Galice (suite) - 10ème jour

Vendredi 24 Septembre 2004 - Jour n° 10

 

Il est 10 heures et je suis tout juste prêt à partir. Je photographie cet arbre, car sa terminaison en forme de croix et d'antenne m'intrigue. Il se trouve au bord du terrain de camping; on aperçoit la mer derrière!
C'est la plage de Lariño, située juste avant le camping, la ville et à droite, au bout de la Punta da Insua, le phare.
Il s'agit là de 2 zooms sur la photo précédente. Habitat encore claisemé et agréable, mais pour combien de temps?
Et zoom sur le phare de Lariño, construit en 1920. Ce que l'on voit au loin, c'est à mon avis le Cap Finisterre!
De la route principale en allant vers Louro (où j'ai fait mes courses hier soir) et Muros, la route s'élève et domine la baie marécageuse se situant en avant de la Punta Carreiro. C'est là que j'ai fait la belle photo avec la lune.
La laguna de Xalfas, que j'avais photographiée hier soir avec la lune et le mont Louro (altitude 241 mètres).
Les marécages sont sur la gauche, non visibles; au-delà, les dunes de sable recouvertes d'herbe. A l'horizon, dans la brume, on voit la côte située de l'autre bord de la ria de Muros y Noia, à une dizaine de km à vol d'aoiseau, mais à pas moins de 60 km par la route! C'est impressionnant comme différence, et c'est comme en Ecosse.
Cette fois, la laguna de Xalfas vue vers l'arrière. Mon terrain de camping se trouve derrière les maisons.
Et la route, toujours du même endroit. Allez, il est tard et temps de rouler maintenant.
La plage de Fogoreiro, au bout de la Punta Carreiro.

Suivie par celle-ci... Non, je ne rêve pas, mais je ne trouve pas le grand pont. Sincèrement, je ne l'ai pas trouvé!

Sinon, vous auriez eu droit à une photo.

 
Mais par contre, j'ai vu sa plage, qui est très belle!
Contre-jour, ce qui donne ces mauvaises couleurs. Rigolo, les traces de pas...

J'arrive à Muros. C'est ici que commence la ria de Muros e Noia, qui rentre dans les terres jusqu'à Noia justement!
Sa largeur ici est d'environ 6 km, ce qui n'est pas énorme!
Muros: vue sur l'autre côté de la petite baie. Observez bien les 3 baraques grises tout à droite.

Vous vous souvenez, les 3 maisons que je vous ai montrées plus haut. Les voici vues de l'autre côté! Etonnant, non?
Seules les façades sont encore debout. L'autre bord de Muros, d'où je viens!

Bornalles, toujours le long de la ria Muros y Noia. Le ciel est bleu foncé, il n'y a pas un souffle de vent.
Un petit clic vers l'arrière, pour que vous ayiez une idée de ce que je vois en roulant. Je le répète: merveilleux!
On dirait un lac, mais trempez votre doigt et vous verrez: salée! Seules les mouettes sont sur le sable.
J'ai pris cette photo pour vous montrer les petits jardins cultivés jusqu'à l'océan; un petit muret de pierres, certainement très vieux vu son état, me semble une bien dérisoire protection contre les flots! Cependant, si les autochtones n'ont pas daigné faire davantage, peut-être cela veut-il dire que la ria est une forte protection contre l'Océan, le vrai.

 

Cette ria, c'est une suite ininterronpue de petites criques et plages, bordées de petits villages paisibles.
Tout y respire le calme. Je m'y sens bien, je m'y sens de suite comme chez moi. La Galice, quelle beauté.
Derrière moi, Creo. Joli nom, mais difficile pour une recherche sur Internet. En effet, en tapant "creo and galicia" sur un moteur de recherche, j'obtiens des dizaines d'extraits de phrase du type "creo que..." ou bien "no creo que...", c'est-à-dire en français "je crois que..." ou "je ne crois pas que...". En tout, je dis "creo que esta esplendido". Voila.
Et vue vers l'autre côté de la ria, où je me dirige. Au second plan, des installations d'aquaculture... pollution?
Et un petit regard vers l'arrière; on distingue au fond un magnifique palmier.
Petites plages, hameaux, et calme. Tout est ici à échelle humaine...
Un petit coup d'oeil vers l'arrière, donc vers Creo. Vous voyez, je m'arrête continuellement, alors il ne faut pas s'étonner ensuite si les moyennes générales sont faibles!
Si je ne vous dis pas où c'est, vous me dîtes aussitôt: côte d'azur! Eh bien je réponds oui, sans la foule, sans les immeubles, sans le fric... Mais avec le soleil, mais avec les paysages... Par contre, je pense que l'eau est plus froide.
Je respire à pleins poumons les odeurs de l'iode, des pins maritimes, des fleurs. Je remplis ma mémoire du spectacle gracieusement offert par l'harmonie générée au fil de millions d'années d'évolution... J'arrête mon discours. Merci petit scooter. Et je n'ai pas droit aux gaz d'échappement des véhicules, il n'y a pratiquement personne, si ce n'est ce promeneur...
Je suis au fond de l'estuaire de Muros et Noia, justement à Noia où j'étais hier en fin de soirée.
J'ai l'impression qu'il y a une semaine, tellement les journées sont remplies.
Ma tête est pleine d'images toutes plus belles les unes que les autres.
Vous voyez encore comme l'herbe va jusqu'au rivage.
Minortos, un peu après Noia. Maintenant, je photographie le rivage de la ria où j'étais tout-à-l'heure. Quand je vois ces petites montagnes, j'aurais aimé prendre le temps d'en "grimper" une, car le panorama une fois au sommet doit y être absolument incomparable. Il faut vraiment que je revienne par ici.
Regardez la petite route qui longe le rivage. C'est EXACTEMENT comme ça que j'aimerais que soient toutes les routes du monde qui longent un littoral. Malheureusement, le pourtour méditerranéen est colonisé bien autrement. Là-bas, vous avez la mer, puis les énormes immeubles et/ou les villas cossues, puis en arrière, la route. Ainsi, les paysages sont devenus privés, et c'est là une honte. Alors qu'ici, tout le monde y a droit, et c'est bien.

Arrivée à Noal. Les petites villes se succèdent le long de la ria. Soudain, j'aperçois enfin un calvaire sur le bord de la route.J'avais vu des photos et des gravures, en voici un vrai! Je pile net, trop heureux de pouvoir faire quelques clichés.
Voyez la coquille Saint Jacques au sommet de l'édifice.

 

Coup d'oeil sur l'autre côté de la ria; on voit parfaitement bien le mont Louros. C'est vraiment très joli.
Porto do Son ou Puerto del Son. C'est là-bas que se dirige le brave scooter qui poursuit infatigablement sa route.
Vue vers l'arrière, vers le fond de la ria, d'où nous venons. Au zoom, on distingue encore les éoliennes de l'autre bord.

 

 


Tarrio. J'ai parcouru 62 km seulement depuis mon départ, et il est déjà 12h45. Ma moyenne est de 23 km/h...
J'ai faim, et je décide de manger sur cette magnifique plage.
Voilà le merveilleux spectacle offert par nos concitoyens!
Je grimpe sur la dune pour avoir une vue plus dégagée. Les chardons sont là, comme en Vendée.

Je suis désormais sorti de la Ria de Muros, et je me trouve face à l'Océan Atlantique, sur une péninsule d'environ 11 km de large, à la forme de la péninsule italienne, mais avec un deuxième talon à la place du bout de la botte. En mangeant, je prends la décision de traverser la péninsule, et d'aller directement sur la Ria de Arosa, de l'autre côté, car à la vitesse à laquelle j'avance, si je vais au bout de la péninsule maintenant, j'y serai encore ce soir!
Traversée de la péninsule; j'en suis au milieu, et j'aperçois un des talons dont je parlais plus haut.
L'autre talon du bout de la péninsule.

Quelques minutes plus tard, j'arrive à Ribeira, ou Santa Uxia de Ribeira, ou Riveira,
sur la Ria de Arosa, dont le tour fait une bonne centaine de km.

 

Au fond de la baie et ci-dessous, la pointe se trouvant en face de l'Isla de Arosa.

Puebla del Caramiñal, de l'autre côté de la pointe.

 

Boiro et sa splendide baie à l'intérieur de la Ria de Arosa.

 

J'arrive au fond de la Ria de Arosa à Catoira; un grand pont franchit le rio Ulla qui se jette dans la Ria. Un bateau viking, oui, vous avez bien lu, est ancré près d'une petite île. Je stoppe pour immortaliser ce beau tableau.

 

Le rio Ulla s'élargit au fur et à mesure que je retourne vers la Ria de Arosa. Je me rapproche de l'embouchure.
Sa largeur est déjà impressionnante, et les paysages que je vois sous mes yeux me rappellent complètement l'Ecosse!

L'embouchure du Rio Ulla, à Villagarcia de Arosa, la capitale de la Ria.

Et il est déjà 15 h. Je prends donc la douloureuse décision de quitter la Ria de Arosa, et de filer vers la Ria de Pontevedra. Je roule donc sur plus de 30 km avant d'atteindre la côte de cette nouvelle Ria dans la ville de Sangenjo.
Sangenjo. La Ria de Pontevedra. J'aime beaucoup ce contre-jour. Il fait très très très chaud, je suis en nage!

Je voulais ensuite longer la ria de Pontevedra. Malheureusement, ma carte n'étant pas très précise, et les indications étant très mauvaises, je me trompe carrément de direction et d'itinéraire, et je remonte à l'intérieur de la péninsule au lieu de longer la côte. Je m'aperçois de mon erreur en repassant au même endroit que tout-à-l'heure. Je reprends alors direction Sud, vers Pontevedra. Ci-dessous, la Ria de Pontevedra, juste après la traversée de la ville.
Pontevedra. Ci-dessus, vers le large, et ci-dessous vers la ville.

La corniche est ici, à Marin, assez escarpée. La Ria de Pontevedra fait à peine 4 km de large; en face, les petites villes qu je n'ai pas vues à cause de mon erreur d'aiguillage...

Bueu, joli port de pêche, avec sa plage en pleine ville.
Bueu, vu des hauteurs.
Sur les hauteurs de Bueu, des trompettes de Jéricho (? Si je me trompe, dites-le moi).
J'ai connu ces plantes gamin, chez mon grand-père, en Vendée.
Il y a vraiment de très nombreuses années que je n'en avais plus vu du tout!

Terrain de camping d'Aldan.
N'étant pas certain d'en trouver un autre dans le coin, je me décide à rester là et à m'installer de suite.
A 18h30, le patron m'ayant dit que la mer était tout près, je décide d'y aller à pied.
Quel regret. Ce ne sont que des propriétés privées. De plus, la corniche est très escarpée et la mer intouchable.

J'ai réussi à faire une photo de très loin!

Et une jolie fleur: vous n'aurez pas tout perdu!

 

Encore une splendide journée qui s'achève. Aujourd'hui, il a fait très chaud.

 

Le scooter s'est encore "tapé" 218 km, alors que je ne suis qu'à 58 km à vol d'oiseau de mon camping d'hier soir!

 

Et je n'ai pris que 130 photos, ce qui est très raisonnable pour une fois.

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