Etape 063 Jour 58

Etape 063 - Jour 058 - jeudi 10 juin 2010 - 48 photos - 257 km - 11.133 en tout

L'itinéraire en rouge. Retour vers la côte sud et la mer Egée. Je me retrouve sur mes itinéraires prévisionnels (63 et suivants).

Il est un peu plus de 9 heures lorsque je lance le moteur de Vanadis, toujours présente au poste. Temps mitigé sur Erdek, et couvert comme l'autre fois lorsque j'arrive sur Bandirma. J'ai bien l'impression qu'il pleut des cordes vers le nord-est. Heureusement, je fonce plein sud, ça ne peut pas être pire !

Que de la 4 voies, mais dans un sale état. Le goudron qui fond, je roule souvent sur la bande d'arrêt d'urgence. Là, c'est correct. Je ne prends aucune photo, le paysage n'en vaut pas la peine. De très grandes lignes droites, sans fin. Des zones de travaux régulièrement, mais sans personne. juste les panneaux limitant la vitesse à 30 km/h, ce que personne ne respecte. Ils ont du oublier de les enlever, avec les panneaux "gravillons", car il y a longtemps qu'il n'y a plus de gravillons... Bref, ça roule bien, j'en profite, c'est fort agréable. Puis le paysage prend un peu de relief, c'est plus agréable.

Ici, en amprochant de Balikesir.

Balikesir. La pub. Les énormes rangées d'immeubles occupant les monts autour de la ville.

Ma route traverse la banlieue. C'est une grande ville, et je vais longer des quartiers entiers couverts de petits immeubles comme ceci.

De temps en temps, une mosquée. J'en vois une en construction, de loin. En briques.

Les metits immeubles. C'est joli. Et extrêmement régulier.

Je viens de quitter Balikesir. Je roule maintenant vers l'ouest.

Grosses collines, grands espaces. La route est belle, il n'y a plus de travaux. Je retrouve ici la joie de rouler en moto.
En plus, la température est délicieuse.

Le ciel est de plus en plus clair, je vois ça avec grand plaisir. J'ai fait le bon choix !

Insensiblement, le relief se fait plus présent.

Tout simplement parfait. La joie de rouler. Je sens Vanandis prête à foncer, ses muscles frémissent. Je lâche un peu la bride par moments.

Et la mer apparait, avec les collines couvertes d'oliviers. Et le vent chaud, très chaud !

Par contre, dans les champs à droite et à gauche en approchant de la mer, je vois des dizaines de dos courbés, à 90 degrés, d'antiques outils agraires dans les mains. Ce sont presque toujours des femmes. Des hommes les transportent dans des camions à benne, par paquets... Dur, dur.

Ayvalik. Les turcs ont l'habitude de rajouter la population -pas toujours-, mais on ne sait pas à quelle date... Enfin, ça donne une indication.

Il y a une île, Alibey, devenue presqu'île depuis qu'un pont a été construit. Je me demande si ce n'est pas pour passer dans l'escarcelle de la Turquie. En effet, les îles de la mer Egée, même proches du rivage, font partie intégrante de la Grèce. Certaines sont devenues turques, et je sais qu'il y a eu des échanges de population. C'est très curieux. Ici Vanadis, à Ayvalik, juste avant de passer sur Alibey.

Côté Ayvalik.

Le fameux pont conduisant sur Alibey. C'est en fait une digue.

Il y a un camping à l'extrême ouest de l'île. Coup d'oeil arrière sur le continent.

La côte est morcelée de criques et de baies.

La route traverse une belle pinède pendant quelques kilomètres avant d'atteindre le camping.

Très correct. Douches chaudes, toilettes propres, cuisine, laverie, tout y est. Chaque emplacement dispose d'une table et de deux chaises, ainsi que d'une prise électrique ! Même Internet sur ma petite table. Un vrai bonheur ! 15 TL tout compris. Les emplacements sont sous des canisses, ce qui est un vrai bonheur, car l'ombre est vraiment indispensable ici. J'en profite pour faire une petite lessive, ça va sécher à grande vitesse !

Ah oui, j'oubliais. Je retrouve aujourd'hui les grosses chaleurs perdues depuis un moment. Il fait plus de trente degrés.

Mon voisin, sans s'imposer du tout, me propose de me prendre en photo. Pourquoi pas ? Merci. Juste avant que je ne mette mon short.

La plage du camping.

Vue globale du champ dans lequel je me trouve, Vanadis devant mon emplacement.

Voilà. Je suis tellement content que j'ai à moitié envie de rester 2-3 jours ici, histoire de prendre un peu de vacances.

J'ai vraiment apprécié la route aujourd'hui, la joie de rouler sans stress, comme chez nous.
C'est ce qui me manque le plus, en fait ! De bonnes routes.

 

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