ea2010 - Jour 127

Jour 127 - Mercredi 18 août 2010 - 293 photos - Quelques km à pied - 17.948 en tout

Le ciel est tellement couvert et lourd que la toile a fini par crever, et toute l'eau accumunée tombe sur Berlin. Bref, tout ça pour dire qu'il pleut.

Je ne vais pas me laisser impressionner par ça, car depuis plusieurs semaines, j'assiste à cette météo bizarre. Orages, soleil, chaleur, pluie, orages, soleil, chaleur, pluie, orages, soleil.... Bref, je peux partir, je sais que je verrai du soleil dans la journée. Aujourd'hui, j'achète une carte de transport pour toute la journée. J'ai donc droit à tout : U-Bahn, S-Bahn, Bus, taxi... Ah non, pas les taxis. Dommage.

Mon point de départ est HauptBahnof, forcément. Je fais une halte ici, dans la Friedrichstrasse.

Je voulais visiter le quartier, mais non, ce sera pour une autre fois, dans une autre vie. La bruine est trop dense !

Et ce n'est vraiment pas engageant, pour un fainéant comme moi.

Je descends quand même jusqu'à la rue.

Et j'en profite pour changer de direction. Joli, le sous-sol, j'aime bien ce style épuré.
Oui alors, ce matin, je vais faire dans la "commémoration".

Première étape, Kurt-Schumacher-Platz. Je sors et je prends le bus. Longue attente, sous la pluie. Enfin, non, il y a un abri !

Et je me fais déposer ici, sur le Kurt-Schumacher-Damm. J'ai habité ici en 1972 et 1973...

Malgré l'exécrable météo de ce matin, je marche le long de ce mur d'enceinte. Vous devez vous demander de quoi il s'agit. C'est l'ancien Quartier Napoléon, la caserne des troupes françaises de Berlin dont je faisais partie. 11ème RC (pour Régiment de Chasseurs). Tireur sur char AMX 13... Toute une histoire, toute une époque, dans un Berlin coupé en deux. Il y avait aussi le 46ème RI (pour Régiment d'Infanterie). Je reconnais bien les immeubles. Les Allemands les occupent maintenant, et y ont installé une... caserne, of course ! Du coup, tout est fermé, je ne peux pas visiter.

Voici l'entrée de la caserne. Bien bien bien. Vous pensez peut-être que mon coeur bat très fort, etc, etc. Ben non. Et pourtant, je suis resté ici pendant deux ans, j'ai dormi à l'intérieur de ce village, j'ai même souvent monté la garde ici même... J'ai aussi fait le mur plus d'une fois, sorti sans permission. A l'époque, j'étais souple... OK, c'est bien beau tout ça, mais voilà, c'est le passé. Je décide de longer le mur jusqu'à l'autre entrée.

Si mes souvenirs sont bons, le commandant du 11è RC se trouvait dans ce coin. Peu importe, après tout....

Je passe devant l'église St Louis.

Intéressant détail de la façade. J'avais oublié. Il faut dire aussi que je ne fréquentais pas...

Et, à côté, l'ex-cinéma "l'Aiglon". C'est écrit "centre social" maintenant. Tout est fermé.

Et voici l'autre entrée, que je ne fréquentais pas. Nous passions toujours par celle que je vous ai montrée en premier. Je me souviens être venu ici accueillir mes parents venus me rendre visite... Je n'ai aucune nostalgie. La seule chose que j'aimerais, c'est de revenir à l'âge que j'avais. Mais je suppose ne pas être le seul dans ce cas. Le gars à l'entrée me dit qu'en écrivant au commandant, je pourrai certainement obtenir un droit de visite, mais je n'en ai pas vraiment envie, et surtout pas le temps. Je sais juste que je ne voudrais pas rester ici monter la garde....

A côté, une stèle. "A nos morts, et en particulier à ceux qui sont tombés pour la liberté de Berlin. La France reconnaissante". Mmmouais. Ce devrait plutôt être "l'Allemagne reconnaissante", il me semble ! Ah, les hommes, les grands discours... Nos deux pays se sont déchirés, des centaines de milliers de gars sont morts pour servir des idées et cogner sur les Allemands. Quelques milliers ici sont remerciés pour avoir fait le contraire. Allez comprendre !

Je retourne en bus vers le métro de Kurt-Schumacher Platz. Ici, je suis à deux pas de Tegel, l'ancien aéroport français de Berlin. Les avions atterissent sans cesse, le trafic est impressionnant de densité ! Je reste un moment pour faire des photos.

Del Clou.... Anciennement "Le Clou"...

Sans aucun trucage.
Je ne voudrais pas habiter ici.

Un "imbiss" typiquement berlinois. J'ai souvent mangé dans ce genre d'établissement. Il y en avait partout à Berlin autrefois.

Et maintenant... Deuxième remontée dans le temps. Je "descends" vers le sud.

La station Tempelhof, près de l'aéroport du même nom. En cherchant quelques données sur la Toile (Internet), j'apprends avec un grand étonnement qu'il a été fermé fin 2008, et qu'il vient d'être ouvert au public (le 8 mai de cette année, en commémoration du 65è anniversaire de la capitulation du IIIè Reich) sous forme d'un immense parc et espace public d'une superficie de 380 ha (plus que Central Park de New-York). (Données recueillies ici).

Pendant longtemps, je suis passé chaque jour ici pour aller au boulot à Siemens.

Extérieurement, le coin est triste à mourir, et n'a pas changé ! Les rails du S-Bahn.

Et arrivée Hermannstrasse. J'habitais ici, le balcon côté gauche, au premier étage. Numéro 158.

J'allais là-bas prendre mon métro (S-Bahn, je vois que le U-Bahn est arrivé ici). Au premier plan, le pont que je traversais quotidiennement. J'y ai souvent stationné ma voiture. Je l'ai retrouvée plus d'une fois gelée, en hiver, avec une batterie complètement à plat...

Vue vers l'autre côté. A droite, un feu de circulation qui m'a souvent dérangé : coups de freins, sirènes de voitures de police, de pompiers... Mon appartement était à gauche, avec son petit balcon.

Et le U-Bahn vient d'être construit ici.

La porte d'entrée vers une petite cour située en arrière. Le premier balcon. C'était ici.

Celui de gauche, premier étage.

A côté, il n'y avait rien, cet immeuble terminait la rue au niveau du pont. C'est pourquoi il faisait si froid en hiver, car il y avait un pan entier directement sous l'influence de monsieur l'hiver... Chauffage au charbon, dans un magnifique poêle en faïence.

J'ai fait une petite enquête chez les commerçants du coin. Tous sont arrivés bien après mon départ. Serais-je un vieillard ?

Je vais manger chez "le Turc" en face. Un poulet absolument délicieux. En pensant à mon voyage en Turquie. En pendant à ces années passées ici. En essayant de faire remonter les souvenirs. Presqu'en vain. Comme pour la caserne, je ne regrette rien, mais je ne cherche pas à retourner dans cette autre vie. Juste que j'aimerais bien retrouver mes vingt ans, comme je vous ai déjà dit. Sinon, ni regrets ni soupirs. C'est arrivé. Point.

J'en resterai ici pour la partie historique personnelle. Et maintenant, retour vers la vraie vie, celle de maintenant.

Au programme, visite de l'ancien centre de Berlin-Ouest, là où tout le monde se retrouvait.... Des travaux dans je ne sais plus quelle station me font changer de trajet. Je vous livre les photos glanées dans quelques stations de métro. Ici, Kottbusser Tor, comme c'est écrit !

Changement de station. Passage au-dessus d'un canal, comme il y en a tant à Berlin.
Les rayures et graffitis sur la vitre sont visibles, car j'ai photographié à travers. Je trouvais le lieu romantique.

Et je descends au métro Kurfürstendamm. La grande avenue considérée comme les "Champs Elysées" berlinois autrefois. On l'appelle ici communément le Ku'Damm. Au premier plan, le très réputé et fameux "Café Kranzler". Je me souviens y être allé boire pour la première fois de ma vie un café viennois. Il y avait toutes sortes de spécialités. Les prix étaient élevés. C'était un café plutôt bourgeois.

Sous un autre angle avec, au premier plan, le meilleur moyen de transport pour Berlin.

Le Ku'Damm, direction Kaiser Wilhelm Gedächtniskirche. C'est l'église que l'on aperçoit à travers les arbres. L'avenue est bordée d'arbres, c'est sympa et je ne vais pas m'en plaindre. Mais pour les photos citadines, ce n'est pas simple !

Aaahhh, enfin ! Quelques belles façades. Berlin a été complètement détruit en 1945... Il ne reste que peu de vieux immeubles.

L'ancien et le nouveau. En fait, ce "nouveau" était déjà là en 1972... J'aime beaucoup ces deux bâtiments.

Marmorhaus, la maison de marbre (1912). A côté, un cinéma où je suis venu, dans lequel nous regardions les films asis dans des fauteuils autour de petites tables rondes, avec cendriers sur les tables... Nous buvions et fumions en regardant les films.

Vue arrière de l'ensemble. C'est beau.

Arrivée sur la Breitscheidplatz. C'est d'ici que l'on découvre vraiment bien cette fameuse église de l'empereur Wilhelm, aussi nommée église du souvenir (Kaiser Wilhelm Gedächtniskirche.), ou église cassée comme nous l'appellions.

Certains Berlinois disent aussi "la dent creuse et le bâton de rouge-à-lèvres"...

Cette église a été construite entre 1891 et 1895 selon un projet de Franz Schwechten. L’empereur Guillaume II a commandé la construction de l'église en l'honneur de son grand-père Guillaume Ier.La construction originale était de taille impressionnante. Des mosaïques à l'intérieur de l'église rappelaient la vie et le travail de l'empereur Guillaume Ier. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'église a été détruite pendant un raid de bombardement en 1943. Tout ce qui reste du vieux bâtiment sont les ruines du clocher, connues également sous le nom de der hohle Zahn (la dent creuse).

Europa Center. Je suis venu si souvent ici. Et, curieusement, je trouve ce quartier très banal maintenant, je suis déçu ! Il y a une grande patinoire derrière, sur laquelle je me suis testé une fois... Aïe, ça fait très mal....

Au pied de l'église se trouvent des marchands de toutes sortes. Dommage, j'aurais préféré une place vide, comme j'aime.

Un attroupement. Que se passe-tg-il ? Tout le monde a les yeux rivés vers le sol? Je m'approche, comme un curieux.

A nos pieds, étendu sur le sol, un vampire.

Bien vivant, et d'une grande taille. Très agressif, mais je le comprends, vu sa situation !
Le vampire de l'église du souvenir !

Je pénètre dans l'enceinte de la partie moderne. Un homme en civil (prêtre ?) parle avec véhémence et facilité. Son parler est agréable, un bel allemand. Mais pas ses paroles. J'ai aussitôt pensé à ces églises américaines qui foisonnent. Alors que je sors, l'homme en question a terminé et est venu se poster à la sortie, pour nous serrer la main. Je la lui serre par obligation, instinctivement, mais à reculons ! Je n'aime pas ces orateurs-prédicateurs-beaux parleurs-bonimenteurs.

Sous la partie ancienne se trouve un mémorial-souvenir dédié à cette église.

C'est écrit. Salle du mémorial.

Le plafond est sensationnel. Je l'avais oublié. Ce qui ne m'étonne pas, compte tenu de la façon dont s'est déroulé mon dernier passage. J'étais avec mon fils Grégory. J'étais revenu deux jours à Berlin, à l'arrache. Tu te souviens, Grégory, quand je me suis presque effondré de douleur ? Je me suis pris à pleine vitesse une vitre blindée dans la tronche, tellement transparente que je n'avais rien vu, et et j'avais été mis groggy. Pas K.O., mais pas loin...

Les mosaïques sont remarquables et très colorées.

Détails. L'empereur Guillaume 1er d'Allemagne (Wilhelm I) apparait sur les mosaïques.

Ce mémorial est un peu à la gloire de la Prusse et de l'Allemagne. J'ai comme l'impression que son but premier de souvenir est détourné. Un type, jeune et très bien habillé, très beau parleur également, vient expliquer ce que contient cette salle, mais je crois entendre un discours quelque peu étrange... à la gloire de la Grande Allemagne. Curieux. En même temps, il réclame de l'argent pour la rénovation du bâtiment, actuellement à l'étude.

"Lieu de mémoire et rappel", c'est le titre de ce document présenté ici.

Les yeux en l'air? Mais aussi les yeux à terre, car le sol vaut aussi le coup d'oeil. J'aime beaucoup l'art de la mosaïque.

Quelques fresques à la gloire de cet emprereur.

Combat de Bar-sur-Aube, du 27/02/1814, au cours duquel l'empereur, alors jeune lieutenant, se porta, sur ordre du roi, aux ordre du régiment russe Kaluga, qui avait essuyé de lourdes pertes au cours du combat...

Etude des cartes...

L'église telle qu'elle était.

J'ai également toujours aimé ce genre de croquis réalisés fin du XIXème siècle. Photo prise à travers une vitre, d'où les reflets.

Je sord, et me dirige vers la gare du zoo et le zoo.

Coup d'oeil arrière sur les deux églises, l'ancienne et la nouvelle.

Un peu plus loin. Que regarde cet homme en haut ?

Ah, d'accord ! Le quartier est en pleine reconstruction, et je dois dire qu'il en a besoin, car ce n'est pas très chouette.

Pas mal, cet immeuble en construction. J'aime bien cette façon d'inscrire les numérois des étages.

C'est bien beau de les attacher, mais ça ne suffit pas... Celui-ci a perdu une roue.

Le scooter est aussi un bon moyen de déplacement dans Berlin.

Je quitte le quartier du zoo, vraiment trop moche. A l'angle entre Ku'Damm et JoachimstalerStrasse, sur la Joachimstalerplatz.
Ces immeubles n'existaient pas. Ils sont superbes.

Zoom sur le swissotel.

Ici, chacun peut accrocher un texte de son propre cru...

Je préfère ce style moderne au style de la Hauptbanhof et du Parlement.

Et je reprends le (ou la) Ku'Damm, mais de l'autre côté de la route. Les façades sont belles.

Alors je vous en fais une petite série...

Cet immeuble semble pratiquement neuf. Peu importe, c'est bien réalisé, ce style me plait aussi.

A l'angle avec la Fasanenstrasse.

Juste à côté, au début de la Fasanenstrasse.

De l'autre côté de la Ku'Damm.

Tiens, les fabricants de Vanadis... heureusement que je ne l'ai pas emmenée ici, je ne sais pas ce qu'elle aurait fait.

Encore une autre, plus classique.

Séquence "Pub'".

A l'angle avec la Uhlandstrasse. Je fais demi-tour. Je retourne dans la Fasanenstrasse.

C'est là que je voulais venir. Fasanenstrasse 79-80. Là se dressait une synagogue inaugurée en 1912 et entièrement brûlée pendant la nuit de Cristal, nuit du pogrom de 1938. Il ne reste que l'ancien portail installé sur la façade du Centre Communautaire Juif (construit en 1959), ci-dessus.

Le Mémorial aux victimes juives du génocide 1933-1945.

Une très belle façade juste en face.

Et cette belle maison de briques juste à côté.

Recelant l'animal fétiche de Berlin, l'ours.

J'aperçois au loin cette "ogive" au-dessus d'un bâtiment !

A l'angle entre la Fasanenstrasse et la Kantstrasse. Je prends à droite dans la Kanstrasse.

Le magnifique Théâtre des Westens.

Un morceau de sa façade.

Jeunes beautés, toujours sur la façade du théâtre des Westens.

Autre vue du Théâtre des Westens.

Extraordinaire maison située en arrière du théâtre des Westens.

Et de l'autre côté, le plus beau parking que j'aie jamais vu. Moderne, et splendide à la fois.

Et me voici revenu au zoo. Je questionne un gars attendant son bus, lui demandant quel bus je devrais prendre pour avoir une bonne visite de Berlin sans devoir marcher. En effet, j'ai très mal aux pieds depuis hier après-midi, ce qui me handicape sérieusement dans mes promenades. Et ce dernier me cite deux lignes fort intéressantes, dans les bus à étage: la ligne 100, le "Hunderter". Cooool. Il y en a justement un qui arrive. Et j'ai la chance d'avoir une place tout en haut, juste comme il faut. Je vous fais quelques photos, de qualité fort moyenne en raison de la vitre, mais c'est acceptable.

Je repasse à côté de la Gedächtniskirche, et de l'Europa Center.

Le bus traverse le Tiergarten, et passe devant ce très curieux bâtiment. Il s'agit de l'ambassade d'Arabie Saoudite, au Tiergartenstrasse, 34.

Extraction d'un détail à partir de la photo. Je suis très satisfait, compte tenu des conditions de prise de vue, à l'arrache depuis le premier étage du bus, la vitre et ses griffures entre l'appareil et l'objet photographié ! Un bien curieux et bien bel immeuble, en tout cas.

Quelques minutes plus tard, après être passé devant l'opéra, le bus arrive dans le nouveau Berlin aux alentours de la Potzdamer Platz.

Je descends ici. Et me dirige doucement vers la place.

Voici donc cette fameuse Potzdamer platz. La Potsdamer Platz est une place et intersection routière majeure au centre de Berlin, en Allemagne. Elle est nommée d'après la ville proche de Potsdam. La majeure partie des constructions datent d'après 1990. La place compte parmi les lieux les plus marquants de Berlin et est fréquentée par nombre de touristes. (extrait d'ici).

Vous trouverez le détail de tous ces bâtiments ici.

Je me contente de regarder,

et de photographier.

On aime ou on n'aime pas, c'est affaire de goût, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois sur mon site.

Personnellement, j'aime assez, je préfère ce style à celui du quartier du Reichstag et de Hauptbanhof.

J'ai toujours eun un faible pour les grandes surfaces vitrées.

En arrière des tours, il y a de très nombreux immeubles futuristes. J'ai trop mal aux "panards" pour y aller.

Je vous offre donc le maximum pris sur un minimum d'espace.

Connections...

Ce sera la dernière pour ce quartier. Je retourne prendre un autre bus "Hunderter".

Cette fois, je n'ai pas de place devant, et dois me contenter d'une vitre latérale, mais je suis au premier étage, ce qui me permet de voir davantage que si j'étais sur le trottoir. Malheureusement, les reflets dans la vitre sont énormes, et je ne vous fais voir que les plus intéressantes. Le bus roule sur la mytique "Unter den Linden", partie de Berlin que je n'ai vue qu'une ou deux fois. En effet, c'était ici Berlin-Est, et pour venir, c'était un peu "galère".

Sur la gauche, je rejoins la Brandenburger Tor. A droite, je roule vers Alexander Platz. C'est ce que je fais. Ici, la statue équestre de Frédéric le Grand (Friedrichs II, au niveau de l'Universitätstrasse, et presque en face de l'Université Humboldt, que l'on voit en arrière-plan.

Juste après, et toujours du côté gauche en allant vers Alexander Platz, la "Neue Wache" (Nouvelle Garde) suivie du musée de l'histoire allemande.
On aperçoit au-dessus du musée la Fernsehturm qui se dresse sur l'Alexanderplatz. Je descends un peu plus loin.

La Maison des Arts temporaire (de 2008 à 2010) vient de fermer ses portes (31/08/2010) à l'heure où j'écris ces lignes, mais était encore ouverte lorsque je suis passé, avec cette exposition. Voir le site web ici. Ce sont les visiteurs eux-mêmes qui ont appliqué les lettres et stickers ! Ce bâtiments en forme de rectangle est situé le long du canal parallèle à la Sprée située un peu plus loin, et perpendiculaire à l'avenue Am Lustgarten, en face du Lustgarten (jardin).

Je me retourne. La cathédrale de Berlin (Berliner Dom), le Lustgarten (à gauche), Fernsehturm (au loin). Mais je ne vais pas dans cette direction. Je préfère retourner vers Unten den Linden pour le moment. Demi-tour, donc.

Le canal dont je vous parlais. La fameuse Maison des Arts temporaires est à gauche de cette photo. Là-bas, c'est la Friedrichswerdersche Kirche.

Statue au-dessus du pont. Mais à quoi jouent-ils ?

Au premier plan, les belles rambardes du pont.
Une autre statue avec, encore, la Friedrichswerdersche Kirche à gauche, et en arrière, le palais de l'ancienne Commanderie.

Me voici donc à nouveau sur Unten den Linden, en direction de Brandenburger Tor. En face, le musée historique allemand.

Unten den Linden. A gauche, l'ancienne Commanderie et, à droite, le musée historique allemand.

Je suis maintenant en face du musée historique allemand. Le Musée historique allemand (Deutsches Historisches Museum, DHM) est un musée créé en 1987 à Berlin-Ouest par la République fédérale d’Allemagne et consacré à l’histoire de l’Allemagne. C’est l’un des musées les plus visités de Berlin.

Détail sur la partie centrale de la façade.

Détail de l'entrée du palais de l'ancienne commanderie. (Alte Kommandantur).

Jeu de perspective sur le musée de l'histoire allemande, en face.

La "Neue Wache" (Nouvelle Garde), vue tout-à-l'heure depuis les fenêtres du bus. C'est mieux comme ça.

Détail du sommet. Depuis 1993, il est devenu le principal mémorial allemand dédié aux « victimes de la guerre et de la tyrannie ».

J'avance doucement jusqu'au niveau de la Bebelplatz.

Voici donc la magnifique Bebelplatz, anciennement Opernplatz, puisque l'opéra d'Etat s'y trouve. C'est justement lui que vous avez sous les yeux,à gauche. Au fond, c'est la cathédrale Ste Edwige.

Je me recule un peu. Décidément, j'adore cette place, c'est grandiose. Donc, à droite, l'Opéra d'Etat. En face, l'Université d'Humboldt, qui se trouve au-delà de l'avenue Unten den Linden, que nl'on ne devine même pas, mais qui passe devant la Bebelplatz, de gauche à droite.

L'Opéra d'Etat (Staatsoper Unter den Linden) vu depuis Bebelplatz, est un des trois opéras de Berlin avec le Deutsche Oper Berlin et le Komische Oper Berlin. Selon Voltaire, « les plus belles voix et les meilleurs danseurs » se produisaient à l'Opéra Unter den Linden (1741-1743), si cher à Frédéric II et dessiné par Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff.

Je me dirige vers la cathédrale. Vue sur l'arrière de l'opéra d'Etat, avec la Fernsehturm au loin.

La Cathédrale Sainte-Edwige (en allemand Sankt Hedwigskathedrale).
C'est une cathédrale catholique construite sur ordre de Frédéric le Grand, roi de Prusse, en 1747.

L'intérieur, résolument moderne, est absolument splendide, avec une crypte ouverte.

Coup d'oeil sur l'orgue.

En sortant de la cathédrale, je retrouve la grande Bebelplatz vue du côté de l'ancienne bibliothèque, actuellement en rénovation. La Bebelplatz est surtout connue comme le site de l'autodafé des livres qui s'est déroulée le 10 mai 1933 par les membres de la SA et des groupes de jeunes nazis, sur l'instigation du ministre de la propagande, Joseph Goebbels. Ce jour-là, des étudiants brûlèrent 20.000 livres « non allemands » pris dans les bibliothèques et les librairies. Les étudiants firent la chaîne pour jeter les livres dans les flammes, dans les hourras, pendant qu'un condisciple déclamait les noms des auteurs concernés.

Retour sur la Bebelplatz, ici près de l'avenue Unten den Linden. On aperçoit au loin le dôme de la cathédrale.

Et je retrouve la statue équestre de Frédéric... vue précédemment depuis le bus....

Je continue un peu sur Unten den Linden, jusqu'au croisement avec Charlottenstrasse.

J'ai trop mal aux pieds. J'attends un autre bus "Hunderter" pour aller au terminus (là où je suis descendu), et le reprendre dans l'autre sens, histoire de retourner tranquillement au Zool. Garten (jardin zoologique) près du Ku'Damm. Je viens de descendre, et j'attends le prochain "Hunderter" (il est là) pour repartir. Pendant l'attente, j'essuie une très forte averse, ce qui fait que je rentre absolument trempé dans le bus. heureusement, j'avais emporté ma tenue de pluie de motard, car rappelez-vous, je suis déjà sorti ce matin sous la pluie...

En attendant le bus, je fais quelques photos.

La fameuse Fernsehturm. Et le gros nuage noir qui va s'ouvrir juste au-dessus de ma tête.

Et c'est reparti vers le zoo. Les essuie-glaces tournent aussi en haut. Les photos sont difficiles à faire et de très mauvaises qualité.
Juste celle-ci pour vous montrer la route trempée.

Zoologischer Garten. Me voici revenu ici, où il fait un grand soleil maintenant.
Vous reconnaissez sûrement l'immeuble en construction, et la Gedächtniskirche au fond.

Je prends le métro, et débarque... à Hauptbanhof, évidemment.

La boucle est bouclée. Je découvre une bizarre machinerie à l'extérieur de la gare, que je n'avais pas vue hier.

La Berlin Hauptbahnhof (gare centrale de Berlin) est la principale gare de Berlin en Allemagne et la plus importante d'Europe par la taille. Construite d'après les plans de l'architecte Meinhard von Gerkan, elle fut inaugurée le 26 mai 2006 après plus de 11 années de travaux. Située au cœur de Berlin, près du Bundestag, la gare est construite sur l'ancien site de la Lehrter Bahnhof. Tous les trains grandes lignes traversant Berlin ou y arrivant y passent. Environ 1 200 trains[3] y transitent quotidiennement, et 300 000 passagers peuvent y emprunter 54 escaliers roulants et 34 ascenseurs. Les deux tours de 46 m sont équipées de six ascenseurs panoramiques.

 

Il est 17h30, vraiment grand temps de retourner au camping. A la réception, je me connecte un peu, histoire d'envoyer deux-trois mails à la famille. Soudain, quelqu'un m'interpelle par mon prénom. C'est Olaf, le mari de Gudrun. Et Gudrun, c'est la copine de Christa, mon amie d'Osnabrück, que je connais également depuis 1971... Il était convenu que je devais aller chez eux, et j'avais demandé à Olaf de venir me prendre demain soir au camping en voiture, fainéant que je suis ! Et Olaf, qui est d'une gentillesse immense, est venu me voir ce soir, histoire de mettre tout ça au point. Merci à toi, Olaf. Du coup, nous allons au bar du camping vider une bonne bière ensemble et nous raconter nos vies. je suis venu chez eux avec mon fils Grégory il y a déjà une quinzaine d'années... Comme le temps passe. Olaf me quitte tard dans la soirée. Fatigué, je mange vite fait et me précipite au lit dans mon palais de toile, où je me sens si bien. Les bruits des campeurs me bercent gentiment. Un peu de musique, et hop, me voici parti dans le royaume des rêves....

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