Firth of Clyde - 5ème jour

Mercredi 19 Mai 2004

235 km - 393 photos - 156 sélectionnées pour le site

Sur la carte ci-dessous, il y a des liens vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Dirigez votre souris vers les coins qui vous intéressent, et si la flèche se change en une main, c'est qu'il y a un lien direct. Attendez un petit moment avant de cliquer si vous arrivez juste sur cette page, le temps que les photos se chargent. En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter. Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

Après la séance photo du lieu du bivouac, après un solide petit déjeuner, nous voici donc partis vers les restes de l'abbaye, visibles en partie depuis le bivouac de cette nuit! Evidemment, nous y sommes rendus en 5 minutes, sans avoir besoin de sortir la carte... Un immense parking nous attend, complètement vide... non, puisqu'il y a cette voiture. Je vous laisse apprécier le charme de la publicité à l'anglaise... Pour la première fois depuis le début de ces vacances; le temps est mauvais: quelques gouttes s'aventurent même à tomber du ciel. Pas bien!

Décrite dans tous les guides d'Ecosse, cette abbaye est située dans le village de New Abbey. Pourquoi "New": tout simplement pour le distinguer des habitants de l'abbaye plus ancienne dont il dépendait, l'abbaye de Dundrennan, que nous devons voir plus loin. Tous les guides disent aussi que son charme provient essentiellement du contraste entre le rouge de son grès et le vert de sa pelouse... Je vous laisse apprécier par vous-même.

Cette abbaye est connue sous le nom de "Sweetheart" -coeur chéri. Pourquoi?

C'est en 1273 que Devorgilla, Lady of Galloway, fonda cette abbaye, la dernière fondation cistercienne d'Ecosse, en mémoire de son mari, dont elle garda le coeur embaumé près d'elle. Elle est d'ailleurs enterrée ici près de ce coeur qu'elle a tant aimé!

Alors voilà cette merveille... de pelouse. Un tapis vert, c'est tout simplement superbe. Je suis bluffé, et complètement admiratif. Oui, c'est vrai, c'est très beau, ce contraste entre ces couleurs. On a envie de se coucher sur l'herbe...

Evidemment, compte tenu de l'heure matinale, c'est encore fermé. Mais ce n'est pas grave, nous voyons l'essentiel.

Personnellement, je préfère les grosses pierres taillées des abbayes françaises; en effet, cette couleur me reppelle la couleur des briques et, surtout, celles des usines... et c'est dommage.

Bon, là, c'est vraiment beau, ce travail gothique.

En France, il n'existe plus beaucoup de cimetières autour des églises, et les derniers restants vont peu à peu disparaître. Les Anglais, eux, les ont laissé. Et je trouve ça très bien. Je suis très "touché" de voir ces marques de respect et de souvenir envers ceux qui nous ont précédé, et c'est toujours avec beaucoup de recueillement que je pénètre dans ces lieux.

Nous lisons les plaques, les noms, les dates, et c'est une atmosphère très spéciale qui se dégage de ce lieu.

Cette fois, beaucoup plus que sur le mur d'Hadrien, il est facile de se "transporter" à l'époque, de se "téléporter" dans l'ambiance d'un enterrement, avec la foule, les "personnages", les hommes avec leurs épées et leurs étendards.
Pour ma part, j'imagine tout cela très bien, sans aucun effort.
Pour un peu, je ne serais qu'à peine surpris de voir un cavalier surgir du coin de l'abbaye!

Je ne connaissais pas ce genre de table, du moins ce système de 4 pieds sur lesquels on dépose la pierre tombale.

Il y a là de nombreuses tombes datant du 18è et du 19è siècle, encore en très bon état. C'est exceptionnel de les avoir aussi bien conservées, et je regrette que nous n'ayions pas été aussi protecteurs en France de nos cimetières.

Nous n'avons donc pas accès à l'intérieur.

C'est majestueux. D'illustres personnages de la région ont été inhumés sous les dalles visibles dans la pelouse.

Alors, que pensez-vous de ce tapis vert? C'est superbe, non?

Et le village de New Abbey. Nous décidons de faire un petit tour. En fait, il n'y a pratiquement que cette rue centrale, qui est en même temps la route A 715.

Les trottoirs sont inexistants. Avec la circulation de ce matin, ce n'est pas un problème, mais j'imagine qu'en haute saison, ce ne doit pas être de tout repos que de se promener en ce même endroit...

Au loin, l'abbaye domine les dernières maisons du village.

A retenir: la largeur des trottoirs en Ecosse, en étroite adéquation avec l'étroitesse des routes...

Il est 9h30 lorsque nous reprenons la route, la jolie petite route. Et nous sommes contents car, finalement, ce ne furent que quelques gouttes. C'est toutefois bien noir là-bas, dans notre direction. Bah, après tout, on verra bien, on est à l'abri dans le camping-car; on peut toujours faire une pause et prendre un deuxième petit-déj, ou bouquiner...

Très joli paysage du côté droit de la route, en descendant vers le sud. C'est le Criffel -nom d'origine Viking-, qui culmine à 569 m., et qui est la plus haute colline bordant le Solway Firth, ce grand estuaire de la mer d'Irlande, qui sépare l'Angleterre de l'Ecosse. Nous y allons.

La mer d'Irlande au fond. C'est la marée basse, la mer est donc loin, car la pente est très très douce.

Une ferme tout près de la mer. Vous pouvez constater, une fois de plus, la largeur des routes : minuscule...

On dirait des paysages d'Irlande. Je n'y suis jamais allé, mais j'ai vu un tas de reportages et de films sur ce pays, qui ressemblaient en tout point à cette région d'Ecosse. Tout au fond, dans la brume, nous apercevons la côte de Cumbria.

La route longe donc le Solway Firth d'assez loin, comme vous avez vu sur les photos précédentes. Elle se rapproche ensuite du littoral, en traversant des bois, ce qui empêche toute vue de la mer. De plus, la route est tellement étroite qu'il n'est pas possible de stationner et d'essayer de descendre la falaise. C'est ainsi que nous roulons jusqu'à Sandyhills.

Encore une fois, quand je revois ce trajet, je ne peux m'empêcher de penser aux énormes avantages du scooter. Mais vous savez quoi? L'idéal est le camping-car avec le scooter... un jour peut-être.

Ici, c'est dangereux, et il ne fait pas s'aventurer trop loin sur le sable et la vase délaissés par la marée descendante. En effet, la vitesse de la marée montante est très grande, et le risque de se faire doubler par les flots très important.

Ce que je trouve génial ici, c'est l'herbe qui pousse pratiquement jusqu'à la mer. C'est ainsi que même sur le littoral, on a l'impression que les anglais ont fait pousser la pelouse. Nous allons marcher vers cette pointe, en passant sur la zone herbeuse.

Vous pouvez constater la vitesse à laquelle le ciel et donc le temps change! Sur la photo précédente, mon regard se tourne vers l'ouest, et sur celle-ci, vers l'est -d'où nous venons. Ciel bleu à droite, nuages à gauche...

Ce panneau "danger" nous avertit de la vitesse de la marée, et de sa puissance.
Vous avez ici une petite idée de l'immensité de la baie de vase.

Nous voici arrivés sur la portion herbeuse.

L'herbe frôle donc la mer, et ne doit certainement pas manquer, là où elle est placée, de recevoir des embruns salés!

La petite plage, tout près d'un terrain de camping situé sur la gauche.

Le petit pont enjambant la petite rivière qui se jette ici dans la mer.

A deux pas des flots... Superbe, et naturel.

L'embouchure de la petite rivière, et l'herbe pratiquement jusque sur la vase!

Arrivés ici, il nous faut contourner la zone de marais entourant l'estuaire de la rivière Urr, ce qui correspond en gros à un détour obligatoire d'une vingtaine de km avant de retrouver la côte du Solway!

Dalbeattie, c'est la petite ville se trouvant au point de passage de la rivière Urr.

La route, A711 maintenant, nous conduit à noubeau vers la mer d'Irlande.

Hestan Island, Auchencairn Bay. Paysage presque irréel. Et toujours les murs de pierre dans les champs...

Ils sont déjà à faire de l'ensilage! C'est vrai que l'herbe pousse bien ici...

Quelques km plus loin, il est déjà midi lorsque nous arrivons à l'abbaye de Dundrennan, qui commandait à celle de Sweetheart visitée ce matin. Fondée par le roi David 1er, sa construction dura au moins 50 ans, et des moines s'y trouvaient déjà en 1142. Comme nous avons l'estomac dans les talons, et que nous n'avons roulé que 50 km depuis ce matin, nous décidons de ne pas en effectuer la visite, quelques vues de l'ensemble nous suffisent.

En 1567, Marie, reine d'Ecosse, passa sa dernière nuit sur le sol écossais dans cette abbaye.

Franchement, je trouve ça vraiment chouette d'avoir pensé à placer un banc ici, pour permettre aux visiteurs de s'abandonner à la contemplation. Pour ma part, je trouve ça fantastique de voir de telles merveilles architecturales comme ça en pleine nature. On distingue dans le lointain une rangée d'arbres. Et toujours cette magnifiue pelouse anglaise, heu... écossaise, pardon!

Vous avez quand même droit à quelques images glanées à travers la grille d'entrée, pas encore fermée.

Et ça, c'est le village de Dundrennan, à côté de l'abbaye.

La route A 711 longe les maisons, l'abbaye étant un peu en retrait, et plus bas dans la vallée. Je trouve ça d'ailleurs un peu bizarre, car habituellement, les églises et lieux de culte importants sont pratiquement toujours sur les endroits les plus élevés.

Je vous le disais, en pleine nature. Dommage, le mur de pierre est gênant.

Une petite maison d'Ecosse près de l'abbaye, photographiée au zoom.

Et une petite vue d'ensemble avant de partir.

Peu après, la route arrive droit sur la baie de Kirkcudbright qu'elle domine. C'est en quelque sorte un fjord comme disent les Norvégiens, ou une "ria" comme disent les Espagnols, qui s'avance dans les terres jusqu'à la jolie ville de Kirkcudbright.

Entrée de Kirkcudbright.

Dans Kirkcudbright.

Le port de plaisance de Kirkcudbright.

Et c'est à Kirkcudbright que la rivière Dee -the Dee river- se jette dans la mer d'Irlande.

Le pont sur la Dee à Kirkcudbright.

Cette fois c'est sur la A755 que nous roulons. C'est une petite route comme les autres, peut-être un peu plus large, mais toujours aussi agréable.. Le paysage est comme vous le voyez ici, très plaisant et toujours vert.

Cardoness Castle. C'est une maison forte construite vers 1470 par la famille McCulloch sur un rocher dominant l'estuaire de la Fleet. Ils acquérirent cette terre parce qu'un membre de leur famille épousa la plus jeune fille de propriétaire précédent. Une légende dit que cette fille était la seule survivante d'une terrible tragédie dans laquelle ses 8 soeurs aînées, son père et son frère nouveau-né sont tombés dans un lac gelé pendant la célébration de la naissance de l'enfant.

On la voit nettement de la route, pratiquement à l'intersection avec la A75 que nous prenons.

Vue prise en roulant, la tête penchée à l'arrière, au zoom. En effet, nous ne prenons pas le temps de visiter : il est 12h40, et nous voudrions visiter... Cairn Holy.

La route qui grimpe vers ces monuments funéraires néolithiques est tellement étroite que nous décidons de laisser ici le camping-car, sans vraiment savoir à quelle distance se trouve le site. Ah si, la distance est inscrite sur le petit panneau : 0,5 mile, soit 800 mètres. Bien que nous ayions faim, nous décidons d'y aller avant de manger. Bon, alors c'est parti... Il fait soudain très chaud ici, et le soleil est de plus en plus présent. La route grimpe vraiment fort, mais nous sommes très vite à l'ombre de rhododendrons comme nous n'en avions jamais vu auparavant! Et ils sont plus ou moins sauvages, en plus.

Admirez, respirez...

Je ne peux m'empêcher de vous faire une petite vue arrière, comme d'habitude.
Quand je vous disais que la route était étroite...

Et bien sûr, à part les oiseaux, et un petit ruisseau qui doit couler parmi la végétation, le silence est total.

Je lève les yeux au-dessus de ma tête, et voici ce que je vois. Superbe, n'est-ce-pas? C'est beau, les vacances!

En fait, le site est composé de deux sites, distants l'un de l'autre de 300-400 mètres. Le premier s'appelle Cairn Holy I, et le deuxième... Cairn Holy II. Ici, c'est le premier. Je vous laisse admirer. Pour les détails techniques, c'est ici.

C'est vraiment impressionnant. Je trouve dommage que des gravillons aient été mis sur le sol, gâchant complètement l'ambiance du temps passé... mais c'est également beaucoup plus propre.

Et le petit chemin, très charmant, conduisant au deuxième monument, un peu plus sur la hauteur.

Au loin, à flanc de montagne, les murs de pierre séparant les propriétés...

D'ici, la vue porte très loin et l'on domine complètement le Solway Firth et la mer d'Irlande.

Au second plan, juste derrière le petit mur de pierres, vous apercevez le haut des pierres de Cairn Holy I. Au fond, la côte sud du Solway Firth, avec au premier plan la Wigtown Bay. C'est vers là-bas que nous nous dirigeons.

Et une vue derrière nous, sur une petite ferme à l'orée de la petite forêt. Le site Cairn Holy II est invisible d'ici, mais il se trouve en fait sur ma droite, plus en hauteur.

En redescendant vers la petite route qui conduit au camping-car. Magnifique!

En attendant, il est 13h30, et je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais nous, nous avons la ... dalle.
La descente se fait "à toute vitesse", pressés que nous sommes de manger.

Nous arrivons dans une région extraordinaire que nous n'avons malheureusement pas le temps de visiter, faute de quoi il faudrait y passer l'après-midi. C'est la Wigtown Bay, l'immense estuaire de la rivière Cree, avec de très grandes zones de marais salés, de réserves naturelles pour oiseaux, etc. De plus, j'adore ce genre de régions, qui ressemblent un peu à nos marais vendéens en bord de mer. Mais il est déjà 15 h, car il a bien fallu faire la cuisine et manger... Déjà, ce midi, j'ai pris la décision de "laisser tomber" la pointe de Mull of Galloway et le passage à Portpatrick, et de remonter vers le nord-ouest en "coupant" à travers les régions de Dumfries et Galloway et le South Syrshire. Ici, en Ecosse, il faut faire des choix, car si on décide de suivre toutes les côtes, il faut prendre trois mois de vacances...

C'est presque marée haute. Vous voyez que l'estuaire est large.

On voit bien le paysage caractéristique de marais et de prés salés, avec les "coursives" de sable et ou de vase. Sur l'autre rive, on voit une grande étendue d'espaces verts, totalement plate, certainement submergée de temps en temps.

Et ça, c'est l'autre côté de la route, car nous longeons en fait l'estuaire jusqu'à Creetown, littéralement la ville de la Cree, qui est justement la rivière en question. Des paturages, des moutons, de beaux arbres disséminés dans les prés verts.

Ensuite, la A75 continue à longer la Cree de plus ou moins loin, parfois tout près, jusqu'à la ville de Newton Stewart.

Toutes les photos que vous voyez là depuis la pause repas sont prises en roulant, d'où les taches dues au pare-brise qui n'est pas nickel, c'est évident. Nous allons traverser Newton Stewart (ici dans 5 km) et prendre la A714 vers le nord-ouest, vers les petites montagnes que vous voyez là-bas, dans le lointain.

Nous y sommes, maintenant, sur la A714. Nous sommes donc à nouveau sur une petite route très agréable, avec beaucoup moins de circulation. La région devient lentement plus accidentée, il y a du reflief, ce qui n'est pas fait pour me déplaire...

Une jolie fermette avec un toît de chaume, des arbustes en fleurs, et ce vert, partout. C'est très reposant.

Cette fois, c'est une maison neuve, moderne. J'aime moins, mais ce doit être plus fonctionnel, et plus écologique aussi...

Le muret de pierres n'étant pas suffisant, on l'a doublé d'une clôture : les moutons ne risquent pas de s'échapper!

A la sortie de la petite ville de Challoch, il y a un embranchement en forme de fourche : la A714 part sur la droite, et la B7027 part sur la gauche. Et entre les deux, dans le triangle, il y a cette magnifique église au toît si particulier, entourée de son cimetière. Les deux routes rejoignent Girvan, sur le Firth of Clyde, mais je préfère prendre la B7027 : plus petite et plus sinueuse, elle passe au milieu de lacs, et j'adore les lacs.

La route est vraiment très étroite, et nous appréhendons de croiser un véhicule. Heureusement, il n'y a personne. Nous traversons de très grandes forêts, qui nous font penser à des paysages de Russie!

Puis nous quittons la forêt et l'horizon s'élargit considérablement vers le nord. Ici, c'est la frontière entre deux grandes régions écossaises : Dumfries & Galloway que nous venons de visiter, et South Syrshire où nous pénétrons. A ce point précis, il y a deux très beaux lacs, en fait nos deux premiers "lochs" : au sud le Loch Maberry et au nord le Loch Dornal. Les deux lacs sont séparés par la petite route sur laquelle nous progressons. C'est absolument SUPERBE.

 

C'est le Loch Dornal. C'est beau, n'est-ce-pas?

Altitude 118 m, et surface 43,8 ha.

Les panneaux indiquant le changement de région. Là-bas, c'est Dumfries & Galloway, d'où nous venons.

Le loch Maberry, altitude 117 m, superficie 67,8 ha, et périmètre 5,1 km.

Je ressens une impression d'immensité, et j'ai la sensation d'avoir été soudainement catapulté au Canada. Le ciel est désormais complètement dégagé, mais il fait froid au bord de l'eau, car il y a un vent assez violent.

Il y a de minuscules îlots au milieu du lac, totalement recouverts de végétation.

Un petit cottage sur les bords du loch. Nous avons essayé de nous aventurer sur ce tapis d'herbes, mais c'est en fait assez marécageux, voire même par endroits cérrément marécageux.

Loch Maberry.

Loch Dornal.

Quand je revois cette route, j'ai une énorme envie d'y retourner avec le scooter. Idéal.

121 km : c'est la distance parcourue depuis ce matin, et il est déjà 16h40...

Une toute petite rivière - la Duisk- serpente dans ce joli paysage, peu avant d'arriver à Barrhill, où nous retrouvons la A714.

De Barrhill à Girvan, la route ondule et épouse ces magnifiques paysages, où le vert toujours domine.

C'est presque une région de hauts plateaux, à l'habitat très dispersé, et pratiquant beaucoup l'élevage.

Par contre, ce que je trouve dommage, c'est qu'il y a très peu d'arbres, en fait de moins en moins.

Avec si peu d'arbres, l'érosion doit être très importante.

Nous allons retrouver la mer d'Irlande, de l'autre côté de cette chaîne montagneuse, les Southern Uplands.

Soudain, nous apercevons la mer, le Firth of Clyde, et c'est splendide. Car le bleu et le vert, quel fabuleux contraste!

Et voici la Côte d'Azur...

Avec au fond, l'île d'Arran, distante d'environ 30 km. En bas, Girvan. Emerveillement!

Arrivée à Girvan.

Le rond-point en arrivant en ville. Là encore, les taches du pare-brise... Ailsa Craig -nom gaélique signifiant le rocher magique-, c'est une île en face de Girvan, reste d'un ancien volcan, aujourd'hui réserve ornithologique inhabitée.

Girvan : le front de mer. J'adore ça, l'herbe arrive jusqu'à la mer.

Nous restons un petit moment sur cette plage, à admirer ce beau paysage. Nous venons de là-bas, derrière ces montagnes.

Et nous allons par là, enfin, à droite : nous longeons le superbe estuaire du Firth of Clyde.

Nous sommes déjà repartis. Nous roulons désormais sur la A77, où la circulation devient plus importante. Voici le phare de Turnberry, là-bas, ville connue internationalement pour ses terrains de golf.

Nous quittons la grande route pour longer la côte sur une petite "départementale".

Coup d'oeil arrière. Nous venons donc de contourner cette partie rocheuse visible au loin. Dans cette partie sombre, au centre de la photo, on distingue des bâtiments. C'est le très célèbre château de Culzean, ayant appartenu à la famille Kennedy.

Un petit coup de zoom, et vous le distinguez mieux maintenant. Le temps nous manque pour y aller.

Tout au fond, le phare de Turnberry, vu tout à l'heure avant de l'atteindre.

 

La falaise devient impressionnante, et soudain, nous apercevons les ruines du château de Dunure. Au loin, les bâtiments blancs, je pense qu'il s'agit de Sailcoats.

La A719 avec, en bas à gauche, le château de Dunure.

Une maison à Dunure, face aux restes du château.

Nous arrivons maintenant à Ayr, la grande ville du Firth of Clyde. Au premier plan, un affreux terrain de camping, avec ses rangées serrées de mobil-home... Ils se voient de très loin. Comme on déteste les villes, on ne fait que traverser...

Maintenant, la côte n'est qu'une succession de villes, avec toute la pollution que cela sous-entend. Nous nous échappons vers le nord le plus vite possible. En plus, le soir commence à tomber... il nous faut trouver un hébergement...

De grandes plages de sable et de petits rochers, juste avant d'arriver à West Kilbride.

Enfin, le paysage redevient naturel, les hommes ont laissé ici moins de traces... Normal, ils sont moins nombreux!

Il est 19h45. Nous décidons de nous poser ici, à l'écart de ce village nommé Fairlie.

Vous assistez avec moi au coucher de soleil sur Fairlie. Les couleurs, comme toujours le soir, sont époustouflantes!

On dirait que quelqu'un vien d'allumer un superbe projecteur. C'est magnifique. Et dire que nous avons cette vue de notre salon, franchement, on ne va pas se plaindre!

Là, c'est nettement moins joli : une station de forage dans l'estuaire, qui marche sans arrêt. On entend les turbines!

Failie est sur ma gauche. La jetée et le petit port de plaisance du village.

Vous voyez, nous sommes à l'écart du village.

L'église de Fairlie au zoom maxi.

Derniers rayons de soleil. Bon, j'ai assez de photos comme ça... Direction le camping-car, un petit apéro tout en transférant les photos sur l'ordinateur, avant de manger.

Encore une superbe journée, avec une météo plus que correcte. En effet, bien qu'ayant commencé avec quelques gouttes, le soleil a vite percé la couche nuageuse, qui n'a cessé de se dégager. Ce soir, c'est un peu plus chargé, mais bon...

On verra bien.

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