ea2010 - Jour 122

Jour 122 - Vendredi 13 août 2010 - 114 photos - quelques km à pied - 17.576 en tout

C'est sous un ciel bien menaçant que je quitte le camping en direction du tramway, pour rejoindre le centre-ville de Prague. Comme la rue est majoritairement composée de terrains de campings, des touristes de toutes nationalités font le même chemin que moi... Je rencontre un groupe de français, mais ils ne prennent pas le même tramway. L'ambiance est sympa. Le tramway est très moderne, et les stations sont affichées en digital, avec mise à jour en direct au fur et à mesure de l'avancement. Une fois de plus, la France n'est pas toujours au top...

Je viens de débarquer place de la République. C'est beau.

Je commence par chercher une banque, car je n'ai pas un centime en monnaie locale.

J'ai énormément de mal à me repérer, et surtout à comprendre les noms de rues. Malgré mon plan, je perds beaucoup de temps !

Ceci dit, j'ai quand même tout mon temps, ce n'est donc pas bien grave... Bref, je rends visite à trois banques, successivement, afin de connaître les taux, les frais (en général 2%), et de pouvoir comparer avec les bureaux de change traditionnels. Et je suis de suite très déçu par l'accueil reçu, que je n'ai trouvé jusqu'à présent absolument nulle part. Dans les trois établissements visités, des femmes étaient au guichet. Elles ont toutes répondu "non" à la question "parlez-vous anglais/allemand ?". Elles ont toutes arboré un visage fermé et totalement antipathique. A chaque fois que je suis parti, je les ai observées : le sourire est revenu sur leurs lèvres avec les clients suivants !

Ceci ne m'empêche pas de continuer à photographier les magnifiques façades.

J'enfile (façon de parler !) la U Obecniho Domu (pour ceux qui connaissent).

Puis la U Prasne Brany, ici à l'angle avec la précédente.

Et me retrouve, émerveillé, devant la tour poudrière est un des édifices les plus connus de la ville de Prague.

De l'autre côté, mon regard est attiré par cette petite sculpture sur le mur d'un immeuble. En faisant un peu de recherches sur Internet, j'apprends que l’UNESCO a proclamé l’an 2010 Année de Frédéric Chopin, qui est venu plusieurs fois à Prague au cours de sa vie.

Juste à côté de la Tour Poudrière se trouve la Maison Municipale, construction "art nouveau" des années 1905-1911.

La même, vue sous un autre angle.

Retour place de la République (Namesti Republiky). En fait, je tourne un peu en rond, et ne parvient pas à m'orienter.

L'église Saint Joseph (Kostel Sv. Josefa), toujours sur la place de la République. Cette église baroque a été construite entre 1636 et 1653, et n'est qu'une partie d'un monastère Capucin, et le mur, décoré de deux statues baroques, cache en partie l'église.

Les lignes de tramways sur Namesti Republiky.

Je suis toujours autour de la Namesti Republiky.

La Porte Tour Poudrière, à nouveau, et la Maison Municipale juste à côté.

Détail sur la sculpture de la photo précédente.

Je prends maintenant une rue au hasard. Et c'est Na Prikope qui a l'honneur de recevoir mes gros sabots...
Fantastique façade, du moins pour les peintures ornant le faîtage. Vous noterez qu'il s'agit encore d'une banque...

Un peu plus loin, j'ai voulu vous montrer cette énorme publicité recouvrant une grande partie de ce bâtiment !

Je poursuis ma balade le nez en l'air, comme dans les autres capitales. Peu désireux d'embrasser un lampadaire, je fais quand même très attention.

Il y a beaucoup d emonde dans les rues, et j'entends parler toutes sortes de langues. Et assez souvent notre jolie langue, le français !

Mac'Do a investi toutes les grandes capitales européennes... Juste à côté, le Casino Palais Savarin.

Cette rue est intéressante, et me fait un peu penser à la rue piétonne de Budapest que je vous avais également montrée, de par la diversité des façades.

Différents styles se côtoient pour mon plus grand plaisir. Dommage que le ciel soit triste.

Très curieux personnhages sculptés de part et d'autre de cette grande porte. C'est dans ce coin que je trouve finalement un bureau de change correct. Mais une fois de plus, l'accueil est très froid, à la limite de l'impolitesse. C'est un homme. De plus, en recomptant, je constate qu'il me manque un billet de 100... Le gars me le donne sans discuter, mais je me rends compte qu'il y avait vraiment intention de me tromper. Soyez très vigilants avec les commerçants, à Prague, car ils ne me semblent pas très honnêtes !

Je reste un moment ici à chercher les noms des rues, et à essayer de me situer sur mon plan... Je continue finalement tout droit, dans la rue "28. Rijna" .

Et encore un bel ensemble, un !

Un frontispice très particulier.

Arrivée sur la Jungmannovo namesti (place). Avec les rues, à droite, Perlova, à gauche, Jungmannova, et, en face, Narodni.

Sur la place Jungmannovo.

Le palais Adria, édifié en 1925, par Pavel Janák et un Allemand de Prague Joseph Zasche, sur la Jungamanovo naměstí. De style rondocubiste, il fut conçu pour la maison d'assurances Riunione Adriatica di Sicurta. Le décor sculpté est dû à Jan Šturda et Karel Dvořák. En 1926, lors d'une conférence à Prague, Le Corbusier voit dans le palais Adria "une construction massive de caractère assyrien".

Toujours le palace Adria, mais côté Narodni.

Et encore la Jungamanovo naměstí.

A l'angle des rues Narodni (rue nationale) et Spalena.

Le genre d'immeuble qui me fait penser à Vienne. Mais il ne s'agit que d'un immeuble par ci par là. En fait, à Vienne, des rues entières étaient comme ça, alors qu'ici, bien des bâtiments en mauvais état en côtoient de très jolis. C'est beaucoup plus irrégulier !

Dommage que cette voiture se trouvait là. Un carosse précédé de chevaux à quatre pattes (ici, les chevaux sont dans le carosse...) eut été plus joli !

Mais si je vous le replace dans son contexte, c'est tout de même nettement moins bien !

Un peu plus loin, et toujours dans Narodni, la façade de l'église Sainte Ursule (Kostel Sv Vorsily).

Et un peu plus loin, le théâtre national. On aperçoit le très moderne "Laterna Magica" à gauche, et le pont Legii (most Legii) à droite.

J'arrive donc sur la "Vltava" (le fleuve traversant Prague, et plus connu sous son nom allemand "Moldau"). Je tourne à droite vers le centre-ville. La rue est la Smetanovo nabrezi. Comme toujours, lorsqu'une ville est construite le long d'une rivière, c'est un plaisir de flaner le long des rues qui en longent les rives ! Et Prague ne fait pas exception à cette règle, loin s'en faut ! On voit ici le Karluv most (Pont Charles), le château et la cathédrale.

Et là... Dernière photo ! Batterie vide...

Il en faut plus pour me faire peur. J'ouvre le sac qui ne me quitte pas afin de prendre la deuxième batterie, chargée récemment dans un camping. Enfin, je cherche à la prendre, car je ne la trouve pas. J'ai du la mettre dans une autre poche... Mais au bout de cinq minutes de recherches de plus en plus fébriles, je dois me rendre à l'évidence : elle n'est pas là. Alors, je sais où elle est : dans le top-case de Vanadis, encore dans son chargeur !

Mais... au camping, bien entendu !

Bravo ! Excellent.... Visite terminée. Je me raisonne : il n'y a pas mort d'homme. Je décide de rentrer au camping après m'être offert un "Spaghetti Bolognese" assez onéreux : Prague est une ville chère ! Le ciel, comme vous pouvez le voir, est vraiment sombre, et j'aurai droit à des averses une partie de l'après-midi, ce qui m'aidera à avaler la pilule de ma bêtise ! Je passe donc la soirée dans la salle-réfectoire à côté de ma tente, penché sur mes photos. J'ai reçu un mail de Greg, qui me dit être arrivé hier soir. Il se trouve dans le camping à côté. Malheureusement, je le réveille en allant le retrouver : le pauvre, il était en train de faire une bonne sieste pour récupérer. Nous convenons de nous retrouver demain à 13 heures devant le pont Charles. Je retourne avec mon PC. J'ai pas mal de retard dans mes sauvegardes, et c'est là que je vais constater la perte des photos faites mardi à Vienne. 400 photos manquantes ! Une horreur.

Je vais devoir travailler jusque bien tard dans la nuit pour réussir l'exploit d'en récupérer 150... Le programme de récupération tournait depuis plus d'une heure lorsque j'ai entendu des gens parler en français dans la rue, près de la grille d'entrée. J'ai vite compris qu'ils avaient oublié leur clef ! Ce sont les camping-caristes de Verdun. Il est plus de minuit, c'est le silence dans le camping, c'est pourquoi je les entends très distinctement. Ils ont de la chance de me trouver ici, je vais leur ouvrir. Ils vont rester discuter avec moi pendant une heure. La dame va jusqu'à faire du café dans son camion, et nous l'apporte avec du gâteau. C'est vraiment génial. Ils repartent demain, et me font cadeau de deux tickets de transport non validés, ainsi que de leur plan de Prague, qu'ils ont acheté dans une boutique. Quelle gentillesse. Et ils partent se coucher en me donnant leur carte de visite et en m'invitant à passer chez eux lors de mon retour !

Pas belle, la vie ?

Ah, tiens, au fait, c'était aujourd'hui un vendredi 13...

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