ea2010 - Jour 124

Jour 124 - Dimanche 15 août 2010 - 535 photos - quelques km à pied - 17.576 en tout

Cette fois, je suis un peu plus matinal. Oui, enfin... d'une demi-heure seulement (il est 9h15) ! Des motards russes (de Moscou) sont arrivés au camping, et j'ai discuté avec eux. Ils ont chacun leur moto. Ils vont se séparer, car ils n'ont pas les mêmes vacances. L'un d'eux a l'intention d'aller à Paris.

Comme vous pouvez le voir, le temps est superbe.
Me revoici au même endroit qu'hier matin. Place (namesti en tchèque) Jana Palacha. Je voulais vous photographier le Rudolfinum, ce grand bâtiment néorenaissance. Il sert de salle de concert (en particulier pour l'orchestre philharmonique tchèque) et de salle d'expositions (Galerie Rudolfinum).

Je reviens un peu sur le Manesuv most (pont) traversé hier avec Greg, histoire de faire quelques photos avec un beau ciel bleu, et sans aucun touriste. En effet, en ce dimanche matin, il n'y a pas grand monde dans les rues, et ça me plait bien ! Je tente un panorama, mais le programme a eu du mal à le sortir. Les observateurs méticuleux auront remarqué la disparition du parapet du pont. Ce n'est pas grave, c'est juste pour vous montrer l'ensemble.

Du même endroit, détail sur le château et la cathédrale Saint Guy visités hier. On voit à gauche la coupole de l'église Saint Nicolas.

En repassant devant, un coup d'oeil sur le haut de l’École des arts appliqués (vue hier aussi).

La statue du roi Charles IV (1316-1378) sur Krisovnicke namesti, la place des Chevaliers de la Croix.

Bien sûr, je ne pouvais pas passer près du pont Charles sans déclencher un petit peu ! La tour visitée hier.

J'avance un peu sur le pont, forcément... Allez, une petite avec le château et la cathédrale (encore !). A droite, le Manesuv most.

Mais cette beauté me prend en photo ?! Vite vite, que je dégaine moi aussi... Non mais !

Allez, ça va, maintenant, avec ce pont. Vous en avez assez vu, et moi aussi. Quoi que... Si je ne me retenais pas, et si j'avais tout mon temps, je photographierais bien chaque statue se trouvant sur ses bords. Allez, on laisse tomber cette idée. Je vais longer la Vltava vers le sud, en marchant sur la Smetanovo nabrezi. Vous savez, j'y étais avant-hier midi, lorsqaue l'appareil-photo a déclaré forfait, faute d'alimentation électrique.
En face, l'île Kampa, le musée Kampa, les moulins Kampas récemment restaurés. Encore une partie de Prague qu'il faudrait visiter ! Je vous en ai montré une seule photo hier, en arrivant sur l'autre rive du pont Charles.

Du même endroit. Je suis ici au pied du musée Smetana (Muzeum Bedřicha Smetany).

Le pont Charles, la cathédrale Saint Guy dans l'enceinte du château sur l'autre rive.

Toujours au pied du musée Smetana (Muzeum Bedřicha Smetany). A son pied, la statue de Bedrich Smetana, le compositeur tchèque.

Du même endroit, vers le sud. La Smetanovo nabr. que je vais suivre, jusqu'au théâtre national (Národní divadlo, dont on aperçoit la coupole).
On voit aussi le most Legii (pont). Et que le ciel n'est pas aussi bleu que je le pensais....

Coup d'oeil arrière sur Smetanovo nabr., vers Krizovnicka. Le pont Charles et la tour sont à gauche, après les arches que vous voyez sous les immeubles. Une arcade a été construite pour y aller, car le trottoir est de la largeur d'une seule personne, et l'on prend la totalité des oxydes de carbone et autres joyeusetés s'échappant des véhicules. Mais en fait, et pour avoir pratiqué les deux, je me demande si je ne préfère pas les pots d'échappement. Car sous l'arcade en question, vous êtes assaillis de commerces minables, et devez supporter ces boutiques que l'on voit dans tous les lieux hautement touristiques ! Pour moi, un véritable calvaire, avec une surpopulation considérable... Bref, le quartier est mal mis en valeur pour les promeneurs.

Par contre, et dès que l'on a franchi cet obstacle, c'est le bonheur. Vue arrière sur le fameux musée Smetana (Muzeum Bedřicha Smetany). Je vous ai photographié la flèche de cette tour hier, lorsque j'étais perché au sommet de la tour du pont Charles.

Le rivière est sur ma droite. Les immeubles sont donc à gauche...

Ma maladie reprend : mon index droit appuie sur le petit bouton malgré moi. Désolé de vous imposer le résultat de mes crises.

Ici, c'est bien plus calme. Quelques rares promeneurs. Je m'éloigne de la partie de Prague la plus visitée.

Je suis un peu fatigué de vous écrire toujours la même chose. Alors, et pour la dernière fois, musée Kampa, château et cathédrale, pont Charles !

Gros contre-jour, d'où ces couleurs bizarres, sur le pont Legii. Le pont des Légions - most Legií, ainsi baptisé d'après les légionnaires tchécoslovaques, qui, durant la Première Guerre mondiale, ont principalement combattu en France, en Italie, en Russie, mais aussi dans d'autres pays. Plus précisément, il s'agissait des unités des armées tchécoslovaques étrangères. On estime qu'en 1918, à la fin de la guerre, le nombre total des soldats tchécoslovaques s'élevait à 100 000, tous des volontaires qui ont grandement contribué à la victoire de la Triple Entente et à la création de la Première République tchécoslovaque, la Tchécoslovaquie étant alors reconnue par les pays alliés comme une des puissances ayant contribué à gagner la guerre. Ce pont routier long de 345 mètres relie l'Avenue nationale - Národní třída, au bout de laquelle se trouve le Théátre national - Národní divadlo, à l'un des plus beaux quartiers de Prague, Malá strana, traduit comme « Petit côté » en français. Le pont actuel en pierre a été construit entre 1898 et 1901, et son ouverture s'est faite en présence de François-Joseph 1er - František Josef I., empereur d'Autriche et roi de Hongrie. A l'origine, en effet, et jusqu'en 1919, le pont a porté le nom d'un autre empereur de la lignée des Habsbourg pour s'appeler pont François 1er - most císaře Františka I.. Mais avant le pont en pierre se trouvait au même endroit un autre pont, à chaînes, lui, construit entre 1839 et 1841 et qui est resté en service jusqu'en 1898. Lui aussi s'appelait déjà pont François 1er. Mais pour en revenir au pont des Légions, notons encore qu'il ne s'est pas toujours appelé ainsi, puisque, entre 1940 et 1945, il a porté le nom du célèbre compositeur Bedřich Smetana pour devenir Smetanův most - pont Smetana, avant d'être rebaptisé pont des Légions entre 1945 et 1960, année où les responsables communistes en ont fait jusqu'en 1990 le pont du 1er mai - most 1. máje, en référence à la fête internationale du travail. Finalement, après la révolution, le pont a retrouvé son appellation qui est toujours la sienne aujourd'hui, le pont des Légions - most Legií. Enfin, dernière anecdote, ceux qui connaissent un peu Prague auront noté que deux tours se trouvent à chaque extrémité du pont, et ce parce qu'au début de son existence, un péage était perçu à son entrée. Aujourd'hui, bien entendu, les Pragois le traversent gratuitement.

Depuis le pont des légions, regard vers le nord et le pont Charles.

Idem... sous un angle insolite, mais que j'aime bien.

Une autre, sous un autre angle, près de la base d'un des lampadaires éclairant le pont.

Et un nouvel angle... Ah, la photo, c'est vraiment génial. Qui croirait qu'il s'agit du même pont, en plein Prague ?

De l'autre côté, je suis en contre-jour total. A gauche, le fameux théâtre national, en face, l'ile des Tireurs - Strelecky ostrov, en tchèque. Au fil du temps, l'île a changé plusieurs fois de nom : on l'a tout d'abord appelée la petite Venise, puis la Haute ou la Petite île, l'île sous le Pont, la Cour d'eau et, enfin, l'île des Tireurs. Déjà sous le règne de Charles IV, au XIVe siècle, les tireurs pragois avaient le privilège de s'entraîner sur cette île au tir à l'arc et à l'arbalète. Laissée à l'abandon après la Guerre de Trente ans, l'île a de nouveau servi aux tireurs dès la fin du XVIIIe siècle. A l'époque, on y organisait aussi bals populaires et fêtes foraines.

Le café Slavia (palais Lazanszky). Ci-dessous un extrait du texte écrit par Amélie Cassez Struminski dans un devoir de séminaire sur les cafés pragois au temps de Kafka, texte qu'elle a entièrement rédigé, qui a été noté par des professeurs et mis en ligne en juin 2008. N'hésitez pas à cliquer sur le lien pour apprécier le contenu de son travail. Je cite :

"Le Café Slavia se trouve au numéro 1 de la Narodní třida, aux bords de la Vltava et en face du Théâtre National Tchèque. Ce café doit son existence au comte Lazansky, important notable de l’aristocratie tchèque, qui fit tout d’abord construire un palais de trois étages entre les années 1861 et 1863 pour en faire une résidence loin du tumulte du centre ville. En face de ce palais la construction du Théâtre National Tchèque fut commencée quelques années après en 1868. Ce lieu devint un lieu de distraction et attira bon nombre d’artistes et un public cultivé".

Je continue ma balade le long de la rivière. L'avenue se nomme maintenant la Masarykovo nadrasy. Coup d'oeil arrière sur le most Legii.

Tiens... de belles façades... Il y avait longtemps !

L'institut de Goethe. Le Goethe-Institut est une organisation à but non lucratif dont la mission principale est de promouvoir l'apprentissage de la langue allemande comme deuxième langue, encourager le rayonnement de la culture allemande et favoriser la coopération culturelle internationale.

Les façades sont toutes plus belles les unes que les autres. Ici, galerie Vitavin, à l'angle avec Na Struze, en face du petit pont pour l'île des Tireurs (Slovansky ostrov). Ben oui, je suis là pour vous parler de Prague, alors vous allez en avoir pour votre argent !

Je vais donc mettre un nouveau chargeur.

Et passer en mode "rafales". Ici, dernier immeuble avant Sitkova. A gauche, le restaurant Suteren.

Au même endroit, si je me retourne, je vois le théâtre national au fond. On aperçoit aussi le most Legii à gauche. Mais vous l'aviez sans doute déjà vu.

Et voici ce que ça donne, si je regarde vers l'avant.

Le même immeuble, au-dessus du Karavanseraj, un restaurant, à l'angle de Sitkova.

Côté rivière, ce n'est pas mal non plus. L'île des Tireurs, vous vous en souvenez ? Non ? Mais enfin, je viens d'en parler, il n'y a pas cinq minutes. Mais que dois-je faire avec vous ? Allez, je continue, et tant pis pour ceux qui ne m'écoutent pas. En 1812, les gardes nationaux y ont fait construire un palais de style Empire, le palais Zofin (palaci Zofin) abritant un restaurant agrandi d'une terrasse avec un café. Le bâtiment accueillait des concerts et des bals, ainsi que la cérémonie de clôture de la fête fédérale du mouvement gymnique Sokol, en 1926. L'île des Tireurs est l'une des rares à avoir conservé son caractère naturel, avec des espaces verts réservés aux activités sportives dont la pétanque. L'île est aussi recherchée pour son restaurant et son café situé au-dessus de la rivière, ainsi que pour les projections de films à ciel ouvert qui ont lieu pendant tout l'été.

L'immeuble "Hlahol", dans lequel B. Smetana fut directeur de la chorale toujours très réputée.

Et le suivant.... Mais arrêtez, c'est trop, je n'aurai jamais assez de carte mémoire !

Et le suivant, qui fait l'angle avec la Myslikova.

On fait une pause ? Donc, à gauche, la Myslikova. On aperçoit au loin "la maison qui danse"... Je vous en reparlerai plus loin.

Et les façades que je viens de photographier...

A droite, la Myslikova. A gauche, la Masarykovo nabreski, sur laquelle je marche, quand même, depuis le pont des Légions (je dis ça pour les deux du fond de la classe, qui sont en train de parler et de rire, et qui ne savent même pas dans quelle ville nous sommes en ce moment, me trompe-je ?).

Poursuivons la promenade dans la Masarykovo nabreski, le long de la rivière Vltava.

Quoi ? Qui a dit qu'il en a assez de voir toujours la même chose ?

Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire, mais aux habitants de Prague, non ?

OK, regardons côté gauche. La rivière. Nous arrivons (enfin, j'arrive, car c'est moi qui marche) au pont suivant, le Jiraskuv most.

Je ne peux pas m'en empêcher, désolé. C'est trop beau. Dernier immeuble avant Jiraskovo namesti (place).

Ouaaahhhh, dis donc, le gars Jef, il a marché pendant 100 mètres sans faire de photos...
Arrivée sur le Jiraskuv most, construit entre 1929 et 1933. Au fond, la Masarykovo nabr. que je viens de vous montrer.

Panorama de la Jiraskovo namesti, vue depuis le pont. A droite, la "Maison Dansante"... Oui, je sais. Je vais y venir.

OK, parlons-en maintenant.

La Maison Dansante, the Dancing House, la Tancici Dum, est aussi appelée "Ginger et Fred" à cause de sa forme qui fait référence aux deux danseurs du film de Fellini. C’est une œuvre originale de l’architecte américano-canadien Frank Gehry et du Tchèque d’origine croate Vlado Milunic. La construction a été achevée en 1996. Après la chute du communisme, la capitale voulait rompre avec le passé en construisant de nouveaux bâtiments. Au départ, cet immeuble n’était pas vraiment apprécié par les habitants de Prague. Aujourd’hui il fait partie du paysage et beaucoup de personnes viennent le voir. Il fut même reconnu comme le “meilleur projet de design” de l’année 1996 par le Time magazine. L’immeuble excentrique représente en quelque sorte un dialogue entre un homme et une femme (Ginger et Fred). En effet, les architectes ont été inspirés par le couple mythique Fred Astaire et Ginger Rogers. Ici, Fred (représenté par le bâtiment avec des pics sur la tête) enlace Ginger (le bâtiment en verre avec une courbe beaucoup plus sensuelle qui semble danser et s’amuser). Cet ensemble dégage une forte impression de souplesse mais surtout un grain de folie et de joie. Le bâtiment abrite des bureaux sur neuf étages. Au 7ème étage se trouve un restaurant chic qui propose de la cuisine française de haute qualité qui s’appelle “La Perle de Prague“.

Depuis le Jiraskuv most, je regarde vers le nord. Que voit-on ?

Je ne vous le dirai pas. Hi hi hi. Ceux qui suivent le savent. C'est le principal !

Et de l'autre côté, le sud... Le Palackého most (pont).

Demi-tour. J'ai rendez-vous avec l'ami Greg à 13 heures dans un restaurant où nous avons siroté une bonne bière hier, et qui se trouve dans le quartier du pont Charles. Je veux donc faire un grand tour de la vieille ville avant de le retrouver.

Là-bas, en face, c'est la Resslova. C'est par cette rue que je vais faire ma visite.

A droite, le quai se poursuit avec la Rastinovo nabrezi. Toujours de splendides façades, mais je ne peux pas tout voir !

Vers le sud, le Palackého most (pont). Je vois aussi de très beaux immeubles sur l'autre rive. Il faudrait peut-être rester deux semaines à Prague ?

Une petite dernière vers l'autre rive, avec le Jiraskuv most en prime.

Le joli tramway sur la Jiraskovo namesti. A droite, le bas de la Maison Dansante.

Je vais passer en-dessous. Un bien curieux immeuble.

Vue sous un autre angle. Et dire que j'ai dit à Greg qu'il s'agissait d'un dancing... La honte. J'avais juste lu "dancing house" !

Statue d'Aloïs Jirasek, écrivain tchèque, au milieu de la Jiraskovo namesti.

Toujours sur Jiraskovo namesti, je remonte vers Resslova. Ah, ces immeubles...

Sur ma droite, la Gorazdova. Encore une rue à visiter... Mais je n'en ai pas le temps, je ferme les yeux, je me prends par le bras, et je fais demi-tour !

Je ré-ouvre les yeux : en face de moi, la Resslova. Je prends à droite...

Et j'arrive en vue de l'église de Saint-Venceslas de Zderaz (Kostel svatého Václava na Zderaze). A l'origine, l'église de la paroisse du village de Zderaz, qui fut intégré à la Ville Nouvelle après sa création, est de style gothique.

Juste avant de monter sur le parvis de l'église, sur la Resslova, je ne peux m'empêcher de photographier cette splendide façade !

Un office se termine alors que je pénètre à l'intérieur de l'église Saint Venceslas et, oh surprise, le curé est une femme ! Je n'avais jamais vu ça jusqu'à présent. Elle vient serrer les mains de certains fidèles. J'en profite pour photographier les magnifiques fresques décorant les murs. Mais une femme-curé ? Suite à la lecture de l'article de Strogoff (voir plus loin), je comprends qu'il s'agit en fait d'une église catholique hussite, qui entre autres abandonne le célibat en vigueur pour les prêtres catholiques, et ordonne également des femmes. Nous y sommes, je comprends maintenant. Et me rends compte à quel point je manque de culture. Pour bien visiter une capitale, il faudrait d'abord bien se documenter...

Le nez en l'air pour photographier les fresques, j'aperçois l'orgue très moderne. Cette église est vraiment très particulière. Dans un coin, des photos pendant la période communiste. Très intéressantes. Des statues curieuses, des inscriptions intéressantes. En fouillant sur le net, je suis "tombé" (rassurez-vous, pas de bobo, c'était même passionnant) sur le blog de Strogoff, qui a visité cette église. Son article est génial, ses commentaires grandiloquents, bref, j'ai adoré. Du coup, j'ai constaté qu'il habite à Prague, et je me garde son adresse de côté pour aller le lire plus en détail !

Un touriste vient me saluer et me demande, en anglais, si ce sont des tombes. Quoi ? Aurais-je l'air d'un spécialiste des lieux ? Je lui conseille de s'adresser à madame le curé.

Le niveau sur lequel se trouve l'église St Venceslav est surélevé et indique le niveau original de la rue, abaissée lors d'un ravalement du quartier à la fin du 19ème siècle. Vers le pont Jiraskuv, on aperçoit Tancici Dum (la Maison Dansante) tout à gauche, juste avant le pont.

Toujours depuis le parvis de l'église, vue sur la Resslova en direction du pont Jiraskuv que l'on aperçoit à gauche. A droite, la Ditrichova.

Je redescends au niveau actuel de la rue. L'église St Venceslav est à gauche, la Maison Dansante en bas. Les danseurs n'ont pas bougé !

Juste un peu au-dessus de l'église St Venceslav se trouve l'église Saint-Cyrille-et-Méthode. C'est une église orthodoxe datant du XVIIIe siècle. Elle est nommée ainsi en l'honneur de Saint Cyrille et Saint Méthode. Elle a été construite entre 1730 et 1736 par Kilian Ignace Dientzenhofer. En 1942, les assassins de Reinhard Heydrich se réfugièrent dans la crypte de cette église. Après une longue fusillade, ils se sont suicidés pour éviter d'être capturés. Un musée leur est désormais dédié dans cette crypte.

Attention avant de traverser, le feu est vert !

Malheureusement pour le photographe, un office est également en cours ici...

A l'extérieur de l'église, dans la cour.

En face, Obchodni Akademie (académie du commerce).

Resslova 1940/5, jolie façade de l'académie du commerce tchèque.

Je prends à droite en sortant de l'église. C'est la rue Na Zderaze. Les immeubles sont toujours aussi richement chargés.

Du même endroi, je me retourne. Les escaliers à gauche montent vers l'église St Cyrille et Méthode.

Détail d'une autre façade... dans Na Zderaze.

Stoleta, immeuble situé à l'angle de Na Zderaze et Na Zborenzi.

Gros contraste avec les bâtiments environnants, une très belle fresque murale.

Dans Na Zborenzi.

Et j'arrive au bout de la rue Odboru. Je tourne à gauche et tombe sur Myslikova.
En face, le numéro 21, au coin avec Kremencova. Je tourne à droite.

Et je me retourne pour admirer ce magnifique immeuble. La façade de la photo prédédente est à droite.

Myslikova, 26. J'aime bien ce style.

Myslikova se termine sur Spalena et cet immeuble. Je prends à gauche vers Lazarska.

Je continue dans Spalena, complètement bouchée en son centre par les travaux du tramway.
Je suis surpris de voir des ouvriers y travailler, car c'est aujourd'hui dimanche. Curieux !

Une église orthodoxe se trouve au numéro 6 de Spalena. La petite porte est ouverte. Je rentre.

Bingo ! Encore au beau milieu d'un office. Et le déclencheur de mon appareil-photo est tout SAUF discret. Une femme me regarde avec des yeux que je devine réprobateurs. Elle ferait mieux de prier pour me pardonner de troubler la cérémonie...

Ceux qui ont peint les plafonds n'avaient ni vertige, ni mal de cou... Sans doute étaient-ils croyants, et se sentaient protégés !

Je poursuis tout un moment sans faire de photo dans Spalena, à cause des travaux. Ici, au croisement avec Ostrovni (à gauche).

Un peu plus loin, toujours dans Spalena.

Et encore... On dirait qu'il est reparti avec les façades, le gars !

Effectivement, pas de doute, il recommence !

Au bout de Spalena, je rejoins Narodni, que j'avais longée lors de ma première visite de Prague.
Mélange entre l'ancien et le moderne, ce que j'aime plutôt bien.

Je traverse Narodni pour prendre Na Perstyne.

Immeuble au style typiquement communiste.

Au bout de Na Perstyne, au croisement avec Bartolomejska. Une maison avec un médaillon.

Je poursuis sur Na Perstyne.

Superbe immeuble à l'angle entre Skorepka et Jilska, au bout de Na Perstyne.

La même, façade sur Skorepka.

Betlemske namesti (place). Belles fresques sur ce restaurant.

Juste à côté.

Une statue de "pendu", créée en 1996 par David Cerny - un sculpteur praguois expressif, se trouve au coin de Husova. Cette sculpture a été si populaire qu'elle a été exposée non seulement à Prague, mais aussi à Londres, Berlin, Rotterdam et Chicago. Le personnage représenté est Sigmund Freud, le psychanalyste célèbre né à Freiberg, en Moravie, qui fait maintenant partie de la République tchèque. Freud est suspendu par une petite chaine au poignet et non par le cou, étrange pour une pendaison; comme Freud dans sa psychanalyse traite du suicide, certains pensent que Cerny se moque des théories de Freud et ironise et caricature ce célèbre praguois.

Chapelle de Bethléem. C'est une église néogothique dont l'histoire est intimement liée à l’histoire de Prague et à celle du pays. Elle est surtout célèbre pour avoir été le lieu des prêches de Jan Hus contre les abus de l'Église catholique en général et celui des indulgences en particulier. Ne vous laissez pas abuser par le terme de "chapelle"; 'elle peut accueillir jusqu'à 3 000 personnes! A l'époque, les petites gens qui peuplaient ce quartier pauvre, en proie aux inondations, s'y pressaient pour écouter ses prêches dont le nombre pouvait atteindre jusque 7 par jour! Aujourd'hui, dans la chapelle qui a été entièrement rebâtie dans les années 1950, d'après les plans d'origine, on peut y venir admirer des fresques, copies d'enluminures médiévales dénonçant l'opulence de l'Eglise, et racontant la mort de Jan Hus. Accolée à la chapelle, la maison des prédicateurs, où Jan Hus lui-même séjourna. Juste à côté, pour les amateurs d'architecture moderne et contemporaine se trouvent la galerie Jaroslav Fragner ainsi qu'une librairie spécialisée. (extrait copié ici).

Quelques images du quartier praguois de Bethléem.

Gallerie d'art.

Au 2 de Betlemske namesti, un magasin de porcelaine et de cristal au rez-de-chaussée.

Vue d'ensemble de la Betlemske namesti. C'est un lieu de calme fort agréable.

Je prends ensuite Liliova, petite ruelle mal pavée, et justement pleine de charme.

Je tourne un peu en rond autour d'une église (Kostel sv. Anny ?), et me retrouve complètement bloqué au fond d'une ruelle.

Je parviens finalement sur la Anenske namesti (place). En face, le café-théâtre Divadlo Na zabradli.

De la place Anenske, je prends une petite ruelle fort intéressante, au nom imprononçable, la Sribrna.

Très étroite, couverte de "tags" et autres dessins de toute sorte.

J'ai même l'énorme surprise de lire "Jacques Prévert" sur cette vieille porte... Assurément une invitation à la poésie.

La sortie de cette ruelle est presque irréelle, comme une impression de changer de monde !

Naprstkova. Je prends à gauche. Retour dans le monde des belles façades...

Je vous laisse admirer, il y en a pour tous les goûts.

Le même...

Naprstkova, numéro 9. En continuant, je vais retrouver Liliova à gauche, et Betlemske namesti tout droit.

Chic, une ruelle encore plus petite, également couverte de graffitis. L'un d'eux est génial. Bienvenue dans Zlata, qui me ramène sur Liliova. Mais après un décrochement sur Liliova, on la retrouve plus loin. J'arrive finalement sur Husova, presque en face de...

l'église St-Gilles. Son architecture est très dépouillée et est composée de deux tours massives. Le décor intérieur a été totalement refondu au 18e siècle, avec pour thème le Triomphe de saint Dominique, le fondateur de l'ordre des Dominicains.

Là aussi, un office est en cours... Les églises de Prague sont occupées, les praguois prient.

C'est Jan IV de Dražice, évêque de Prague, qui fit construire au début du XIVe siècle l'église de Saint Gilles, à la place d'une église plus ancienne. Le bâtiment à trois nefs, flanqué de deux clochers sur la façade Ouest, fut en son temps l'un des lieux de culte les plus monumentaux de la Vieille Ville de Prague. En 1625, l'empereur Ferdinand II confia l'église à l'ordre des Dominicains. A partir du début du XVIIIe siècle, l'intérieur de l'édifice subit diverses rénovations baroques successives. Le plafond est dominé par une fresque de Václav Vavřinec Reiner qui représente la victoire des Dominicains contre l'hérésie. Le peintre, l'un des plus grands représentants du baroque en Bohême, est inhumé dans l'église. On a l'impression de voir une scène de bataille tout en haut de la coupole !

La belle porte de sortie. De la bien "bel" ouvrage, comme on dit !

Dos à l'entrée de l'église St Gilles, regard tourné vers la droite. Là-bas, cette ruelle, à gauche, c'est Zlata. Et vous savez quoi ? Cette rue Zlata est très curieuse, car elle se poursuit encore, après un décroché dans Husova ! Quoi qu'il en soit, je retourne sur Betlemske namesti (repasse sous le "pendu") et remonte vers le nord par Jilska, histoire de bien m'imprégner de ce quartier qui me plait bien.

Croisement avec la Vejvodova à droite. On aperçoit l'église St Gilles (la partie extérieure de l'abside) en face dans la Jilska.

J'avance dans la Jilska pour photographier cette belle façade.

Et je prends la Vejvodova.

La Vejvodova débouche dans la Michalska. Je prends à droite.

Et me retrouve sur une magnifique petite place, la Uhelny thr (place du marché au charbon). Ici, la jolie façade d'une école.

Détail de la précédente.

Le square Uhelny thr. Sympa, non ?

Le genre de magasin que j'aime bien. Malheureusement, défense de photographier à l'intérieur.

Je poursuis dans Havelska, ci-dessus. En fait, la rue entière est un marché. Sympa. Au fond apparait l'église Saint Havel.

Quelques façades photographiées au-dessus des toiles des commerçants du marché situé au centre de la rue.

Immeuble à l'angle d'Havelska et de Melantrichova, sur Havelske namesti (place).

Coup d'oeil vers l'autre côté. En face, la Melantrichova. A gauche, la Havelska ulicka, qui va vers l'église St Havel.

Quoi ? Déjà midi et demi ! Et j'ai rendez-vous avec Greg à 13 heures au restaurant... Hummmm, ça va être "chaud"...

Je vais dans Havelska ulicka, vers l'église dont on voit maintenant les tours.

Encore une photo de ce curieux immeuble cubique, sur ma droite.

C'est certainement un musée. Je m'approche : photo à travers l'épaisse vitre. On aperçoit le photographe dans le reflet... en bas à gauche.

Eglise de St Havel. (kostel Sv.Havla). Elle est fermée.

Du coup, je bombarde quelques façades, histoire de ne pas avoir marché jusqu'ici pour rien. On aperçoit le mur de l'église à droite.

Je poursuis dans la Havelska (oui, le nom de la rue revient, après le petit bout Havelska ulicka). Quelques barbouillages sur une porte...

Je m'amuse à me photographier dans la devanture de ce magasin.
La phrase "willkommen in Prag" est inscrite sur la vitre, et signifie "bienvenue à Prague". C'est de l'allemand !

Et je débouche sur la Zelezna. A droite, on aperçoit le théâtre des Etats. C'est tout simplement...

splendide, ici. Je ne sais pas où donner de la tête. C'est bien simple, partout où je pose mon regard, il y a du beau, du très beau !

Alors, comme je sais déjà que je vais être en retard, je bombarde un peu n'importe comment, et je vous livre tout ça comme je l'ai visité.

C'est-à-dire dans tous les sens ! En arrière-plan les clochers de l'église St Havel..

Vous croyez que je sois le seul à photographier ?

Détrompez-vous !

L'arrière de l'église. Observez les touristes. Soit ils se promènent le nez dans le guide (et donc la tête en bas), soit le nez vers le ciel (mon cas).

Le théâtre des Etats (en tchèque : Stavovské divadlo) est une salle de théâtre d'architecture baroque située à Prague et dont le nom rappelle les États de la couronne de Bohême. C'est là que fut créé Don Giovanni, sous la direction de Wolfgang Amadeus Mozart lui-même, le 29 octobre 1787, où il rencontra un immense succès.

Observez la statue, au pied du bâtiment.

L’œuvre de l’artiste Anna Chromy, originaire du triangle mozartien de Salzbourg, Vienne et Prague, a été très influencée par la musique. Le personnage encapuchonné, inspiré du Don Giovanni de Mozart, est surnommé « Il Commendatore ». On dit que les gens de Bohème sont nés avec un violon dans le berceau. (Renseignements copiés sur ce site).

J'adore ce genre de statue, et cet art.

Autour du théâtre des Etats, la rue se nomme Ovocny trh, le marché aux fruits.

Je vais longer le théâtre des Etats.

Sur les côtés du Carolinum, siège de l'Université Charles de Prague.

Sur les côtés du théâtre des Etats.

La magnifique Ovocny trh, la place du marché aux fruits.

D'autant plus belle que les touristes y sont rares.

Je me retourne. Façade arrière du théâtre des Etats. A droite, en briques rouges, le Carolinum.

Quelques façades glanées sur la place du marché aux fruits.

Détail.

Allez, je me lâche, vous l'aurez voulu... Vue autrement !

Ah, un des clochers de l'église St Havel vient d'apparaître...

Une autre façade.

Je ne vous ferai pas l'injure de vous redire de quoi il s'agit !

A gauche, Havelska. A droite, toujours le théâtre avec ses rebords courbes caractéristiques.

Black Theater, le théâtre noir.

Na Prikope toujours, au coin avec Nekazanka, sous les arcades.

Republiky namesti. Le théâtre Hybernia. La Maison municipale à gauche. On aperçoit le mur de la Tour Poudrière tout à gauche au premier plan.
Quoi ? Je suis ici ? Mais je me suis un peu fourvoyé, et il est plus de 13 heures.

Je fais presque un 180 degrés, et je prends Celetna. Je photographie en marchant, et je marche vite. Un fou furieux.
C'est que... je déteste être en retard à un rendez-vous.
Ce qui me rassure, c'est que Greg sera assis, et pourra s'enfiler une bonne bière en m'attendant. L'attente lui sera plus facile !

Hé, les gars, ça va ? Pas trop lourd ?

Celetna 34. A l'angle avec Ovocny Trh, la rue/place du marché aux fruits, sur ma gauche... Si je l'avais suivie jusqu'au tout-à-l'heure, je serais arrivé là, dans Celetna. Petit, Prague, tout petit... Le grand immeuble brun, c'est le Grand Café, et aussi le Musée du Cubisme tchèque..

Et encore, la Maison à la Vierge Noire...

Mais pourquoi je continue à traîner, moi. Greg m'attend !

Mais non, c'est plus fort que moi. La Vierge Noire qui orne un coin du bâtiment. Et ces liens vont vous faire de la lecture pour l'hiver, les amis.

Tourjours dans Celetna, forcément. Elle est longue.

Déjà passé ici hier avec Greg... Trop beau !

Toujours dans Celetna...

Façaaaaaade.... Vous aviez deviné ?

Celetna encore et encore. Décidément, j'aime bien cette rue, moi !

Toujours dans Celetna...

Aaaahhh, enfin. J'arrive sur Staromestske namesti, la, place de la vieille ville. J'aperçois la tour-horloge de l'hôtel de ville.

Détail d'une façade en passant. Ben quoi, j'adore ces statues représentant de jolies femmes.

C'est beau, hein, monsieur ?

Oui, je sais vous l'avez déjà vue hier. Eh bien moi aussi. Alors, il n'y a aucune raison pour ne pas vous la remontrer.

Staromestske namesti. La place de la vieille ville. A Prague, pour les simples d'esprit...

Staromestske namesti. La place de la vieille ville. A Prague, pour les simples d'esprit...

Vieille Tour-Horloge de l'hôtel de ville.

Quoi ? J'ai bien le droit de m'amuser, non ?

Pardon, Greg, tu me connais, non ? La bière, elle est bonne ?

Les flèches de la cathédrale Notre-Dame de Tyn, derrière les splendides façades.

Quoi ? Une heure dix déjà ? Greg, j'arriiiiiive....

Gros plan sur les cadrans de l'horloge astronomique.

La Maison Renaissance.

Un peu plus près (des étoiles... -c'est une chanson) de la Maison Renaissance...

La petite rue là-bas, c'est la Melantrichova. La Tour-Horloge est derrière moi à gauche.

Je me retourne. C'est magnifique !

La Tour-Horloge sous un autre angle.

Maintenant, Notre-Dame de Tyn se voit beaucoup mieux.

La preuve. L'église de Notre-Dame de Týn (en tchèque : Chrám Panny Marie před Týnem) est une église de Prague, qui domine la place de la Vieille-Ville avec ses clochers de 80 mètres de hauteur. L'église gothique a été un des symboles de l'opposition entre catholiques et protestants. Remplaçant une ancienne église romane du IVe siècle et présente jusqu'en 1256, l'architecte français Mathieu d’Arras entreprend sa construction de style gothique en 1380 sous le règne de Jean Ier, avec l'aide de Peter Parler... (lire l'article).

La voici enfin, la Maison Renaissance (vers 1550) dite « À la minute » ornée de sgraffites.
Les reliefs figuratifs à thèmes bibliques et mythologiques datent de 1701.

Détails.

Et j'arrive sur la petite place Male Namesti. Une nouvelle splendeur m'attend, l'hôtel Rott. L'établissement, un bâtiment datant de la première moitié du 13ème siècle abritant jadis le magasin de quincaillerie de la famille V.J. Rott, se distingue par son élégante façade de style Renaissance et par les fresques du fameux peintre Mikolas Ales.

Détail.

Je n'avance peut-être pas vite, mais j'ai des excuses ! Encore des fresques.

J'arrive enfin à la place (namesti) Franze Kafky. Souvenez-vous de cette sculpture "Revolution". En arrière-plan, l'église St Nicolas.

J'avais bien raison. Greg était occupé avec sa bière. Je l'imite aussitôt.

Le serveur, très british et très sympa, nous prend gentiment en photo sur la terrasse.
Ce repas pris en compagnie de Greg restera un très grand souvenir. Merci pour ta compagnie, mon ami.

Un jarret de porc, énorme, succulent délicieux. Rien qu'en voyant la photo, j'en ai l'eau à la bouche !

Vous me reconnaissez ? C'est moi, la Tour-Horloge... Eh oui, après notre repas pantagruélique, nous nous séparons. Nous nous retrouverons au camping ce soir pour boire un coup. Je décide de retourner dans la vieille ville...

Toujours la Staromestske namesti, vue sous un autre angle. La base de la Tour-Horloge est à ma gauche, église St Nicolas en face.

Quart de tour vers la droite par rapport à la précédente. Eglise Notre-Dame de Tyn.

Encore un autre angle. C'est bon comme ça, vous en avez assez ?

Je vais faire un tour dans l'immeuble situé près de la Tour-Horloge, histoire de ne pas mourir idiot... De belles fresques.

Encore et encore....

Je recule pour avoir une vue intéressante, et je me retourne...

...pour passer sous les porches de la Melantrichova.

Puis je tourne à gauche dans la Hlavsova, pour finalement prendre la Kozna à droite. C'est ici.

Encore un magasin d'armes. La devanture est excellente.

Une petite pour Kiki, il ne fallait pas la louper, celle-là, hein ? Alors, t'es déjà allé à Prague ? Tu me l'avais bien cachée.

Alors, les filles, pas trop lourd ? U dvou velbloudu, "avec deux chameaux", toujours dans Kozna.

Retour vers Melantrichova.

Melantrichova toujours.

Jan Marek Marci, en latin Johannes Marcus Marci de Cronland, est un médecin, scientifique et philosophe né le 13 juin 1595 à Lanškroun (Bohême) et mort le 10 avril 1667 à Prague. Un cratère de la face cachée de la lune porte son nom. Toujours dans Melantrichova.

En face de la précédente.

Et un peu plus loin.

Et pas très loin.

Toujours dans la Melantrichova, je m'approche doucement d'Havelska (souvenez-vous, le grand marché).

Sans commentaire.

Tiens, que vous disais-je ? Havelska et son marché. C'est bien ici.

Cette fois, je ne prends pas Havelska mais la suivante, V Kotcich.

Qui me reconduit sur Uhelny trh (place du marché au charbon) et sa jolie fontaine.

Depuis la place, coup d'oeil arrière sur V Kotcich.

Je prends maintenant Rytirska.

Nouvelle avalanche de devantures d'immeubles ? 6, Rytirska.

Et le 10, Rytirska.

Toujours sur Rytirska, au croisement avec, à gauche, Melantrichova et, en face, Na mustku.

Je continue sur Rytirska. J'aperçois au fond le théâtre des Etats, ça vous dit quelque chose ?

Du même endroit, sur la gauche, une banque. En arrière-plan, un des clochers de l'église St Havel revient à la surface...

Le théâtre des Etats aura été très photographié aujourd'hui...

Une porte sur Rytirska.

Vue arrière sur Rytirska depuis le théâtre des Etats. A droite, Zelezna.

De Rytirska, je vais sur Ovocny Trh (marché aux fruits, le long du théâtre des Etats), et je tourne à droite dans Stupartska. C'est celle-ci. A droite, la Provaznicka et, tout droit dans la continuité de Stupartska, c'est Havitska. Au fond, on voit le casino Palais Savarin et le théâtre noir de Na Prikope !

C'est clair ?

Voyant ça, je retourne vers le théâtre et je prends Ovocny trh à droite vers la place en triangle que j'aime bien.

Puis je remonte Ovocny trh par l'Université Karlova et le Karolinum (ici à droite). On aperçoit St Havel.

Je retourne ensuite sur sur Rytirska, ici. Et je prends à droite...

Pour retomber sur le croisement de Rytitska avec, à droite cette fois, Melantrichova et, à gauche, où j'ai tourné et dans laquelle je suis, Na mustku.

C'est bon, je vous ai bien embrouillés, maintenant ?

Alors, place aux choses plus... désagréables, de Prague.

J'ai nommé... les commerçants, et, tout particulièrement, les banquiers et leurs acolytes, en l'occurence ici, les agences de change.

J'ai besoin d'un peu d'argent. Or, un peu plus loin, à l'angle de Na mustku avec Provaznicka, je vois cette annonce très alléchante : 100 € = 2.441 Czk. C'est un très bon taux. En effet, je suis ici depuis quelques jours, et je me suis familiarisé avec la couronne tchèque. Je vais donc changer 40 euros. Vous voyez les pancartes, impossible de se tromper. Et aucun frais, c'est très clair. Prenez vos calculettes et dites-moi ce que je vais obtenir !

J'avais compté sur 976 couronnes. La fille me donne 712 couronnes. Regardez le ticket de caisse. Le taux n'est pas de 24,41 comme annoncé sur les énormes panneaux "attrape-nigauds" (dont je fais malheureusement partie), mais de 17,7964. Soit tout simplement 27 % moins élevé. Tout simplement énorme ! Ma colère est immédiate, et énorme, en juste proportion avec le vol dont je viens d'être victime. Je demande à la fille d'annuler, ce qu'elle refuse. Je demande des explications, et elle me montre une petite affichette située derrière elle, sur laquelle est inscrit "1 € = 17,7964". Tout est dit.

Plusieurs très grosses affiches pour attirer le chaland indiquant un taux réel très élevé, mais pour 100 euros. Une toute petite affiche, derrière le guichet, et stipulant un taux très faible pour 1 euro. Je change 40 euros, c'est l'affichette du taux à 1 euro qui est concernée... Je n'ai pas pensé à stipuler que, nulle part, le taux n'est affiché pour 40 euros (montant que j'ai changé). Car enfin, pourquoi l'affiche "un euro" serait-elle à prendre plutôt que la "cent euros". Mais je n'y ai pas pensé, tout entier dans ma colère.

Un bon avocat ne devrait pas avoir de mal à plaider, car tout est organisé ici en vue de tromper, et par conséquent de voler.

Que faire ? Je viens de perdre 10 euros, soit, à peu de choses près, le prix du concert d'orgue que je voulais aller écouter ce soir. Je ne vais pas les tuer, je n'ai pas d'armes, et pas le courage d'aller à l'armurerie acheter une hache. Mais il faut que je me venge. Youpeeeee, j'ai trouvé. Mon concert dure une heure. Je vais donc, en échange, bosser ici pendant une heure.

Vous savez ce que j'ai fait ? J'ai montré mon ticket de caisse à TOUS les touristes désireux de faire du change. Il y en a eu de plusieurs nationalités. Je leur ai expliqué en français, en anglais, en allemand. Il y eu aussi des Hollandais et des Italiens. AUCUN, absolument aucun n'a changé d'argent dans cette boutique pendant l'heure que j'ai passée devant. TOUS, absolument tous m'ont remercié chaleureusement et serré la main pour mon aide.

Ensuite, calmé, je suis allé saluer ma voleuse avec le sourire, et je suis rentré au camping.

 

Prague est une très belle ville. Mais ses commerçants sont des voleurs. Du moins ceux que j'ai côtoyés. Soyez très vigilants. De plus, de toutes les capitales visitées, ce sont les Praguois qui ont été les plus désagréables, les moins souriants, les moins aimables. Dommage !

 

J'ai retrouvé Greg à son camping. Il pleut ce soir, et il y a beaucoup d'eau dans le pré où sont leurs tentes. Des français installés près de Greg sont inquiets et nous le font savoir. Nous passons une bonne soirée, et nous nous quittons relativement de bonne heure, car Greg reprend la route demain. Pour Berlin. Comme moi. Nous nous donnons donc rendez-vous à Berlin pour jeudi soir. Pour ma part, je partirai mardi seulement.

 

Ce soir, dans la tente, j'ai pensé à Greg et aux français de son camping. En effet, il y a eu un terrible orage, sans doute le plus violent depuis mon départ. Eclairs, tonnerre, très fortes rafales de vent et pluie torrentielle pendant environ une demi-heure, voire davantage. Ma tente a très bien tenu. Vanadis aussi, qui m'inquiétait un peu dans ce sol détrempé...

Allez, ciao la compagnie, je vais me coucher, j'ai beaucoup bossé pour vous rendre compte de cette journée.

Un petit mot sur le livre d'or avec vos commentaires serait fort apprécié !

Mais c'est vous qui voyez.

Y'en a qui ont essayé.

Ils n'ont pas eu de problème...

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