ea2010 - Jour 143

Jour 143 - Vendredi 3 septembre 2010 - 337 photos - 52 km- 20.136 en tout

Je commence par visiter la ville du bivouac, Audenarde (Oudenaarde en flamand) est située au sud de Gand, sur les rives de l'Escaut. C'est depuis des siècles une petite cité industrielle (textile, brasseries), célèbre autrefois pour ses tapisseries, et appelée la perle des Ardennes flamandes. La sainte patronne d'Audenarde est sainte Walburge. Le ciel est gris-blanc, le pire pour les photos.

La balade commence par l'église Sainte Walburge, justement, dont voici la tour (1498-1624) qui se dresse un peu comme un beffroi. Elle fait 88 mètres de haut et constitue un point de repère évident pour les habitants et visiteurs de la ville. Le clocher a été détruit par la foudre en 1804, et n'a pas été reconstruit.

L’église Sainte-Walburge (site depuis lequel j'ai repris ce texte) domine toute la ville par le jeu de ses deux styles différents. L’église basse est en gothique brabançon et le vaste choeur en gothique scaldéen. Le choeur fut construit en pierres bleues de Tournai et date du 12ième siècle, le vaisseau du 15ième siècle et 16ième siècle. Le mobilier original a souffert beaucoup de l’iconoclasme. Les quatorze chapelles sont richement décorées en style baroque. L’Eglise possède de nombreuses oeuvres d’art y abrite aussi le carillon.

Quatre cloches d'église sont exposées à son pied.

L'église se poursuit jusqu'à la place du marché.

A l'intérieur, des tableaux tapissent les murs.

Et des tapisseries sont exposées. Normal, c'est une des spécialités de la ville.

Je suis un peu déçu : je les trouve en mauvais état, les couleurs ont pratiquement disparu, les dessins se voient avec peine !

Par contre, quand je lève la tête, le spectacle est extraordinaire. Quelle voûte splendide !

Peintures sur la totalité de ce mur.

Autre tapisserie, aux motifs cette fois un peu plus visibles.

Détail d'une peinture ancienne.

Bel objet sculpté.

Détail d'une autre tapisserie.

Encore une autre. Je ne connais pas la date de ces oeuvres d'art, mais elles sont certainement très vieilles.
Et j'aime beaucoup voir les dessins des habitants des campagnes et de leurs maisons (arrière-plan).

Celle-ci représente des soldats.

Des statues sont installées sur des socles au sommet des colonnes, juste sous les arcs.

Le baroque côtoie le gothique.

Des objets sont également présentés, telle cette assiette métallique.

Sur un autre mur.

Et sur un autre pilier.

Un des tableaux du chemin de croix, fort joli. Les personnages sont extrêmement expressifs.

La partie arrière de l'église Ste Walburge. On aperçoit sa tour à gauche.

Et c'est l'arrivée sur la place du marché. Il y a une fête foraine. Par conséquent, une fois de plus, je suis très gêné pour réaliser de belles photos.

Quelques jolies façades, comme d'habitude.

L'hôtel de ville d'Audenarde.

L’Hôtel de Ville d’Oudenaarde a été construit entre 1526 et 1536 par l'architecte bruxellois Henri Van Pede. Il a été édifié sur l’emplacement de l’ancienne maison échevinale de style roman, qui venait d'être démantelée. La Halle aux Draps, en calcaire de Tournai, qui existe toujours, jouxtait ce bâtiment.

L’Hôtel de Ville, à la composition symétrique et équilibrée, est un joyau du courant classique au sein du gothique tardif brabançon. La tour du beffroi, agrémentée d’une loggia, s'élève au centre de l’édifice (patrimoine de l’UNESCO). Le beffroi était le symbole médiéval des privilèges accordés aux villes. Jusqu’au XIXe siècle, la tour était dotée d’un carillon. La couronne et les aigles dorés symbolisent l’empire de Charles Quint, le souverain de l’époque. La couronne est surmontée d’une statue de Hanske de Krijger (Petit Hans le Guerrier).

Je le trouve magnifique.

Qui trouve ça moche ?

Une petite dernière pour la route...

Fin de la visite d'Audenarde. Il y a bien d'autres choses à voir, notamment le bord de la rivière et les ponts, mais je veux visiter Gand (3 étoiles sur mon guide) aujourd'hui. On ne peut pas tout faire, n'est-ce-pas ? Je repasse devant l'église Ste Walburge.

Gand (Gent). Capitale de l'ancien comté de Flandre, ville natale de Charles Quint, elle connut une période de floraison, tant économique que culturelle, aux XIVe et XVe siècles. De cette époque rayonnante, Gand garde un important patrimoine architectural. Une intense vie culturelle (théâtre, opéra, musées), un festival annuel du spectacle populaire (Gentse Feesten) attirant chaque année près de deux millions de visiteurs, un festival international du film font de cette ville un centre touristique de tout premier plan.

Sint-Michielsbrug (pont Saint-Michel). Quand on arrive sur ce pont, on a le souffle coupé par le spectacle offert. La rue est en pente, et de ce fait, on découvre les bâtiments au rythme du piéton, tout doucement. C'est tout bonnement sensationnel. Le premier immeuble qui apparaît, à gauche, est l'église Saint Nicolas. Plus loin, mais aussi haut, le beffroi. Plus à droite, derrière les immeubles de façade, on distingue d'autres tours : ce sont celles de la cathédrale St Bavon. Enfin, à droite, en contrebas du pont, c'est l'église St Michel...

J'arrive au milieu du pont. Le lampadaire est splendide.

Détail de la statue sommitale.

On avance de quelques mètres et.... c'est splendide.
Le quai aux herbes (Graslei) et ses magnifiques immeubles avec, au premier plan, l'ancienne poste.

Depuis le pont, si l'on regarde vers le nord.... A gauche, le Korenlei (quai au blé) et à droite le Graslei (quai aux herbes). Ensemble, ces deux quais formaient le premier port de commerce de Gand, dès le XIe siècle. Ici se trouvent les maisons de nombreuses anciennes corporations dont les façades sont si colorées.

D'ici, on assiste à la valse incessante des petits bateaux de tourisme, voire aussi des bateaux-taxi.

Les premiers immeubles du quai aux blés visibles depuis le pont St Michel.

Sur le Graslei, l'ancienne poste néo-gothique est absolument éblouissante.

Descendons sur le Korenlei, le quai aux blés, et marchons vers le nord jusqu'au pont suivant.

Le soleil se cache et de lourds nuages d'orage font subitement leur apparition.

Coup d'oeil sur le pont St Michel depuis le Korenlei. A droite, l'église St Michel.

Regardez ce ciel magnifique.

Détail sur le Graslei - Quai aux Herbes, der l'autre côté. A gauche, Gildenhuis der Vrije Schippers ('Maison des francs bateliers', Graslei n° 14 — il n’y a pas de n° 13) : l’immeuble acheté en 1530 par la guilde des francs bateliers fut dépouillé un an plus tard de sa façade de bois et doté d’une nouvelle façade de style gothique, mais présentant çà et là quelques éléments renaissance. Le panneau au-dessus de la porte d’entrée est orné d’une caravelle sculptée. Les pierres de parement comprises entre les fenêtres du 2e et du 3e étage portent les armoiries de Charles Quint, ainsi que les armes de Flandre, de Gand, et des trois territoires sur lesquels s’étendait son règne (Bourgogne, domaine des Habsbourg, et Castille et Léon).

En arrière-plan, le beffroi de l'hôtel des postes.

Immeubles de mon côté (Korenlei). Nettement moins joli que sur l'autre quai.

En face, toujours le Graslei. Forcément, c'est un quai, et les quais, çe ne se sauve pas comme ça, hein ! L'immeuble le plus à gauche, maintenant. Spijker (Graslei n° 10) : c’est la « vedette » du Graslei. Édifié en pierres gris sombre, pour la plupart non équarries, il attire l’attention par son aspect ancien et austère, presque lugubre. Le nom de cet édifice, archaïsme régional désignant un entrepôt (cf. allem. Speicher), est parfois traduit en français par Étape des grains (ou Étape du blé), étape étant à entendre ici au sens ancien d’entrepôt ou de magasin de vivres. La date de sa construction ne peut être déterminée avec exactitude, mais le style architectural, similaire à celui du Borluutsteen sur le Marché-aux-Grains, et caractéristique de l’architecture civile du haut moyen âge, donnent à supposer que le Spijker a pu être construit au XIIe siècle. Il est mentionné dans un texte de 1323, à l’occasion d’un remaniement et d’une extension. Les fenêtres, à arc plein cintre, se fermaient à l’aide de vantaux de bois et servaient à la ventilation. Après un incendie, qui en dévasta tout l’intérieur en 1896, le bâtiment fut complètement restauré en 1902. Il héberge actuellement un restaurant huppé.

Côté Korenlei, maintenant.

Graslei à nouveau. Alors, je poursuis la lecture de Wikipedia, et je vous transmets. A droite de la belle maison au pigon orange se trouve De Beerie (Graslei n°5) : derrière la façade baroque de 1726 se cache une construction beaucoup plus ancienne, remontant (sur la foi de constatations archéologiques) au moyen âge. Ensuite, c'est Den Witten Leeuw ('Le Lion blanc', Graslei n°6) : mentionné pour la première fois en 1349 sous le nom de Middelhuus, cet édifice fut exhaussé en 1786 et sa façade à pignon changée en mur gouttereau. A. R. Janssens, qui le restaura en 1913, tenta, en l’absence cependant de sources authentiques, de lui donner l’aspect qu’il avait au XVIIe siècle.

Korenlei à nouveau.

Toujours sur Korenlei, j'arrive au pont permettant de franchir la Lys (la rivière).

Graslei (quai aux Herbes), de g. à dr. : De Verberrende Steen (visible partiellement), De Beerie (le millésime complet inscrit sur la façade est 1726) ; Den Witten Leeuw; le n°7 (derrière le drapeau franç.) ; Den Enghel (en saillie par rapport au précédent) ; Eerste Korenmetershuis ; Spijker (pierre grise, derrière les parasols) ; le minuscule Tolhuis ; Tweede Korenmetershuis.

Côté Korenlei.

Sur le pont, en direction de Graslei.

Demi-tour : vers Korenlei.

Le Korenlei que je viens de parcourir, vu en entier.

Les premières maisons dans la Hooiaard.

Stop, retournement : le pont que je viens de traverser, les immeubles sur Korenlei à gauche.
Je pense que certains ont du déjà décrocher.
Je les comprends... Je note ça aussi pour moi, car ma mémoire est légère, il me suffira de revenir ici pour savoir !

Juste à côté, sur Pensmarkt, avant d’être restaurée en 1996, « La Grande Boucherie » (Groot Vleeshuis) était le marché couvert qui abritait notamment une quinzaine de triperies au XVIème siècle. Érigée au XVe siècle sur les ruines de l’ancien marché couvert de Gand, la «Grande Boucherie» permettait de contrôler la qualité et la fraîcheur de la viande. Au XVIe, seize triperies y furent bâties pour traiter uniquement les abats. Encore intacte, elle possède aujourd'hui une magnifique charpente de bois et sert d'étal aux meilleurs produits régionaux de Flandre Orientale.

Après Hooiaard, arrivée dans Korenmarkt. Le côté droit (non visible sur cette photo), constitue l'autre face du Graslei (quai aux herbes). Sur la gauche, une nouvelle rangées de belles maisons anciennes.

Détails.

Korenmarkt toujours. Vue arrière.

Korenmarkt, regard tourné vers l'est, dos à l'ancienne poste, face à l'église Saint Nicolas.

Eglise Saint Nicolas et la rue Klein Turkije.

L'ancienne Grande Poste est de style néogothique. C'est maintenant un centre commercial (Post Plaza).

Détail de ce bel immeuble.

Devenu centre commercial.

Le voici dans son ensemble. On ne fait plus de bâtiments de poste comme ça, maintenant !

Au bout de Korenmarkt, on tombe sur Parkhuisstraat et St Michielshelling, avec, à droite, le pont St Michel vu précédemment.

Dans la Klein Turkije, coup d'oeil sur l'église St Nicolas.

On débouche sur Cataloniëstraat. Et des fouilles archéologiques.

Je me retourne pour mieux voir l'église St Nicolas, de dos.

Pour tomber au pied du beffroi de Gand. Très impressionnant avec ses quatre moustaches.

Au pied du beffroi.

Au beffroi (à gauche) est accolé la "Halle aux Draps" (néerl. Lakenhalle), bâtiment gothique érigé entre 1425 et 1441, et achevé en 1903. Cet édifice comprend : un entresol, aménagé en restaurant, s’appuyant sur 20 colonnes, dont 8 ont appartenu à un bâtiment du XIVe siècle qui se trouvait à cet endroit; la halle proprement dite, avec une cheminée à l’âtre du XVe siècle et des peintures murales de 1903 ; enfin, au 2e étage, la salle d’armes, ornée de nombreux portraits, où siège, depuis sa fondation en 1613, la guilde de saint Michel.

La façade de la Halle aux Draps. Entrée payante.... malheureusement !

Toujours la halle aux draps dont je fais le tour.Ici, depuis la place Sint Baafsplein.

Place Sint Baafsplein. Halle aux draps dans mon dos : la cathédrale St Bavon (Sint-Baafskathedraal). La tour fait 89 mètres de hauteur.
Elle est consacrée à saint Bavon. Ce dernier, d'abord connu sous le nom de Allowyn, serait devenu saint Bavon après sa conversion par saint Amand.

Jan Frans Willems (1793-1846) est connu comme le père du Mouvement Flamand. Parce que son père ne parlait pas français, il a perdu son emploi en tant que fonctionnaire. Cet incident toujours en tête, c'en est devenu un motif important pour le fils Jan Frans dans son combat afin d'obtenir un meilleur statut pour la langue néerlandaise en Flandre. Il a également produit plusieurs œuvres littéraires. Ce n'est pas un hasard que sa statue ait été érigée en face de la Koninklijke Nederlandse Schouwburg (Théâtre Royal Néerlandais), que ce théâtre a été la contrepartie de l'Opéra, le théâtre d'expression française. Le piédestal est orné de son médaillon. La statue est une représentation symbolique de l'émancipation flamande. La jeune femme représente la Flandre, qui s'était endormie, tandis que l'homme, un symbole du Mouvement Flamand, soulève le voile de la femme, la réveillant.

Le théâtre municipal de Gand fait battre le coeur de la ville en créant et produisant nombre de spectacles. C’est une véritable scène ouverte où acteurs, metteurs en scène mais aussi designers, philosophes et scientifiques peuvent s’exprimer. Son répertoire varié s’adresse aux adultes comme aux plus jeunes. Sa programmation est à suivre de très près et sa façade extraordinaire mérite une l'admiration.

Je me rapproche de la cathédrale St Bavon.

Portail de la cathédrale.

Lors du baptême de Charles Quint en 1500, la transformation de cette église résolument romane en grande cathédrale gotique battait encore son plein. Malgré l’important soutien financier de l’empereur, la cathédrale était encore inachevée 58 ans plus tard. Aucun service funèbre n’a donc pu y être organisé pour le souverain décédé.

Aujourd’hui, seule la crypte subsiste de l’église romane initiale. Le nombre de trésors artistiques que recèle la Cathédrale Saint-Bavon est impressionnant: le maître-autel baroque en marbre moiré de noiret blanc et de rouge, la chaire rococo en chêne, bois doré et marbre, une magnifique œuvre de Rubens, le triptyque du Calvaire attribué à Joos van Wassenhove, alias Juste de Gand, des mausolées d’évêques gantois, etc. Cependant, l’une de ces oeuvres se détache: le mondialement célèbre Agneau mystique d’Hubert et Jan van Eyck datant de 1432.

Ceux qui ont le courage de monter les 444 marches de la tour sont récompensés par une vue unique sur la ville. Je ne l'ai pas fait !

En me retrounant, depuis le portail de la cathédrale. On aperçoit à gauche la halle aux draps, ainsi que la façade du théâtre.

Les photos sont interdites. Une société d'édition en a acheté les droits. Pour avoir une idée de l'intérieur, soit vous y allez, soit vous achetez les bouquins de cet éditeur, qui doivent être, je pense, magnifiques. Mais empêcher les gens de prendre des photos est d'un ridicule.... J'en ai donc "volé" quelques unes, mais je les ai prises à la "va-vite", d'où les flous de "bougé" et les mauvais cadrages.

Vous aurez une petite idée.

A droite, le tableau est de Rubens (bien meilleure photo que la mienne ici).

Dans la crypte, qui vaut plus que le détour !

Toujours dans la crypte.

Extraordinaires dalles funéraires.

Encore dans la crypte. Couvercle d'un tombeau. On a envie de le toucher !

Retour vers le beffroi. Au premier plan, il s'agit de l'arrière de la halle aux draps. Au second plan, un bas-relief est visible sur le fronton de la Halle aux draps qui servit autrefois de prison. "Mammelokker" signifie l'homme qui tête car on y voit le vieillard Cimon condamné par les Romains à mourir de faim, mais qui fut sauvé par sa fille venue le nourrir au sein à travers les barreaux de sa geôle. Sur cette représentation de la Charité Romaine, voir ce lien

L'hôtel de ville de Gand.

C'est un ensemble composite de corps de bâtiments contigus, édifiés à des époques différentes (au moins onze campagnes de construction ont été dénombrées), dans les styles les plus divers, et occupant tout l’îlot délimité par la rue Hoogpoort au nord, le Botermarkt (ci-devant marché au Beurre) à l’est, le Poeljemarkt (marché aux Poulets) au sud, et la Stadhuissteeg (impasse de l’Hôtel de ville) à l’ouest. Pour partie, cette hétérogénéité s’explique par les dispositions de l’ordonnance de Senlis de 1301, laquelle prescrivait que les pouvoirs fussent répartis entre deux collèges d’échevins, ceux-ci occupant chacun un bâtiment à part : les échevins de la Keure, ayant compétence en matière d’administration, de gestion financière et d’affaires pénales, et les échevins des Parchons (néerl. schepenen van Gedele), habilités seulement à traiter des questions de succession et de tutelle.

L'hôtel de ville au premier plan, le beffroi au loin.

Détail de façade.

L'hôtel de ville du XVIème siècle est composée d'une partie ancienne en style gothique flamboyant, tandis que l'autre côté est de style renaissance sobre, puisque construit près de 50 ans plus tard. A cet ensemble est également venue s'ajouter une conciergerie baroque. Cette différence de style se retrouve également à l'intérieur. Chaque salle porte un nom lié à l'histoire de la ville et c'est dans l'une d'elle que fut signée en 1576 la Pacification de Gand: la paix religieuse entre catholiques et protestants.

La partie gothique flamboyant.

Détail sur des statues.

...

Encore des façades d'immeubles. Je sais que certains commencent à en avoir un peu "marre"...
Mais rien ne les empêche de "tourner la page" !

A nouveau le beffroi. Et la façade arrière de la Halle aux Draps, que vous avez sans doute reconnue.

Extraordinaire maison que cette Guild House of the Bricklayers (maison des maçons)!

Face à l’église Saint-Nicolas, de l’autre côté de la rue, se trouve donc la véritable Maison des Maçons du XVIe siècle. Au sommet du pignon à redans, six danseurs tournent joyeusement au gré du vent. Une cave datant du XIIIe siècle se trouve sous le bâtiment, propriété de la province de la Flandre orientale et de l’office du tourisme de la Flandre orientale. La véritable Maison des Maçons, en effet, car une réplique exacte se trouve sur le Graslei. Cette dernière a été reconstruite selon les plans originaux en 1913 pour l’exposition universelle. L’original avait disparu derrière d’affreuses façades et avait ensuite été… oublié. Jusqu’à ce qu’il soit retrouvé en 1976 à l’occasion de travaux de transformation.

L'église Saint Nicolas. Au fond, on reconnait aisément l'ancienne poste. A gauche, formant l'angle des rues St Michielshelling (en face) conduisant au pont St Michel et la Sint Niklaastraat, on voit le pignon de la Guild House of the Bricklayers présentée plus haut.

L'église St Nicolas (Sint-Niklaaskerk). Cette église en pierre bleue de Tournai est l’un des plus beaux exemples du style gothique scaldien. Sa tour quadrangulaire, qui ne s’élève pas au-dessus de l’entrée mais à la croisée de la nef principale et des nefs latérales, est tout simplement unique. Elle fait office de lanterne naturelle car la lumière pénètre dans le transept par la tour. La restauration actuelle a débuté en 1960 et est toujours en cours.

Si je lève lentement la tête....

je ressens une impression de vertige inverse...

C'est sublime.

Décorations sur les piliers.

Obiit : La mention "obiit" en mention marginale d'un acte de baptême, indique que l'enfant baptisé est décédé. En général il s'applique aux décès d'enfants en bas-âge, cela évitait au curé chargé de rédiger les actes d'écrire un nouvel acte. Obiit est quelque fois suivi d'une date le plus souvent en latin. Sachez en outre, que "obiit die" signifie mort de ce jour. Ici, "obiit" signifie "décédé le...".

Les orgues.

Vers le choeur.

A gauche, l'église St Nicolas. En face, la maison de la guilde des maçons. Plus loin, le beffroi, la halle aux draps et la cathédrale St Bavon.

A nouveau le bâtiment de l'ancienne poste. je n'en reviens toujours pas !

Détails de la façade de l'ancienne poste.

Ancienne poste à gauche, église St Nicolas, beffroi, halle aux draps.

Facile !

Pont St Michel. De l'autre côté de la Lys, l'église St Michel.

Eglise St Michel.

Façade de l'église St Michel.

L’église possède un riche mobilier, comprenant notamment un autel et une chaire néogothiques, des confessionnaux baroque, rococo et néoclassique, plusieurs statues du XVIIIe siècle et de nombreuses peintures baroques, dont un Christ agonisant sur la croix d’Antoine Van Dyck et des toiles de De Crayer et de Philippe de Champaigne. La guilde des taverniers y avait ses quartiers jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Allez, suivez-moi, on fait le tour.

Peintures.

Chaises.

Déambulatoire.

Dalles fixées sur les beaux murs de brique.

Statues le long du déambulatoire.

Orgues. Manque de lumière, j'ai bougé... Il commence à faire sombre. Dommage.

La chaire néogothique.

Curieuse statue près de l'église St Michel.

Il est temps de reprendre la route. Gand est une ville absolument remarquable, et on pourrait y passer deux journées entières, à mon avis.

Finalement, je ne vais pas loin. Oordegem, quelques kilomètres au sud-est de Gand.

L'église Saint Martin. Cette statue me rappelle celle de Crouy-sur-Cosson (n'est-ce-pas, Lionel ?).

L'église Saint Martin d'Oordegem.

Curieuse statue. Remarquez à l'arrière plan.

Cette belle maison (à droite) est un bistrot.

La journée se terminera donc ici...

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