ea2010 - Jour 071

Jour 071 - Mercredi 23 juin 2010 - 110 photos - 349 km - 13.115 en tout

C'est rouge aujourd'hui. Allez savoir pourquoi !
Cette journée me remet le pied à l'étrier, si j'ose dire. En tout cas, elle me fait l'effet d'un nouveau départ.
Tout simplement parce que c'est l'inconnu, je ne sais pas à quoi m'attendre.

L'Anatolie centrale, tout un programme !

Je croyais être le seul debout à cette heure. C'est raté, le patron est déjà en train d'inspecter son camp, une gamine se balance dans le hamac..

Pourtant, la petite voix de Vanadis se fait entendre dès 7 heures ! Je suis un peu fébrile, comme un gosse qui vient de recevoir son nouveau jouet. En faisant le plein à Manavgat, j'achète un bidon d'huile. Vanadis a picolé un litre de l'indigne mixture depuis sa vidange, soit environ 5.000 km. Je râlais après ce besoin d'huile, mais finalement, ça me plait bien. Car du coup, je me dis que l'huile est régulièrement changée, ce qui n'est pas si idot que ça.

Ci-dessus, une dernière photo de Sidé en attendant le passage du feu au vert.

Ah ben non, ce n'était pas la dernière, finalement ! Voici la mosquée de Sidé (ou bien une des mosquées de Sidé, je n'ai pas compté).

Très vite, l'embraanchement qui me fait quitter la large voie côtière arrive et... je le loupe. La dernière pancarte indiquant de tourner se trouve... après la route qu'il faut prendre. Elle est bien bonne ! Bon, réfléchissons. En Turquie, je vois souvent des scooters rouler en contre-sens sur la voie de droite. J'utilise l'entrée sur ma route, située 100 mètres plus loin, pour faire demi-tour, et c'est partie avec les "warnings". personne ne me dit rien, et deux minutes plus tard, je roule sur la bonne route. Coooool. Un petit arrêt pour vérifier le gonflage des pneus, chose que je ne fais vraiment pas assez souvent ! Il me manquait 0,8 bar à l'arrière, c'est énorme. Il faut que je sois un peu plus méticuleux, mais ça n'est pas trop mon caractère.

Très vite, ça monte. Et on se retrouve déjà en montagne. Je suis enchanté. Petit coup d'oeil arrière vers la mer Egée, que je quitte définitivement.

C'est vraiment très beau, mais la photo est très banale. Je suis déçu pour vous, mais pour moi, c'était du top niveau !

La route est très bonne, juste un peu râpeuse pour les pneus. Le paysage est un enchantement perpétuel. Les photos sont moches.

Les chaînes de montagne se suivent sans interruption. Je ne connais pas même leurs noms. Quant à celui de leurs sommets, n'en parlons même pas !

Je vous fais voir un tout petit morceau de ma joie de voyageur. Presque totale. Pourquoi le "'presque" ?
Parce que, et pour la première fois depuis très longtemps, j'ai un peu froid. Je suis parti "veste ouverte", et c'était parfait. Sur la côte !
Dès que la route a commencé à grimper, et surtout à s'éloigner du bord de mer, la température a baissé...

Ce n'est pas méchant, c'est supportable. Mon gilet est au fond du sac, je suis fainéant comme tout. Dès que je vais redescendre, il va faire chaud, hein ?

Eh bien non, ça reste un peu frais. Je ferme toutes les écoutilles. Comme hier, je roule entre 70 et 100, que du bonheur.

Les paysages changent régulièrement. Mais ce qui demeure, c'est leur beauté. Je ne m'en lasse pas, je retrouve une fois de plus le bonheur de la route.

Avec le seul petit bémol : légèrement froid.
Et avec des photos qui sont très moyennes, et dont je ne comprends pas la raison !

Je vous le disais : je traverse des paysages enchanteurs. Avec une circulation extrêmement faible.

Et ces immensités, en montagne, c'est trop génial.

Et j'ai l'impression qu'il n'y a pas grand monde dans ces montagnes. Les vies animale et végétale doivent s'en donner à coeur joie !

Pour vous donner une idée un peu plus précise de l'environnement.

Un col à 1.825 mètres. Je ne me suis absolument pas rendu compte de grimper comme ça. Faut dire que mon bestiau a du coffre !

Il y a quand même du monde dans les montagnes : un couple menait ce troupeau de chèvres, accompagné d'un très gros chien.

Quand je regarde la photo, pourtant moche, je ressens encore le plaisir que j'ai eu à rouler ici.
Et l'effort surhumain qu'il m'a fallu pour arrêter Vanadis dans son merveilleux mouvement, afin de vous rendre compte de ce que je vois.

Les kilomètres se suivent, le plaisir reste total.

Je croise, et double, essentiellement des camions. Qui me redoublent lorsque je prends mes photos...

Doivent rigoler, les gars.

Un nouveau col. Un nouveau changement dans le paysage. J'entame une belle descente vers...

Seydisehir. La route contourne la ville, pour mon plus grand plaisir.
J'ai aperçu du haut du col le grand lac de Beysehir. J'ai un peu hésité. Juste un peu.
Je n'ai pas confiance dans la présence d'un camping là-bas..

Marc, si t'es viré, ils ont les mêmes ici...

Le paysage a totalement changé. Les grandes steppes se profilent, il y a aussi de nouvelles montagnes dans le lointain.

Ici, je sors enfin mon gilet. Je ressens encore la chaleur perçue lorsque je l'ai mis. J'ai vraiment bien fait !

Les paysages, bien que totalement différents, sont toujours magnifiques, et je ne m'en lasse pas. Cette traversée m'enchante totalement.
J'ai déjà totalemennt oublié la mer. Comme toujours dans un voyage, j'aime bien le changement, le mouvement.

Sans commentaires. Tout simplement parce que je vais encore utiliser les mêmes adjectifs. Je vous laisse apprécier vous-mêmes.

Insensiblement, les grandes lignes droites s'allongent, et deviennent de plus en plus monnaie courante.

A perte de vue.

Tellement différend. Tellement beau en même temps. Juste que je ne voudrais pas vivre ici.

Je viens de passer la grande métropole du coin : Konya. Immense. Mais je ne l'ai vue que de loin, juste les périphériques extérieurs. Pas de circulation.

Et maintenant, je retrouve les travaux... Pas eu depuis le départ, quelle chance.

C'est limité à 50, avec très souvent interdiction de doubler. Tout le monde roule à 100, voire davantage. Tout le monde double....

Je finis par faire comme... tout le monde !

A droite, une petite route part vers des villages, dans la steppe.

Je ne voudrais pas me trouver ici, loin d'une route, à pied, en plein soleil estival, ou en plein mois de janvier...

En fait, quel que soit la date... Je préfère être sur la route, c'est rassurant.

Un village. Ce sont quelques maisons, beaucoup en piteux état. Et aussi quelques tentes dans lesquelles vivent des nomades. On en aperçoit ici.

J'ai l'impression d'être en Asie centrale. Je suis bien en Asie, c'est évident !

Un autre un peu plus loin.

Des maisons plus récentes. Beaucoup sont entourées de murs bas, certains semblent très anciens.

Et je parviens finalement au but de cette étape, Sultanhani. Et son caravansérail, devant lequel Vanadis voulait absolument poser...

Il est 13h30. Nous avons bien roulé. Et mérité notre repos.

Le hâvre de paix. Le camping-pension Kervan. Je suis accueilli par Rasim. Il parle très bien français.
Il connait même La Mothe-Achard, Les Sables d'Olonne. Les départements et les préfectures françaises.

A peine croyable.

Je me sens immédiatement bien chez lui. Après avoir installé mon campement, je luii demande s'il est possible de manger maintenant. J'ai faim.

Pas de problème. C'est génial. Je sens que je vais rester quelques jours, d'autant plus que la météo est plutôt pessimisste...

Encore une journée qui restera longtemps dans ma mémoire.

Et que je suis heureux de partager avec vous.

 

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