Etape 066 Jour 61

Etape 066 - Jour 061 - dimanche 13 juin 2010 - 88 photos - 204 km - 11.735 en tout

L'itinéraire en rouge. Poursuite de la descente de la côte égéenne.

Je m'en doutais bien... A 3 heures du matin, musique, voitures. Des bandes de jeunes passent près de la tente. Je ne sors même pas voir. Il faut quand même que j'admette m'être rendormi plutôt vite ! Par contre, ce matin, je suis à nouveau réveillé par des bruits. Du coup, c'est décidé, je pars !

Je n'étais jamais parti aussi tôt, puisque Vanadis a commencé à bosser à 6h40 heure turque -la même qu'en Grèce, donc 5h40 pour vous.

Ici, vue depuis le port de çesme. Et comme toujours, l'extraordinaire netteté de la lumière matinale.

Concernant çesme, traversée hier par le centre -en partie-, je peux vous garantir que je nne me souviens pas avoir vu une ville avec une teelle quantité d'hôtels au km2. C'est invraisemblable, il y en a absolument partout. Le nombre de pancartes est tel qu'il est certainement très difficile d'en trouver un en particulier.

Evidemment, je reprends l'autoroute de çesme à Urla. Car je ne vous ai pas raconté le coup du paiment, hier, en sortie d'autoroute ! J'ai payé 10 TL pour 28 km, et j'ai été obligé de prendre une carte. A force de discussions, j'ai fini par comprendre que cette carte contenait un crédit pour de futurs trajets... Je n'aime pas du tout cette façon de faire. Hyper moderne, oui, pour te piquer du fric aussi ! Je hais les forfaits de toute sorte, je préfère payer ce que je consomme, point. Ou du moins, non, je me suis mal exprimé. Je peux être d'accord pour acheter un forfait, mais celui-ci ne devrait jamais être imposé. C'est un aspect de notre société de consommation que j'abhore particulièrement, d'autant plus que ceux qui vous obligent sont les plus riches !

Du coup, je sors ma carte spécial autoroute, elle m'ouvre les barrières, je n'ai rien à payer. Encore heureux ! Je lâche Vanadis à la vitesse autorisée : 120, sans la dépasser ! Je suis un visiteur respectueux. Vous ne pouvez pas imaginer comme c'est bon de rouler comme ça au petit matin, toutes écoutilles ouvertes (les manches). L'air s'engouffre à l'intérieur, un vrai bonheur. Le paysage défile, j'arrive très vite à la sortie !

Une heure plus tard, à la sortie de Güzelbahçe. Encore un de ces villages aux maisons toutes identiques qui recouvre entièrement une colline. Je sais que ce ne sont pas que des villages de touristes, puisque j'en ai vu plein dans les grandes villes, en périphérie. Et ça pousse comme des champoignons, car il y en a partout en construction !

Une mosquée à la sortie de Seferihisar.

Et je rejoins le bord de mer. Tout simplement magnifique, et désert ! Il faut dire qu'il est encore tôt, et c'est aujourd'hui dimanche.

Je stoppe histoire d'immortaliser la vue qui apparaît dans mon rétroviseur droit.

Un grand moment de bonheur sur cette route avec la moto. Je ne m'en lasse pas.

Plages, criques et baies se succèdent.Ici, Özdere.

Vue arrière peu après la sortie de la ville.

Les criques, souvent occupées par ces villages aux maisons semblables, sont également assedz souvent gardées par des hommes de main dans des guérites, avec une barrière baissée par défaut. La plage n'est donc accessible qu'aux seuls habitants, ou moyennant peut-être paiement ?

J'avoue ne pas avoir essayé.

Ici, l'hôtel est gigantesque.

Encore une jolie crique, mais que je ne peux photographier à cause du grillage longeant la route.

Une vue d'ensemble vers l'arrière.

Puis j'arrive à une importante zone marécageuse. Mon camping devrait se situer au bout.

J'assiste d'ici aux abblutions matinales d'une famille, un homme, une femme et une gamine. L'homme est en short, un seau à la main, qu'il plonge dans l'eau du marais, entre les joncs. Il vide le seau sur sa tête. Il en remplit un second, ouvre la partie avant de son short, et vide le contenu du seau dedans. La même chose par derrière. Il secoue bien le short. C'est terminé. La mère appelle sa fille qui ne veut pas y aller. Je suis parti. C'était rigolo.

En même temps, je l'enviais, car j'étais avec ma lourde veste sous le même chaud soleil !

Une rivière importante qui traverse le marais et se jette en mer. Le front de mer, au-delà du marais, est une immense plage de sable. Difficilement accessible, seulement par des pistes. Je vois des dizaines de vaches noires dans l'eau jusqu'au ventre, parmi les roseaux. C'est magnifique.

Au-delà du marais, à Pamuçak, je trouve le bon camping. 15 TL aussi. Internet à la supérette. Toilettes et douches sont très bonnes. Il y a de nombreux touristes européens en camping-car ici, ce qui est plutôt un bon signe. Par contre, très peu d'ombre ! Je glisse la tente sous cet olivier, c'est déjà pas mal.

A côté, un couple d'allemands de 65 ans, du sud de la Bavière, avec lesquels j'ai sympathisé. Ils adorent la France, qu'ils ont traversée en 1968 en renault 4L. Ils ont eue une DS, la plus merveilleuse de toutes les voitures qu'ils ont eue dans leur vie ! Juste à côté, des Hollandais, qui m'informent d'un élément du code de la route turque que j'avais entendu, mais effacé de ma mémoire, car il ne me plaisait pas. Ils me racontent ce que leur ont dit des motards allemands ayant eu une très forte amende à payer pour ça. De quoi s'agit-il exactement ? Eh bien, en Turquie, les vitesses maximum autorisées pour les motos ne sont pas les mêmes que pour les voitures. C'est 50-70-80, au lieu de 50-90-120. Donc, sur l'autoroute ce matin, je roulais 40 km/h au-dessus de la vitesse maxi... Vous êtes prévenus ! Ce sont les mêmes vitesses que pour les camions ! Ils me font voir un petit livre sur la route en Europe, et c'est bien inscrit ! Oups !

Je décide d'aller faire un tour à Ephèse, le fameux site archéologique, situé juste à côté, près de la ville de Selçuk.

La grande ligne droite qui va à Seçuk. A droite, sur la petite montagne, se trouve Ephèse.
Je vois bien le théâtre. Enfin, bien.... Je reconnais bien un théâtre antique !

Entrée des artistes, heu, pardon, des touristes... Très bien faite. Longue marche sous la canicule pour les malheureux visiteurs. Les taxis sont là, et vous proposent de vous conduire à l'entrée principale.... Malins, ces turcs. Ils me le proposent aussi. Sans succès. Je veux savoir si la "Müzekart" est enfin accessible aux étrangers. En effet, les turcs peuvent acheter une carte, 20 TL, leur permettant de visiter une très grande partie des sites archéologiques de leur grand pays, et ils en ont un paquet, croyez-moi ! Or, j'ai vu sur Internet que cette carte allait devenir accessible aux étrangers en 2010. Eh bien, je vous donne l'info en exclusivité : c'est non. Du moins, le gars n'est pas au courant, et me dit, "pas en 2010". Ben... pas grave. Ils me font économiser un litre de sueur, les amis turcs, ainsi que quelques livres, que je m'empresse de dépenser dans une belle platée de spaghettis... Non mais !

A défaut de curiosités antiques, de colonnes et de temples....
Quelques taxis locaux.

Un mini-bus local. Il y en a des centaines. Mais peu sont décorés comme celui-ci.

J'arrive quand même à apercevoir quelques éléments architecturaux d'autrefois.
Entre Vanadis et ces vieilles pierres, quelques siècles de technologie humaine.

La fameuse entrée principale. C'est vrai qu'elle est très loin de l'autre, sous ce soleil de plomb ! Avec Vanadis, un jeu d'enfant.

J'avais noté également, dans ce coin, la présence de la maison de la Vierge Marie. Quoi ? La même vierge Marie, mère de Jésus, crucifié sur la croix à Jérusalem ? Eh bien oui, elle serait venuue se retirer ici. Plusieurs des apôtres ont d'ailleurs traversé et évangélisé la Turquie. C'est à moins de dix kilomètres, par une belle route de montagne. Allons voir.

Ici, sur la route, une vue vers Selçuk.

Cul-de-sac. Pour visiter, 13 TL. Donc, demi-tour pour moi.... Mais c'est bien ici qu'elle a vécu et est morte. Enfin, d'après....

Très belle vue sur la mer Egée, la zone marécageuse dont je vous parlais, la plage du camping, et la zone du site d'Ephèse.

Beaucoup d'oliviers un peu partout dans la plaine. C'est magnifique.

J'adore cette photo, prise sur le vif. Il y a une grande statue de la vierge, sur le bord de la route, près d'Ephèse.
Un car de Japonaises, que des filles ! Et celle qui est chargée de prendre les photos, chacune lui apportant son appareil... au fur et à mesure.
Je n'ai pas attendu la fin !

Au-delà des oliviers, et des arbres fruitiers qui recouvrent la plaine, j'aperçois le château de Selçuk.
Allons voir la ville.

Et je tombe tout-à-fait par hasard sur ces colonnes, au-dessus desquelles nichent des cigognes, et leurs petits.

Juste à côté, une très belle sculpture illustrant un événement historique, et expliquée à côté.
Malheureusement, ma photo ne "rend" pas à sa juste valeur la qualité du travail artistique accompli.
Mais une fois de plus, j'aime beaucoup l'art sculptural turc.

En pleine ville. Même Vanadis a regardé, c'est pour vous dire !

Le château de Selçuk, que je ne visiterai pas non plus. J'attends vos compte-rendus, il faut bien que je vous laisse des trucs à faire !

Vous noterez la présence du stop "dur". Mais prononcez "Dour"...

Retour au camping, trempé de sueur.

La douche salvatrice, que je termine sur le mode "froid". Un vrai bonheur, l'impression de nager dans l'océan atlantique !
Après-midi passé sur la terrasse de la supérette, à 200 mètres, avec Internet et mon "laptop".
Puis longue conversation avec mes voisins allemands.

Sur le soir, je vais saluer les camping-caristes français aperçus ce midi lorsque je suis arrivé. Extrêmement gentils, ils m'ont invité à partager leur "apéritif". Ils sont de la Haute-Savoie, et arrivent de la Cappadoce par le centre. Ils sont déjà venus il y a deux ans. Nicolas et son épouse s'intéressent à tout, c'est formidable. Nous finissons par nous séparer, mangés par les moustiques, fort nombreux ici -les marais ne sont pas loin ! Je devrai d'ailleurs me battre avec plusieurs d'entre eux, qui avaient réussi à pénétrer dans ma chambre... J'ai gagné la bataille, mais j'ai reçu plusieurs blessures, dont deux sur la lèvre, bien enflée. Je n'aime pas les moustiques. D'ailleurs, je n'aime pas trop les insectes, en général. Il faudrait que je leur consacre un paragraphe entier, car je suis souvent confronté à eux. Chaque jour. Pas toujours les mêmes, c'est selon la nature du terrain, et la situation du camping. Les fourmis sont les plus nombreuses. Il y en a de très grosses. Mais je les préfère aux minuscules, qui rentrent partout, et sont innombrables. Les araignées sont également toujours présentes, et de toutes espèces. Je déteste les araignées "sauteuses". Les vers, les punaises, les blattes, les pince-oreilles, les... Innombrables. Mais quels nettoyeurs ! Je ne pense pas que l'humanité survivrait longtemps si les insectes disparaissaient, en fait !

J'apprends à faire avec ! Je partage quelque peu. Mais pas toujours. Il y a des morts... forcément.

 

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