ea2010 - Jour 146

Jour 146 - Lundi 6 septembre 2010 - 152 photos - 106 km- 20.434 en tout

Pont sur la Meuse (N917), à Namur. Vue vers le sud-ouest.

De l'autre côté, le même, vers le nord-est (évidemment).

Retour sur Namur. La citadelle.

Namur (en wallon Nameur, en néerlandais Namen) est une ville francophone de Belgique, capitale de la Wallonie depuis 1986, et chef-lieu de la province de Namur. La ville se situe à 63 km au sud-est de Bruxelles. Occupé dès le Néolithique, le confluent de la Sambre et de la Meuse a vu naître la cité romaine au début de notre ère. Ancien fief des Comtes de Namur, rattaché à la maison du Luxembourg puis à l'empire Habsbourgeois, la citadelle de Namur fut l'enjeu de nombreux sièges au cours des époques. Malgré les dégâts subis par les conflits, la ville conserve un riche patrimoine mobilier et immobilier à découvrir.

Aujourd'hui capitale régionale, la ville est le siège du Parlement, du Gouvernement et du Service public de Wallonie.

La Citadelle de Namur a, de tous temps, occupé une position stratégique au cœur de l'Europe. D'abord centre de commandement d'un important comté au Moyen Âge, elle fut ensuite convoitée et assiégée par tous les Grands d'Europe entre le XVe siècle et le XIXe siècle. À partir de 1891, on la transforma en vaste parc, véritable poumon de verdure surplombant la capitale de la Wallonie.

Vers le nord-est. On aperçoit la Sambre, qui se jette dans la Meuse, un peu avant le petit pont.

Et la vue de l'autre côté.

En bas, le pont depuis lequel j'ai pris les premières photos.

Le même, vue vers le sud-ouest.

La route descend en lacets serrés, et la vue sur la Meuse est vraiment splendide.

Côté est de Namur.

La Cathédrale St-Aubain.

La Sambre, le Quartier des Brasseurs et l'église Saint-Jean-Baptiste. Elle se trouve au cœur historique du vieux Namur (place Marché aux légumes). Construite au XIIIe siècle elle fut restaurée en 1547, 1616 et, plus récemment, en 1890. L’église est aujourd’hui au service de la communauté paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste-Saint-Loup.

Après Namur, direction le sud. Les bords de Meuse à Wépion, sur le parcours RAVeL 2.

Depuis le même endroit, vue sur les rochers de Dave (ou Néviau).

La Meuse à Profondeville, chaussée de Dinant, au niveau de l'écluse au sud de la petite ville. Vue vers le nord.

Rivière, Yvoir, Houx, Leffe... jolis noms de ville situées le long de la Meuse, pour finalement arriver à Dinant.
Ici, vue sur la rive gauche, vers le nord.

Je me dirige vers le centre en longeant la Meuse.

Jolie maison sur le quai, faisant face à la rivière.

Construit dès 1613 en briques et pierre calcaire, l'ancien couvent des Capucins (à gauche) est accroché au versant de la rive gauche de la Meuse. Il se compose de trois ailes formant un quadrilatère avec une église mononef voûtée en plein cintre et une chapelle de même facture dédiée à saint Marcoul. Sa façade animée par une grande niche baroque porte le millésime 1615. L’aile côté Meuse est caractérisée par un très haut soubassement renforcé par une arcade de cinq arcs en plein cintre.

L’ensemble monumental est prolongé vers le sud par d’élégants jardins en terrasses. Dans le dernier quart du XIXe siècle, le quadrilatère est complété au nord et à l’ouest par de vastes constructions en briques. 

Plusieurs maisons possèdent de tels toits en forme de poivrière.

Une autre "poivrière" de l'autre côté du pont.

Pont de Dinant. C'est du haut de ce pont qu'en 1466, 800 Dinantais liés deux à deux furent précipités dans le fleuve. La tradition y voit l'origine folklorique du sobriquet des habitants : copère, qui proviendrait de l'altération de l'expression wallonne "cô one paire" (encore une paire) prononcée par les soldats de Charles le Téméraire qui se passaient les prisonniers.

Face au pont.

La Collégiale Notre-Dame de Dinant, sise en bord de Meuse (rive droite) à Dinant (Belgique), est l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture gothique du XIIIe siècle dans la Principauté de Liège. "Le clocher de l'église de Dinant est un immense pot à l'eau. Cependant, la façade de l'église a un grand caractère, et toute la ville se compose à merveille". C'est en ces termes que Victor Hugo la décrivait, un jour de 1838.

A l'intérieur.

Une vierge (?) enfermée dans une chasse.

Armoiries sur un vitrail.

"Ici gît Gérard Blanmostier qui fonda cet atelier. Mort l'an de grâce 1356, 13è jour en septembre". Ce gisant fut découvert en 1829.

Statues d'évêques.

L'intérieur est plutôt en mauvais état.

Le choeur.

L'édifice roman construit auparavant s'écroule en 1227 suite à la chute d'un énorme pan de rocher. Il est reconstruit en calcaire de Dinant selon des modèles importés de Bourgogne et de Champagne.

Plusieurs évènements mirent à mal l'édifice, comme le Sac de Dinant en 1466 par Philippe le Bon, le passage des troupes du duc de Nevers en 1554 et surtout l'incendie de Dinant en 1914 par l'armée impériale allemande lors des Atrocités allemandes. L'édifice est restauré dans son état du XIIIe siècle et du XIVe siècle. Sauf le clocher bulbeux qui dans sa faiblesse par rapport à la masse rocheuse qui lui sert d'arrière-plan (quand on le voit en amont de la vue ci-dessus) a donné à Jean Lejeune l'idée que le contraste architectural et paysager était une métaphore de la fragilité humaine.

Le portail.

L'hôtel de ville, et le monument aux morts. Inscriptions sur le monument : " Aux soldats Dinantais tombés au champ d'honneur. Aux déportés Dinantais morts pour la patrie. Aux soldats Français tombés ici aux combats des 15 et 23 août 1914". De l'autre côté, une autre inscription : "Aux 674 martyrs Dinantais, victimes innocentes de la barbarie Allemande. A nos héros et martyrs 1940-1945". La ville fut plus tragiquement célèbre en 1914 parce que suite à une « fausse croyance sincère » dont ils donnent le sens dans Atrocités allemandes, Horne et Kramer ont montré que les massacres de civils (perçus comme des francs-tireurs) par l'armée impériale allemande sur l'axe principal de l'invasion en août 1914, frappa le plus durement la ville de Dinant (674 hommes, femmes et enfants passés par les armes, 1 100 maisons détruites par le feu).

Au niveau des façades, on est loin de la beauté des villes visitées les jours précédents.

Façade du tribunal.

Autre jolie demeure.

La même.

Un fort lien est entretenu avec son homonyme française Drapeau de la France Dinan (France). Tous les 5 ans, un échange festif a lieu entre les cités bretonne et wallonne, les deux premières d'Europe à organiser pareil jumelage.

Vieille publicité sur le mur de briques.

Autre jolie façade.

De qui s'agit-il ? En tout cas, le style est clairement celui des Moaïs (statues de l'île de Pâques).

Vieille rue pavée.

Ce bâtiment a sans doute épousé létroitesse des ruelles l'entourant.

Sautera, sautera pas ?

Quelques kilomètres au sud de Dinant, à Chenet, la route surplombe les méandres de la Meuse.

On aperçoit en bas, rive gauche, le château de Freyr, et rive droite, les rochers de Freyr. Le hameau a donné son nom au traité de Freÿr, signé au château de Freÿr le 25 octobre 1675, entre la France et l'Espagne. Par ce traité la France et l'Espagne rapprochent leurs positions, en vue de la succession du trône d'Espagne, un problème qui se profile, car Charles II est sans descendance. Le traité a surtout des effets régionaux car il permet et améliore le commerce entre la France et les Pays-Bas méridionaux (alors sous domination espagnole).

Le bivouac du soir se fera finalement à Han-sur-Lesse. La météo est mauvaise, la pluie est de retour !

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