Vers Nazaré - 12ème jour

Dimanche 26 Septembre 2004 - Jour n° 12

Dimanche matin. Je ne vais pas avoir grand monde à me gêner ce matin. Ils ont du tous plus ou moins festoyer hier soir, c'est génial. Mais j'ai quand même un problème. Ils m'ont dit à l'enregistrement que les bureaux n'ouvrent qu'à 9 heures, et pas question de tout régler hier soir! En fait, au Portugal, ils sont assez bureaucrates, et j'en suis surpris. Tout est noté, recopié, inspecté! Je suis content d'être européen, sinon...

Je trouve quand même bizarre, il n'y a pas un chat! Pire, il fait seulement à moitié jour, je suis très surpris.
Mais bon, allez, pas question d'être en retard, je fonce au bureau. Et alors là, mes amis, surprise totale! Les bureaux sont fermés. J'attends un moment avant d'aller questionner le gardien, grosse moustache mais sympathique.
- "Mais les bureaux n'ouvrent qu'à 9 heures, monsieur, vous pouvez aller vous promener".
- "Mais il est 9h10, ils sont en retard".
- "Mais non, pas du tout, il est 8h10, c'est vous qui êtes en avance!"
Et soudain, éclair dans mon cerveau. J'ai lu quelque part, dans un guide, que le Portugal n'était pas à la même heure que nous! En fait, ils ont une heure d'avance, ou on a une heure de retard, comme vous voulez! A mon avis, je me suis levé à 6h45 ce matin, par rapport à mon horloge habituelle! Il me reste 3/4 d'heure à tuer, largement. Il n'y a qu'une solution, aller voir la plage, j'en suis tout près. Et c'est parti, 5 minutes plus tard, je suis sur l'immense plage.

La plage à perte de vue, mais avec des barrières de récifs non naturels: les hommes ont créé des digues en pierres énormes à intervalles réguliers, pour fixer le sable? Vue vers le Sud sur ces 2 photos, l'une zoomée.

En tout cas, je le pense, quand je vois ces rouleaux! ENORMES. Je vais rester scotché ici pendant une heure.
Je ne me lasse pas de ce spectacle. Je suis capable de prendre des centaines de photos, j'adore les mouvements de l'eau. Elle bouge sans cesse, ce n'est jamais pareil, et le vent qui se prend dans les vagues. Cest grandiose!
Et en dehors de ça, il y a des pêcheurs partout, sur les digues, sur la plage, dans les criques, partout.
En fait, le terrain de camping est dans ce bois. Ces promeneurs sont les seuls de la plage!
Des millions de molécules d'eau en mouvement, des teintes, de la lumière dans l'eau, et du vent, c'est superbe!
Vers le Nord.
La mer est démontée, les vagues se brisent alors qu'elles sont encore au large, je ne voudrais pas avoir à nager ici.
Vers le Nord, toujours. Je suis sidéré par les énormes protections de rochers mises en place; d'un autre côté, quand je vois ces rouleaux un jour de beau temps, j'imagine ce que ce doit être par tempête! Les maisons que l'on voit là-bas craignent sûrement la colère de l'océan! Il n'y a presque plus de plage...
Tout à coup, je repense au camping: je l'avais complètement oublié, tellement absorbé par le spectacle grandiose offert gratuitement par dame nature! Il est déjà presque 10 h (oh pardon, 9h pour le Portugal)! Je vais payer et reprendre la route plein Sud, il est temps de se bouger un peu.

 

La route contourne la forêt de pins qui longe le littoral, et débouche une bonne dizaine de km plus loin sur l'extraordinaire région de marais: la ria do Aveiro. Je vais suivre la N327 qui descend jusqu'à Sao Jacinto à 25 km de là. Cette route longe la lagune de Aveiro jusqu'à l'embouchure. C'est un cul-de-sac. Je pense y trouver un ferry, car sur ma carte, je ne vois pas de pont. Bah, on verra bien.

Voilà la Ria dans sa portion finale, au Nord, donc là où je commence ma visite. J'adore ces barques portugaises, avec toutes ces couleurs, et j'adore les marais. Tout simplement parce que tout petit, je passais mes vacances chez mon grand-père près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, et nous allions tous les jours à la pêche dans le marais.

Mais comparons ce qui est comparable. Il faut bien admettre que la ria de Saint-Gilles n'est rien à côté de la ria de Aveiro. Comme d'habitude, je passe trop vite, beaucoup trop vite. Il me reste les photos, celles qui sont dans la tête (eh oui, il en reste un peu), et celles qui sont dans l'ordinateur (eh oui, elles y sont toutes): je vous livre ici les meilleures.

Je regrette d'avoir tant picolé: toutes mes photos penchent! Et comme d'hab, je n'ai pas le courage de les "redresser", sinon, dans 10 ans, mon site ne sera toujours pas fini... Il faut donc faire avec!

Le royaume des oiseaux, et des poissons (mais on ne les voit pas, ceux-là).

Alors, elles ne sont pas belles leurs barques? Marée basse dans la Ria.
En 1575, une terrible tempête a créé une dune de sable qui a fermé le port d'Aveiro, qui a décliné à la suite de ce cataclysme. Ce n'est qu'en 1808 qu'un canal a été creusé pour l'ouvrir à nouveau sur la mer: c'est la barra nova (voir plus loin). La lagune fait aujourd'hui une superficie d'environ 65 km2, et fait presque 50 km de long en tout.
Toujours aussi chargé, le bourricot! Mais ce que j'aime avec lui, jamais une plainte, toujours de bonne humeur, et, par les temps qui courrent, moi, je prends les yeux fermés, car c'est rare! En fait, chuuuut, mais je vous le dis: je l'aime...

Ah oui, que je vous dise aussi pendant que j'y suis, le scooter, il n'est pas dans le bon sens! En fait, j'ai fait demi-tour pour prendre des photos, mais je roule vers le Sud, donc à gauche sur la photo.

 

Alors, que je vous explique. Je longe la Ria, et je vous ai dit plus haut qu'il y en avait pour 25 km. Or, ces 25 km, de quoi sont-ils constitués? Eh bien c'est ma foi fort simple: je roule sur une bande de sable de sable de 1 à 2 km de largeur seulement, recouverte de pins (vous les voyez derrière le scoot) et de quelques maisons et villages. Derrière les pins, c'est l'Océan Atlantique. Et derrière moi, c'est la Ria. Est-ce que ça vous rappelle quelque chose? Non?

Je vous donne la réponse: c'est comme au bassin d'Arcachon, avec la bande de sable se terminant par le Cap-Ferret.

Vous vous souvenez, ceux qui ont tout lu? Pour les autres, c'était le 2ème jour. Allez voir, c'est superbe et gratuit!

Pour ceux qui sont intéressés par la formation de la Ria et ses modifications dans le temps, voyez cette page.

 

Un monsieur est en train de bichonner-réparer-entretenir son magnifique bateau. C'est génial.

Je dois vous dire, l'ambiance est extra. Je vous rappelle: c'est dimanche matin, je vois les pêcheurs qui sont installés, les cyclistes qui se balladent, les joggers qui s'entraînent, tout cela est extrêmement plaisant et tranquille.

La Ria commence à s'élargir, j'étais dans sa partie la plus étroite.
Je viens de dépasser le village de Torrão do Lameiro, petite cité créée en 1525 (lu sur le Web...)
Le nom de ces bateaux est "moliceiro"; ils étaient utilisés pour la récolte des algues (les moliços).
Les cocotiers, la douceur du Sud, les vacances... ça devrait vous donner envie de partir, quand même!
Vous avez là de vrais pêcheurs du dimanche!
Je vois bien ce pont sur ma carte; il permet de rejoindre l'autoroute, et de contourner la Ria par l'Est pour rejoindre la ville d'Aveiro, qui ferme l'embouchure de l'autre côté, au Sud. Je ne vous ai pas dit, mais cette zone humide n'est pas très vieille en termes géologiques. Pour ceux qui veulent des détails, c'est ici.

 

Je viens de traverser le pont pour prendre quelques photos, mais je vais re-traverser pour poursuivre ma route de l'autre côté à gauche, vers le Sud!

Torreira. Cette jolie ville est bâtie sur toute a largeur de la bande de sable; de cette façon, elle a une façade sur la Ria d'Aveiro, et une façade sur l'Océan Atlantique. Je ne vais pas voir le côté plage, j'irai au bout de la route!
C'est par là que je vais continuer tout à l'heure. Mais d'abord, quelques photos de la façade "Ria" de Torreira.
La romenade est très jolie; il y a pas mal de camping-cars installés.
Le port de Torreira avec tout plein de jolis barques décorées.
Le pont que j'ai traversé tout-à-l'heure. Si je ne trouve pas de ferry, je serai obligé de revenir le prendre.
La photo est prise juste après Torreira; fameux contre-jour, dont je suis assez satisfait; faut bien se lancer des fleurs!
Celle-ci, je la prends 5 secondes après le contre-jour. Vous voyez bien qu'il fait très beau!
Ici, le vent commence à souffler fort, vous pouvez le voir aisément aux vagues qui se forment dans la Ria.
Il y a du monde à la pêche, de coquillages, je suppose.
Je vois de plus en plus de voitures stationner et s'installer pour pique-niquer, pêcher, bronzer...
Au zoom maxi. Très loin de l'autre côté de la Ria, des pêcheurs aussi; dans le fond, Aveiro.
Le vent est de plus en plus fort. Je suis à 8 k de l'embouchure, et donc de l'Océan, derrière cette forêt.
Là, on voit bien la force du vent dans les roseaux. Je peux vous assurer qu'avec le scooter et mon chargement, c'est très très "chaud", comme on dit. Les rafales sont très puissantes, et par moments, je ne sais pas comment je fais pour tenir. En fait, je mets toute ma force contre le vent, et d'un seul coup, il inverse sa direction. Alors là, mes amis, je suis à la limite de chavirer. Rouler dans ces conditions est une véritable épreuve de force, et mes biceps sont tellement sollicités que je commence à avoir des crampes. Non, je ne plaisante pas, je crains la chute à chaque instant, et ça me gâche pour l'instant le plaisir du voyage!

 

J'arrive finalement à São Jacinto. Je suis fatigué par cette tension. Il y a pas mal de monde sur les quais, et il règne une ambiance de départ de train ou de bateau. Je vais me renseigner pour connaître le départ de la prochaine navette pour passer en face, à Gafanha da Nazaré. Après avoir questionné des gars, je comprends que je ne peux pas comper sur un passage avec le scooter. C'est la première fois que je suis refoulé à cause de lui. Pas question de le laisser, le pauvre petit!

Alors c'est reparti pour remonter la Ria, mais je décide d'aller voir la plage avant. En cherchant mon chemin, je constate que cette ville était ou est encore une base militaire importante.

 

Soudain, je tombe sur ces fresques recouvrant les panneaux cachant ce que je crois être un gymnase ou une immense salle de sport, vu les dessins! Si j'avais le temps, je prendrais une photo de chaque tableau, pour le plaisir de les regarder tranquilement à la maison. Mais le temps... Oui, je sais, il faut le prendre!

 

Un peu plus loin (je vous l'ai dit, la bande de sable est très étroite, il n'est donc pas possible de se perdre), j'arrive sur la plage. Et quelle plage! La première chose qui me frappe en arrivant au sommet de la dune surplombant l'océan, c'est un sentiment d'immensité! La deuxième, c'est un sentiment d'humilité devant la nature. Il y a quelques humains sur cette plage, leur taille me fait penser à des insectes se déplaçant sur le sable. Et la troisième, qui finalement prend le dessus, c'est le vent qui frappe les vagues. Encore une fois, c'est magnifique!

 

Les pêcheurs sont en place, au raz de l'eau et du ressac, pour pouvoir jeter le plus loin possible!
A perte de vue. Cette côte est pratiquement la même que la côte française des Landes, avec sûrement plus de chaleur!
Quand je vous parlais des fourmis... Ce monsieur et l'enfant sont passés près de moi (photo plus haut); quelques minutes plus tard, ils sont déjà tout petits. Et encore, je les photographie au zoom...
C'est un spectacle dont je ne me lasse pas, et il va falloir que je m'en arrache de force!
Les pêcheurs, quant à eux, semblent complètement blasés! Les rouleaux sont gigantesques.
La lumière se décompose dans les particules d'eau en suspension, faisant apparaître des morceaux d'arc-en-ciel.
Au fond, la pointe de São Jacinto. Toute cette zone est protégée. Je ne peux m'empêcher de vous mettre un lien sur la page de Loona trouvée par hasard en cherchant des sites sur cette ville. Elle est d'origine portugaise, et nous parle de sa découverte sur cette immense plage... Lisez la suite, c'est très intéressant. Merci à Loona.

Voilà. C'est tout. Il est midi un quart, et j'ai parcouru la bagatelle de 38 km. Allez, il faut bouger maintenant, faire chauffer un peu le Piaggio, tracer vers le Sud. Vu les immenses plages, je me dis que je peux descendre un peu sans perdre beaucoup de paysage. Je dois reprendre la route de la Ria dans l'autre sens, passer le pont que je vous ai montré, contourner la Ria par l'Est, traverser Aveiro, et repartir vers la côte. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je m'arrête acheter des sandwichs le long de la route, dans un café-bar-boulangerie-charcuterie-fromagerie-et d'autres encore; il y règne une chaleureuse ambiance de dimanche matin (midi, pardon); les gens qui s'arrêtent prendre leur pain, ceux qui sont en train de discuter autour d'un verre, ceux qui... J'ai très soif, et je décide de faire une pause: un grand boc de bière, c'est délicieux! Par contre, comme à mon habitude, je traverse Aveiro (la grande ville) sans m'arrêter. Finalement, je prends la décision de ne pas aller en face de Sao Jacinto (l'autre côté de la passe), ni de longer l'autre partie de la Ria, au Sud, car ça me coûtera trop de temps pour voir un paysage que je suppose très ressemblant.

Je continue donc Sud-Ouest pour contourner la totalité de la Ria. Finalement, je me retrouve à Barra de Mira, quelques km au Nord de Praia de Mira, à l'Ouest de Mira.

Pour arriver à cette plage, on peut dire que c'est très difficile. Pourquoi? Tout simplement à cause de l'horrible signalisation au Portugal en général. En effet, je traverse Barra en cherchant la mer, la plage, la "praia". Je vois les pancartes et je les suis. Pas de problème jusque là, mais ensuite plus rien. Je roule dans la forêt de pins, un peu comme dans les Landes en France. Pas un chat sur les routes, il est vrai que je suis en plein dans l'horaire repas-sieste. Puis, au bout de 2-3 km, une nouvelle pancarte, qui m'envoie dans une toute autre direction, et ainsi de suite. Bref, je roule pendant 10 minutes comme ça, en ayant complètement perdu tout sens d'orientation, car la signalétique me fait tourner à droite, puis à droite, puis à gauche, puis plus rien, puis à nouveau... A pied, ce n'est même pas la peine d'y penser! Finalement, de guerre lasse, je vais rouler au hasard, en me fiant à mon instinct pour trouver la mer, que je trouve.

C'est une situation que je vais vivre très très souvent au Portugal, et que je trouverai parfois fort pénible!

 

Cette fois, je descends sur la plage, j'enlève mes chaussues, je remonte le jean sur les genoux, je prends mes sandwichs à la main (il est 14h30, je ne les ai toujours pas mangés, j'ai l'estomac dans les talons - je viens de parcourir 80 km depuis San Jacinto, mine de rien), l'appareil photo en bandoullière, et je vais dans l'eau. Le bonheur!

Tout au fond, dans le brouillard de chaleur et de vapeurs d'eau, on aperçoit les immeubles de Gafanha da Boa Hora.

C'est marée montante, et une petite rivière se forme à chaque assaut des vagues, des tonnes d'eau s'engoufrent dans cette coursive naturelle, et il faut être prudent, car le courant est extrêmement fort. Je connais bien la puissance de l'océan, aussi je reste sur mes gardes. Je vous laisse admirer le spectacle, le fabuleux spectacle gratuit de la mer.
Je ne suis pas seul à admirer le spectacle. La jupe relevée pour aérer tout ça. La vie est belle.
Attention quand même, mamie, c'est dangereux ici, tu sais bien...
Derrière le parasol, une vague gigantesque esplose sur la digue!
Et ça explose aussi devant. C'est beaucoup plus joli que n'importe quel 14 juillet, et je suis sincère!
Arrêt sur image. La photo me permet de figer la mousse en plein mouvement, comme si je l'avais congelée sur place!
Bon, tu as vu ces montagnes d'eau? Je te dis qu'il faut reculer maintenant. Allez, viens.
Oh elle est belle celle-là; oui, tu as raison, on va reculer un peu. C'est dommage, ça fait du bien, crois-moi...

Une superbe barque de pêche; et les tracteurs pour les tirer sur le sable et les mettre à l'abri du flot.
Jetez un coup d'oeil sur la façon dont ça se passait il n'y a pas si longtemps encore.

La photo précédente a été prise justement sur cette plage de Mira!

Les baigneurs et les bronzés commencent à arriver pour une après-midi de bains de soleil et de mer.
La plage est immense, il n'y aura pas de problème de promiscuité!
Des poubelles sont disséminées sur la plage. Pas belles, mais vraiment utiles, c'est toujours bien plus propre!
Eux, ils sont occupés, ils regarderont après. Moi, je suis occupé, ça explose de partout, c'est absolument splendide.
Mon petit Piaggio qui m'attend sagement. Il fait tout petit ici. Vous voyez les routes tracées au cordeau, et les maisons qui se construisent. Je pense que dans 10 ans, ici, il y aura des villages! Je m'arrête à la "cafèt" pour une payer une grande et bonne boisson fraîche. Délicieux!
Voilà comment se termine ici la grande Ria d'Aveiro, en un rio, puis en un petit canal portant le nom de Canal de Areão, qui va mourir dans un étang à Praia de Mira. Je vous rappelle que je suis ici à "Barra de Mira", que l'on aperçoit derrière, au Nord de Mira et au Nord de Praia de Mira.
Le canal est presque complètement obstrué! L'eau est transparente, et il y a des centaines de beaux et gros poissons, qu'on pourrait prendre avec une épuisette très facilement! Est-ce à dire qu'ils manquent d'oxygène?
Cette verdure est surprennant, alors que tous les alentours sont grillés par le soleil.
Ce canal se trouve juste derrière le scooter, sur la photo un peu plus haut.

 

J'ai repris le scooter pour "descendre" à Praia de Mira, que voici.

 

Je retourne maintenant à Mira, qui se trouve en retrait à 7-8 km à l'intérieur des terres. Puis je prends plein Sud vers la prochaine grande ville: Figueira da Foz, située à une quarantaine de km au Sud. Je passe par la serra da Boa Viagem.
C'est une petite montagne couverte de pins, d'acacias et d'eucalyptus, culminant aux alentours de 250 mètres. Il fait une chaleur terrible; il y a évidemment beaucoup de sentiers à parcourir, et je ne fais que passer, comme à l'accoutumée... On a par moments de très belles vues sur les longues plages de sable fin, et sur Figueira, peu avant de descendre vers la ville. Je me méfie en marchant sur les pierres pour prendre mes photos: j'ai toujours peur de marcher sur une vipère, et mieux vaut être prudent. Je ne suis pas très satisfait des photos réalisées ici, mais je vous les livre quand même, car elles donnent une idée du panorama d'ensemble. Je penche encore, c'est vraiment mon gros défaut!
L'Océan Atlantique, à peine visible dans la brume de chaleur. Ce doit être Quiaios-plage que j'aperçois là-bas.
Figueira da Foz vue de la forêt de Boa Viagem.
Le Piaggio attend que je prenne mes photos de ce point-de-vue improvisé.
Parties de pêche à Figueira en cette fin de dimanche.
Le pont que j'apercevais sur la photo plus haut, et qui permet de franchir le Rio Mondego, qui traverse Figueira da Foz
Bon, vous avez remarqué une fois de plus, je traverse la ville et je me sauve. Vous avez vu comme moi la côte au Sud de Figueira: l'immense plage de sable qui se poursuit. Il es 17h30 déjà, et je crois que vous avez eu votre dose de photos de plages, de vagues, d'eau, de rias pour aujourd'hui. Bon, OK, je suis d'accord avec vous. Alors, brave scooter, on passe à la vitesse supérieure, plein Sud, vers Nazare, qui me fait rêver. En effet, j'ai vu plein de photos sur Internet, et de nombreux commentaires sur la beauté des lieux, et j'ai hâte d'aller y faire mes propres photos!
La route est difficile, et je n'avance pas. Je suis aussi un peu fatigué ce soir. Rappelez-vous que je me suis levé très tôt ce matin, et je commence à le ressentir. Je prends donc carrément l'autoroute, ce qui n'est pas trop dans mes habitudes, mais je dois trouver un terrain de camping, c'est toujours mon inquiétude du soir. Finalement, c'est 100 km pile après Figueiras que je trouve le bon, le super terrain de camping. Il est génial, et je suis très heureux. De plus, je suis tout près de Nazare, que je verrai dès demain matin. Il est 19 heures. Dure journée. ;-))
Le campement, après ma petite lessive. Je sais, ce n'est pas un décor, mais c'est comme ça.
Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à caler mon petit scooter dans le sable près de la tente!

 

Bilan de la journée. Tout simplement merveilleuse, comme d'habitude. La Ria de Aveiro mériterait deux jours à elle seule, pour aller faire un tour en bateau. Et Aveiro, appelée la Venise portugaise, aurait mérité un arrêt piétonnier. Je ne le regrette pas, car je ne peux pas tout faire non plus. Je reviendrai pour 6 mois la prochaine fois, et je visiterai aussi l'intérieur. D'ici là, je regarde les photos faites, et je suis très satisfait.

 

Sinon, 272 km quand même, dont 40 seulement ce matin... et 363 photos (oui, je sais, c'est beaucoup) . Bon, ne vous plaignez pas trop, je ne les ai pas toutes mises à votre disposition. En fait, j'ai fait beaucoup de photos de vagues, j'adore ça, les mouvements de l'eau, donc j'ai bombardé.

 

Les photos à regarder et à trier, l'itinéraire de demain à préparer (en gros), les guides à lire, j'ai du boulot.

Bonne nuit, amis lecteurs et lectrices.


Depuis le 06/06/2005 Visites:874795 Aujourd'hui :183 Maintenant:10 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)