Etape 067 Jour 62

Etape 067 - Jour 062 - lundi 14 juin 2010 - 45 photos - 124 km - 11.859 en tout

L'itinéraire en rouge. Le long de la mer Egée, toujours plus loin vers le sud

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Il est 10h30 lorsque je démarre la moto...

En fait, ce matin, je prends la décision de partir, mais sans me presser. Je ne pouvais pas partir à l'aube, les allemands ayant mon PC portable en charge dans leur camping-car... Mais pas question de rejouer avec les moustiques ce soir, et de laisser tente et moto sous cette fournaise. Car c'est toujours l'énorme chaleur, le ciel bleu, le manque d'ombre.

La grande plage du camping, sur laquelle je salue les français. Enfin, son épouse, car Nicolas, passionné de photo, est parti en chasse ! Merci à vous deux pour votre accueil, bon voyage de retour et à plus tard sur les ondes d'Internet !

La plage du camping à l'horizon. La région est couverte d'énormes complexes hôteliers, aquatiques...
Pas pour moi, ça !

C'est très joli, si j'enlève les hôtels.

Puis c'est la grosse surprise. Kusadasi. Une énorme ville touristique, couverte d'hôtels elle aussi.

Comment voulez-vous profiter d'un front de mer en moto ? Inaccessible.

Je profite d'un feu pour prendre une photo.
Je fonds, comme le goudron sur lequel je suis bien obligé d'arrêter la moto, et dans lequel je pose mes chaussures.
Cool, je vais reforcer mes semelles !

Ouf, je finis par sortir de cette énorme métropole, plusieurs villes se succédant ! Entrée dans le parc national créé dans une petite péninsule montagneuse qu'une petite route, goudronnée, contourne dans sa totalité. Là, c'est sûr, il n'y aura pas de construction ! Bingo, il n'y en a pas. Mais une déconvenue m'attend. L'entrée dans ce parc est payante, 7 TL pour la moto. Bon, je paye sans rechigner. Enfin, je grommelle bien un peu, mais tout seul. Vanadis est la seule à avoir entendu.

C'est très joli, et un peu aménagé. Il y a quelques points de vue, pour justifier la taxe, sans doute.

L'eau... Je vous laisse apprécier !

Quelques plages sont accessibles. Je vais à la deuxième, à 700 mètres. C'est goudronné. Puis... sentier caillouteux, en pente, je ne risque plus Vanadis sur ce genre de terrain maintenant ! Sympa, les gars. Je râle, cette fois, ouvertement. Mais je suis seul avec la moto.

La troisième est la bonne. Je passe devant une caserne de "jandarma" bien planquée dans la forêt et sur le rivage, avec gardes et mitraillettes...

L'endroit est sympa. Je suis trempé de sueur, je vais manger ici.

Auto-portrait, pour une fois. J'ai fait trempette. Pas totalement propre. Oui, je pinaille, mais c'est un parc national avec entrée payante.

Alors, j'ai le droit de faire des remarques !

Un taxi-bus arrive. Des plagistes en descendent. Le chauffeur fonce vers l'eau et plonge, en poussant un cri de joie. La belle vie ! Un couple quitte la plage et va vers le mini-bus. Le gars leur crie de s'installer, qu'il arrive. Il sort, se prend une douche, et retourne à son volant en dégoulinant de flotte !

Je ne me suis pas baigné. Je repars le long de cette superbe côte escarpée, quand, soudain, deux "jandarma" en armes me barrent la route. je pense à un contrôle, ne m'inquiète pas du tout, arrête en souriant. L'un d'entre eux me dit "finish". Quoi ? Mais c'est un scandale. La route est barrée. Je leur montre où je veux aller. Je dois faire demi-tour, retourner dans la ville et sa circulation.... Je suis dégoûté. Une belle rallonge kilométrique, et une partie de la zone que je voulais visiter que je ne verrai pas. Car après le contournement, je plonge vers le sud, comme prévu, mais en direct ! Et en plus, j'ai payé...

Bon, y'a pas mort d'homme non plus. J'ai appris qu'il y a un radar, au bout. D'où la fermeture ! Ils pourraient informer, quand même !

Obligé de passer par Söke. C'est une véritable fournaise. Je supporte stoïquement les embouteillages.

Après ? Regardez bien la carte. Une longue ligne droite de 30 kilomètres. Oui, Greg, je sais que ce n'est pas autant que celle que tu as faite avec Pauline en Australie, mais quand même. Et ici, dans cette vallée, la chaleur est intense, et un vent violent souffle de la mer et balaie des tonnes de poussière... Je suis obligé de fermer le casque ! Le goudron fond, la route est luisante, on dirait une rivière de fuel par moments. Je le savais. Le sud, c'est dur dur !

Un feu tricolore, j'en profite pour vous montrer.

Pendant cette longue ligne droite, j'ai vu de nombreuse voitures faire des appels de phare. Je me suis dit : "tiens, les turcs feraient-ils comme nous ?".
Yes, c'était bien ça. Une voiture de police, la route passée en une seule voie sur une cinquantaine de mètres. J'ai vu un flic à l'intérieur, les pieds sur le tableau de bord, en train de lire un journal...

Ensuite, la fournaise diminue, la route monte un peu. Travaux ! Aïe, manquait plus que ça. Deux kilomètres de gravier, l'enfer. Car les bus et les camions que je croise roulent vite, et la poussière est à ce point énorme que, par moments, ma visibilité est carrément nulle...

Ouf, ça ne dure pas, et j'aperçois enfin mon lac (Gölü en turc), le lac Bafa, ou Bafa Gölü. Je devrais voir mon camping-restaurant bientôt !

Et je le trouve. A l'abandon, lui aussi. Mais la patronne est jeune et extrêmement énergique. Elle parle un peu allemand.

15 TL. C'est le prix habituel, bien ou pas bien... Elle me dit d'aller monter ma tente, elle va préparer toilettes et douches. Ce qui sous-entend que ce doit être dans un sale état. On verra bien. J'ai tellement chaud que, pour la première fois, monter la tente est une corvée. Chaque mouvement me fait perdre plusieurs gouttes de liquide, je nrêve de cette douche ! Elles sont trois à bosser dans le coin des douches, pour dire... Et longtemps ! Ma tente est montée depuis un mpoment, je décide de boire un litre de café en attendant ! Puis je vais voir au restaurant où en sont les travaux. Elle me dit : "douche OK, toilettes kaput. Vous irez aux toilettes ici" en me montrant un autre bâtiment. Je vais voir, c'est correct, il y a même du papier, et du savon.

OK. Mais la douche. J'y vais, très anxieux. J'avais tord. C'est vieuxx, la porte ne ferme pas à clef, mais ce n'est pas important. La douche est parfaite, eau chaude, brûlante, froide. Tout y est. Ce fut long, et bon.

Côté lac, c'est la déception. C'est la pollution. Affreux.

La patronne m'offre un thé, délicieux.

Je passe une partie de la soirée à regarder les oiseaux évoluer, les aigrettes chasser, les albatros.
Je vois des lézards à la tête cornue, aux pattes de devant très hautes, nettement plus gros que ma main. Superbes.

Deux petits bateaux de pêche sont partis sur le lac depuis le mini-port envahi d'algues affreuses. La patronne m'a montré les poissons, elle voulait me faire un repas. J'ai cru reconnaître du mulet. Elle me proposait un gros poisson, avec salade, pour 15 TL. Correct, mais je dois économiser !

Une très belle soirée. Mais une chaleur terrible, qui ne diminue pas.
Dans la tente, pourtant à l'ombre, je suis resté à poil jusqu'à 22 heures...

Et j'étais le seul client du camping, situation que je n'aime pas trop. Mais j'en garderai un excellent souvenir !

 

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