ea2010 - Jour 081

Jour 081 - Samedi 3 juillet 2010 - 273 photos - 0 km - 13.674 en tout

Je suis réveillé par le bruit caractéristique "psschiiiiiitttttt" des mongolfières, lorsque le pilote envoie du gaz pour remonter.
Il doit y en avoir une pas trop loin. Je sors la tête, et un peu plus, puis l'appareil-photo.

Vraiment pas loin, celle-ci. Je voulais photographier une mongolfière de près, je voulais en voir une atterrir.
Mon voeu est exhaucé. Je ne suis pas le seul réveillé. La montgolfière passe juste au-dessus du campement des amis. Ils sont aussi au rendez-vous !

Je distingue nettement les passagers. Elle va atterrir dans le camping !

Non, juste derrière, tout près de la route, et des cables électriques et téléphoniques. Déjà, des voitures de passage s'arrêtent.

Au bout d'un moment, et pas mal de photos plus tard -hi hi...-, le ballon commence à se dégonfler.

C'est agréable à regarder. Mais je n'en profite qu'à moitié...

Vous devez vous douter pourquoi ! Et tout ça pour vous faire plaisir.

Bizarrement, alors que je pensais que c'était terminé, elle reprend du volume.

Les derniers soubresauts du monstre volant ?

Oui, cette fois, c'est bien terminé. Isabelle, à gauche, était en mode "rafale". Elle va avoir du boulot en rentrant !

Bon, c'est bien beau, tout ça, mais nous avons du pain sur la planche, aujourd'hui !

Notre but est de "faire" la vallée des pigeons, que nous n'avions pas trouvée avant-hier. Cette fois, nous savons où la prendre. Et pour ce faire, nous devons traverser Göreme, car le départ se trouve au nord de la bourgade. Voici donc une nouvelle fois les lacets de Göreme. Et en même temps, les 4x4 qui rentrent au bercail, leurs mongolfières dans les grandes remorques.

Cette photo pour vous montrer l'enseigne d'un coiffeur. C'est le même mot en turc, mais comme ils écrivent "phonétiquement", c'est très intuitif, et rigolo pour nous, français. Kuaför. Le "ö" se prononçant "eu". Facile, n'est-ce-pas ?

Tout compte fait, le début de la piste n'est pas si aisé à trouver. Nous pensons que les guides enlèvent les pancartes, ou qu'il y a peu de pancartes pour protéger les emplois des guides, ce qui revient au même. Mais peut-être sommes-nous médisants ?

Aïe, ça grimpe dur. C'est intéressant, car les maisons troglodytiques sont habitées. "Tu viens visiter ma maison...???". Des femmes nous invitent en parlant un peu français. Mais nous ne suivons pas, car ce n'est certainement pas gratuit.

Une fois au sommet, il faut bien redescendre.

Nous sommes sur les hauteurs de Göreme.

Less rochers ont plus ou moins tous été creusés !

Et finalement, force nous est de constater que le chemin nous reconduit sur Göreme. Enfin, Denis, parti en éclaireur, nous trouve la bonne piste. Ce que nous venons de faire constitue donc une variante "extra", un "plus" pour les sportifs que nous sommes...

Sous-bois, galeries, jardins de chaque côté. Le chemin est bucolique à souhait, et l'ombre nous sied bien.

Puis ça se dégage, et les choses sérieuses commencent à poindre leur nez.

Fantastique vallée, que je ne suis pas prêt d'oublier. En fait, elle est très différente de celles que nous avons déjà parcourues.

C'est vraiment grandiose.

Un peu comme des orgues. Nous voyons en arrêt sur image un stade de la formation des morilles.

La différence vient ici sûrement du fait que la totalité de ce bloc est formée, en profondeur, d'une matière plus résistante à l'érosion, et ne s'est pas ouverte en sous-vallées. Là où nous marchons, c'était tendre, et ça s'est érodé. J'adore.

Et sur notre gauche, au fond de cette portion beaucoup plus friable, on retrouve les jardins, les cultures, la vie.

Je lève la tête.

Je jette un coup d'oeil en arrière.

Un peu plus loin, nous passons ce qu'il est convenu d'appeler un "col". Vue depuis le col, vers l'arrière.

La fameuse muraille. Une merveille de la nature !

L'autre côté de la muraille n'est pas mal non plus !

Depuis le col, la piste se poursuit, et je suis encore le dernier ! Ils en ont sans doute marre de m'attendre.
Il faut dire que je suis toujours le boulet, mais que personne ne se décide à me porter...

Nous pénétrons dans une autre vallée, toujours dans le même style. Seul, le chemin est beaucoup plus encaissé, et aussi plus raide.

Vue des champignons, depuis le bas.

Ici, de l'eau a coulé. Ces énormes rigoles ont sans doute été creusées par les mains des hommes !

Et les traces d'habitation sont très visibles.

La piste poursuit son ascension. Nous croisons un groupe d'espagnols accompagnés par un guide impressionnant, parlant parfaitement le français, et qui nous tient un discours d'une grande philosophie.

Ouf ! Nous y sommes. Le groupe d'espagnols est déjà rendu loin. On les voit très bien, en file indienne, sur le chemin.

On voit beaucoup mieux la configution des lieux, désormais. Une des vallées se poursuit dans un profond canyon.

Isabelle me prend en photo. Mis à part les seins qui tombent un peu, je me trouve présentable, alors je publie.
De plus, on aperçoit très bien Üçhisar, dont je vous ai parlé hier.

Vue plongeante sur la vallée, à droite. Cette fois, on voit mieux le canyon. Grandiose !

Encore une autre photo vers le canyon. Nous n'avons pas le courage de descendre. La chaleur est vraiment forte, nous avons envie de nous restaurer, et, surtout, d'envoyer de la bière dans nos gosiers secs. Savoir ce bien-être proche nous donne l'énergie pour attaquer la longue côte vers Üçhisar.

Je ne sais pas comment vous trouvez ça mais, en ce qui me concerne, c'est le top du top !
Et moi qui pensait que cette vallée était pour les "pigeons", je suis très agréablement surpris. Et je ne suis pas le seul.

Hormis la chaleur, la montée vers Üçhisar est également très belle.

Je suis encore bon dernier... C'est Isabelle qui mène l'équipe d'un pas alerte.

Manu prend des photos en m'attendant.

Il est sympa, il encourage le pépé.
Il n'arrête pas de parler, et je ne répond pas. Mon gosier est trop sec, et j'ai besoin de tout mon souffle pour marcher, il ne me reste rien pour parler !

On passe près de ruines dont la forme me fait penser à un site romain. Mais je sais qu'à cette époque, le site était déjà occupé depuis au moins 1.500 ans.... Alors du coup, les ruines romaines sont à peine plus éloignées de nous que les ruines hittites qu'ils pouvaient voir !

Le premier restaurant sera le bon. Une magnifique terrasse (nous resterons à l'ombre à l'intérieur), une très bonne cuisine, prix très raisonnables.
Nous reprenons des forces. Mais nous prenons quand même la décision -à l'unanimité, ou presque, puisque j'étais le seul à vouloir rentrer à pied (quoi ? Vous ne me croyez pas ? Vous avez raison)- de rentrer en bus, l'arrêt se trouvant à environ 3 kilomètres...

A travers les rues d'Üçhisar. Nous grimpons en fait vers le haut du village, et les vallées s'étalent sous nos yeux émerveillés.

Nombreuses ruines partout, certaines en cours de restauration, la plupart en piteux état.
On voit bien que les maisons communiquent les unes aux autres, et ce devait être un vrai labyrinthe.

Quelques rares sculptures sur les façades.

Une photo pour vous donner une idée de l'aspect de la rue.
Et en pavés, comme toutes les rues centrales des villages de Cappadoce.

Une fois en haut, nous faisons deux-trois ccourses. En discutant avec un turc parlant anglais, il me propose un taxi pour 20 TL pour rentrer au camping. 10 euros à diviser par quatre, 2,50 euros chacun. Le calcul est vite fait : ce sera le taxi. Bande de fainéants....

Après-midi chargé : douche, piscine, lecture, Internet, sieste...
Nous l'avons bien mérité. La preuve sur ce que vous venez de lire.

Alors, qu'est-ce qu'on dit ? Merci qui ?

 

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