Le Sud du Portugal - 15ème jour

Mercredi 29 Septembre 2004 - Jour n° 15

Vous savez quel jour on est? Mercredi. Et ça ne vous dit rien? Deux semaines que je voyage sur mon fidèle scooter. J'entame aujourd'hui ma troisième semaine. Je ne ressens aucune fatigue, aucune lassitude, aucun regret. Je me sens bien, très bien même, à tel point que je démarre à 11h30! En fait, je suis allé, pour la première fois depuis mon départ, dans un office de tourisme. Et comme le village est tout petit, je n'ai pas besoin de tourner en rond. Il est à deux pas du camping. Accueil très sympathique par une charmante jeune fille, qui va jusqu'à me faire une photocopie d'une carte plus détaillée que la mienne.

Voilà. C'est tout. Mais quand même, la matinée est déjà passée, je suis "vert"....

Ah oui, j'ai oublié de vous dire. Je voyage depuis hier dans la région du Alentejano.
Pour ceux que ça intéresse, voici un lien sur les plages de cette région. Bien sûr, je vous en décris une partie!

Je viens de faire une vingtaine de km dans l'arrière-pays, en retrait du littoral, que je rejoins maintenant. Les photos qui suivent sont toutes de Vila Nova de Milfontes, à l'embouchure du Rio Mira. Comme vous le savez, j'adore ces endroits où les fleuves se jettent dans la mer, c'est toujours grandiose.
Original, cette cabane, dans la dune! Il y a de la brume de chaleur aujourd'hui encore!
L'embouchure du Rio Mira.
Je trouve ces paysages grandioses. L'envie de descendre et de marcher sur la grève est énorme, mais je n'ai pas le temps, ce n'est pas le but de mon voyage. Je peux faire ça chez moi, j'ai déjà cette chance énorme, alors...
La ville au bord du Rio, avec son château. Je n'aime pas vraiment les villes, mais celle-ci est charmante; on a envie de s'y installer.Elle est à taille humaine. J'ai tourné un peu en scooter dans la vieille ville, et aussi dans la partie plus animée, plus récente. C'était sympa. J'étais à la recherche d'une carte routière détaillée, mais bien que "balladé" de magasin en magasin, je n'en ai jamais trouvé.

 

 

Vue vers le large. C'est immense. Je vous conseille de lire cette page sur cette ville, un véritable cri d'amour. En français
Vous pouvez apercevoir le pont qui va me permettre de franchir la Mira et de continuer vers le Sud.

 

A la pêche, oui, mais on peut discuter quand même! J'ai pris cette photo tout près de l'embouchure, rive droite.

 

 

Je me suis arrêté au milieu du pont: encore une fois l'avantage du scooter... La rive gauche, vers laquelle je vais.
Majestueux, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit. El Rio Mira.
Plantations de pins parasols sur la rive droite, avant le pont. C'est joli.

 

 

La route quitte une nouvelle fois le littoral et s'enfonce dans la forêt. Et quelle forêt. C'est majestueux. Les arbres sont immenses. Je me sens minuscule sur mon scooter, un peu comme un insecte parmi ces géants. Je ne peux m'empêcher de faire une pause pour les regarder, et surtout pour lever la tête vers leur cime, car en pilotant le Piaggio, c'est chaud!
Je n'ai pas l'impression d'être dans une forêt européenne.

La forêt est clairsemée, il y a des zones de culture. La terre est terriblement sèche!
Le paysage dans les zones déboisées.
Ce groupe de4 photos a été pris du même endroit, près de la ferme.

 

 

Comme je suis décidé d'aller à Zambujeira do Mar (le nom est tellement joli que je veux aller voir), je dois quitter la route principale (la N120) et prendre plein Ouest, vers la mer. Cette ville étant un cul-de-sac, comme tant d'autres, ce détour de 7 km m'en fera bien faire une quinzaine aller-retour... Mais comme c'est le titre du site...
Magnifiques jardins autour des maisons se trouvant sur la place centrale de Zambujeira do Mar.
Encore un merveilleux site. J'ai vraiment bien fait de venir. Il est presque 13h30, et j'ai l'estomac dans les talons.
Et encore une plage splendide. C'est sans arrêt, toutes plus belles les unes que les autres!
Le drapeau du Portugal flotte sur le dernier rocher - regardez 2 photos plus haut pour voir où se trouve ce rocher.
Je regrette une chose, c'est de ne pas avoir "essayé" toutes ces plages, mais le scooter n'aime pas trop l'eau...

 

C'est également écrit "Portugal" en grosses lettres blanches sur le rocher. Pourquoi?
Je trouve une petite roulotte faisant des sandwiches et vendant des boissons, avec une petite terrasse. Il ne m'en faut pas plus. Ce midi, c'est royal. Je mange au restaurant... Assis au soleil face à cette plage de rêve. Merveilleux!
Zambujeira, la rue principale. J'adore toute cette végétation exotique.

Je suis de retour au croisement avec la N120. Je reprends la direction du Sud.

 

Je regrette une chose: ne pas être allé jusqu'à la mer, à quelques km. L'embouchure du Rio est exceptionnelle, je l'ai vu plus trad sur Internet. Encore un lieu à revisiter lentement...
Odeceixe. Charmant village, avec la rivière en contrebas. Il y a même un petit train, mais ça fait vraiment bizarre!
On voit très bien le petit cimetière en fait, dans le champ où l'herbe est grillée par le soleil.

 

Un peu plus loin, à l'entrée de Rogil.

Toujours sur la N120, un peu avant d'arriver à Aljezur. Ce ne doit pas être la grande richesse dans cette ferme...

La rivière que je traverse au bout de cette ligne droite n'est plus une rivière, mais une route de terre. Il n'y a plus d'eau.

 

Des fermes un peu en retrait de la route.

Bordeira. Je prends cette photo à partir d'un petit parking, sur lequel des Anglais sont en train de pique-niquer.

Carrapateira. Endroit tout simplement extraordinaire. Regardez les photos.
C'est comme si je venais de descendre d'un avion après un vol de plusieurs. Le dépaysement est impressionnant.
Serait-ce le début du Sahara?
La mer doit être derrière cette dune et ce champ de cactus et d'aloès.
L'anse de la praia da Bordeira. Il y a ici des Anglais, des Allemands, des Hollandais, quelques Français.
Dans un pays tropical assurément. En Afrique peut-être? Non, au Portugal, dans l'Alentejo.
Sans commentaire! Cette plage est vraiment immense. Pour aller se baigner, il faut du courage pour la traverser.
Ci-dessous, zoom de la partie gauche de la plage: des 4x4 descendent les collines pour rejoindre de petites criques!
Et elle est également bonne pour le surf.

 

 

Vue vers le Sud. La crique est un cul-de-sac, mais une route non goudronnée serpente parmi les falaises le long de la côte. Par ce temps, je n'ai aucun risque de m'embourber, la terre est sèche et dure comme du béton. Donc, j'engage mon fidèle scooter sur ce chemin; ça ne lui déplait pas, il frétille comme un gardon...
Les falaises sont énormes. Je vous laisse regarder.
La roche s'effrite, regardez tous ces blocs tombés sur la grève. C'est dangereux de s'approcher du bord ici.
La végétation est rabougrie et doit souffrir terriblement dans cet environnement hostile.
Un vrai boulevard, cette route!
L'érosion est énorme avec cette terre et cette roche si friable; quand il pleut, de petits ravins doivent se former partout.
Vue générale sur cette petite ville de Carrapateira.
Je rejoins la route principale, la N268 maintenant, plein Sud comme d'habitude...

Et c'est l'arrivée à Vila do Bispo.
Il est énorme; c'est le plus grand que j'ai jamais vu.

 

A partir de Vila do Bispo, je fonce plein Sud tout au bout de cette péninsule du Sud du Portugal, qui me conduit à Sagres. Je décide de poursuivre cette fois directement vers le Cap Saint-Vincent, en souvenir du Cap Espichel que j'ai raté avant-hier soir à cause de l'heure tardive. Il n'est pas question que je loupe ce cap, qui se trouve être l'extrême pointe Sud-Ouest de notre continent européen.
Je pile pour photographier cette jolie crique, oasis dans cette immense falaise. Au fond, le fameux cap Saint Vincent.

Et voici le Cap Saint-Vincent - Cabo Sao Vincente - où eu lieu une grande bataille navale.

Vue vers le Nord. Je suis ici tout au bout du Portugal. A partir de ce cap, ma direction va changer radicalement.

En effet, ça fait plus de 700 km que je roule plein Sud.
Je vais désormais rouler Est, Est-Nord-Est et Est-Sud-Est pendant environ 200 km, avant de replonger Sud-Est, en Espagne, pour atteindre pratiquement l'Afrique - le Maroc - à Tarifa.

Voici le lieu idéal pour s'exercer au plongeon. Appelez-moi, je veux bien m'occuper des prises de vues!
Vers le Nord-Est, vers Sagres et Vila do Bispo, ma route obligatoire (ici, c'est encore un cul-de-sac) pour poursuivre.
Voilà la côte Sud du Portugal sur la péninsule de Sagres, que j'aperçois en face!
Sagres, sur son plateau rocheux, le visage tourné vers l'Océan Atlantique.

 

Vous le connaissez, je ne le présente plus. C'est mon véhicule, qui me conduit partout où je veux.
Raposeira, un peu après Vila do Bispo.

 

Je vois une pancarte indiquant "parque de campismo", terrain de camping.
Génial, je me coucherai tôt ce soir. Il est près de la mer.
La route est minable, complètement défoncée par des nids de poule; je suis obligé de rouler très doucement.

Et voilà où j'arrive, un vrai paradis. Admirez. C'est un cul-de-sac, et aucune trace de camping!
Je me renseigne à l'auberge qui se trouve ici. Oui, il y en a un de l'autre côté, oui c'est encore ouvert.
Voyez la route, de quoi faire sauter mes amortisseurs et plein d'autres choses. Mon pauvre scooter, je te malmène!
Se promener ici le long de la falaise doit être merveilleux. Mais le temps me manque, comme toujours!

 

Enfin, 18h10, je trouve un camping, complètement perdu dans la nature, avec un chemin d'accès roulable à 5 km/h maximum. Quel camping! Minable, avec des locataires aux mines patibulaires. Non, je ne peux pas rester ici, je ne le sens pas du tout. Plein d'histoires de massacres de touristes se bousculent dans ma tête. Ce sera non, non et non. Je m'enfuis à toutes jambes, ou plutôt non, "à toutes roues"...

 

Je rejoins la route nationale et je trouve enfin un camping. Il est 18h30 passé, mais je suis heureux, une fois de plus. L'employée me précise qu'il s'agit d'un camp de naturistes, mais qu'une partie du terrain est réservée aux "normaux". Ouf, car je n'ai vraiment aucune envie de me ballader à poil. Cela dit, je n'ai rien du tout contre les nudistes, bien au contraire; s'ils prennent leur pied à se ballader à poil, du moment qu'ils ne forcent pas les autres!

 

Au niveau des installations, c'est nickel. Je suis tout près des sanitaires. Il n'y a pratiquement personne dans le camping, du moins dans "ma" partie. Par contre, je vois pas mal de personnes venir aux sanitaires. Toutes les personnes croisées, ou qui sont passées pendant le montage de ma tente, toutes m'ont fixé avec des yeux hagards sans aucun sourire et sans aucune réponse à mon salut. Incroyable. Je les ai entendus parler: anglais, allemand, néerlandais. Je pense que c'étaient des nudistes venus aux sanitaires "habillés" par obligation, car ils venaient tous du coin nudiste. Eh bien, je dois dire que ces gens là ne m'ont pas paru heureux du tout, bien au contraire. De plus, une telle impolitesse m'est réellement insupportable, je déteste ça. Ils avaient tous l'air d'avoir un balai dans le ..., et je me demande vraiment s'ils n'en avaient pas un... Pauvres types!

En tout cas, je passe une nuit merveilleuse, remplie de rêves de plages d'Afrique et de cactus!

 

Encore une fabuleuse journée que celle d'aujourd'hui.
Un dépaysement total, le sentiment d'avoir été sur un autre continent.
Tout plein de souvenirs.

 

Les totaux: 188 km et 187 photos. Une au kilomètre. Pas mal...

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