Etape 068 Jour 63

Etape 068 - Jour 063 - mardi 15 juin 2010 - 66 photos - 129 km - 11.988 en tout

L'itinéraire en rouge. Toujours le long de la mer Egée, je suis les côtes au gré des routes et campings.

Hier soir, en attendant la fraîcheur (jamais venue...), coucher de soleil sur le lac Bafa.

7h30. Je viens de démarrer. J'ai déjà chaud ! Je roule avec ma veste, bien sûr, ainsi que le casque et les gants. Mais sous la veste, juste mon T-Shirt à manches courtes. La veste est ouverte, l'air s'engouffre par les manches et sous le T-Shirt. Comme ça, c'est supportable. Dans les zones de travaux, je dois fermer le casque à cause de la poussière, ainsi que le devant de la veste : ce sont des zones d'enfer, et il y en a régulièrement..

Ici, vue arrière sur la zone du camping que je viens de quitter. Je roule vers l'est, les photos seront donc souvent vers l'arrière, lumière oblige !

Celle-ci est vers l'avant... sans doute dans un virage. C'est vraiment très beau, et je suis loin d'apprécier comme il se devrait à cause du très faible nombre d'heures permettant de faire des photos ! Ce pays est fantastique, mettez-le sur la liste de vos destinations prochaines, vous ne serez pas déçus !

Et si seulement je pouvais pénétrer plus à l'intérieur du pays, dans les petits villages, le long des routes secondaires...
Le village de Bafa/çamiçi, qui a donné son nom au lac que j'ai maintenant quitté. Vue arrière.

Au premier plan à gauche, vous voyez l'eau qui coule à flots d'une grosse pomme de douche située très en hauteur. C'est comme ça partout dans cette région, devant chaque rstaurant/café/bar. Pour bien se faire voir, et aussi donner envie de venir s'asseoir à la fraîcheur de l'eau, et aussi pour arroser les fleurs et toute la végétation poussant autour du bistrot... J'adore, et je ne vous cache pas que j'ai une furieuse envie d'aller rouler en-dessous...

Un peu plus loin. Il y a énormément d'oliviers dans la montagne, c'est magnifique.

Je profite du paysage et roule maintenant sans prendre de photos. Sur mon atlas, je vois que je peux éviter la grande ville de Milas.

Je tente le coup -route secondaire-, et je ne le regretterai pas.
Ici, la moisson a déjà été faite ! Un peu avant, j'ai aperçu des cigognes atterrir dans un grand champ, loin de moi.

A côté de l'ombre de ma tête, vous pouvez voir la bouteille plastique que je viens de jeter. C'est pratique, d'avoir une poubelle à disposition partout.

Mais NOOOOOON, je rigooooole...
Je préfère confirmer, car certains seraient capables de me croire !

Après la traversée d'un village ancestral -les vaches et le fumier dans la cour de la maison, les poules, les odeurs, merveilleux !-, la route s'élève un peu et contourne une petite montagne surplombant une immense plaine. Je vais dans cette plaine... Pas de photos. Grandes lignes droites, 4 voies. Je roule.

Pour finalement retrouver le rivage, qui n'est jamais très loin. Et les travaux... omniprésents !

Une fois de plus, une côte très découpée. Je retrouve donc les baies, les criques, superbes, mais construites, et surpeuplées.

Il y a là une grosse péninsule, que j'avais prévu de visiter. En voyant ces villes-vacances, je ne suis pas très chaud -enfin, si, je suis même brûlant de soleil- pour aller m'emmancher dans ces petites villes. Mais je me laisse quand même tenter, et j'y vais.Il faut savoir que si je poursuis tout droit, je vais arriver à Bodrum, tout près. Et Bodrum, c'est le Saint Tropez turc. Toute la jet-set s'y retrouve, les yachts de milliardaires, les stars... La vie diurne se passe sur les plages bondées, la vie nocturne dans les immenses dancings et autres boîtes de nuit... Plus de mon âge, tout ça !

Torba, le premier village, qui semble d'ailleurs être tout récent. La route est très mauvaise, et il y a beaucoup de trafic.

Quelques centaines de mètres plus loin.

Göltürkbükü.

J'ai fait le crochet pour visiter un peu. Je suis déçu, je ne parviens pas à aller vers la mer. Aucune pancarte, les routes conduisant vers le rivage sont en terre battue recouverte de gros paquets de gravier, tout ce que je déteste. Je décide de ne pas m'embarquer dans ces ruelles, d'autant plus qu'il y règne une très grosse animation, marché local, livraisons, touristes turcs... Je poursuis donc sur la route principale.

Photo prise un peu plus loin, histoire de vous montrer ce que j'ai sous les yeux. Jolie baie, non ?

Même ville, mais dans une autre crique, à laquelle je puis accéder.
C'est vraiment beau, mais cette écrasante chaleur m'empêche de savourer le coin comme je l'aimerais.

Je retrouve la route principale en direction de Yalikavak. J'ai vraiment l'impression de rouler sous les tropiques.
Dans le genre, pour vous faire imaginer l'intense chaleur, les pays d'Amérique Centrale. Y compris pour les paysages.

Yalikavak.
Grande ville. Paysage semblable aux précédents, baie magnifique, style Rio de Janeiro.

Mais... je ne peux pas apprécier, j'ai beaucoup trop chaud. Je fais demi-tour.

Je ne veux pas poursuivre mes investigations dans cette péninsule, pourtant si belle. Je prends la direction de Bodrum, plus exactement Gümbet (banlieue de Bodrum) où je devrais trouver un camping. La route passe un col, la vue sur Yalikavak y est splendide, quoi que fort brouillée par la brume lointaine.

Au-delà du col, je retrouve la mer... En fait, elle est un peu partout, à cause de ces échancrures côtières plus ou moins importantes.
Les vallées sont couvertes d'oliviers.

J'ai vu plusieurs bâtiments de ce type aujourd'hui. Je ne sais à quoi ils servaient. A vous de me le dire !

Les blancs villages recouvrant les flancs des montagnes, comme partout en Turquie.

Je trouve mon camping après un moment passé à tourner dans l'étuve de la ville. Ouf, il existe bien.
Mon emplacement est vraiment très moche, mais je m'en moque. Il y a surtout des turcs, mais aussi quelques touristes européens.

La douche est parfaite et ça, c'est le meilleur moment de la journée. Ce qui est fort dommage, car je ne suis pas venu jusqu'ici pour en arriver à n'apprécier que ça de mes journées ! Le restaurant du camping est sur la plage, et il y a Internet en WiFi. Je prends un toast au poulet et une grande bouteille d'eau pour 10 TL. Mais le toast est léger... Je reste à la table avec mon PC. Je ne serais n'importe comment pas mieux ailleurs, tant il fait chaud. Je bénéficie de la brise maritime qui passe de temps à autre sur mon visage en sueur. De toute façon, les déplacements doivent se faire tout en douceur sous peine de dégouliner immédiatement ! Je m'enfile mon litre et demi d'eau en peu de temps. Je dois rajouter ça à mon budget car les turcs sont clairs : eau non potable dans les campings ! Finalement, mes livres turques partent dans le paiment des carburants : essence pour Vanadis et eau pour moi. La bière est très chère. Je vois un gars en train de siroter une belle chope de bière, mais je résiste courageusement. Devant moi, la plage couverte de chaises longues en plastique blanc, et occupées. Les gens sont nombreux sur les chaises et dans l'eau. Il y a des clubs de plage un peu partout, je n'arrive pas à déterminer ce qui est gratuit ou payant, sauf pour certains où je vois les malabars-lunettes noires-tatouages encaisser les billets à l'entrée. Mon dieu, comme je déteste ces endroits, où tout le monde se la "pète", ça me ferait gerber. Mais bon, chacun son style, ils ne me font pas de mal, sauf lorsqu'ils achètent le littoral et le font payer... Maintenant, puisqu'ils trouvent des touristes qui payent sans rechigner...

Et au centre du restaurant, un immense écran-TV. J'ai droit à Nouvelle-Zélande contre Slovaquie... Bruyant. Très bruyant. Pénible. Je n'aime vraiment plus le football. Le défaut de ce jeu ? La cage de but est trop étroite. Ce sport serait intéressant si on assistait à des scores du genre 30 ou 40 buts, ce serait vivant, et un but, perdant son énorme valeur unitaire, n'arrêterait plus les matchs. Mais quand il faut attendre une heure pour en voir un, et parfois bien davantage, c'est à mon avis insupportable. Trop de fric pour un but, il faut changer les règles. Ce n'est que mon humble avis.

Je ne vois qu'un seul gars vraiment occupé par le match. Sinon, tout le monde s'en moque. Les turcs sont à la plage !

Dans la tente, c'est quasiment intenable. Je me balade dans le camping, et discute avec un jeune couple de motards turcs, qui ont la même moto que moi. Ohran et son amie sont charmants, et nous passons un moment à discuter. Ohran me donne l'adresse d'un excellent mécano de GS et son numéro de téléphone. De plus, il me donne le nom d'un terrain de camping pour demain, et le tuyau était excellent, merci à toi, Ohran, et à ton amie.

Suis allé discuter avec des allemands, enfin, essayer de discuter. A peine aimables, deux fourgons aménagés, les parents dans un, le fils -il ressemble tellement à la mère- et sa copine dans l'autre. Scooter Peugeot à l'arrière. Je les laisse très vite, et sans regret.

A côté, un camping-car de français qui vient d'arriver. Bordelais. Je vais faire un bon brin de causette avec eux, et leur file le tuyau -à leur demande, puisqu'ils remontent vers le nord- de l'excellent camping d'avant-hier, à Yenifoça.

Voilà mon après-midi. Dans un pays "normal", j'aurais davantage roulé et visité. Mais ici, en Turquie, la chaleur est plus difficile que je ne le pensais. Jamais eu ce genre de problème en Norvège, en Ecosse, en Islande, en Irlande... Mais bon, rien n'est parfait, n'est-ce-pas, sinon, ça se saurait ! Ceci n'enlève rien au fait que les paysages ici sont divins. Je savais bien qu'il fallait visiter la Turquie en avril-mai, mais pour y parvenir, il me fallait démarrer en février, et ce n'était pas possible chez nous !

Dur dur de m'endormir, ce soir, à cause de la canicule.

 

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