pas en moto, mais en voiture/fourgon modestement aménagé, et je dormirai les deux-tiers du temps dans mon véhicule, le tiers restant seulement dans les campings, pour les commodités indispensables -douches, lessives.

Enfin, un mot sur les habitants. En général, j'ai observé que les grecs ne s'occupent pas des touristes. Chacun son problème, c'est un peu ce que j'ai ressenti. Donc une indifférence assez générale. Ceci dit, et comme dans tous les pays, j'ai toujours et partout trouvé des gens adorables. Pour cela, il suffit de faire l'effort d'entrer en contact avec eux, de faire le premier pas, de sourire, et c'est tout. Bref, une question de bon sens avant tout. Nulle part je ne me suis senti agressé. La liberté y est totale. J'ai adoré la présence de dizaines de milliers de cafés/bistrots, avec tous ces pépés en train de discuter, partout, et à toute heure. Juste dommage que les femmes ne s'y trouvent pas avec eux ! Je ne parle que des villages, ayant évité les villes. Mais dans celles-ci, et je l'ai bien vu à Sparte, toute la population est au café, tous sexes confondus, surtout chez les jeunes. Donc attention, je ne généralise pas.

Les grecs ne sont pas très sympas avec leur environnement, et ne font pas trop d'efforts dans ce sens. Dommage, surtout compte tenu de la beauté naturelle de leur pays. On trouve ainsi de fort nombreuses décharges sauvages. Et de comportement identique. Ainsi, lors de la course automobile à laquelle j'ai un peu assité par surprise, j'ai pu observer la quantité de déchets laissés par les spectateurs, à même le sol, la route, là où ils se trouvaient : canettes vides, bouteilles d'eau, sacs plastique. Chacun s'en va en laissant ses ordures sur le sol. Education, certainement. C'était un peu comme ça en France quand j'étais jeune. Nous nous sommes énormément améliorés sur ce point. Heureusement. Les grecs ont sans doute d'autres priorités.

Impossible de regretter ces semaines, malgré le stress routier et la difficulté à trouver les gîtes. C'est un pays magnifique, qu'il faut absolument aller visiter. Il y a de quoi y passer des années entières, sans jamais s'ennuyer. Il faut juste savoir où l'on va, et bien réfléchir à ce que l'on veut y faire, toujours à cause du réseau routier. Et par conséquent, bien réfléchir sur le choix du véhicule.

 

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