Asturies-Galice - 8ème jour

Mercredi 22 Septembre 2004 - Jour n° 08
Il y a une semaine exactement, je quittais Les Sables d'Olonne à peu près à la même heure.
Comme vous avez vu, cette première semaine a été bien remplie, je n'ai pas chômé, comme on dit!
Et ce qui me fait plaisir, c'est qu'il m'en reste encore 3 comme ça, pourvu que ça dure!

 

Santa Maria del Mar. Mon camping était en face de la plage. Ci-dessous, l'église de Santa Maria del Mar.

 

Une petite vingtaine de km plus loin, après avoir contourné la profonde "ria" de Pravia formée par l'embouchure du Nalon, j'arrive à San Esteban de Pravia. La mer y est mauvaise, voir grosse, et les vagues impressionnantes.

San Esteban de Pravia. La jetée de 1 km; je vais presque au bout avec le scoot, c'est génial. Par contre, ici, je prends la décision de terminer à pied à cause des rafales. Je n'ai pas envie de faire un plongeon ce matin, et mon cheval non plus. On voit au loin le cap Baya et son île, derrière lesquels se trouve Santa Maria, d'où je viens.

La houle est impressionnante au large du port, et je comprends l'utilité de cette énorme digue: elle sert de brise-lames.. Je reste regarder un bateau rentrer, balloté comme un bouchon.

 

Vue vers l'Ouest et la Galice. Regardez comme la mer est mauvaise. Je suis resté un bon moment à admirer.
Vue vers l'Est, d'où je viens.
Quand je vous dis qu'il y a de grosses vagues. Vue vers l'Est.
Le moindre petit rayon de soleil et ça y est, on se sent revivre! En haut de ce promontoire se trouve une chapelle...

La Ermita del Santu Espiritu (l'ermitage du Saint-Esprit), en rénovation, et un magnifique belvédère.

 

La route y conduisant est impressionnante, autant par sa pente que par ses lacets. Mais la vue y est superbe...
Vers l'Ouest, vue sur les falaises du littoral, où je vais.
Vers l'Est, d'où je viens. L'estuaire du Nalon ou ria de Pravia, et l'immense plage de San Juan de la Arena.
La digue sur laquelle je marchais tout-à-l'heure! Vous voyez qu'elle est immense!

Cudillero. Sans doute le plus pittoresque des villages de pêcheurs des Asturies. La descente vers le port est géniale, avec une très forte pente. Ce n'est qu'arrivé tout en bas que l'on découvre le port. C'est superbe. Il y a d'immenses filets de pêche qui sèchent le long des murs: vous pouvez les distinguer sur la droite au bout du quai.
Il y a sans doute une exposition de photos; cette présentation est pour le moins très originale, et agréable à regarder.

 

Après le port, on peut remonter vers l'Ouest en contournant ces falaises. Elles sont véritablement impressionnantes!

 

La côte est extrêmement découpée entre Cudillero et Lamuño. Une route conduit vers le littoral: je la prends.
En descendant vers la plage. Cette petite route est géniale. Regardez la meule de foin dans le pré.

J'arrive à la plage: la Concha de Artedo. C'est une magnifique plage de gros galets! Quelle surprise. Mais elle semble très prisée, et elle figure dans les guides. Un chemin de terre la longe. On dirait une plage des tropiques!

 

Un peu plus loin, je quitte la N632 et passe par San Martin de Luiña et Soto de Luiña pour rejoindre le Cabo Vidio.
Regardez: encore un "hierro" (grenier à grains). C'est superbe. Je refais le plein de provisions dans une petite épicerie.

 

 

Quelques km plus loin, je traverse la N632 et fonce vers le Cap Vidio. Le soleil en profite pour percer la couche de nuages. Lorsque j'arrive sur la corniche, c'est l'émerveillement. Je décide de manger ici mes casse-croûtes.
Riegoabajo - Oviñana - Village sur le Cabo Vidio. C'est la sortie de l'école, sur la place de l'église.
Vers l'Est (ci-dessus) et vers l'Ouest (ci-dessous). Vous voyez tous ces récifs en mer? En bateau, ce doit être chaud!

 

Le Cabo Vidio - Quelques photos retenues.

 

Les vélos des touristes, le scooter du français... et le casque sur les bagages.
Un seul faux pas, et... plouf! Là, on peut dire que le mur est droit, et solide.
Je suis resté "scotché" une heure devant ce magnifique paysage! Assurément une des plus belles côtes d'Espagne.

 

C'est bon, maintenant. Je ne vous mets pas toutes les photos, ça va vous lasser. C'est d'ailleurs pour ça que je vous ai fait un petit paquet au milieu: ceux qui sont pressés peuvent passer à la suite!

Et la suite, c'est simple. Le Cabo Vidio étant un cul de sac, je dois retourner sur la N632. Et vu l'heure déjà tardive, je décide de la suivre sans aller sur la corniche à chaque village! C'est une route magnifique, large, par moments en deux fois deux voies. Je décide de tracer un peu, car j'ai vu à quoi ressemblait le rivage - et vous aussi.

Caroyas, à 7 km de Luarca. Tout simplement, j'adore.

J'adore ces estuaires, en Espagne, ils sont tous plus splendides les uns que les autres. La quatre-voies passe en haut, et je ne peux m'empêcher de "piler" pour prendre ces photos. C'est sûr, comme d'hab, j'ai droit aux grognements de colère du Piaggio, qui s'en donnait à coeur joie, mais bon, je ne suis pas venu que pour lui non plus. Je pense à vous.

Bon, c'est vrai, ça penche un peu. Je la mets quand même. J'en ai tellement à vous montrer que je ne prends pas la peine de la redresser. En fait, pour prendre la photo, je reste assis sur le scooter, tourné vers l'arrière car j'ai un peu dépassé le bon angle; de plus, je garde mon casque sur la tête, alors qu'il me gêne énormément pour la mise au point. Bref, tout ça pour vous dire que si je prenais le temps de descendre du scoot, de retirer mon casque, et de bien choisir mes angles de vues, ce serait évidemment beaucoup mieux. Mais le temps, toujours le temps....

Vivement que je fasse un voyage sans aucune limite dans le temps.

Villapedre, 13h48. Quelle belle maison! Toujours sur la N632. J'ai dépassé Luarca sans m'arrêter.

Une petite cinquantaine de km après Cabo Vidio, j'arrive à Navia, sur l'embouchure du rio Navia. Je décide d'aller voir l'estuaire, et je ne le regrette pas. C'est, une fois encore, une merveille naturelle. J'adore à chaque fois... Photos.
Une superbe plage, et la ria Navia.

Espagne ou Amérique du Sud? Si je ne vous dis pas d'où vient cette photo, avouez que vous auriez du mal!

C'est la plage photographiée au-dessus, et aussi ci-dessous.

 

 

Plage de Navia et embouchure de la Navia à gauche. Au fond, le phare d'Orttiguera.
Navia, à peine évoqué sur les guides, est un site admirable.

 

C'était beau, hein? Je reprends la route vers l'Ouest, la N634. Seulement 95 km depuis ce matin. Soit je suis un trainard, soit c'est tellement beau que j'ai du mal à quitter un lieu... Oui, c'est ça, c'est trop joli.

 


Tapia de Casariego. Un vrai paysage breton!
Après une vingtaine de km un peu en retrait de la côte, j'ai eu envie de revoir la mer...

Une petite dizaine de km plus loin, c'est l'arrivée à Ribadeo et son magnifique estuaire.
La ria de Ribadeo marque la frontière entre les Asturies et la Galice.
J'arrive rive droite de la ria de Ribadeo. Vous voyez donc ici le superbe pont, la ria, et la Galice (rive gauche).

 

Le pont traversant la ria de Ribadeo.
La côte atlantique à Ribadeo.
El faro de la isla Pancha, au bout de la ria, en Galice.
La ria Ribadeo. Je suis rive gauche (j'ai traversé le pont).
La ria, vue vers l'intérieur des terres. J'aurais aimé la longer, mais je continue ma route vers l'Ouest.
Ayant vu qu'une route longeait le littoral, je quitte la N634 qui passe plus au large des côtes. Et je fais bien. Je longe donc l'océan jusqu'à Foz, et les plages que je découvre sont toutes plus splendides les unes que les autres, et se suivent sans discontinuer. Je découvre de véritables joyaux encastrés entre les falaises, et l'envie d'aller marcher sur les grèves est difficile à maîtriser. Je me raisonne; si je descends sur une plage, je vais y rester au moins une heure. Le choix est simple: soit je reste sur une plage, soit je jette un oeil sur toutes les plages. La deuxième solution s'impose d'elle-même!

Les plages entre San Pedro de Benquerencia et Foz
Ici, la falaise a presque disparu et se trouve pratiquement au niveau du sable de la plage.
C'est peut-être la mer qui a comblé cette baie avec le sable qu'elle y jette depuis des millénaires?
D'un bout à l'autre de cette superbe baie.
Les villas et résidences secondaires, avec les palmiers. Il n'y a pas d'invasion d'immeubles de béton; la présence humaine est ici discrète et jolie. Mais pour combien de temps encore?
C'est vraiment superbe. De plus, les plantes méditerranéennes sur l'Atlantique, franchement, j'adore!
Là-bas, la côte que nous venons de parcourir, pour vous donner une vue globale.
Allez, j'arrête de bombarder, je sens que je vais vous lasser. Je m'excuse, mais je ne peux pas m'empêcher...
Là, c'est vers l'Ouest. On distingue l'embouchure de la ria de Foz. On y arrive.
Une heure: c'est le temps qu'il m'a fallu pour longer ces 10 km de plages. Croyez-moi, je n'ai pas perdu de temps.
Voilà Foz. Vision de rêve, peinture vivante, je me sens comme un navigateur émerveillé découvrant un nouveau pays!
La ville et le port sont de l'autre côté de la baie, large et profonde. La seule possibilité d'y accéder est de la contourner.

 

Sur le port de Foz.

 

Je suis maintenant de l'autre côté de la ria de Foz, après avoir traversé le port.
En face, c'est la côte vers l'Est, d'où je viens.
La vue est époustouflante, et je ne suis pas le seul à marquer une pause. Quoique lui, c'est peut-être la fatigue?
En tout cas, moi, ce n'est pas à cause de la fatigue, vous pouvez me croire sur parole!
 
Et la vue vers l'Ouest, où mon fidèle Piaggio va me conduire. C'est parti, les amis. Il est déjà 17h passées...

Clic-clac vers l'arrière, en roulant... Non, je rigole. Vous voyez les immeubles de Foz. Moins beau, déjà!

 

Lousada. L'habitat est dispersé, c'est très agréable.

 

Il commence à se faire tard. Il me reste encore tout un circuit à faire avant de rejoindre Viveiros, où j'avais prévu de faire ma halte. Cependant, aucune route ne longeant vraiment le littoral, il est trop tard maintenant pour y aller. La conclusion s'impose d'elle-même: il faudra revenir... Je prends donc la route directe vers Viveiros, où j'arrive vers 18 heures. Un plan de circulation difficile (sens unique, sorties mal indiquées) m'obligera à faire TROIS fois le tour de la ville, avant de pouvoir mettre enfin les pieds dans le terrain de camping municipal, ma foi très correct.

Et voilà l'intallation! Je ne fais pas de pub pour la nourriture. Comme vous pouvez le constater, manger n'est pas pour moi une priorité, loin s'en faut. Je déteste par-dessus tout faire la cuisine; par conséquent, je ne me casse sûrement pas le derrière avec les problèmes d'intendance. Je suis pressé de regarder mes photos et préparer l'étape de demain.

 

Aujourd'hui, 200 km, 234 photos. Journée inoubliable. Encore une fois: heureux!

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