ea2010 - Jour 083

Jour 083 - Lundi 5 juillet 2010 - 271 photos - 0 km - 13.674 en tout

Ah, ça rigole dur, ce matin. Pourtant, nous nous lançons à nouveau dans une corvée de marche terrifiante sous les rayons toujours aussi ardents du dieu soleil. La vallée des épées, ça fait longtemps qu'on en parle. Je leur dis ça hier soir en rigolant, Isabelle rattrape la proposition au vol et lance un "OK" tellement enthousiaste que les deux compères restants acceptent immédiatement le projet. Pauvre de moi, toujours la goule ouverte !

Ici, tout près du camping, Denis et Manu essayent de prendre leur envol. Sans succès, comme je m'en doutais, forcément !

Descente -heureusement, dans ce sens, c'est acceptable- vers Göreme, plutôt rapide. Et nous voici déjà à pied d'oeuvre.
Mais bon sang, qu'est-ce qu'il fait chaud ce matin. Je suis déjà en nage...

Des restes d'églises, éventrées, mais nous y trouvons encore quelques peintures.

Il ne restera plus rien d'ici quelques années. C'est la vie, c'est l'histoire des hommes. Ainsi défilent les siècles !

Isabelle ouvre le chemin. Très curieuse, comme toutes les femmes, elle entre partout et nous permet de savoir si la voie est libre. Je trouve ça fort intéressant, car si par hasard un lion ou un ours avait décidé d'y élire domicile pour une nuit, elle servirait de petit-déjeûner, et c'est fort rassurant.

Les deux gars, pour une fois, sont à la traîne. Je ne sais pas ce qu'ils faisaient. Mais ils vont me dépasser, et je resterai ensuite définitivement le dernier.

La piste commence, comme vous le constatez, par une belle grimpette. Mais nous sommes récompensés par une vue superbe sur la vallée.

Et une fois de plus, force est de constater que nous en avons encore plein les mirettes, pour pas un rond !

Isabelle veut aller au point culminant. Le vieux se traîne en arrière, et Denis l'encourage de conseils judicieux. Merci à toi, l'ami.

Vue aérienne.

La descente sera certainement périlleuse.

En Cappadoce, pour ceux qui ont le temps, il y a de quoi s'occuper à tout moment, en terme d'exploration, et cette possibilité en augmente encore le charme. Dans la vallée des épées, il y a particulièrement de matière dans ce domaine, et vous pourriez aisément y passer la journée.

Petit exemple.

Et le tout servi sur le plateau d'une vue époustouflante.

Tout a malheureusement presque disparu. Seule la visite du musée permet de voir des ensembles restaurés. Mais pour ma part, ça me suffit amplement, et je suis heureux avec ça. Il me suffira de me documenter au retour, après avoir vu, pour bien comprendre et assimiler l'histoire de cette région, et de ses occupants.

En prenant la photo, je ne m'en suis pas aperçu. Mais maintenant, je trouve que ça saute aux yeux : on dirait une énorme grenouille, non ?

Et on reprend le chemin.

Le long, long, long chemin brûlant. La chaleur écrase toutes les couleurs, tout est fade, c'est tellement dommage.
Il faudrait venir de très bon matin, vers 6 heures.... En fait, ça ne me poserait aucun problème, mais ils sont durs à lancer, les petits.... (hi hi hi...)

Le jardin sur notre gauche est protégé par un muret. C'est plutôt rare en Cappadoce.

On retrouve ici des morilles. Elles sont absolument énormes !

Plus loin, une nouvelle série en formation, très blanches.

Pour avoir une vague idée de leur taille. C'est vrai que les deux gars ne sont pas très grands, mais quand même...

Du crottin ! Nous sommes donc sur la bonne piste.

Mais qu'est-ce que je raconte, moi.... Cette bière est délicieuse !

Non non, ce n'est pas la dernière tour restée debout d'un immense château. C'est un sol beaucoup plus dur qui a résisté à l'érosion.

Je me retourne, car je déteste que l'on m'attaque par derrière.

Et UN troupeau de morilles bien alignées, UN.

Etonnant, non ? Comme disait feu monsieur Pierre Desproges.

Le chemin est très facile. Seul le soleil nous gêne. Mais nous ne sommes jamais contents. Je suis sûr que, s'il pleuvait....

Et, partout, des arbres fruitiers, des légumes, des jardins, de la verdure.

D'où le crottin vu tout-à-l'heure. Je me disais bien, aussi...

Encore une excavation creusée de main d'homme. Ou de femme, je n'arrive pas à voir la différence !

Manu et moi sommes un peu en retard. Pas grave, ils nous attendront bien ! C'est nous qui sommes les spécialistes de la piste... (hi hi hi..)

Les roches sont truffées de galeries, salles, pièces... Il y a de quoi s'amuser là-dedans !

C'est tellement beau que je continue à bombarder comme au premier jour. J'avoue être le seul à poursuivre à ce rythme, mes petits camarades s'étant nettement calmés. C'est ça, la jeunesse, c'est vite "blazé". Si vous en voulez, les trois parisiens, pas de souci, suffit de demander !

Un groupe de pointues. Très curieux. Une fois de plus, la nature s'amuse...

Quelle surprise. A l'intérieur des restes de cettte petite église, nous découvrons des sarcophages ! Nous allons tout au fond. J'ai soudain l'idée de chanter et, là, c'est la révélation. La résonnance est tout simplement extraordinaire dans le grave, à tel point que nous ressentons les vibrations à travers notre corps. Nous entamons un canon dans ce lieu perdu, et c'est tout simplement... sensationnel ! Un grand moment.

Il y a quelques salles, mais les accès aux étages supérieurs nous sont ici inaccessibles. Il nous faudrait une échelle.

Vue de l'intérieur d'une salle.

Denis, d'habitude suiveur, se lance soudain dans une terrible ascension. Il sera le seul à la tenter et à la réussir.

De son côté, Manu se contente de faire le beau.

Denis nous avouera plus tard que ça n'en valait pas la peine.

Sur notre gauche, une autre série de morilles blancs en formation. Remarquez tout de même le grand pic noir en plein milieu !

Quant à Isabelle, elle était partie vers l'entrée d'une autre salle, dans une autre colonne de pierre. Les deux gars la suivent, et ils vont ainsi explorer plusieurs étages. Pour ma part, je n'en ai pas le courage, et je reste sagement à l'entrée de la grotte, à l'abri des rayons solaires.

Nous retournons ensuite sur le chemin principal.

Quelques monstres solitaires se dressent encore de ci de là sur notre route. On sent très bien qu'un jour ou l'autre, eux aussi vont se dissoudre avec le reste. Malheureusement, quelque chose me dit que j'y passerai avant eux. Quelle injustice, n'est-ce-pas ?

Tout-à-fait par hasard, je contourne ce bloc dans un autre sens, et j'ai la surprise d'y apercevoir quelques restes de fresques.

Photo arrière du bloc en question.

La voici, la piste conduisant à notre restaurant préféré. C'est le bout de la vallée blanche, qui s'élargit ici de façon importante. A droite, le petit bâtiment est celui d'un vendeur de jus d'orange. C'est ici même que nous sommes revenus, Manu et moi, hier midi, de la vallée rouge. La route du camping est sur la droite, évidemment. Il se trouve à 50 minutes de marche. Il nous faut maintenant trouver un moyen de descendre sur ce chemin, le restaurant se trouvant à dix minutes sur la gauche.

Et ce n'est vraiment pas facile, la pente étant très raide, et carrément dangereuse.

C'est Denis qui nous ouvrira la voie dans ce labyrinthe.

Le patron du restaurant nous reçoit très chaleureusement. Ensuite, son fils nous reconduit au camping en voiture pour 15 TL, et croyez-moi sur parole, personne ne se fait prier ! Une fois de plus, l'après-midi sera consacré aux choses importantes : piscine, sieste, douches, Internet...Que du bonheur.

 

 

Ce soir, nous discutons du programme des prochains jours...

Surprise, à suivre...

 

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