ea2010 - Jour 108

Jour 108 - Vendredi 30 juillet 2010 - 70 photos - 176 km - 16.173 en tout

Vers Brasov. Finalement, étape à Bran.

Quoi ? 176 km ? Un truc incroyable, un curieux hasard. Avant-hier, 176 km, hier 276 km, et aujourd'hui 176 km.... Etonnant, non ?

Arrivée à Pitesti. Image typique de Roumanie, le "tombereau" avec ses quatre roues à pneus, et le cheval, parfois deux. Il y en a partout !
Pour ce qui est de la pancarte, je vous laisse traduire vous-même....

Si vous regardez bien la carte, Pitesti est mon point le plus au sud de la journée, pour ensuite remonter vers le nord. Alors qu'il existe une route qui "coupe" vers l'est et rejoint cette même route... Mais pourquoi ce détour de 50 km, ce qui n'est tout-de-même pas rien ! Parce que la tenancière de mon logement m'a déconseillé la dite route, qui est mauvaise. Et comme je ne suis pas du genre à tendre le côté gauche quand j'ai pris une baffe du côté droit.... Je préfère assurer, pas envie de refaire du tout-terrain !

Alors, jusqu'à Pitesti, la route est moyenne, et en plus, je l'ai déjà faite dans l'autre sens. Après Pitesti, c'est minable. Pour les paysages, d'abord. Il n'y a rien. La meilleure preuve, c'est que je n'arrive pas à me souvenir de ce que j'ai vu ! Je n'ai pas saigné faire une seule photo. Et segundo, pour la route. Cabossée, pleine de trous, forte circulations, camions et autres. Non, vraiment, à oublier !

Les choses sérieuses commencent ensuite, ici. A partir de Dragoslavele.

Dragoslavele.

Il me reste 60 km à parcourir jusqu'à Brasov, qui est plus ou moins le but de la journée. Un peu plus au nord, ou un peu plus au sud, selon le logement !

La route est OK. Il y a des hauts et des bas dans l'asphalte, mais comparé à hier.... Je n'en reviens pas de voir les bornes kilométriques si vite, alors que je me balade vraiment tranquillement. Hier, entre deux bornes, je perdais beaucoup de gouttes de sueur !

Vanadis va bien. Elle fait toujours son bruit, entre 50 et 90. Je fais celui qui n'entend pas.

Une grosse invitation à la randonnée, non ?

Cette photo est un panorama. C'est vraiment magnifique, j'aime bien aussi ce genre de montagne, accessible et en même temps belle au regard.

Il régnait ici une paix divine le long de cette vallée. Un grand calme, envahissant, une grosse sensation de bien-être.

Dans les prés en pente, hommes et femmes -surtout des hommes (90%)- sont occupés à faucher l'herbe, et à l'étaler pour la faire sécher. Le travail est terrible, car les déclivités des champs sont parfois terribles. Je les vois peiner en remontant la côte, la faux trainant dans l'herbe tant c'est dur de la porter.

Pour moi, c'est beaucoup plus facile. Je vais également dans les pentes, mais sans aucun effort.

Certaines parties sont très boisées. J'ai lu récemment un article sur une roumaine tuée par un ours, près d'un village en montagne. Il y en a encore beaucoup en Roumanie, et je préfère avertir les adeptes du camping sauvage... En tout cas, très peu pour moi ! Car je me connais bien, j'ai une très bonne viande, une de celles dont les ours rafolent, et je n'ai aucune envie de leur faire ce plaisir.

Quelle surprise ! Une église en bois, la copie exacte des églises que l'on peut voir en Norvège. Elles sont très semblables, je n'en reviens pas !

Je viens de passer un petit village dans lequel je voyais des pensions en quantité. Le village suivant s'appelle Bran. Je suis à 25 km de Brasov, et je me dis que ce serait quand même pas mal de m'installer ici. Il y a de la montagne, et faire un aller-retour à Brasov ne présente aucune difficulté, car je tiens à visiter cette ville aussi. Tiens, encore une église.

Ici, des habitations tziganes. Tiens, il y a un château aussi, dans ce village. Allez, c'est décidé, je cherche une pension ici. J'en trouve une pas mal. Il n'y a pas Internet. La dame me demande 70 Lei (ou Ron, les roumains disent les deux, je ne sais pas pourquoi). C'est trop, je lui propose 100 Lei pour deux nuits. Elle parle bien le français, et défend son beefsteak comme une lionne. Je descends à 65 laa nuit, pas en-dessous. Renseignez-vous, tout le monde autour est à 100 Lei, me dit-elle, et c'est le week-end, avec les visites du château, je suis sûre de lui. C'est vous qui voyez....

Ben... OK, c'est moi qui vois. Au-revoir, madame. C'est vrai qu'il y a plein de monde, ici. Tiens, un camping ! J'y vais. 115 Lei pour trois nuits. Je suis tenté. Le gars est super sympa. Je lui demande s'il y a des chiens la nuit. Ah, la question qui tue. "Je ne peux pas vous garantir qu'il n'y en a pas. Il faut protéger la nourriture !". Là, c'est NON. Il faut savoir qu'il y a énormément de chiens errants en Roumanie. C'est le pays qui en a le plus, parmi tous ceux que je viens de traverser. Pas question de courir le risque que des chiens viennent aboyer près de la tente. A tout hasard, je demande au gars s'il ne connaitrait pas une location pas chère, une chambre chez l'habitant. Il prend son portable et téléphone

YES. Juste à côté, deux maisons plus loin. Oui, OK pour 150 Lei. Pour les trois nuits. Cinq minutes plus tard, Vanadis est dans le jardin, au pied de ma jolie maison. L'accueil est parfait, les jeunes parlent anglais, un peu même français. La maman parle français. Ils me laissent toute la maison, ils habitent dans l'appentis à côté pendant l'été, comme ça se faisait si souvent en Vendée quand j'étais gamin. Je me souviens de mes oncles et tantes vivant dans le garage pendant l'été, la maison étant réservée pour les estivants ! Je suis verni, c'est le type exact de location dont je rêve !

Il ne manque qu'Internet, mais je trouverai en ville, c'est juste à côté, à peine le temps de passer toutes les vitesses et je serai rendu !

Une fois installé, je vais manger dans la ville, justement. Ah, l'arnaque des parkings. Je pose la moto, et déjà un gars arrive avec des tickets, 3 Lei pour une heure. Je dis non. Je pose la moto dans une rue à côté, et je vois un autre garss arriver avec des tickets. mais ils me gonflent, ici ! Tiens, un camping-car de Bretons. je vais leur dire bonjour. Ils ont payé 7 Lei pour une heure. Et en discutant avec eux, vous savez ce que j'apprends ? Le château C'est celui de Dracula ! Vous comprenez, pourquoi les prix sont élevés ? Pourquoi il y a tant de monde ? Dracula fait encore venir du monde, ici. Les Roumains en priorité, mais j'entends aussi d'autres langues. Bref, le gars aux tickets vient vers le campig-car, et réclame encore 7 euros. Là, j'assiste à une scène formidable. Le propriétaire de la maison d'en face, un jeune roumain -avocat- vient parler au gars réclamant de l'argent. Et je comprends, grossso modo, ce qu'il lui dit. Qu'il ne faudrait quand même pas exagérer, que cette zone n'est pas aménagée en parking, qu'il n'a pas droit de faire payer, etc. Le gars s'en va, penaud... Il y a des gens formidables partout !

Bien, je mange dans un restaurant bondé detouristes. Le service est terriblement lent. Mais je m'en moque, car il y a Internet, ce qui me permet d'envoyer des mails à la famille, et de prendre connaissance des miens. Enfin, pas longtemps, car je ne suis quand même pas venu ici pour bosser sur un PC. J'en profite quand même pour me renseigner sur ce fameux château de Draculer. Et j'apprends, à 200 mètres de l'entrée du fameux château, mais en me documentant sur l'immense "toile", que le comte "Dracula" n'est sans doute jamais venu ici ! Quelle arnaque. ma décision est prise : je ne visiterai pas ce château.

Tout autour du château, les commerçants vendant les babioles à l'effigie de Dracula, etc. Minable ! Je pars en courant.

Enfin non, pas en courant, il fait trop chaud !

Devant les étalages, histoire de vous montrer.

Je repars vers la moto, en traversant ce petit jardin.

Je remonte sur Vanadis, et décide de faire un petit tour aux alentours, avant de rentrer à la maison. Ici, sur la route vers "Simon".

Vieille église de Simon. C'est beau, la petite route est toute neuve, et il n'y a personne d'autre que les faucheurs dans les champs.

Les meules de foin si caractéristiques ici en Roumanie. J'ai fait demi-tour dès que le goudron s'est arrêté, évidemment...

Dommage que la partie goudronnée soit si courte, car je suis amoureux de ces petites routes secondaires. C'est toujours beau.

Retour vers Bran. Le château de Dracula. C'est tout ce que vous en verrez avec moi, désolé !

Pas envie de me transformer en vampire, quoi que, une vie éternelle...

Je pars ensuite de l'autre côté. Petite route aussi. Je mets la caméra.

Ah, un passage à niveau. Mon deuxième de la journée. Là, tu peux couper le moteur, dix minutes d'arrêt assurées. Et il y a un/une préposé(e) à l'ouverture manuelle des barrières ! Par ailleurs, si tu vois des rails lorsque tu roules, un conseil à suivre, ami voyageur. Passe "au pas" sur les rails, sinon tu risques de briser une suspension ou un cardan... C'est terrible !

Retour à la casa... Alors, elle est belle, ma maison, non ?

Soirée passée dans la salle à manger, installé comme un roi, à bosser pour vous sur mon PC.

Rassurez-vous, j'adore faire ça aussi.

Et la nuit fut bonne, car le lit est absolument parfaiit ! Décidément, une bien belle location. Et des gens vraiment sympathiques !

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