ea2010 - Jour 115

Jour 115 - Vendredi 6 août 2010 - 358 photos - environ 11 km à pied - 16.957 en tout

Levé de bonne heure, en pleine forme, j'ai envie de "crapahuter". Je file au métro d'un bon pas, j'achète mes deux tickets, et je suis au coeur de Budapest à 8 heures du matin, comme ceux qui bossent. En fait, personne ne le sait, mais je bosse aussi ! Au fait, deux mots sur le métro, pendant que j'y pense. Il faut poinçonner le ticket en entrant, et il y a des agents qui surveillent et regardent si vous l'avez fait, mais qui, en plus, peuvent vous demander de leur montrer l'objet dûment validé. A la sortie, d'autres agents surveillent, et peuvent aussi vous demander votre titre de transport. C'est ainsi qu'un jour, regardant un agent avec un sourire, ce dernier -et j'en étais convaincu dès que je l'ai vu- m'a demandé le fameux ticket...

Bien, me voici sur une grande avenue, et je me dirige vers le quartier juif. En effet, hier soir, Laurent et son épouse, des français très sympathiques spécialistes de Budapest (ainsi que de la Hongrie et de la Roumanie) puisqu'ils y reviennent depuis 20 ans, et habitués du camping, me l'ont fort recommandé. Comme j'aime bien les langues, je vous présente une pancarte sur laquelle est inscrit un des rares mots hongrois que j'ai réussi à comprendre de façon instantanée : "szendvics", que je traduirais par.... "sandwiches" ?

Quelques jolies femmes se promènent déjà dans les rues.

Curieuse sculpture. On y aperçoit des soldats, et je ne sais pas quel est le sens à donner à ce tableau. Epoque communiste ?

La plus belle synagogue d'Europe, recommandée par Laurent.

La description très enthousiaste que m'en a faite Laurent hier soir m'a donné envie d'aller la visiter. Mais deux obstacles majeurs m'en ont empêché. L'ouverture est à dix heures, et il est 8h30.... Le prix est pratiquement de dix euros (en tenant compte du droit de photographier qui vient en supplément), ce qui correspond à une nuit d'hôtel -ben oui, quoi, c'est le prix de mon camping ! Donc, NON, je passerai mon chemin, c'est trop cher !

Quelques immeubles autour de la synagogue.

Ils ont été rénovés récemment.

Style un peu pompeux, mais fort agréable à l'oeil du promeneur matinal que je suis.

Je m'enfonce dans le quartier juif, en même temps que la pluie commence à tomber. Le ciel n'est plus nuageux, puisque je ne vois plus de nuages.

Les rues sont sombres, les immeubles vieux, sales, noirs, et peu d'entre eux sont rénovés.

Au bout d'un moment, je retourne sur une avenue plus importante, histoire d'avoir plus de lumières, et de couleurs.

Très bel hôtel de l'autre côté de cette rue -Rakoczi UT, je crois- (UT est le diminutif de Utca, qui signifie "rue") fort animée en circulation.

C'est ici que les nuages ont eu la bonne idée de "crever". Le mot est faible. La pluie, soudaine et violente, m'a arrêté...

Heureusement, ayant senti le danger, j'ai emporté mon blouson de pluie, qui me sera fort utile.
Au bout de quelques minutes d'un régime de type tropical, les caniveaux ne suffisent déjà plus à la besogne...

J'ai éclairci l'image. En fait, il faisait vraiment très sombre, le ciel était vraiment plombé.

Par malchance, j'ai oublié mon plan de Budapest au camping. Heureusement, il me vient une idée : les hôtels doivent très certainement en distribuer à leurs clients. Bingo ! Dans ce splendide hôtel dédié à Lucifer, une jeune fille fort souriante et aimable m'en donnera un. C'est indispensable pour se promener au hasard dans les rues d'une grande ville, seul moyen pour retrouver ou suivre son chemin sans avoir à demander sans cesse...

Erzsébet Korüt, ou Boulevard Elisabeth. Vous avez une idée exacte de l'ambiance.

Au même endroit, ou presque, face au fameux hôtel "Belzébuth". Il est de toute beauté.

Une heure plus tard.... En effet, j'ai alors eu droit, peu après mon passage à cet hôtel, à une des plus belles averses jamais vues dans ma vie. Des trombes d'eau s'abattent sur la capitale hongroise. L'orage est ici, sur Budapest. Le ciel est entièrement illuminé, le tonnerre est étourdissant et presque continu, c'est dantesque et, en même temps, fort joli. Je ne peux pas continuer à marcher sous ces trombes d'eau, je suis déjà, malgré ma tenue, complètement trempé, et je commence à avoir froid. Un coup à attraper une bonne grippe... Je dois m'abriter pendant près d'une heure !

Enfin, j'ai l'impression que c'est fini. Il pleut encore par intermittence, mais sans comparaison aucune avec ce que je viens de vivre.
Ici, une magnifique façade, sur Terez Körut.

Peu avant d'arriver à la gare principale, en partie occupée par un Mac Do....

Le bel hall de gare, à l'intérieur.

Et au départ des lignes. En regardant le sol, on voit très nettement qu'il vient de pleuvoir....

Vue sur les immeubles autour de la gare. Je voulais aller sur cette sorte de passage surélevé, mais il est fermé.

Je poursuis donc sur le Szent Istvan Körut, en direction du Danube.

Un beau portail au pied d'un immeuble;

Et de très jolis immeubles, certains entièrement restaurés, d'autres non.

Un peu plus loin, le Vigszinhaz. Théâtre ? Opéra ?

Je fais attention, car marcher la tête en l'air, en ville, peut avoir des conséquences... néfastes, du genre "lampadaire"...

J'aime particulièrement celui-ci.

Fin -ou début, c'est selon le sens dans lequel on circule- du Boulevard Saint Istvan.

Encore un bien bel immeuble, bien gardé par cette magnifique jeune femme qui doit quand même, par moments, se les geler !
Ils ont malheureusement été obligés de l'amputer de ses deux bras, ce qui est vraiment malheureux !

Margid Hid, ou le pont Margid. Complètement fermé à la circulation, sauf aux tramways qui le traversent au pas.
Pour les piétons, un côté est accessible, entièrement barricadé de chaque côté. Bref, peu plaisant !

Au milieu du pont, l'île Margit. C'est elle que l'on aperçoit à gauche. Vue sur la rive gauche, le côté de Pest, d'où je viens, vers le nord.

Et le côté Buda, rive droite, vers le nord également, avec, toujours, l'île Margit, cette fois à droite.

Un tram arrive en face, au pas.

Arrivée sur Buda.

Je vais maintenant suivre le grand Danube dans le sens du courant, vers le pont suivant. Pour voir le Parlement, splendide bâtiment.

Immeuble rive droite.

Je suis maintenant en face du Parlement hongrois.

Une belle église orthodoxe. Je vais voir s'il est possible d'entrer.

Oui, sans problème, et même gratuitement, comme toujours dans les églises de cette religion.

Les peintures sur la voute sont très belles.

Essai d'une vue d'ensemble de l'intérieur.

Je retourne sur la rive. Les traces de l'orage sont encore loin d'avoir disparu.

Le tramway longe lui aussi cette rive, comme moi. Au loin, le Parlement, toujours, que j'ai maintenant bien dépassé.

Un peu plus loin, la plus belle église évangélique de Budapest. Sa visite ne coûte qu'un seul euro, mais je n'ai pas envie de payer aujourd'hui...

Du coup, je retourne le long du fleuve.

Une jolie façade, en arrivant près du pont.

Pont que vous connaissez déjà. En effet, je l'ai déjà traversé avant-hier soir en descendant du palais. C'est le pont Széchenyi.

Une petite dernière depuis la rive droite, avant de me lancer dans la traversée du Danube.

Un des lions gardant l'entrée. Comme ils ont été nourris à 11 heures (ill est 11h15), je peux passer sanns problème.
Malgré tout, il vaut mieux faire attention !

Je le traverse cette fois du côté gauche en retournannt vers Pest, histoire de changer un peu les perspectives.

Vue vers le nord. Buda à gauche et Pest à droite. Le Danube au centre !

Une petite photo vers l'arrière, histoire de jeter un coup d'oeil sur Buda.

Arrivée sur la rive gauche, et par conséquent sur Pest.

Encore un regard sur Buda. On voit très nettement la flèche de l'église évangélique près de laquelle je marchais tout-à-l'heure.

Cette fois, j'ai posé le pied sur Pest. Vers le nord.

Sur Buda, vue d'ensemble du château impérial visité avant-hier, et duquel on peut voir tout le Danube.

Un magnifique hôtel sur Roosevelt Ter.

Style "rococo ?", je le trouve très réussi.

Je ne sais pas à combien monte le prix d'une chambre !
Mais je pense que je peux sans doute rester 3 semaines au camping (210 euros) contre une nuit ici, voire même peut-être davantage...
Nous n'avons pas les mêmes valeurs!

Zrinyi Utca avec, comme toile de fond, la basilique Szent Istvan (même nom de saint que le pont...)

Ici, tous les immeubles ont été rénovés, et c'est un plaisir pour les yeux.

Un peu plus tard, au croisement avec Oktober 6 Utca (rue du 6 octobre), j'aperçois un soldat coiffé d'un casque à pointe !

Non, ce n'est certainement pas un prussien, du moins, je ne le pense pas. Je suppose seulement que cette tenue était aussi celle des soldats de l'empire hongrois du début du vingtième siècle. Alors alliés aux prussiens, ils ont sans doute imité leur tenue vestimentaire...?

Le même, sous un autre angle...

Un bel immeuble juste à côté.

Et la superbe basilique.

Depuis le parvis de la basilique, un coup d'oeil en arrière.

Un très bel ensemble.

Très imposant.

Vue depuis le parvis de l'église. La place est superbe. En fait, j'aime ces grands espaces dallés, c'est un plaisir pour les yeux.

La visite est gratuite, et ça, c'est quand même très appréciable. Je pense au prix demandé pour la synagogue ce matin.

Grandiose ! La coupole est à une hauteur presque vertigineuse, entièrement peinte, de toute beauté !

C'est "trop chargé" pour mon goût personnel, mais je suis admiratif du travail fourni par les artisans ayant réalisé cette merveille.

Je vous laisse suivre l'objectif.

Vertige inverse.

Bref, ça vaut le coup de rentrer. Dans un coin de l'église, j'aperçois un ascenseur...

C'est payant (4 euros, de mémoire), mais ça va me permettre de vous offrir quelques vues "aériennes" du coeur de Budapest.
Au premier plan, le parvis dont je vous parlais plus haut. Ensuite, la Zrinyi Utca que je viens de longer. Au loin, Buda et ses collines.
Et le château royal.
Entre les deux, le Danube que l'on ne voit pas. Faites fonctionner un peu votre imagination !

Je peux faire le tour complet du dôme, et donc regarder dans toutes les directions. C'est magnifique !
Ici, c'est la Bajcsy-Zsilinzsky Ut, empruntée hier avant de rejoindre la longue Andrassy Ut.

Regard plongeant sur la Bajcsy-Zsilinzsky Ut. Au premier plan, les statues de la basilique.
J'ai fait hier cette même photo, mais dans l'autre sens (depuis le sol) !

Je ne suis pas seul sur la plateforme.

Au loin, les collines de Buda. A mes pieds, la Szint Istban TER.

Retour sur le plancher des... hommes, car ici, les vaches, il n'y en a aucune !

En marchant vers ma station de métro, je retrouve cette rue en virage avec les immeubles qui vont avec, photographiée hier.
C'est la Révay KÖZ, au coin avec la Bajcsy-Zsilinszky Ut.

Puis c'est la descente aux enfers, comme chaque jour.... Il est 13h15 ! Plus de 5 heures que je "crapahute" dans les rues de Budapest. J'ai parcouru au minimum 11 km, la plupart du temps en piétinant (photos, allers-retours....). En descendant à ma station, j'ai faim, et je découvre (dans le métro, près de la sortie) un bar faisant griller de la viande. Il y a là du cochon. Je m'en commande deux belles tranches avec du pain et mon boc de bière. J'en ai pour 5 euros de bonheur, car c'est tout simplement délicieux.

 

Au camping, il y a pas mal de choses à sécher. L'orage de ce matin a été extrêmement violent au-dessus du camp. Tout est OK sous ma tente.
Je m'installe sur la table de la véranda pour bosser un peu...

Ce soir, je discute pas mal avec la jeune cycliste allemande, Charlotte, de Stutgart. Elle arrive en fait de Vienne, où elle a passé quelques jours. En fait, elle repart demain matin, car sa grand-mère ne va pas bien. Comme elle en avait un peu marre d'être seule, elle a décidé de rentrer en avion, est allée chercher un grand carton pour mettre son vélo, a réservé sa place, a commandé un taxi pour demain matin. Bref, elle n'a pas chômé ! Elle reprendra son voyage plus tard, à partir du camping. Il y a aussi deux jeunes cyclistes belges qui viennent d'arriver, fort sympathiques, ainsi qu'un groupe de jeunes fêtards venus pour le festival rock qui commence lundi... Je discute aussi pas mal avec Laurent et son épouse, toujours aussi gentils. Ils nous font goûter une spécialité, bien épicée, mais délicieuse en bouche. Bref, encore une soirée comme je les aime !

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