Los Picos de Europa - 6ème jour

Lundi 20 Septembre 2004 - Jour n° 06

 

Il est quand même 9 heures quand je démarre (toujours au quart de tour, SVP).
Et vous le voyez comme moi, n'est-ce-pas? Le ciel! Non, vous ne rêvez pas, c'est bleu et c'est limpide.
Déjà, j'étais de bonne humeur, alors en voyant ça...

C'est parti pour un tour rapide de cette splendide région des Picos de Europa.

Ah oui, une info juste avant de commencer. J'ai personnellement découvert l'existence des Pics d'Europe peu de temps avant de partir, en feuilletant les divers guides de voyage sur l'Espagne. Et je me demandais bien pourquoi cette masse montagneuse portait ce nom. Et c'est ma foi fort simple et en même temps très curieux. Ces montagnes étaient les premières terres que voyaient les marins venant de l'Ouest par l'Océan Atlantique, les premières terres... d'Europe, justement!

Je viens de quitter Unquera et de prendre la N621 déjà prise hier soir! Regardez-moi ce soleil! Eblouissant.
Quelques km plus loin, tout près de l'endroit où j'ai pris celle d'hier soir. Regardez.
Je viens de dépasser Panes. Cette fois, je ne suis jamais venu ici. Cette superbe maison, je l'ai déjà photographiée hier, au zoom, de très loin. Les arbres au premier plan sont encore des eucalyptus.

J'arrive alors dans le grandiose défilé de la Hermida (desfiladero de la Hermida): la rivière Deva serpente pendant plus de 20 km dans une vallée très étroite, à tel point qu'il fait soudain très sombre, et l'atmosphère devient subitement presque triste. Le soleil, ici, ne se voit que tout là-haut, et encore, quand il se voit!
Je commence à m'extraire des gorges, et j'aperçois, dans le lointain, les hauts sommets dans... les nuages!
Ci-dessous, la même, mais en zoom sur le sommet entouré de nuages.

 

Vous voyez bien que je ne mens pas, les parois sont par endroits verticales.

Les nuages commencent à être épais. Ils sont de plus en plus chargés d'eau, et ils sont donc de moins en moins blancs.

Je suis maintenant sorti du défilé et ça fait plaisir de voir à nouveau de la végétation. La route s'écarte maintenant de la Deva et du fond de la vallée, et s'élève lentement. Je traverse le joli petit village de Tama. Il est 10 h passées, mais les rues sont presque désertes; en tout cas, il n'y a pas ou peu de touristes.
L'altitude est de 250 mètres seulement alors que, très curieusement, je pensais être bien au-dessus de ce chiffre!

Quelques km plus loin, j'arrive à Potes. C'est une superbe petite ville décrite dans tous les guides.

 

Cette petite halte dans Potes est très agréable. C'était jour de marché et il y avait du monde.
Par contre, lorsque je lève les yeux vers le ciel, je constate que la dégradation du temps s'accélère!
Je serais bien resté plus longtemps à Potes, à siroter un bon café, mais mon cheval m'a prévenu: pas question de rester à rêvasser ici, si je veux qu'il fasse tout l'itinéraire prévu pour la journée. Et c'est vrai que vu sous cet angle... J'enfourche donc à nouveau la bête, direction le téléphérique du Fuente Dé. En effet, n'ayant pas le temps de randonner pendant ce voyage, j'avais recherché l'existence d'un téléphérique pour au moins accéder à une haute altitude et pouvoir prendre quelques (...) photos.

 

La route qui conduit à Fuente Dé part de Potes, et c'est un "cul-de-sac" de 24 km aller. Sur cette distance, mon petit scooter va me tirer avec tout mon bardas de 291 m à 1.097 mètres d'altitude, et ce plutôt facilement, bien que la côte soit vraiment très très longue; ça valait absolument le coup, et ce pour trois raisons.

Premièrement le plaisir pur et simple du pilotage, dans cette longue grimpette. Le ciel couvert, de plus en plus menaçant, avec une température qui ne cesse de baisser au fur et à mesure de la grimpette. Le thermomètre de mon tableau de bord "descend" à 9 degrés, et j'ai du m'arrêter pour remettre une laine sous ma veste pourtant bien isolante. Lorsque je stoppe le moteur, je suis tout simplement dans le brouillard!

Deuxièmement le plaisir de découvrir un ciel immensément bleu, ce que je n'aurais jamais imaginé. La fille préposée à l'achat des billets, à laquelle j'ai demandé si ça valait vraiment le coup (le ciel étant entièrement bouché, je n'avais pas vraiment envie de monter là-haut) m'a certifié que justement, s'il y avait un endroit où il fallait aller aujourd'hui, c'était bien au sommet, où j'allais trouver soleil et chaleur. Je ne la croyais qu'à moitié, mais j'ai bien fait d'y aller quand même.

Et troisièmement pour le spectacle qui s'offre sous mes yeux émerveillés, après toute cette grisaille!

Jugez par vous-même: au-dessus de la couche de nuages vite traversée (900 mètres de dénivelé quand-même), le soleil brille tellement que je "crève" littéralement de chaud sous ma grosse veste, que j'enlève aussitôt.

Arrivée du téléphérique au "mirador del cable" à 1.847 m. d'altitude. Devinez le "trou" qui se cache sous les nuages!

 

 

Luminosité éblouissante, au sortir de la purée de pois du dessous. C'est dur de regarder, je dois cligner les yeux!

 

 

Le "mirador del cable" et la terrasse d'arrivée du téléphérique. Vous voyez bien que je ne suis pas resté planté les deux pieds dans le même sabot et que, malgré la chaleur, j'ai fait un petit peu d'escalade...

Il y a un peu de touristes, quelques autobus ayant transporté quelques cargaisons de retraités. Mais ça va, ce n'est pas la foule, il y a de l'espace à revendre encore. Par contre, en été, ce doit être la cohue quand même!

 

La photo ci-dessous est la montagne située derrière le "mirador": c'est ici le monde du minéral, n'est-ce-pas?

 

Les deux de droite représentent la montagne que je voyais vers la droite du "mirador del cable".

 

Je vous avais dit que c'était le monde de la pierre, et je n'ai pas menti. Mais comme personne ne me croit jamais, je préfère assurer le coup et accumuler les preuves, toujours utiles en cas de discussion. Non mais!

 

Que c'est beau! Je suis resté 45 minutes en haut, et je constate avec plaisir que le brouillard s'est entre-temps dissipé, ce qui me permet de vous offrir cette jolie vue sur le départ du téléphérique de Fuente Dé. Il est midi et je commence à avoir faim! Attendez, je vous entends déjà faire des remarques: ça creuse, une telle grimpette...

J'ai laissé toutes mes affaires sur le scooter: sacs, valise, sacoches avec leur contenu, etc. Eh bien je vais tout récupérer sans aucun problème. A cette époque de l'année, c'est vraiment cool pour ça, et je ne serais jamais stressé de tout le voyage sur ce sujet du "vol", sauf une fois: je vous raconterai.
Une cabine qui repart... Le plafond nuageux est encore bas, mais c'est beaucoup mieux.
Une preuve de mon passage, s'il en fallait.
Non, ce n'est pas pour ça en fait, mais pour monsieur mon scooter qui faisait la tête, car je l'avais laissé tout seul. Je ne pouvais quand même pas l'emmener au sommet! Alors, pour le calmer, je l'ai pris en photo.
Peu après Camaleño, en redescendant vers Potes. Une belle descente de 24 km, de toute beauté!
Il m'est arrivé une petite mésaventure pendant cette longue descente. En Espagne, à chaque fois que vous arrivez dans une ville, même un village, vous avez très souvent des panneaux vous avertissant de rouler à 50 maxi. Quelques dizaines de mètres plus loin, il y a également très souvent des feux tricolores qui sont au vert. Or, si vous passez à plus de 50 km/h près des contrôleurs automatiques de votre vitesse, le feu passe à l'orange puis au rouge, vous obligeant par la même occasion à vous arrêter! Bravo. J'ai toujours roulé très prudemment et respectueusement des limitations de vitesse, mais j'ai quand même dû subir 3 ou 4 fois ce type de feu rouge. Et notamment ici. Le problème, c'est que le feu, une fois rouge, ne repasse au vert, si j'ai bien compris le système, que lorsqu'un autre véhicule arrive en respectant la fameuse limitation, ce qui déclenche la libération des mauvais conducteurs.
Mais je n'ai pas eu de chance sur ce coup là, car j'étais le seul véhicule dans ce sens pendant plus de 5 minutes, et j'avais l'air fin à attendre qu'une voiture arrive, à l'entrée de ce bourg... Voilà. Sincèrement, je trouve cette méthode fabuleuse, on devrait s'en inspirer chez nous! Et pour corser le tout, en plus des feux, vous avez presque systématiquement des bosses sur toute la largeur, assez hautes pour vous obliger à rouler à moins de 50, surtout pour le scooter. Ce qui fait qu'en Espagne, sur 4 semaines et plus de 6.000 km de voyage, je n'ai vu qu'un seul accident. Si les espagnols pouvaient être taxés de mauvais conducteurs il y a 25 ans, je dois dire que désormais, ils sont nettement meilleurs que nous. Par contre, je ne connais pas leurs chiffres, et je ne peux comparer réellement. Ce n'est qu'une remarque personnelle sur ce que j'ai vu.

Valméo, magnifique petit village complètement endormi dans la chaleur de ce milieu de journée. En effet, le soleil est de retour, et c'est génial.
Je retrouve la N621 laissée ce matin à Potes, et je poursuis le tour des Pics d'Europe vers le Sud-Est.
Vega de Liebana. Il est 13 heures, j'ai la "fringale". En face de la mairie, un petit bistrot. Il fait sombre et frais. Je suis seul. Je demande à la patrone qui balaie si elle peut me faire à manger. Elle me propose un truc, je dis ok. Je ne sais plus ce que c'était, mais c'était très bon, et j'avais tellement faim. Je me suis ravitaillé à l'épicerie jouxtant le café. Je repars à 13h45.

 

Vada. Magnifique église (XIII ème siècle). Il faudrait plusieurs jours pour visiter ces vieux villages, tous plus superbes les uns que les autres. Dommage, je me contenterai de passer, c'est déjà pas mal.

 

El Pueblo, juste après Enterrias.

 

Depuis Potes, la N621 ne fait que grimper jusqu'au col de San Glorio (El Puerto de San Glorio). Les virages sont très intéressants à négocier avec un scooter, le paysage est toujours beau. Je m'arrête évidemment toutes les 5 minutes pour un nouveau cliché, mais vous savez bien que je ne peux pas m'en passer. Et ne vous en plaignez pas, SVP.

 

 

Toute petite descente? Eh bien non, effet d'optique. En fait, ça grimpe. J'adore ce petit muret de protection. En le prenant de plein fouet, le scoot tombe sur la route, et le pilote passe par-dessus le parapet et s'écrase en bas...

 

 

Cette série de lacets était parfaite. Ici, il y a un superbe belvédère. Je suis resté un petit moment à admirer les montagnes, et à écouter les oiseaux, nombreux dans le ciel à profiter des courants ascendants, avec cette chaleur!
Il y a même des vauteurs qui passent en planant. Ils sifflent pendant leur vol, c'est presque irréel.

Puerto de San Glorio - 1.609 mètres d'altitude. (Puerto signifie "col" en espagnol).

Au niveau du col, une route toute récente (non goudronnée) conduit au "mirador" (belvédère) de Llesba. Bien que les graviers soient assez gros, je décide d'y aller. Je ne le regrette pas: un peu plus de 2 km, et suprême récompense!

Le superbe chemin de pierres qui mène au belvédère de Llesba. Les nuages remontent de la vallée.
Mirador de Llesba. Je prends la photo à partir du petit parking qui se termine en rond-point. C'est à pied que je monte au "mirador", là où vous voyez cette immense statue représentant un ours: "el monumento al oso".

 

 

Le parking et le chemin empierré que je vais reprendre pour rejoindre la N621.
Un chemin de randonnée commence après le parking. J'y serais bien allé, mais je n'ai pas le temps!
Bon. C'est bien joli tout ça, mais il est 15h, et je n'ai même pas fait la moitié du programme de la journée. On dirait vraiment que je suis en vacances. Et je te fais une pause par-ci, et une autre par-là, et j'arrête boire un p'tit coup, grignoter quelques gateaux au chocolat, manger une pomme... Et voilà le résultat. Je vais devoir réviser mes prétentions à la baisse, rogner sur une escapade! En plus, ici, en montagne, un détour, une visite, ce n'est pas anodin; ça peut faire très vite 50 km supplémentaires, et à la vitesse à laquelle je roule, c'est minimum une heure!
Par conséquent, après étude très poussée de la carte, je décide de me priver de la visite du grand lac de barrage de Riaño, au Sud des Pics d'Europe. Je vais donc suivre la N621 presque jusqu'à Portilla de la Reina, puis prendre plein Nord la LE-243 (carrefour ci-dessous) qui va me conduire au coeur du Parc à Santa Marina de Valdeon.
Le Puerto de San Glorio marque la frontière entre la province de Cantabria et celle de Léon dans laquelle je pénètre..

Je vois des jardins avec des arbres fruitiers qui m'ont tout l'air d'être abandonnés depuis longtemps.
Par contre, j'ai très vite une sensation de désert, de sécheresse beaucoup plus intense que de l'autre côté du col de San Glorio. Il faisait là-bas chaud d'une chaleur orageuse, moite, alors qu'il fait ici chaud d'une chaleur torride.

 

Vous voyez, les arbustes s'espacent, et la montagne est nue. Le fond des vallées est tout de même habité d'animaux d'élevage. Cette route est pour le scooter et pour moi l'exemple parfait de ce sur quoi nous aimons vagabonder...

J'ai l'impression d'être seul au monde.
Il y avait quelques voitures sur la N621, mais depuis que je suis sur celle-ci, il n'y a plus personne.
La route s'élève jusqu'au Puerto de Pandetrave à 1.562 mètres.

Ici commence une longue descente. Or, je constate que mon niveau d'essence n'est pas très élevé, et je pressens que je ne suis peut-être pas prêt de trouver une station dans cette région. Je prends donc la décision de couper le moteur et de me laisser entraîner par le seul poids du scooter (et le mien aussi, accessoirement). Ce furent vraiment 10 minutes de glisse inoubliable, avec pour seul bruit le vent dans la visière du casque, les chants des oiseaux, et les crissements de mes plaquettes de frein, fort sollicitées ma foi, puisque la pente s'avère vraiment très raide!
Je ne vois pas ce que je pourrais rajouter!

Santa Marina de Valdeon
Ce qui est fou, c'est que je me trouve exactement à seulement 6 km (à vol d'oiseau) à l'Ouest du téléphérique de Fuente De, que vous avez vu en fin de matinée! Incroyable, non?
Au fond, on aperçoit les toîts de Posada de Valdeon. Et ça descend encore et encore!

 

En quelques km, les changements de temps, comme de paysage, sont époustouflants!
Comme vous pouvez le constater, je pense à vous, et je m'arrête toujours aussi souvent pour vous faire tout voir.
Je passe deux cols: le puerto de Panderruedas (1.450 m) et el puerto del Ponton (1.290 m)

D'une manière générale, il me semble quand même que le temps se gâte. De plus, l'heure avance terriblement vite, et je ne suis qu'à la moitié de mon programme, et il est déjà 16h45. Et je n'ai toujours pas trouvé de station d'essence. Je dis à ma gentille monture qu'il faut maintenant qu'elle songe à accélérer un peu, et elle me répond que ça fait déjà longtemps qu'elle me demande... Alors c'est parti, et il y aura beaucoup moins de pauses, c'est promis!
Oseja de Sajambre, sur la N625. Essayez de prononcer avec le son guttural de la "jota" espagnole, c'est superbe.
Les 2 photos sont prises du même endroit, l'une en arrière vers Oseja que je viens de passer, et ci-dessous vers l'avant en contre-jour, en direction de la province des Asturies que je ne vais plus quitter!
C'est le soleil couchant. Peu après la prise de cette photo, je verrai des images spectaculaires de fond de vallée, mais qui resteront ma propriété personnelle, car j'avais décidé de ne pas m'arrêter à tout bout de champ, vous savez bien! Elles sont donc gravées dans ma mémoire, et me reviennent spontanément à l'esprit au moment ou j'écris ces lignes. Puis il y a eu de l'orage et de gros éclairs, heureusement pas directement sur moi.

Peu après Oseja de Sajambre, j'arrive dans les gorges du rio Sella: el Desfiladero de Los Beyos. D'une longueur de 14 km, dont 5 en terre de Leon, l'étroitesse de la vallée ne laisse que le passage de la rivière entre deux parois abruptes. Ce rio est considéré comme le plus "salmonidé" d'Espagne. La route qui suit parallèlement la rivière est un magnifique ouvrage réalisé par les ingénieurs espagnols de la fin du XIXème siècle. Elle a été qualifiée comme une des plus pittoresques d'Espagne, et même d'Europe!
Quoi qu'il en soit, le temps est désormais gris-blanc, il n'y a plus de ciel, mais je confirme que ce défilé est très nettement supérieur et plus impressionnant que celui de la Hermana traversé ce matin!
Admirez ces splendides parois qui surplombent le rio: croyez-moi sur parole, il faut lever la tête en l'air pour voir le ciel.

 

Il est 17h30. Ce n'est que 30 km plus tard, à la suite d'une descente sans fin, en lacets continuels, que j'arrive à Cangas de Onis et que je peux faire le plein de mon fidèle coursier. Il était presque à sec, c'était donc grand temps. Il m'a fallu 35 minutes pour parcourir cette distance, autant dire que je n'ai vraiment pas chômé, compte tenu du caractère très montagnard de cet itinéraire.

 

Je repars sans tarder direction plein Est, vers Panes, où je suis passé hier soir par erreur, et ce matin (début de ma boucle). Je me trouve désormais au Nord des Picos de Eupopa, que je longe sur toute leur longueur. Je ne peux pas visiter le lac de Covadonga, qui est une des merveilles de cette montagne, car je n'ai aucune envie de me retrouver de nuit sur une petite route en altitude. De plus, il pleut maintenant de manière sporadique; donc, je fonce. Il y a plus de 50 km, et j'y arriverai vers 19 heures!

Je récupère la N621 qui me conduit à Unquera, vous vous souvenez, le village que j'ai passé 3 fois hier soir.
Je pensais me raccourcir le chemin en coupant par une petite route, mais ma carte n'étant pas assez précise, je me suis un peu perdu; de plus, la pluie s'est vraiment mise à tomber, et ça me brise le coeur de me faire tremper sur les 10 derniers km, alors que j'étais entièrement sec!
Une dernière photo avant d'arriver: la rivière qui passe à Unquera, où je profite d'une épicerie encore ouverte pour faire le plein de bonnes victuailles de type dessert, ceci pour me remercier du très bon travail accompli.

 

 

Il est quand même 20 heures lorsque j'arrive au terrain de camping. Tout est fermé, le patron est parti chez lui. Je peux quand même entrer, et c'est avec bonheur que je retrouve toutes mes petites affaires.
Un camping-car néerlandais est arrivé dans la journée, mais il n'y a personne à bord, ou du moins n'ai-je rien vu ni entendu. J'ai donc encore une fois toutes les douches pour moi.

 

Le bilan de cette admirable journée est une fois de plus terriblement positif. Une merveilleuse journée de voyage s'achève. J'ai quand même parcouru environ 280 km de montagne dans ma journée, et j'ai pris exactement 189 photos, soit un équivalent de plus de 5 pellicules de 36, ce qui est considérable.

Je maintiens que je n'aurais pas fait cette distance en vélo! De plus, je serais beaucoup plus fatigué. Enfin, j'aurais beaucoup moins vu le paysage, car j'aurais toujours eu le nez dans le guidon pour ne pas perdre le rythme.

 

Bonne nuit à tous. J'espère que vous avez également passé une bonne journée.

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