Etape 069 Jour 64

Etape 06 - Jour 064 - mercredi 16 juin 2010 - 107 photos - 229 km - 12.217 en tout

L'itinéraire en rouge. Poursuite de ma route le long des côtes égéennes.

J'avais prévu de longer la côte au plus près. Mais sur mon atlas, la forme de la route en question est définie comme "route de village". Or, je sais, pour l'avoir vécu sur la presqu'île d'Erdek, qu'un telle route peut ne pas être goudronnée. Et si je m'engage dans cette voie et parviens sur une piste, je n'aurai pas d'autre solution que de faire demi-tour, car il n'y a aucune "transversale". J'ai demandé hier soir à Orhan, le motard turc d'Izmir, s'il la connaissait. Il en a fait un morceau en vélo, mais ne peut pas m'affirmer qu'elle soit entièrement goudronnée Et son amie m'a dit que je ferais bien mieux d'assurer la sécurité, et de faire le tour par la grande route. OK, c'est aussi ce que je décide. Du coup, je vais refaire une partie du chemin d'hier, ce que je déteste. Et en fait, je m'aperçois que ces péninsules turques, immenses, sont souvent des cul-de-sac d'au moins cent kilomètres "aller" seulement, ce qui revient très cher en essence ! Il va falloir que je regarde ça de plus près sur mes prochaines étapes !

La plage du camping à Gümbet, au petit matin, beaucoup plus calme qu'hier après-midi.

Il est 7h30, je réveille le gars du camping pour le payer -il me l'avait dit- et je file dans la ville. Je suis déjà "en nage" !

Traversée matinale de Gümbet, qui s'éveille lentement.

Bodrum, sa baie, son château. Heureusement, la route ne passe pas dans lecentre, ce dont j'avais peur. Ouf !

Après Bodrum, c'est la descente vers la grande plaine traversée hier. Déjà, la brume envahit le fond de la vallée. Il va faire très chaud !

Une zone de marais près de l'endroit où je suis arrivé hier sur cette route.
Les taches blanches au loin dans la montagnes, ce sont des villes...

En approchant de Milas.

Et vue arrière sur Milas, que ma route a juste effleuré, heureusement.
Vous pouvez en même temps apercevoir une zone de travaux que je viens de traverser. J'ai mangé un peu de poussière....

Je suis heureux de traverser des paysages un peu plus montagneux. Photo arrière oblige, je roule vers l'est, en contre-jour total !

D'ailleurs, voici une idée de la vue en contre-jour. Couleurs écrasées, contours estompés.

Voici un bon exemple des centaines de kilomètres des routes turques pendant la construction des deux voies supplémentaires.

Ici, juste après Mugla, la route repart vers le sud. Et le golfe d'Akyaka.

Vue sur la grande plaine. C'est joli, car il n'y a pas de brume dans cette vallée.

Et je découvre, au détour d'un virage, le fond du golfe d'Akyaka. De l'autre côté, la péninsule de Marmaris.
Superbe !
En contrebas, ma route qui descend vers la mer.

Il y avait ici un gars qui vendait ces peluches de chameaux. A ma demande, il me prend en photo.
Et m'invite à prendre un "çay" (proncez "tchaïll"), un thé, sur sa petite table. Super gentil.
Je le prends également en photo, mais il ne désire pas paraître sur Internet. Vous ne le verrez donc pas.

Akyaka. En face, la péninsule de Marmaris.
Je décide d'y aller, et même de rouler un peu le long du golfe sur cette fameuse route par laquelle je devais arriver.

Belle, très belle. J'aurais tant aimé roulé ici au lieu de me payer les travaux et les grandes routes que je viens de faire.
Mais comment être certain qu'il en est ainsi tout du long ?

Il ne faut jamais regretter.
On aperçoit ici deux gars qui descendent avec des provisions vers une superbe crique.

Une magnifique petite plage, d'accès payant.

Le petit port d'Akyaka. Turquie ? Caraïbes ? Amérique centrale ?

Un petit "café" à Akyaka. Je décide de manger ici. La jeune fille, très souriante et gentille, parle anglais. Il y a aussi un spot Internet. Une portion de frites, avec des tomates et concombres, et un coca, pour 5 TL. En plus, elle m'apporte 3 "xxxxx" (j'ai oublié le nom) : ce sont des feuilles de laurier roulées, dans lesquelles se trouve du riz. C'était très bon. Du coup, pour la remercier, je lui propose une photo de son établissement sur le site. Son mari arrive, et me fait visiter son petit hôtel, et prendre ses chambres en photo...

Je reprends la route, direction Marmaris. Cette ville se trouve sur la côte sud de la péninsule.
La route monte alors en altitude, et traverse des forêts de pins et d'eucalyptus.

Et c'est là que je vais connaître l'enfer. Du moins, son commencement. L'air se fait de plus en plus chaud. Le terme n'est pas correct. L'air est brûlant. Je traverse des zones absolument incroyables, qui me donnent l'impression de rentrer dans un four par une porte transparente. Je me souviens de l'Andalousie avec Jolly Jumper, mon scooter Piaggio x9. Il faisait 41 degrés. Ici, je pense avoir dépassé plusieurs fois 45 degrés.

Et ce que je ne comprends pas, c'est que tout est vert autour de moi. C'est, dans ma tenue, totalement insupportable.

Au fond, c'est la ville de Marmaris, au fond d'une baie éblouissante.

Rester stoïquement, dans ma tenue, devant plusieurs feux rouges, relève de l'exploit.

M'arrêter pour prendre une photo est une véritable corvée. Je suis trempé depuis le sommet de mon crâne jusqu'au bout de tous mes orteils. Tous mes vêtements sont collés sur ma peau, remonter sur la selle est difficile, car il faut décoller le tissu du jean pour passer la jambe de l'autre côté.

Ici, une vue arrière de l'intérieur du four, ma foi fort joli. Le plus beau four que j'aie jamais vu !

La route reprend de la hauteur.

Nouvel arrêt-calvaire pour cette vue sur Marmaris.
Vous comprendrez aisément pourquoi je ne suis pas allé cherfcher le littoral... Pas envie de traverser la ville !

Une mosquée en approchant d'Hisarönü.

La péninsule se sépare ici en plusieurs sous-péninsules. Je sais qu'il y a un camping à Daça, que m'ront indiqué les Bordelais hier soir. Et je sais qu'il y a celui indiqué par Orhan, le motard turc, environ 25 km avant. Et j'en trouve un ici, à Hisarönü. 22 euros. Non discutables. C'est en fait un terrain de pique-nique, qui fait aussi camping. le lieu ne me plait pas, je ne le sens pas du tout. je demande à voir les sanitaires. Le gars me dit "ok, mais moins de 10 minutes, sinon, ce sera 3 TL"... Je vais voir. Pas trouvé de douches. Les toilettes sont sales. Le camping est sale. Non, décidément, ça ne me plait pas du tout. Je suis toujours trempé, fatigué, presque épuisé, et pourtant, je décide de poursuivre.

Car je suis courageux... Je me fais des compliments, puisque personne ne m'en fait. Il fautr bien que je m'encourage tout seul, non ?
Enfin, si, vous m'avez envoyé des messages sympas dernièrement. Merci à vous pour votre aide.

Mais là, maintenant, je n'en puis plus, je suis à bout, je bouille...

Au loin, les golfes succèdent aux golfes dans un air surchauffé que vous ne pouvez pas même imaginer.

Et je vous fais encore quelques photos. Je passe un col, on voit la mer partout.
Il y a ici une multitude d'anses de toutes tailles et de toutes formes.

Mais bien que je sois en hauteur, il ne fait pas moins chaud pour autant !

J'approche du lieu où devrait se trouver le camping Aktur.

Si seulement il était ici, je crois que j'y poserais mes valises quelques jours !

Il est ici. C'est incroyable.

Et il est nickel. 24 TL la nuit. Je dis à la fille, OK pour 2 nuits si vous me les faites à 40 TL, et elle dit "OK" avec le sourire !
J'ai l'impression qu'ici, en Turquie, personne ne discute les prix. Peu importe, j'essaye. Si ça marche, tant mieux.

Le camping a deux plages, séparées par une bande de sable. Ici, c'est l'anse de la photo précédente, vu d'en bas.

Au même endroit, en regardant vers le large.

Quoi ? Vous avez envie d'y aller ?

Bienvenue chez moi.

Et ici l'autre plage.

C'est ici que je suis venu, pour la première fois depuis mon départ, me mettre à l'eau.
Il était 20 heures. J'ai assisté au coucher du soleil entre les montagnes, c'était féérique.

L'eau n'est pas brûlante. Je l'estime être à 25 degrés. C'est tout simplement délicieux. Il y a de jolis petits poissons, avec un oeil sur la queue.
On dirait des poissons d'aquarium, mais pas colorés comme ceux des mers du sud.
Les douches sont royales, je me fais des saunas en les prenant : brûlant, glacial, brûlant... Curieux, je termine toujours par le froid !

Presque personne sur le terrain. Je suis sous de très hauts pins, et donc partiellement toujours à l'ombre, ou du moins peu au soleil.

Je capte Internet sous la tente. A la réception, j'ai une prise de courant et des divans.

C'est divin.

En levant les yeux vers le ciel...

Vanadis va devoir rester ici quelques jours.

Car je dois bien vous l'avouer, je suis, ce soir, complètement épuisé. Surtout par cette grande chaleur.
Je vais donc rester ici à profiter de la vie d'un touriste moyen. Eau, farniente, douches... Ne rien faire.

Je vais revoir, une fois de plus, mes itinéraires, car je ne peux vraiment pas poursuivre à ce rythme dans ce pays. Je ne vois aucun intérêt de faire des kilomètres dans cette fournaise, sans vraiment profiter des paysages, sans pouvoir faire de belles photos. Par cette chaleur, rien ne ressemble plus à une crique que la suivante. Il y a bien deux-trois sites que j'aimerais voir encore sur cette côte, mais après tout... De plus, la fille me dit que je peux rajouter des jours comme je veux en ce moment, mais que dans 15 jours, ce sera terminé : ce sera plein, et complet... Alors, la foule en plus, c'est NON.

Mon programme va se prendre une sacrée claque !

Un turc parlant allemand m'a dit qu'il s'agissait de températures anormalement élevées en cette saison, que ce sont les températures maximum de l'été habituellement. Il me dit qu'aujourd'hui, dans ce district, a été enregistrée la température record de 60 degrés Celsius.... ce qui confirme totalement le ressenti que j'ai eu en roulant cet après-midi. C'était pratiquement insoutenable, et j'ai du commencer à me déshydrater, ce qui est évident. Il était temps que je me pose !

Ce soir, le vent s'est arrêté totalement vers 21 heures. La terre a évacué très lentement la chaleur emmagasinée pendant la journée. A une heure du matin, je ne dormais toujours pas. Je suis absolument persuadé qu'il faisait encore plus de 30 degrés à ce moment-là...

 

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