ea2010 - Jour 141

Jour 141 - Mercredi 1er septembre 2010 - 274 photos - 70 km- 19.993 en tout

Où l'on voit que je longe la frontière française...

Ma première visite sera pour Furnes (Veurne en flamand). Ici, je suis à environ 5 km de la France....
Je vais à pied dans le centre-ville. Ici, un bien bel immeuble.

En marchant vers le centre-ville. J'aime bien ces petites niches sur les murs des maisons.

Celle-ci ne date certainement pas d'hier. Malheureusement, je suis bien incapable de vous donner une traduction du texte qu'elle contient !

Furnes est une très vieille cité. Un document romain atteste déjà de son existence à cette époque !

En me dirigeant vers la Grande Place.

Deux églises importantes à Furnes : Saint Nicolas (je pense que c'est celle-ci) et l'église Sainte-Walburge et son parc.

Sur un mur de façade.

Arrivée sur la Grote Markt (Grand'Place). Situé à l'angle de la Grand-Place et de la rue de l'Est (Ooststraat), le pavillon espagnol (het spaanse paviljoen) fut élevé au 15e s. et servit d'hôtel de ville jusqu'en 1586. Au 17e s., les officiers espagnols en firent leur quartier général. Leur garnison défendait la ville, tête de proue dans la lutte contre les Français. C’est le plus ancien bâtiment de Furnes.

En face du Pavillon Espagnol (que l'on voit encore sur cette photo), de l'autre côté de la Ooststraat, la halle aux viandes (actuelle bibliothèque municipale), ou Vleeshalle, a été édifiée en 1615. En haut, une coquille St Jacques.

L’ Eglise Saint-Nicolas est une église-halle gothique, typique de la Flandre Occidentale. Le robuste clocher en briques du 13ième siècle abrite l’une des plus ancienne cloches de Flandre, la Bomtje, fondue en 1379.

Malheureusement, c'est jour de marché. Par conséquent, il est impossible de faire de belles photos de la place, couverte de commerçants. Les camions, parasols et autres objets polluent la totalité du lieu. Pas de chance, les amis.

Forcément, c'est bondé de monde. Au fond, l'hôtel de ville (à gauche), le beffroi, et l'église Ste Walburge derrière les 5 magnifiques façades.
Je me dirige vers ces immeubles pour essayer de les photographier.

Voici les pignons des deux maisons situées au plus près du Pavillon Espagnol (partie haute seulement, le bas étant impossible à photographier en raison des toiles et véhicules des commerçants). Lourdes fenêtres à pilastres au centre des pignons. Ces deux maisons sont celles situées le plus à droite lorsqu'on fait face au groupe des cinq.

Au premier plan, les pignons des deux maisons les plus à gauche (je parle toujours de ce fameux groupe de cinq). En arrière-plan, le beffroi, datant de 1628, gothique, mais surmonté d'un couronnement baroque.

Je retourne sur la place et j'essaye prendre une photo depuis l'autre côté. Pas facile... mais j'y parviens tout de même. A droite les maisons dont je viens de parler. A l'arrière, l'église Ste Walburge et le beffroi que nous venons de voir en gros-plan. A gauche, c'est le Palais de Justice (Gerechtshof ou Landshuis) avec les deux statues. Cette ancienne châtellenie (1618) est inspirée de l'hôtel de ville d'Anvers. Ancien siège de la « Kasselrij », qui administrait les communes environnantes, elle abrita plus tard le tribunal.

Les mêmes, sous un autre angle.

Le magnifique hôtel de ville (stadhuis), situé à côté du palais de justice. Construit en 1596 (partie gauche) et 1612 (partie droite), dans le style Renaissance flamande, avec une façade à deux frontons précédée d'une élégante loggia, il possède à l'arrière-plan une tourelle d'escalier se terminant par un petit bulbe.

Depuis le palais de justice, vue en enfilade des cinq jolis pignons décrits précédemment avec, au fond, le pavillon espagnol.

Le beffroi, accolé au palais de justice.

Le beffroi est sur ma gauche. L'église Ste Walburge, à laquelle on accède par une ruelle depuis la Grote Markt.

Une première église, détruite par les Normands, fut reconstruite au 12ème siècle dans le style roman. Un nouvel édifice, entrepris au 13ème siècle sur des plans ambitieux, ne fut jamais terminé.

Je rentre. Et je suis immédiatement émerveillé par cette construction. Quelle grandeur !

C'est tout simplement magnifique.

Les orgues.

Je suis ébloui. Pas vous ?

Vue vers le choeur. Remarquez les stalles datant de 1596 de chaque côté. Les proportions sont à la fois imposantes et harmonieuses.

Je vais tranquillement le tour, et comme toujours, je photographie un peu à tord et à travers, au lieu de prendre mon temps.

De toutes façons, il n'est pas possible d'avoir de belles photos sans un pied, ce que je n'ai pas dans ma poche (juste deux au bas de mes jambes, que j'utilise sans cesse, mais dont la stabilité n'est pas à toute épreuve).

un bel ensemble.

Tableau au pied d'un pilier.

Sous les orgues. Admirez ces colonnes de pierres.

La voute, tel un énorme monstre.

Je reste toujours extasié par le style gothique.

Regardez les petites colonnes au-dessus de la première rangée d'arcades.

En bas, de très belles dalles funéraires.

Heureusement que les guerres n'ont pas tout détruit, ce qui nous permet de voir un peu ce dont nos ancêtres étaient capables.

Des tableaux, des statues, des colonnes de pierre, des colonnes de briques.... Tout est grandiose.

Pour tout bien photographier, je pense qu'il faudrait une journée entière.

Encore et encore.

....

Sous un autre angle.

L'enfer, très certainement !

Le vitrail aussi.... Mais là, ma photo est minable.

La chaire de Henri Pulinx (sculpteur de Bruges, 1698-1781), réalisée en 1727.

La porte d'entrée (ou plutôt de sortie, en l'occurence...).

Juste à côté.

Retour sur Grote Markt, je bombarde encore....

et encore, au milieu des gilets et des robes...

Arche permettant de passer sous l'hôtel de ville.

Détail d'une balustrade.

Vieille maison en allant vers le parc Ste Walburge.

Dans lequel je tombe nez à nez avec cette charmante demoiselle... Qui reste malheureusement de marbre... Bref, passons.

Il est temps de reprendre la route, direction....

Ypres (ou Ieper en flamand), la grande ville drapière. Ici, sur la Grote Markt... encore une... magnifique Grand'Place.

Sur la Grote Markt, l'immeuble le plus sompteux est sans conteste celui des Halles aux draps d'Ypres sont un des plus grands bâtiments civils de style gothique en Europe. Le bâtiment d'origine fut construit entre 1200 et 1304. Le beffroi est d'une hauteur de 70 m.

Façades d'immeubles sur Grote Markt. Franchement, je ne m'en lasse pas. Ces villes belges sont vraiment très belles.

"Aux héros français tombés pour la défense de la région d'Ypres, leurs frères d'armes et les Yprois reconnaissants". La ville d'Ypres fut pendant 4 ans le théâtre de très sanglantes batailles lors de la guerre de 1914-1918. Plus de 300.000 Alliés, dont 250.000 Britanniques, ont trouvé la mort au court des combats. La campagne environnant Ypres n'est qu'une vaste nécropole : on y compte plus de 170 cimetières militaires !

Passage sous les halles permettant de rejoindre la cathédrale St Martin.

Pour l'instant, je photographie les halles aux draps (Lakenhalle), et le beffroi qui les surmonte.

Une des quatre tourelles d'angle.

133 mètres de façade.... Le beffroi carré est lui-même flanqué de quatre tourelles. Depuis le 10ème siècle, le deuxième dimanche de mai, c'est le jour de la fête des chats. Ce n'était pas la fête pour eux, puisqu'on les jetait vivants depuis le deuxième étage du beffroi. Il s'agissait alors d'un défi au diable et à la sorcellerie. La fête existe toujours, mais on jette maintenant des chats en peluche...

Hommage aux soldats tués pendant la Première Guerre mondiale. Pendant les quatres années de guerre, la ville qui se trouvait au milieu du Saillant était détruite presque complètement. Les derniers habitants ont été évacués obligatoirement en mai 1915. Dés ce jour il n'y avait plus personne dans la ville. Début 1919 les premiers habitants revenaient vers leur ville dévastée, où les premières années ils vivaient dans des maisons en bois.

A droite, la tourelle d'angle des halles aux draps. A gauche, la cathédrale St Martin.

La cathédrale Saint Martin (St Maartenskathedraal).
Entièrement détruite pendant la guerre, elle a été rebâtie dans son style d'origine (13è-15ème siècles).

Où l'on voit que je longe la frontière française...

La cathédrale abrite les tombeaux de l’évêque Jansenius et du comte Robert de Béthune, le « Lion des Flandres ». On peut également y admirer un bel autel latéral avec un retable et la statue du miracle de Notre-Dame de Thuyne. La tour culmine à 100 m et n’est pas accessible. Le lapidaire abrite les restes de la prévôté Saint-Martin. Quant au monastère, il peut être admiré du côté nord de la cathédrale.

A gauche la cathédrale, à droite les halles.

Le portail de la cathédrale.

Idem.

Et encore...

Je rentre et, comme toujours, je lève les yeux vers la voûte. Encore un beau bâtiment !

Suivez-moi....

Les orgues.

Les piliers sont assez grossiers. Mais non, je ne fais pas le difficile, c'est beau. Quant au carrelage... un plaisir de marcher dessus.

C'est quand même majestueux !

Vue vers les hauteurs.

Un tombeau (et la tête de mort).

Vers le choeur.

Comme dans l'église de Furnes, les petites arcades au-dessus des colonnes principales.
Au premier plan, une grande photo prise lors du passage du pape Jean-Paul II à Ypres le 17 mai 1985.

Autre vue de la voûte.

La même, sous un autre angle, offrant une perspective différente.

Autre perspective vers le choeur.

La chaire en marbre.

Regardez toutes les statues derrière le choeur.

Les orgues.

Une nouvelle fois.

Un autel de marbre très richement décoré en bois.

Cette partie du choeur est fermé par une vitre et est, par conséquent, inaccessible. Des oeuvres d'art y sont exposées, pêle-mêle, certaines à même le sol. Des merveilles que j'aurais aimé voir de plus près. Heureusement.... que mon appareil-photo peut en saisir la quintessence, que je vous livre ci-dessous.

Des dalles funéraires, des tombeaux surmontés d'extraordinaires sculptures, des tableaux anciens d'une beauté...

Une dalle. La qualité est fort mauvaise, à cause des reflets des différentes vitres fermant l'accès à la salle.

Admirez, malgré la piètre qualité du cliché, la finesse de la sculpture !

Essai de grossissement sur les différents tableaux.

Comme j'aimerais regarder ces tableaux de près. Malheureusement, je suis loin et... ils sont posés longitudinalement par rapport à moi !

Sur le sol, cette tête en bois accrochée à une chaîne métallique.

Les tombeaux sous un autre angle.

Un autre autel en marbre.

"A la pieuse mémoire des enfants de France tombés sur le sol belge".

Je ressors. De l'autre côté, la façade arrière de l'hôtel de ville, jouxtant les halles aux draps, dont on reconnaît une autre tourelle d'angle (à droite).

Coup d'oeil arrière sur la cathédrale St Martin.

Le Nieuwerck a été érigé en 1619 contre le mur des halles et de l’hôtel de ville. Reposant sur une rangée d’arcades ogivales et pourvues de grandes croisées et d’un vitrail d’église classique, ce bâtiment a un aspect gothique, mais les ornements des arcades annoncent déjà la renaissance. La salle du conseil abrite un splendide vitrail réalisé d’après un projet d’Arno Brys et des fresques de Charles Degroux (vers 1870). Cette salle est accessible au public pendant les heures d’ouverture de l’hôtel de ville.. J'y vais.

Quelques tableaux.

Une curieuse sculpture.

Au premier étage, la fameuse salle du Conseil.

Et le magnifique vitrail.

D'autres tableaux. L'éclairage est mal orienté, c'est dommage.

Tableau d'une scène de bataille antique, installé au sommet d'un escalier.

Je ressors. Je me retrouve sur Grote Markt et ses splendides immeubles.

Un petit tour s'impose.

Une banque.. Affligeant, après la crise boursière que nous venons de vivre. On nous disait qu'elles étaient exhangues, qu'elles n'avaient plus d'argent, mais je les ai toutes vues dans toutes les grandes capitales d'Europes, possédant des immeubles de très grande valeur situés aux meilleurs emplacements!

Le Palais de Justice. Ce bâtiment de style Renaissance flamande est l'oeuvre de l'architecte J. Coomans.
Avant la première guerre mondiale, il abritait l'hôpital Notre-Dame.

Détail du Palais de Justice.

Façade centrale du Palais de Justice, en travaux.

Vue arrière sur la Grande Place. Au fond à gauche, le beffroi des halles aux draps, et au centre la cathédrale St Martin.
A droite, ce bâtiment au toit couvert d'ouvertures est l'Ancienne Châtellenie.

La maison Yperley.

Grote Markt toujours. Le Palais de Justice à droite, l'ancienne Châtellenie à gauche.

Toujours l'Ancienne Châtellenie date du 15e siècle. La façade de ce bâtiment est ornée d’une série de médaillons représentant les sept péchés capitaux. Après la première guerre mondiale, l’ancienne châtellenie a servi un moment d’hôtel de ville

Une bonne bière brune. Quel délice.... avant de reprendre la route.

Pas très loin. J'avais envie de voir un des cimetières militaires. Je choisis celui de Tyne Cot, au nord-est de la ville.

C'est le plus important de la région. 11.856 stèles blanches.

"Le terrain de ce cimetière a été grâcieusement offert par le peuple belge pour servir à perpétuité de champ de repos aux héros des armées alliées tombés au cours de la Grande Guerre de 1914-1918 et dont la mémoire est ici honorée".

Essai en noir & blanc.

Détails sur certaines tombes....

prises totalement au hasard de mes déambulations.

Au loin, le mur en hémicycle fermant le cimetière...

Quelqu'un a une idée du nombre d'êtres humains tués par guerre depuis l'origine ?

Sur le mur sont inscrits près de 35.000 noms de soldats disparus après le 16 août 1917...

Un nom suivi de prénoms : c'est tout ce qui reste de la vie d'un homme.

Juste quelques lettres sur un mur. Certaines plaques sont détériorées, on ne lit même plus les noms...

Poussières d'hommes.

Je reprends la route pour quelques kilomètres. Le bivouac aura lieu dans le village de Beselare, dont voici l'église.

J'ai été émerveillé par toutes les richesses de ces villes flamandes. Que je n'ai fait qu'effleurer, une fois de plus.

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