Dumfries - 4ème jour

Mardi 18 Mai 2004

220 km - 336 photos - 150 sélectionnées pour le site

Sur la carte ci-dessous, il y a des liens vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Dirigez votre souris vers les coins qui vous intéressent, et si la flèche se change en une main, c'est qu'il y a un lien direct. Attendez un petit moment avant de cliquer si vous arrivez juste sur cette page, le temps que les photos se chargent. En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter. Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

Il est 8h30 lorsque nous arrivons au cercle de pierres de Castlerigg à Keswick. C'est visuellement un des plus impressionnants monuments préhistoriques d'Angleterre, et le plus visité en Cumbria. Pourquoi si tôt? Eh bien tout simplement parce que ce site se trouve à deux pas de l'endroit où nous avons bivouaqué! C'est sur la même commune.

Il y a des nuages, mais il y a aussi du ciel bleu. C'est ce que je préfère, les nuages donnent du contraste au ciel, et animent les photos. Au loin, les petites montagnes de Cumbria. Au premier plan, de l'herbe, de la magnifique herbe anglaise. Une pelouse? Non, un pré, tout simplement, et c'est vraiment très beau.

La montagne est en pleine mue, et donc elle "pèle"... En fait, ce sont des genêts qui poussent là-haut.

Le National Trust est une fondation britannique, créée en 1895, dont la vocation est la protection du patrimoine : il est propriétaire de nombreux monuments et demeures historiques.
Au total, le National Trust possède et gère plus de 248 000 hectares et 200 monuments à travers le Royaume-Uni.

Le plan du cercle de pierre. Nous sommes à l'entrée nord, indiquée ci-dessus par "you are here". Il semblerait que sa création ait eu lieu entre 2500 et 1300 avant JC. Castlering devait être très important pour chaque membre des communautés tribales locales. Il est évident que le Cercle était entre autres un moyen de calculer le cycle des saisons, élément primordial pour ces premiers fermiers pour lesquels le soleil était un facteur de survie vital, spécialement en Cumbria.

Nous ne sommes pas les premiers visiteurs ce matin. En fait, je pense que celui-ci a dormi ici!

Au fur et à mesure que nous nous approchons du cercle....

Ils s'en éloignent. Les jeunes suivent les mamans de très près.

Un mur de pierres entoure une partie du champ. Comme je vous le dis déjà depuis hier, je ne vois pas de haies dans ce pays. Les clôtures sont faites en dur, c'est du solide, et ça doit durer longtemps. Vous voyez au loin, dans la montagne, un muret qui va carrément jusqu'au sommet!

Et me voilà à la limite extérieure du cercle. Juste devant moi, là où sont les moutons, tourné vers l'est, c'est le sanctuaire, "the sanctuary". C'est une partie de pierres formant un rectangle de direction est-ouest sur ce côté du cercle.

Tout au fond de l'immense pré se trouve un troupeau de vaches. Plus loin, la vallée verte. C'est moi qui lui donne ce nom, et si vous regardez la photo attentivement, vous comprendrez pourquoi...

Vu depuis le cercle de pierres, notre maison moderne. Si les hommes préhistoriques nous voyaient...

Et un zoom sur les murs de pierre séparant les propriétés. Ce qui est incroyable, c'est la forme arrondie des murs. Comment étaient calculées les superficies? Chez nous, les séparations, les haies, les clôtures, sont en général droites. C'est très étonnant, et très marquant, et je n'avais jamais vu ça ailleurs.

Très fier de lui, ce mouton, il passe devant moi de façon très hautaine.

On voit bien le cercle sur cette photo. Dommage que je n'ai pas d'échelle... d'un autre côté, on ne se balade pas non plus toujours avec son escabeau.

Je me trouve maintenant derrière le "sanctuaire".

J'essaye de les imaginer ici, en train de danser au clair de lune, il y a trois mille ou quatre mille ans! Incroyable!

Toute la troupe de petits se sauve à mon approche. Ils sont adorables.

Alors là, c'est vraiment trop génial. Ce système fait l'économie d'un portail -pour les hommes- tout en empêchant les animaux de passer. Pas de clôture à refermer derrière soi, rien! J'ai vu un passage de muret hier aussi, que je n'ai malheureusement pas photographié; il était en bois, et escaladait le mur lui aussi. mais celui-ci est sensationnel! Vous voyez les trois pierres saillantes, ce sont les marches, celle du haut servant de palier de passage vers l'autre côté. Très ingénieux, très pratique!

Et voici l'autre côté du mur. Je pense que vous êtes aussi surpris que je l'ai été! Vous pouvez, par la même occasion, admirer la largeur de la route! Je vous l'ai dit, en Angleterre, chaque centimètre carré est important, et il n'y a aucun gaspillage de terrain. Evidemment, c'est quand même un frein pour les larges véhicules, mais ils n'ont rien à faire ici...

En revoyant cette photo, je ressens une furieuse envie de retourner là-bas avec le scooter...

De l'herbe haute en Angleterre, c'est plutôt rare! Aucun mouton pour venir brouter ici?

La visite est terminée, j'espère que vous êtes satisfaits de la promenade.

Bon, ces émotions nous ont un donné envie de prendre un petit café avant de continuer. Nous allons maintenant nous diriger vers le nord-est, vers le mur d'Hadrien. C'est quoi, le mur d'Hadrien? Un peu de patience, je vais vous expliquer. En fait, le but général est de rentabiliser au maximum le trajet vers l'Ecosse, en visistant au mieux les régions traversées.

Hier, nous avions quitté l'autoroute M6 pour visiter le Lake District. Nous venons de passer sous cette même autoroute et roulons perpendiculairement à la direction d'hier: en fait, nous nous éloignons de l'Ecosse, du moins de l'ouest de l'Ecosse, qui sera le début de nos investigations dans ce beau pays. Le long de la route, nous traversons cette jolie rivière, qui porte le nom d'Eden, comme un certain paradis. En tout cas, c'est très reposant. Quel calme. Dommage que vous ne puissiez entendre le seul bruissement de l'eau qui coule doucement devant nous.

Mais j'ai vu dans les guides que, tout près de cette rivière, il y a encore un autre cercle de pierres qu'il est important de voir. C'est si proche qu'on peut dire que c'est sur notre route. Comme toujours, dès que l'on quitte la route principale, la largeur de la voie rétrécit de façon considérable, et avec notre gros véhicule, c'est un peu délicat. Par contre, l'étroitesse de la route nous immerge de façon totale dans la campagne; c'est un peu comme si nous roulions dans la nature. Superbe.

Nous réussissons à caser notre maison roulante, et parcourons les derniers mètres à pied. Les voilà, là-bas, on dirait, non?

C'est le cercle de pierres de "Long Meg & Her Daughters" - Long Meg et ses filles.
Le village le plus proche porte le nom de Little Salkeld.

Si ce site vous intéresse, si vous comprenez l'anglais, alors allez lire ce forum de discussion sur ce site: fantastique.

Le cercle a un diamètre d'environ 350 pieds (106,65 m). Long Meg (c'est le nom donné à l'une des pierres, voir ci-dessous) est la plus grande des 69 pierres (environ 12 pieds de haut, soit 3,65 m), possède trois symboles mystérieux, ses 4 côtés faisant face aux 4 points cardinaux, et elle se trouve à 60 pieds en dehors du cercle!

Long Meg et ses filles.

Long Meg - C'est donc elle, la mère. Magnifique pierre, qui se dresse fièrement au-dessus des autres!

Long Meg est au fond; l'arbre ci-devant est splendide.

Une petite touche de mystère est rajoutée par les signes dans les cultures au fond, ce "s" vert dans le jaune...

Et que pensez-vous de ce chêne? Sûrement pas de l'âge des pierres, mais qu'est-ce-qu'il est beau!

Cette photo donne vraiment l'impression que l'arbre préside à une assemblée d'anciens. Superbe.

On distingue Long Meg tout au fond.

Ce lieu est vraiment magique, et je pense qu'il est important de se concentrer sur l'endroit lorsqu'on y est.

Détail de Long Meg. Elle est très belle, et n'a pas pris une ride depuis qu'on l'a placée ici, il y a quelques 40 siècles...

Une ferme située juste à côté du cercle de pierres.

Et la nature explose de joie.

C'était superbe. Retour vers le camping-car, un peu perdu. J'ai presque l'impression d'avoir assité à un spectacle, de quitter un endroit magique, où j'étais bien. Pourtant, je suis en vacances et tout va bien, mais là, c'était mieux!

Je suis vraiment toujours émerveillé par les arbres.

Voilà comment il était stationné. Bien, n'est-ce-pas? Mais vous pouvez imaginer un croisement avec un autre de la même famille! L'un des deux doit alors reculer jusqu'à trouver un endroite plus large... Dur, dur! Par contre, en scooter....

Juste à côté du "parking"... Je voulais vous montrer une petite maison anglaise.

Toujours vue du même endroit, avant de redémarrer... Il est déjà 11 h lorsque nous partons.
Et nous avons parcouru l'énorme distance de 38 km depuis ce matin...

La météo anglaise nous est encore très favorable! C'est un plaisir de se balader ici. Nous roulons sur la A686, et nous allons traverser les North Pennines, connus comme étant la colonne vertébrale de l'Angleterre. C'est une chaîne de montagnes de 400 km de long, mais de faible hauteur, le point culminant se trouvant à 893 m (Cross Fell).

Arrivée au col de Hartside, à 1904 pieds, soit ... 580 mètres.
C'est vrai que ce n'est pas de la haute montagne, mais je suis bien obligé de vous signaler qu'il fait froid, ici. Et si vous regardez autour de vous, vous verrez qu'il n'y a pas un arbre, rien, absolument rien pour se protéger du vent qui peut donner libre cours à toutes ses envies. Et il y a du vent, aujourd'hui...

Et la table d'orientation. La vue porte très très loin, et l'on voit l'Ecosse sans problème. Génial, nous approchons...

Voilà une partie de la vue, et ça ne donne pas grand chose... Au second plan, la route que nous venons de "faire".

C'est par là-bas que nous allons.
Nous traversons Alston, puis nous quittons la comté de Cumbria pour pénétrer dans celle du Northumberland.

La chaîne montagneuse s'appelle donc les Pennines. Je vous laisse donc rouler avec nous.

Encore un mur très impressionnant...

T'as pas autre chose à faire que de me prendre en photo, toi? Eh bien non, mon petit, et je te trouve très mignon. Merci.

Toutes les photos que vous voyez là ont été faites en l'espace d'une vingtaine de minutes. Bonne route.

Vous voyez ce que je vous disais. Les murs de pierre sont là, à mon avis, depuis des centaines d'années. Et l'Etat anglais n'a pas réussi à exproprier les très riches propriétaires terriens anglais, ni à exiger d'eux, qu'ils lâchent quelques mètres carrés de chaque côté, de façon à élargir les voies de communication! Et vous comprendrez facilement que trouver un emplacement pour le camping-car, dans de telles conditions, est extrêmement difficile.

Mais en contrepartie, c'est un vrai plaisir que de rouler peinardement sur de telles routes. Et je ne peux m'empêcher de répéter que j'y retrournerai en scooter, c'est évident.

Quelques arbres et petits bois par ci par là, mais globalement, le paysage est assez terne à cause de sa nudité...

Par contre, là où les hommes se sont installés, c'est franchement beaucoup plus vert!

Encore une vue globale faisant parfaitement bien ressortir les très longs murs de pierre dans les prés, ainsi que les deux murs entourant la route. On dirait presque une voie de chemin de fer, de très loin...

Je ne me lasse pas d'observer tous ces murs. Et les moutons à l'intérieur.


Bon, c'est pas tout ça, mais on commence à avoir la dale... Il n'est que midi et quart, mais tout ce boulot nous a creusé l'appétit. Maintenant, il s'agit de trouver un endroit où se poser, et ça ne va pas être facile...

Oh quel superbe pont. Allez, on va manger ici, on sera très bien.

Charmante vue depuis la fenêtre de la cuisine, pendant le repas. C'est magnifique.

Ces dalles de granite (?) sont tellement magnifiques que nous décidons d'aller les voir de plus près.

Tout cela semble absolument naturel, alors que du haut du pont, on pouvait avoir l'impression d'une réalisation humaine.

Le pont vu d'en bas. Il est vraiment très joli.

La végétation est très dense, et le courant relativement fort - par endroits seulement.

S'allonger sur les dalles, au soleil. C'est génial. On resterait bien l'après-midi ici. Allez, il faut se secouer, faute de quoi la siesite pourrait bein ne se terminer qu'à la nuit... Et on a encore du pain sur la planche...

Eh oui, je vous l'ai dit, c'est le printemps.

Retour vers le camping-car.

Vue du pont, de l'autre côté. C'est de toute beauté. On dirait presque une nature vierge et une forêt vierge.

Quand je vois ça, je m'attends presque à voir surgir un dinosaure, ou à voir passer un troupeau de brontosaures...
Quoi, je vois trop de films? Vous croyez vraiment. Mais regardez-moi ce paysage préhistorique!

Il est déjà 14 heures lorsqu'on remet le moteur en route. Kilométrage réalisé depuis ce matin: 80 km....

A l'approche du mur d'Hadrien. Alors, pour ceux qui ne savent pas, en français dans le texte.

Je ne sais plus quand j'ai eu connaissance de l'existence de ce mur, mais je trouvais que cette construction était quelque chose d'énorme et pas très loin de chez moi. Il me fait un peu penser à la muraille de Chine -oui, j'ai dit "un peu".... Il n'empêche, je considère qu'il fait partie des grandes réalisations humaines de l'antiquité, et je suis vraiment surpris qu'il ne soit pas plus médiatisé que ça. En tout cas, comme pour Stonehenge -que vous avez vu lors du deuxième jour du voyage-, ce mur fait partie des monuments anglais que je voulais voir. Dont acte. Et je vous en fait profiter!

Housesteads Fort. Ce fort est un des douze forts créés le long du fameux mur d'Hadrien. Son nom latin, Vercovicium, signifie "le lieu des combattants". Sa construction a débuté vers 122 après JC. Il pouvait contenir 800 soldats.

On ne fait que passer; en effet, si on y va, c'en sera fait de notre après-midi. Et pour tout vous dire, nous n'avons pas vraiment envie de visiter des structures, avec force plans et autres... Non, nous voulons marcher le long du mur, le voir se profiler sur les falaises, longer les collines, partir à l'assaut des pentes, bref, serpenter sur le terrain. Et tout simplement faire appel à notre imagination pour le reste... Donc, on continue, mais on approche...

Sycamore Gap vu de la route, et en roulant. J'ai vu le mur et j'ai appuyé sur le déclencheur.

C'est sur cette photo que, finalement, on voit le mieux non pas vraiment le mur, mais surtout la configuration réelle du terrain, l'aspect phisique et géographique de la région!
Ce n'est qu'après que je me suis rendu compte que j'avais aussi pris en même temps cet arbre rendu célèbre par Kevin Kostner dans le film de Robin des bois, prince des voleurs. Le sycamore -ou sycomore, ou érable sycomore- est une espèce d'arbres du genre érable.

Nous sommes à "you are here"....

Le lieu du parking s'appelle Steel Rigg. Cette balade sur le mur est une des plus intéressantes. Il en existe beaucoup, et on peut même le parcourir dans son intégralité à pied. Il coupe l'Angleterre sur toute sa largeur, et servait à protéger le sud contre les attaques des tribus de l'actuelle Ecosse.

Il y a deux balades dessinées sur le plan en pointillés, une grand eet une petite. Compte tenu de l'heure déjà bien avancée, nous choisissons la petite, sachant qu'avec les dizaines de photos que je vais prendre, la moyenne horaire risque d'être très mauvaise... Nous allons donc "descendre" du parking vers la droite, pour remonter sur la falaise et la longer sur son côté gauche, en longeant le lac. Au bout du lac, nous ferons demi-tour pour revenir ici par l'autre bord.

 

Vues aériennes des points forts de cette balade.

 

Marcher le long des restes du mur d'Hadrien est un exercice énergétique.

La marche que nous entreprenons est donc celle qui va de Steel Rigg vers Housesteads.
Vous apercevez le mur, en haut à droite, qui court le long de la crête. Le lac, c'est Crag Lough.
Cette vue vers Hotbanks Crags est une des plus mémorables.

La falaise est vraiment impressionnante, et les tribus désirant s'attaquer au mur devaient d'abord effectuer cette escalade, autant dire que la protection était vraiment très bonne. On voit le mur serpenter sur les sommets. Le point rouge en bas, ce sont des hommes s'entraînant à l'escalade, justement.

On ne se rend pas bien compte ici du dénivelé, mais je vous confirme que ça grimpe pas mal. C'est là-bas que le chemin nous emmène en quittant le parking. Et la falaise, c'est Peel Crags.

Le petit sentier que nous suivons est ici bien visible, près des restes du mur.

Comme nous ne faisons pas partie des hordes de sauvages, des passages ont été emménagés à notre intention, pour nous permettre de passer de l'autre côté du rempart.

Un petit coup d'oeil vers l'arrière pour vous montrer que, depuis le parking, il nous a fallu descendre cette colline pour escalader la suivante. C'est ainsi tout du long, le mur ne faisant que suivre la courbe du terrain qu'il épouse.

Et la grimpette qui nous attend.

En fait, la barrière que je vous montrais plus haut n'était située qu'à mi-pente, comme vous pouvez le constater ici; on ne voyait pas, du bas, la deuxième partie de la falaise...

Nouveau coup d'oeil en arrière alors que nous nous élevons. On voit très distinstement ici les restes d'une tourelle, les anglais disent "turret". Ici, c'est Peel Turret. Il y en avait très régulièrement. Sur la petite portion qu'est notre balade, il y en a deux.

Toujours vers l'arrière. A mesure que l'on s'élève en altitude, le paysage s'élargit et un panorama prend forme. On distingue le toît d'un véhicule, en face à droite, entre les murs, un peu avant l'arbre esseulé: il s'agit de la route qui mène au parking de Steel Rigg.

Vue plein sud, la petite route qui nous a menés au parking de Steel Rigg, et qui rejoint la B6318.

La ferme (farmhouse) près du parking et de la falaise, côté sud.

Nous voici arrivés au sommet de cette falaise. Désormais, le terrain est à peu près plat sur quelques centaines de mètres, je dis bien, à peu près. On distingue le lac Crag Lough en face.

Du même endroit, au zoom. On distingue la ferme nichée à flanc de colline, au-delà du lac.

J'adore voir ce mur au sommet des montagnes. C'est bien lui qui court tout au fond, au-delà des deux bosquets après la ferme, et va jusqu'au sommet suivant. Je regrette de ne pas avoir eu le temps d'aller jusque là-bas.

Les gens qui sont devant nous sont des Français, nous avons discuté un petit peu. Il y a très peu de touristes en cette saison.

Vous vous souvenez du tracé du chemin en pointillés, un peu plus haut. Eh bien, le paysage que vous voyez ici est celui que nous avions sur notre droite en allant vers le lac, par conséquent côté sud, côté Angleterre.

Ces pierres ont été placées, je pense, pour nous aider à progresser sur ce terrain très rocheux.
On arrive au sommet d'une autre colline.

Et voici le "Milecastle 39", connu sous le nom de 'Castle Nick' en raison du lieu de sa construction.

Le mur devait avoir 3 à 5 mètres de hauteur, et une largeur d'environ 3 mètres. En plus du mur, il y avait 14 forts et 80 tours militaires, appelés "milecastle" - car positionnés tous les milles romains (1 mille romain=5.000 pieds romains, soit environ 1.500 m). Voici donc un de ces forts, au raz de la falaise. Jusqu'à 32 soldats pouvaient rester dans une tour militaire, avec 6 dans les tourelles comme celle que nous avons vue tout-à-l'heure, au début de la promenade, desquels au moins deux devaient être en patrouille de jour comme de nuit. Le Mur n'était pas une frontière fermée. Il contrôlait l'accès du et vers le nord. Voyageurs, fermiers et autres civils pouvaient traverser les larges doubles portes devant et à l'arrière des tours militaires, vraisemblablement en payant une taxe pour le privilège.

La première falaise, celle sur laquelle on se trouve, c'est Peel Crags. Tout au fond, c'est Hotbank Crags.

Après la tour militaire 39, le chemin -et le mur- monte très fort, pour redescendre encore plus fortement, et bien sûr pour encore mieux remonter ensuite. Dans le creux, entre ces deux mamelons, se trouve le fameux arbre Sycamore Gap. Cet arbre, que je pense être un érable, est splendide à tout point de vue.

Sycamore Gap, l'arbre de Robin des Bois. -- bien connu des adeptes du film avec Kevin Costner -- vu du haut de la falaise. Cet arbre est vraiment énorme, et je n'ai pas réussi à prendre une photo satisfaisante.

Je vous l'avais bien dit que des alpinistes s'exercaient au pied de la falaise.

Crag Lough, et vue vers le nord-est, vers l'Ecosse. Le vent souffle assez fort, on le voit sur le lac.

Hotbank Crags. On traverse un petit bois, c'est de toute beauté. Et en plus, on est à l'abri du vent.

Nous arrivons au bout de notre sentier, au point de demi-tour, au niveau du bout du lac. Une vue vers le sud, avec les fermes de loin en loin, et les murets dans les prés, comme toujours. C'est une région d'élevage.

Un beau cheval, crinière au vent, près de la forêt.

Et le demi-tour. Sentier public. Steel Rigg est à un mile et demi, soit 2,4 km. En gros, on a fait 6 à 7 km, avec les détours.

C'est la ferme sur Hotbank Crags, que l'on voyait au-dessus du lac. Le mur continue là-bas, entre les deux bois.

Et voici notre sentier du retour vers Steel Rigg. La falaise et le mur se trouvent maintenant à notre droite.

On repasse près de Sycamore Gap, avec le puits à côté. On voit bien le col, et l'ébauche des 2 mamelons.

Et nous voici revenus au point de départ : c'est la première escalade que nous avons faite, près de la tourelle.

A nouveau la ferme sur Hotbank Crags, mais prise pratiquement du parking. En effet, je suis allé chercher mon grand zoom (un 50-500 mm énorme, que je ne trimballe que très peu sur mon dos). Ici, c'est au 313 mm, ce qui en fait correspond à un zoom de 500 mm en équivalent 24x36, compte tenu du coef. multiplicateur de 1,6 sur mon Canon. J'adore ces grands zoom parce que, d'un même point de vue, vous pouvez, sans faire un seul pas, réaliser dix photos totalement différentes!

Avec le même zoom, donc équivalent 500 mm. Cet homme se trouve au sommet de la première grimpette effectuée.

363 mm, soit 580 mm en 24x36. La falaise de Peel - Peel Crags - sur laquelle s'entraînent les alpinistes.

Et le maximum, vers le nord, au 500 mm, soit équivalent 800 mm. Enorme. J'aurais du vous la faire au 50 mm...

Idem au 500 mm équivalent 800. C'est superbe, je m'amuse comme un fou.

Toujours au zoom maximum...

 

Il est 17 heures. J'espère que cette petite randonnée avec nous vous a plu, et que vous avez appris beaucoup de choses. Si vous souhaitez aller en Angleterre ou en Ecosse, je vous recommande vivement de "faire" un bout du mur, voire même la totalité si vous avez le temps. C'était génial. Bon, mais c'est pas tout ça, les amis, mais il faut repartir maintenant, car on est un peu en retard sur le planning. On va quand même prendre le temps de se faire un bon café avant de continuer.

Depuis ce matin, nous avons parcouru 109 km... Petite journée, quand même. Nous commençons par filer direction ouest-sud-ouest sur plus de 40 km, vers Carlisle, grande ville que nous ne traversons pas. Ensuite, direction nord-ouest, nous passons la frontière entre l'Angleterre et l'Ecosse. Nous voilà arrivés à destination, le voyage peut commencer vraiment. En fait, il s'agit pour nous d'une frontière très symbolique. La région dans laquelle nous pénétrons porte le joli nom de Dumfries and Galloway. Nous traversons d'ailleurs la ville de Dumfries, puis prenons plein sud, vers la mer d'Irlande, vers la baie de Solway, la Solway Firth, via la route A710. Il est 19h, il est temps de monter le bivouac.

 

La A710, la voici donc. Vue vers le nord, c'est de là-bas que nous venons.
La photo, je l'ai prise de notre campement, le lendemain matin, à mon réveil.
En arrivant ici, j'ai immédiatement flashé sur le lieu,

que je vous laisse découvrir maintenant...

Qu'en pensez-vous? Pas mal, hein?

Je vous le dis, dès que j'ai vu ce parking, au sortir du virage, j'ai STOP, c'est ici que nous allons camper ce soir.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Demain matin, nous continuerons cette route, vers New Abbey, qui fait partie des sites à voir!

Cette photo a également été faite le lendemain matin, désolé, mais je trouve plus appropriée de la placer ici.

Et, à droite du camping-car, voici la vue côté salle à manger. Un parc, non, pas un parc, un simple pré! Mais en Angleterre, un pré ressemble à un parc chez nous. C'est magnifique!

Mais que vois-je, dans mon objectif? Mais, on dirait... mais oui, j'en suis sûr maintenant, c'est Sweet Abbey, que nous allons visiter demain! Incroyable, nous allons passer la nuit à deux pas de notre cible, c'est pas génial, ça?

Sweet Abbey à nouveau, et ces arbres magnifiques en premier plan! Que c'est beau.

Et un petit zoom sur Sweet Abbey, un.

Et un grand zoom sur Sweet Abbey, un.

C'est la dernière photo de cette magnifique journée. C'est l'heure de préparer le repas du soir, prendre la position GPS du cantonnement, transférer les photos sur le PC... Y'a du boulot!

 

Un total de 220 km, ce qui n'est pas énorme, mais quand même suffisant. Nous sommes arrivés en Ecosse au terme d'une magnifique journée riche de visites archéologiques et historiques. Le temps ce soir est couvert, mais la journée qui vient de s'écouler s'est encore déroulée sous un grand beau temps.


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