Péninsule de Cowal - 7ème jour

Vendredi 21 Mai 2004

136 km + 27 km en vélo - 388 photos - 171 sélectionnées pour le site

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Le trajet du jour est en "rose" -pourquoi pas ?- et j'ai ajouté celui de la veille en blanc, pour voir.

Et c'est reparti pour une merveilleuse journée de vacances, de découvertes. Le ciel est de couleur nettement plus grise que bleue, mais quelques rayons arrivent à parcer la couche nuageuse, profitons-en. Et il est déjà 9h40... La matinée est donc bien entamée, et malgré tous nos efforts, nous n'arrivons pas à décoller plus tôt !

Nous poursuivons notre route là où nous l'avons laissée hier soir, plein sud sur la A815. La voie longe le Firth of Clyde au plus près, ce qui n'est pas fait pour nous déplaire, vous pensez bien !

Côté droit, les maisons avec leurs jardins resplendissants de verdure et de fleurs.

Et côté droit, l'estuaire. Je vous rappelle que nous roulons à gauche...

Sommes-nous en Ecosse, ou sur la côte d'Azur. On pourrait s'y tromper, car c'est vraiment magnifique. Je donnerais un avantage à l'Ecosse : il y a beaucoup moins de monde.

Bon, observez bien la photo. N'y a-t-il vraiment rien qui vous fasse penser à l'Ecosse ? Si ? La pelouse ?
Avouez que c'est impressionnant de voir cette bordure verte, ce tapis naturel. J'adore.

Au loin se profile déjà la silhouette du phare de Toward, ainsi que de son église.
Ils marquent la pointe sud-est de la péninsule de Cowal. Au loin, c'est l'île de Bute.

Innellan. La côte est une suite de petits villages dont une partie des maisons semble fermée.
Je pense qu'il s'agit, à coup sûr, de résidences secondaires.

Et voici Toward. C'est un superbe village, très calme et très propre.

Une magnifique cabine téléphonique écossaise, et la boîte aux lettres juste à côté.

La côte vers Dunoon, que nous venons de longer. A noter que n'avons roulé que 10 km...

Et un zoom sur la pointe de Dunans, petit promontoire nous empêchant de voir Dunoon.
Tout au fond, je pense qu'il s'agit du Ben Lomond, à plus de 40 kms au nord-est.

La même non zoomée...

Zoom sur le phare de Toward.

C'est l'entrée vers l'estuaire...
Curieux portail, au point de vue de son emplacement, mais aussi superbe portail, au point de vue travail artistique.

 

Et maintenant commence l'expédition. Quelle expédition, me direz-vous?

Nous avons emmené des vélos ! Achetés exprès pour la circonstance. Vous les avez sans doute vus à l'arrière du camping-car, sur certaines photos. Et aujourd'hui, c'est décidé, nous allons nous balader en bicyclette le long du Firth of Clyde, et plus précisément le long du Loch Striven. Et hop, c'est parti. Il est déjà 10h20.

 

La route commence par longer l'estuaire de Clyde en face de l'île de Bute et la ville réputée de Rothesay, que nous voyons parfaitement bien. Nous n'en sommes éloignés que de 3 à 4 km...

La route commence par longer l'estuaire de Clyde en face de l'île de Bute et la ville réputée de Rothesay, que nous voyons parfaitement bien. Nous n'en sommes éloignés que de 3 à 4 km... Ici, c'est Ascog.

Et là-bas, tout au fond, on distingue l'église de Rothesay.

Nous sommes tout en bas de la péninsule de Cowal. Donc, je répète, en face l'île de Bute, et à droite, l'estuaire de la Clyde qui conduit au loch Striven où nous allons tranquillement. Le ciel est très changeant ; en 5 minutes, alors que la pluie menaçait fort, les nuages s'éloignent... pour mieux revenir, sans doute. On verra bien.

Toujours l'île de Bute. Et, loin derrière, ces montagnes élevées : c'est l'île d'Arran, au sud-ouet, à quelques 25 km...

Voilà notre petire route. Quel dommage que ce ne soit pas en scooter... Il faut pédaler pour avancer, quel scandale !

Mais par contre, si ce n'est pas terrible pour les jambes, c'est fantastique pour les yeux. Admirez, admirez...

Puis, au lieu de longer la côte, la route bifurque dans les terres, afin de contourner l'embouchure de la petite rivière qui porte le nom de Ardyne Burn.

Pour une fois, ce ne sont pas des moutons qui sont dans les prés, mais des vaches.

Je croyais que ça allait rester plat, mais nous venons de nous "payer" une belle grimpette, je suis "mort"... Mais ça valait l'effort -quoi que... on dit toujours quand on est en vélo, pour se réconforter, mais si on avait été en scooter, on aurait eu exactement la même récompense, sans le moindre effort, ce que je préfère largement. Bref, vous pouvez rester là et admirer, car le tableau est absolument époustouflant de beauté.

Le lieu se nomme Knockdow. Voici une fiche technique... Construction : 1817. Propriétaires : la famille Lamont de Knockdow. En fait, il s'agit d'une famille très influente dans la région, à l'arbre généalogique impressionnant.

La propriété est sur ma gauche. Coup d'oeil en arrière pour vous montrer une infime partie de la grimpette...

Et vers l'avant, on revient au bord de l'eau ; le contournement est fini, et cette fois, nous sommes en face du loch Striven.

Voilà l'embouchure du loch Striven. Pour vous situer, l'île de Bute est au fond à gauche.

La route est parfaite pour des vélos, car elle est ... plate !

Ces jolis oiseaux se sauvent à notre approche. Il y en a plein. Et vous n'avez pas idée du bruit qu'ils peuvent faire quand ils crient, c'est absolument énorme, un puissant orchestre à eux tous seuls.

Admirez ce loch Striven.

Ce qui gâche un peu, et que vous ne voyez pas sur la photo, c'est une zone militaire que nous venons de passer, ainsi que, j'ai eu l'impression, une plateforme -bien gardée- pétrolifère. En fait, il s'agit d'un dépôt d'essence militaire pour l'OTAN, créé en 1960-63 pour un coût de 3 millions de livres sterling, et untilisé pour faire le plein d'une grande partie des navires de surface de l'OTAN et des sous-marins à propulsion diesel.

Le camping-car, heureusement qu'on ne l'a pas emmené ici, compte tenu de la largeur de l'avenue...

Vue sur l'autre rive du loch. Je rappelle à tout le monde qu'il s'agit ici d'eau salée...

Ah la merveilleuse Ecosse, celle des lochs, elle est là, elle existe bien, aussi superbe que je l'imaginais!

Et aussi mystérieuse...

Celui qui dit que ce n'est pas beau, il n'a qu'à pas y aller. Pour ma part, je dis que c'est beau. Et je ne suis pas le seul...

Un zoom sur le bateau de pêche. Et sur la montagne de l'autre côté.

Au fait, ce n'est pas la peine de pencher la tête, vous ne verrez pas mieux...

La même en vue d'ensemble. J'aimerais avoir un kayak et aller ramer sur ce loch.

Je n'ai rien dit, car je ne voulais pas gêner votre contemplation...

Et ce n'est pas fini, loin de là. Je me tais encore deux-troi photos pour vous laisser en paix communier avec la nature.

Mais que vois-je ? Des veaux sur la berge ?

Inverchaolain. Un minuscule village se trouve ici.

Et une magnifique petite chapelle, avec son minuscule cimetière. D'un seul coup, l'orage éclate, et des trombes d'eau s'abattent sur nous. Pas d'autre solution que de se précipiter vers la chapelle, une fois les vélos mis à l'abri sous l'arbre.

Et voilà que nous retrouvons ici le clan des Lamont -souvenez-vous du beau manoir. Ce clan possédait entre autres Inverchaolain, et était très puissant. Je ne peux m'empêcher de penser au film Braveheart avec Mel Gibson et les clans écossais, et aussi au splendide film Rob Roy avec Liam Nielson... Nous sommes dans ce pays...

Le 3 juin 1646, le clan Lamont ayant été assiégé par le clan Campbell dans ses deux châteaux, Toward (où nous étions tout-à-l'heure- et Ascog), signa un traité de paix garantissant aux Lamont de sortir en vie des deux châteaux. Mais quand les portes du château furent grandes ouvertes pour admettre les Campbell, ce fut un massacre. Les chiffres diffèrent, mais les chercheurs estiment qu'au moins 350 hommes du clan Lamont moururent, sans compter les femmes et les enfants... De plus, trois douzaines parmi les leaders du clan Lamont furent pendus dans l'arbre du vieux cimetière. John Lamont, d'Inverchaolain, fut un des 36 pendus, ainsi que son frère Duncan. Charmante époque...

Ah oui, et que pouvons-nous conclure de tout ceci ?

Vous ne trouvez pas ?

 

Que ce n'était pas le jour du clan Lamont, bien sûr...

Vous voyez la stèle de droite, il s'agit d'une "Lomont" : voir détail ci-après...

Si quelqu'un peut me traduire, car je comprends un peu, mais pas le sens exact. En tout cas, une date est clairement visible : le 14 avril 1794, et il s'agit de Jean lamont, épouse de Peter Broun...

"En mémoire de Elizabeth Currie, épouse de Areth Brown Smith en Ard... ?
qui décéda en sept 1795 âgée de 60 ans. Erigée par son mari et ses enfants".

L'intérieur est très propre et a été restauré, c'est visible.

Le nom de la famille est gravé sur une plaque. Il s'agit sans doute d'un donateur.

Je me demande si chacun n'a pas sa place attitrée...

Le tissu écossais, un vrai symbole.

J'aime bien la façon dont on entretient les tombes, par ici. Pour ma part, j'aimerais bien reposer dans un tel endroit...

Notez la forme de la croix.

Une des stèles est couronnée ? Un prince ou une princesse git ici ? On dirait un jeu de cartes !

John Robertson Lamont, second fils de James Lamont de Knockdow, est tombé au service de son roi et de sa patrie, étant aux commandes d'un des bateaux de Sa Majesté, le "Leda", au large du port de Boulogne, le 25 juillet 1804, âgé de 19 ans.

Je trouve qu'ils reposent en paix, ici.

Et je vois de nouveau un bout de ciel bleu. Nous reprenons la route.

Au premier plan, une zone très humide et là-bas, sur la montagne, des forêts.

Fin de la route. Nous arrivons dans une propriété privée, route privée. Et une cabine téléphonique ici, au bout du monde, c'est très surprenant et, en même temps, très "british". Bref, nous sommes quand même très déçus, mais nous n'avons pas d'autre choix que celui de faire demi-tour. D'un autre côté, il est déjà 12h40, et le temps d'arriver au camping-car, nous aurons l'estomac dans les talons ; en effet, nous n'avons rien emporté à manger...

Sur le chemin du retour. Ce n'était pas si plat que ça...

Inverchaolain

Vers l'arrière. On voit nettement les restes de la grosse averse que nous avons essuyée...

Quel magnifique bouquet d'arbres. Et quelle superbe luminosité, que seuls des ciels d'orage peuvent donner.

Et à nouveau la petite chapelle, et son cimetière, vus de l'autre bord.

Encore un arbre qui a su attirer mon regard.

Cette jetée, c'est celle qui est gardée militairement, et dont je vous parlais plus haut, pour faire le plein des navires OTAN.


Et cette petite zone de goudron, à droite, qu'en pensez-vous? Vous croyez que lorsqu'ils ont asphalté la route, le gars du camion a donné un malheureux coup de volant ? Ou qu'il avait bu un coup de trop ? Que nenni !
C'est beaucoup plus simple. Ce généreux élargissement de la voie est volontaire : il permet à deux véhicules de se croiser ! Oui, car cette route n'est pas à sens unique, comme vous le savez, puisque nous faisons demi-tour. C'est notre première route de type "passing-road" comme disent les Anglais, et l'emplacement en question se nomme le "passing place", tout simplement ! C'est donc le seul petit bout de terrain que les propriétaires riverains ont accepté de céder pour permettre la circulation à double-sens. Et il n'y a pas que des Ecossais dans le lot... Nous en verrons beaucoup d'autres.

Il semblerait qu'il pleuve vers l'estuaire de Clyde. Au-delà de Bute, Arran et ses montagnes pointues.

Nous essuyons une nouvelle grosse averse sur le trajet de retour.
Nous approchons du but. Voici le phare de Toward, au loin. De l'autre côté, c'est l' Inverclyde.
Il est 14 heures lorsque nous arrivons à notre domicile. Nous avons quand même parcouru 27 km en vélo, mine de rien. Et nous avons très faim, ce qui veut dire que... nous mangeons. Il est 15h30 lorsque nous reprenons la route.

Et nous n'avons pas le choix : nous retournons à Dunoon, c'est la seule route, car Toward est un cul-de-sac.

C'est en roulant que je prends ces photos. Comme nous roulons à gauche, ça veut dire que je suis complètement à l'extérieur de ma fenêtre pour obtenir ce cliché. De plus, je ne fais plus de photos à travers le pare-brise, du moins j'essaye d'éviter.

Nous retraversons Dunoon, et repassons devant le loch Holy.
Voici donc à nouveau cette belle église, dans l'arboretum, à Kilmun, devant laquelle nous sommes passés hier dans la soirée.

Et nous prenons la B836, plein ouest, qui nous fait traverser la péninsule de Cowal. Hier, nous sommes arrivés par le nord, c'est-à-dire ici, du côté droit de cette montagne, qui conduit au loch Eck. Nous sommes ici dans une sorte de bassin dans lequel arrivent plusieurs rivières, qui vont se jeter dans le loch Holy, derrière nous à droite maintenant.

Et c'est ici que nous roulons sur notre première voie de type "passing place". Ces panneaux blancs que vous voyez de loin en loin indiquent donc le prochain emplacement prévu pour un éventuel croisement. C'est ainsi que nous allons rouler pendant des centaines et des centaines de km, avec soit l'envoi d'un appel de phare indiquant au véhicule qui arrive que nous lui laissons la priorité, soit l'élévation d'un bras indiquant au conducteur du véhicule arrivant que nous le remercions de nous avoir aimablement laissé passer. Merci. De rien. Allez-y. Y'a pas de quoi. Je n'en ferai rien. Allez-y, allez-y.

Bref, rigolo au début, pénible par moments, automatique souvent... En général, ça se passe très bien. Notre visage est un peu crispé, à force de faire un beau sourire, car les Ecossais sont sympas, et nous avons beaucoup plus reçu d'appels de phare nous indiquant de passer, que l'inverse, les voitures légères s'arrêtant souvent pour laisser passer le camion... Cependant, c'est un peu agaçant par moments, car nous aimerions rouler vraiment doucement, mais que voulez-vous, quand quelqu'un vous balance plusieurs appels de phare accompagnés de force gestes de "venez, venez", vous vous sentez un peu obligés d'accélérer pour ne pas les faire trop attendre... Donc, rien que pour ça, j'aimerais tout refaire en scooter !

En plus du "passing place", nous avons ici l'autorisation de doubler, ce qui n'est pas possible autrement...

Maintenant, en voyant ça, je pense que vous commencez à penser au problème des parkings... En effet, s'ils sont si avares que ça de terrain et de goudron, il ne doit pas y avoir beaucoup d'endroits prévus pour le stationnement.

Bingo, vous avez gagné ! C'est en effet le gros problème. Où s'arrêter?
Pas sur les "passing places" en tout cas, car c'est formellement et naturellement défendu.
Donc, on ne peut pas s'arrêter !

Nous longeons maintenant le loch Tarsan, un grand lac hydroélectrique -eau douce- de 273 acres (soit 273 x 4.046,856 = un peu plus de 11 hectares), dont le niveau fluctue de façon très importante, et entouré de zones de marécages.

Entre ce loch et le suivant, il n'y a pas plus de 1,5 km.
Là encore, c'est absolument superbe, et j'aime beaucoup ce genre de paysage, avec ces forêts.

dans lesquelles s'enfonce notre chemin...

Puis en ressort, et nous retrouvons le soleil. Ben oui, le soleil, il est revenu, c'est génial.

C'est ainsi que nous arrivons à Ardtarig, et nous sommes obligés de contourner une zone marécageuse correspondant à l'embouchure de la rivière Balliemore, et au commencement du loch Striven -ou au fond du loch Striven. Vous savez, le loch que nous avons longé ce matin en vélo, eh bien, en voici l'autre bout au nord. Je vous rappelle qu'il s'agit d'eau salée en provenance de la mer d'Irlande via le Firth of Clyde.
C'est dur de s'imaginer ça, hein ? Pensez à un fjord, c'est la bonne image.
Nous allons donc contourner le loch et traverser la montagne que vous voyez en face.


Certains l'ont fait à pied, et bien plus que ça encore...

Un cadre idyllique pour rester quelques jours sous une toile de tente, avec un scooter.

Le "fond" du loch Striven -celui de ce matin- encore de l'eau salée de l'estuaire de la Clyde.

On ne pourra pas dire qu'on n'a pas vu les panneaux... Alors, pour que vous soyiez aussi au courant. Poids maximum : 18 T. Largeur maxi : 8'-6", longueur maxi : 40'. Le camping-car peut y aller... C'est la route A8003.

Nous allons maintenant traverser un autre morceau de la péninsule de Cowal. Ce morceau est "encastré" entre le loch Striven à l'Est, l'île de Bute au Sud, et le loch Riddon à l'ouest. Ce morceau fait en gros 5-6 km de large pour une dizaine de km de long. Nous allons juste le traverser. Je vous laisse en admirer le paysage.

Bon, je vous donne encore une fois son nom : c'est le loch Striven.
La petite chapelle de ce matin se trouve au loin, côté gauche.

Vue vers le fond du loch que nous venons de contourner.

La route commence à s'élever, et le spectacle prend doucement de la grandeur. C'est splendide. Et dire que nous étions là-bas en vélo ce matin, je n'en reviens pas. Ici, en Ecosse, c'est vraiment fantastique les distances que l'on peut avoir à couvrir par la route, pour ne se retrouver au final qu'en face du point de départ... Je vous l'ai déjà dit hier, ça.

La route monte sur le plateau, qu'elle va traverser de part en part.

Jolie montagne sur laquelle ne pousse que de l'herbe et quelques arbustes et genêts.

Les "passing places" encore... Quelle route géniale pour les deux-roues -à moteur, sinon il faut pédaler... avec les côtes...

Eh bien ça y est, nous avons traversé ce nouveau morceau du Cowal. Le panneau que vous apercevez à droite indique l'embranchement avec la A8003, à gauche, que nous allons prendre. Nous quittons donc la B836, pour reprendre plein sud et "descendre" le dernier grand bras de cette grande péninsule de Cowal.

Nous descendons la vallée de la Ruel, qui va se jeter dans le loch Ruel ou Riddon. L'écriteau devant le petit muret à droite indique "Ormidale House". J'ai cherché et trouvé sur internet : c'est une magnifique maison de 13 chambres entourée d'un parc naturel de plus de 8 hectares, qui est à louer pour la modique somme de ... 3.495 livres la semaine en haute saison, et 2.095 livres en basse saison (soit entre 5.106 euros et 3.060 euros)... gloups ! Pour ceux que ça intéresse, voyez le lien...

C'est donc là que se jette la rivière Ruel, dans le loch Riddon que nous apercevons à droite. Ce haut plateau en face de nous, c'est justement ce morceau de Cowal que nous venons de traverser.

Puis la route s'élève au-dessus du loch Riddon pour arriver à un splendide point de vue, qui porte le doux nom de Tighnabruaich Viewpoint. Et ça vaut le coup d'oeil, croyez-moi. Vous ne me croyez pas ? OK, alors les preuves...

Au premier plan, le loch Riddon. Au fond, l'île de Bute, plein sud. Le bras de mer qui sépare Cowal de l'île de Bute porte le nom de Kyles of Bute. Regardez ma carte pour comprendre.

Nous reprenons la route pour trouver un deuxième point de vue, encore plus joli que le premier. Par rapport à la vue précédente, nous somme maintenant pratiquement en face des "Kyles of Bute". A gauche, la péninsle de Kowal sur la quelle nous sommes, en bas à gauche, le loch Riddon qu'on ne voit pas, et à droite, les "Kyles of Bute" qui continuent bien sûr à nous séparer de Bute, puisque c'est une île, donc elle est... entourée d'eau. Tout au fond, c'est la côte qui longe le loch Striven, celui de ce matin, celui de la balade en vélo... Vous suivez ?

Délicieuses petites îles mignonnes à croquer. C'est un zoom sur la partie gauche de la photo précédente.

Je me tourne sur ma gauche, et "clic" pour le loch Riddon dont on voit le fond.

Et encore un clic-zoom, cette fois justement sur le fond du loch Riddon ou Ruel. Pourquoi Ruel : parce que c'est le nom de la rivière qu'y s'y jette, et dont on voit parfaitement ici les derniers méandres. C'est grandiose !

A nouveau en face de moi, je ne peux pas résister à l'appel du zoom. Et voici un détail sur les petites îles dans les Kyles of Bute, l'île de Bute étant à droite.

Je me tourne maintenant à droite. Au premier plan, Cowal. Au second plan, Bute.
Et au troisième plan, les montagnes de l'île d'Arran.

Je me remets de face, et plonge l'appareil vers le bas. Zoom sur la sortie du loch Striven dans les Kyles of Bute.

Vue globale sur le site, vers le fond du loch Riddon, avec à gauche la A8003 sur laquelle nous roulons.

Vue globale sur le site, de face maintenant, avec la petite table d'orientation.

Encore un autre angle de vue.

En face, sur Cowal, la A886 qui rejoint Colintraive, point de passage du ferry vers l'île de Bute.

Voilà le point de vue en lui-même. A l'arrière-plan, le loch Riddon encore !

Allez, c'est pas tout ça, comme on dit, il faut repartir.

En roulant, une superbe échappée. Cette photo est sûrement très rare, voire unique, puisque prise de la hauteur du camping-car, en roulant... A gauche, Bute, au fond, les montagnes d'Arran, à droite, Ardlamont Point.

Ah on n'est pas allé loin... A peine 3 km plus loin, nous réussissons à stopper à nouveau. C'est trop beau. C'est un tableau vivant que nous avons sous les yeux, une extraordinaire peinture, une merveille de paysage, tel qu'on les rêve. Je frotte mes yeux et les ouvre à nouveau : mais non, ce n'est pas un rêve, c'est la merveilleuse réalité. Dieu que c'est beau, l'Ecosse.


Attention, rien à voir avec tout à l'heure. On a changé. Ce n'est pas le même Kyle of Bute, c'est l'autre. En face, l'île de Bute, à droite, la pointe sud de Kowal, sur laquelle nous sommes depuis hier, et tout au fond à droite, l'île d'Arran.

Gros coup de zoom du même endroit, sur l'île de Bute. Au loin, c'est Inchmarnock. Longue de 4 km et large d'un seulement, cette île a été habitée depuis les temps les plus reculés, avec des traces datant de 3.500 avant JC.

En bas de la falaise, un peu à droite, se trouve Tighnabruaich, que l'on ne voit pas d'ici.

Et un coup de zoom sur Ardlamont Point - pointe sud de Cowal- et au loin, les montagnes de l'île d'Arran.

Les maisons de Kames, village situé au sud de Tighnabruaich.

Finalement, nous descendons sur Tighnabruaich, bien qu'il soit déjà bien tard -17h15. La descente est très raide.

C'est un superbe village, qui mériterait que l'on s'y attarde davantage. Admirez un peu...

Vers le sud de la péninsule de Kowal.

Compte tenu de l'heure, nous n'irons pas vers Ardlamont Point. Nous prenons la B8000 qui nous conduit vers l'intérieur des terres pour traverser le dernier "morceau" de Cowal, le plus à l'ouest, pour ensuite le remonter entièrement vers le nord-est.

Qu'est-ce-que c'est beau ! Le bras de mer, c'est le "sound of Bute", c'est-à-dire le chenal maritime entre l'île de Bute et l'île d'Arran, en mer d'Irlande. Les montagnes, c'est l'île d'Arran, qu'il faudra que je fasse en scooter, absolument!

Aux environs de Kilfinan.

Terres vierges et vides de population dans cette région du Kowal, terres qui mériteraient à elles seules plusieurs jours de promenades et de découverte. C'est magnifique.

De l'autre côté des Kyles of Bute, la masse d'eau qui longe le Cowal est le loch Fyne. Vous vous souvenez de lui ? Nous l'avons déjà vu, dans sa partie haute, après avoir passé le superbe col de "rest and be thankful"...

Et en face, c'est la péninsule du Kintyre et le Knapdale, notre destination suivante... mais on verra ça plus tard.

On voit par moments le loch.

Et par moments plus du tout.

Puis on le revoit encore.

Et on le reperd... Avez-vous remarqué la largeur de la route ? Nous sommes inquiets et craignons à tout moment de croiser un véhicule, car les "passing place" sont ici vraiment éloignées les unes des autres.

Sincèrement, je ne voudrais pas avoir à rouler ici en camping-car en plein mois d'août, ce doit être infernal...

Coucou, le revoilà.

Otter Ferry. Cette fois, nous allons longer le lac au plus près jusqu'au bout.

15 miles jusqu'à Strachur, où nous sommes passés hier soir, en allant à Dunoon. Vous avez déjà oublié ?

Alors là, je vais vous dire, les 15 miles, sur cette route avec le camping-car, c'est l'angoisse. Franchement, ça nous a un peu gâché notre plaisir et la beauté des paysages... Je ne comprends pas les Ecossais, ni les Anglais non plus, de laisser les routes aussi petites... D'un autre côté, moi qui aime la nature, je devrais au contraire admirer leur ténacité à ne pas vouloir changer!

C'est terriblement impressionnant, vous pouvez me croire. Franchement, je n'ose pas imaginer le traffic que ce doit être en plein été, je ne comprend smême pas comment ça peut marcher! Pour ma part, la prochaine fois, ce ne sera sûrement pas en camping-car. Ou alors si, mais avec une remorque et un scooter. Le camping-car stationné dans un coin large et tranquille, là où il ne dérange personne, et toutes les promenades et visites en scooter, et retour à la maison le soir... Le top !

A chaque virage, c'est l'angoisse.

Et il n'y a que des virages. Donc c'est tout le teps l'angoisse....

Et pourtant, que c'est beau...

Je le redis : le loch Fyne, sur sa rive Cowal, et la péninsule du Kintyre et le Knapdale en face.

Ah, en voilà une... mais elles se font très rares !

Oh là, la route commence à s'élargir... et nous à respirer !

Libération, respiration totale. Ouf. On a eu deux-trois croisements, extrêmement laborieux, et tous très limite... Après réflexion, je finis par me demander s'il n'y avait pas un sens unique, finalement...? Quelqu'un le sait ?

Nous revoici à Strachur.

Là-bas, tout au fond, sur l'autre rive, côté Kintyre/Knapdale, c'est Inveraray. C'est là que nous allons.

Et nous récupérons la A83, celle qui nous a conduit ici en provenance du loch Lomond et du loch Long.

Nous roulons au bout du loch Fyne, que nous allons contourner pour le reprendre sur l'autre rive...

Et nous voici maintenant du côté du Kintyre. Au-revoir le Cowal, que vous voyez maintenant.

Et arrivée à Inveraray, au bord du loch Fyne... tiens, encore celui-là ?

C'est marée basse... loch d'eau de mer, loch d'eau salée, n'oubliez pas !

De l'autre côté, c'est où nous étions tout-à-l'heure, où nous avons tant souffert de la petite route...

 

Vue vers le sud de la péninsule de Cowal, toute la partie que nous avons longée ce soir avant de venir de ce côté-ci.

Admirez ces belles couleurs de coucher de soleil.

Vers le fond du loch Fyne.

Là-bas, de l'autre côté, c'est Strachur, traversé tout-à-l'heure.

19h30, dernière photo.

 

Cette journée qui s'achève a été extrêmement bein remplie, comme d'habitude.

Les paysages découverts dans la péninsule de Cowal étaient tous plus beaux les uns que les autres, et j'enjoins fortement tous ceux qui liront ces lignes à y aller et à y passer au moins trois jours, car je trouve qu'en une journée et demie, nous n'avons qu'effleuré les merveilles que recèle de coin d'Ecosse.

Il y a déjà une semaine, c'était le branle-bas de combat, la veille de partir. Comme le temps passe vite, en vacances...

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