ea2010 - Jour 078

Jour 078 - Mercredi 30 juin 2010 - 62 photos - 41 km - 13.674 en tout

Itinéraire d'une petite balade faite en moto en fin d'après-midi.

Aujourd'hui, nos amis suisses reprennent la route du retour. Mais Max nous a proposé de nous emmener à Derinkuyu, mot qui signifie "puits profond", et connue pour sa cité souterraine de l'époque paléo-chrétienne, la plus grande de Turquie. Quelle gentillesse, car cette ville est située à environ 30 km du camping !

Nous voici à l'intérieur. Je n'en reviens pas de la hauteur de certaines galeries, dans lesquelles il faut se courber de façon très importante !

Cette partie est un peu plus haute.

Il est généralement admis que la cité de Derinkuyu date de la domination phrygienne (VIIIe siècle av. J.-C.), et qu'elle fut agrandie progressivement au début de la période byzantine : tout ce qui y a été retrouvé date au plus tôt du Ve siècle ap. J.-C. Les vestiges le plus récents sont du Xe siècle. La cité servit de refuge aux premiers chrétiens grecs, face aux persécutions de l'Empire romain (édit de Dioclétien en 303) et, à partir du VIIe siècle, face aux raids des Omeyyades et des Abbassides. Elle fut ouverte aux visiteurs en 1969, mais 10% seulement de la cité leur sont accessibles. Les huit étages dégagés à ce jour atteignent une profondeur d'environ 85 mètres.

La cité pouvait être fermée de l'intérieur par de grandes meules circulaires faisant office de portes. Elles avaient un diamètre de 1 m à 1,50 m, une épaisseur de 30 à 50 cm et un poids de 200 à 500 kg. Le trou central permettait de manoeuvrer la porte et faisait office de juda. Chacun des 11 étages pouvait être fermé séparément.

L'espace était organisé autour de 52 cheminées d'aérations, qui, pour quatre d'entre elles, atteignaient une profondeur de 100 mètres et servaient également de puits. Ceux-ci constituaient un point faible dans le système de défense : devant la difficulté de s'emparer de telles cités, certains envahisseurs tentèrent de les empoisonner. Comme les autres cités du même genre, celle de Derinkuyu comportait des lieux de culte, des pièces de stockage, des étables ou des bergeries, des pressoirs à vin et à huile, des cuisines, des réfectoires. Mais une vaste pièce voûtée au second étage (en partant du haut), qui servit semble-t-il d'école religieuse, est spécifique à Derinkuyu.

Entre le troisième et le quatrième niveau, un escalier abrupt mène à une église cruciforme de 10 x 25 mètres et 2,5 mètres de hauteur. Tous ces aménagements et la grande dimension de la cité permettaient d'abriter jusque 50 000 personnes, mais étaient conçus pour accueillir 10.000 personnes en moyenne pour de longues durées.

Un tunnel, qui part du troisième étage, rejoignait probablement la cité souterraine de Kaymaklı, distante de 9 kilomètres. Sur les collines avoisinantes se trouvaient des guérites, dont ne subsistent que des fondations, à partir desquelles on pouvait observer les alentours et donner l'alerte au besoin.

Et voici notre joyeuse troupe au moment de notre séparation. Max a mis un point d'honneur à nous reconduire au camping, alors que sa route se poursuivait dans la direction opposée ! Merci beaucoup, Max, pour ta gentillesse, ainsi que Jeanne et Bernard.

En fin d'après-midi, je décide d'aller dérouiller un peu Vanadis, scotchée depuis un moment près de ma tente
Arrivée à Ürgüp. Je ne descends pas en ville. Je prends la route de Kayseri.

Puis je vois une route retournant sur Ürgüp, située à 4 km. J'aperçois au loin le volcan Erciyes (3.917 m), un cône parfait encore couvert de neige !

C'est le soir, les ombres s'allongent, celle de Vanadis prend plus que toute la route.
Les cultures entourent les cônes ayant jusqu'à présent échappé à l'érosion!

Je retourne donc vers le coeur de la Cappadoce. Dans les petits villages, les femmes portent un voile qui recouvre leur bouche, et ça m'attriste terriblement. Je ne ressens pas l'accueil des premiers jours, les visages paraissent hostiles. Nombreux sont les hommes égrenant leurs chapelets en marchant, y compris certains employés du camping. L'un d'entre eux est fort désagréable, impoli même. Heureusement que le patron est absolument parfait ! En tout cas, je ressens une forte envie de quitter ce pays. Et c'est très certainement ce que je vais faire dès que mes nouveaux amis partiront...

Descente vers Ürgüp. Je n'aime pas du tout cette ville.

En m'approchant du camping, j'aperçois un superbe coucher de soleil. Dans le ciel, les nuages dessinent un immense serpent cerf-volant.

C'est magnifique, et je m'asseois quelque temps pour savourer ces instants privilégiés.

Au loin, la route d'Ürgüp, que je viens de suivre.

Une envie de vous montrer où chemine la route à cet endroit. Elle a tout simplement été creusée dans la masse.

Dernier coup d'oeil avant de rejoindre le camping.

Ce soir, je me commande un grand toast rempli de fromage et de tomates. Un vrai délice.
Nous mangeons tous ensemble, et mettons en place le programme de marche pour demain.

 

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