Gibraltar - 19ème ,jour

Dimanche 3 Octobre 2004 - Jour n° 19
Le camping est très bien, familial, assez calme; comme dans tous les campings espagnols, il y a beaucoup d'installations qui sont faites pour durer plusieurs années, et les gens sont là comme dans une résidence secondaire.
J'ai presque l'impression d'être dans un petit village, c'est rigolo.
Une autre partie du camping est réservée aux touristes occasionnels; j'ai vu deux camping-cars de Hollande.
Je me lève de bonne heure ce matin, car je veux arriver tôt à Gibraltar. Je démarre à 8h48 et je fonce vers le rocher.
Quel gros nuage, c'est la cata! Le rocher est alternativement couvert, puis découvert. Pourvu que ça s'arrange.
Etonnante vision que ce rocher de Gibraltar en ce dimanche matin, alors que je traverse la ville endormie de La Línea de la Concepción, bâtie au pied de la montagne. Cette très grande avenue longe la mer sur plus de 2 km: c'est une grande plage de sable, mais l'environnement urbain est assez glauque. Les mouettes occupent les lampadaires.
Je suis descendu sur la plage. Le nuage est sombre, mais on voit filtrer le soleil derrière. J'aime bien cette photo.
Et les pêcheurs du dimanche! Oui, aujourd'hui, c'est le jour de repos. C'est pourquoi ce matin, ça va être très cool.
Je vais être très tranquille pendant ma visite à Gibraltar, tout le monde sera encore au lit!

Bon, là il y a vraiment une frontière à passer! Je viens de pénétrer pour la deuxième fois cette année en Angleterre!

Comme vous le savez tous, Gibraltar appartient à l'Angleterre, et un récent référendum des habitants a donné le surprenant résultat qu'ils veulent rester en Angleterre! Donc me voici maintenant chez les Anglais.

En face, dans le soleil, c'est la ville de Ceuta au Maroc.
Le port de commerce de Gibraltar; le trafic est impressionnant.
La brume se lève quelques minutes, juste le temps de faire cette photo de la côte africaine du Maroc.

 

Je continue à monter. Ce sont de grandes plaques de ciment.
La grimpette est impressionnante, et la pente est certainement très importante.

 

Petit coup d'oeil vers l'arrière.
Croyez-moi sur parole, il y a un beau précipice. Un gros bateau dans le détroit, et l'Afrique au fond. Je suis scotché!

"A cet endroit, Sa Majesté la reine Elisabeth II et le Duc d'Edinburgh se sont tenus et ont regardé au large de Gibraltar lors de leur visite des 10 et 11 mai 1954 sur le rocher".

Bon, et alors, qu'est-ce qu'on en a à faire? C'est vraiment typiquement une stèle anglaise! Non mais franchement!

A cet endroit précis, lors de mon tour de la péninsule ibérique en scooter Piaggio 125,
je me suis tenu et j'ai pris des photos, le dimanche 3 octobre 2004, à 9h34. Non mais.

La route se termine par ce cul-de-sac. Quelqu'un a gravé "JULIEN". Je décide de grimper sur le haut du cercle.
Je suis tout en haut du bloc de ciment. Le scooter dans le cul de sac. Tout en bas, le port... C'est sale et abandonné.
Ensuite, je redescends pour remonter de l'autre côté; la route doit faire le tour du rocher.
Je m'arrête prendre quelques autres clichés, quand je vois un des singes de Gibraltar monté sur le toît d'une voiture.

Une maman avec son petit.
Ce sont les derniers singes vivant en liberté en Europe.

Une légende dit que le jour où il n'y aura plus de singes sur Gibraltar, alors Gibraltar sera espagnole!

Alors lui, il m'a mis en colère. Je m'étais éloigné du scooter pour prendre des photos (évidemment). J'étais seul à cet endroit. Un bruit attire mon attention: monsieur ci-dessus était sur le guidon (du scoot), penché à l'intérieur de mon grand sac que je garde toujours entre mes jambes (sur le Piaggio), dans lequel se trouve un second sac contenant mon matériel photo - objectifs, cartes mémoire, etc... - , mes guides et mes cartes routières. Le sac photo était penché à l'envers, - mon singe était en train de fouiller à l'intérieur et, ce faisant, l'a fait tomber, mais il reste miraculeusement sur le scoot grace à l'anneau qui le tient! - ouvert (il l'est toujours quand j'en ai extrait l'appareil), et je voyais se profiler une catastrophe: que tout tombe par terre... Je suis venu en courant et, je crois, en lui disant un truc du genre "veux-tu te barrer d'ici...", mais je suis très méfiant vis-à-vis des singes. D'abord parce qu'ils sont nos ancêtres-cousins, et ensuite parce qu'ils sont 100 fois plus rapides et agiles que nous, et j'avais peur qu'il ne file avec le sac! Je ralentis, et monsieur, tout calmement, mais vraiment très calmement, quitte le guidon du Piaggio (qui tremblait de peur, je le voyais bien) d'une extraordinaire, exquise, merveilleuse, fantastique pirouette d'une souplesse inimaginable - je vous l'avais bien dit - pour se retrouver dans la posture que vous voyez ici. Impressionnant. En même temps, il m'a fait un peu peur, le gars! Quel trouillard je suis... Heureusement que j'étais seul sur ce coup-là!

 

Encore une éclaircie! Zoom maxi sur la côte marocaine.
Là, par contre, je n'ai aucune envie d'y aller! Au loin, de l'autre côté de la baie, c'est Algésiras, où je suis passé hier.

Bon, il est 10h30, je vais quitter l'Angleterre. La descente, comme l'était la montée, est très raide. Alors que je suis arrivé en bas, un soldat - un homme affublé d'un uniforme, la tête coiffée d'un casque de type "colonial" - sort subitement d'une cour, lève le bras en l'air et me fait comprendre que je dois stopper mon véhicule. Je me demande bien ce qui se passe! Il se retourne et fait alors sortir - et traverser - une gente dame - style très british, un peu colonial également - qui lui met dans les mains une laisse attachée à un chien affreux - le pauvre, ce n'est pas de sa faute - dont il semble ne pas savoir qu'en faire! Il rentre dans la cour fermée par une haute rangée de grilles, et ressort pour me faire signe que je pouvais - enfin - passer!

Quel scandale! Franchement, cet épisode est vraiment navrant, et m'a une fois de plus énervé contre les Anglais. Non mais, on est à quelle époque! Je suis resté très calme et très digne car je n'ai aucune envie de finir mes jours dans une geole anglaise - on ne sait jamais avec des gens comme ça -, mais la relation de cet événement constitue ma petite vengeance: j'ai honte pour eux!

Il y a déjà la queue pour passer la frontière; heureusement que je suis en scooter, je me permets de doubler au pas. Il y a une station d'essence à prix très bas -duty free-, mais il n'est pas question que je leur donne le moindre cent! Messieurs les Anglais, tirez les derniers, j'achèterai mon essence à mes amis espagnols, qui me semblent beaucoup plus humains, et même si c'est plus cher! Non mais!

 

Je suis finalement très heureux de revenir en Espagne. Et viva España!

 

A la Punta de la Chullera. Un beau jardin. La côte est parsemée de petites criques.

 

A mi-chemin entre Gibraltar et Estepona se trouve la petite ville de "San Luis de Sabinillas" et ses plages.
La plage est beaucoup plus fréquentée par les goëlands que par les touristes, à cette saison!
L'Espagne est un immense chantier immobilier de plusieurs centaines de km de longueur; des milliers et des milliers d'appartements, tous semblables d'architecture, sont en construction tout le long de la côte méditerranéenne!
C'est l'impression que j'ai eu tout au long de ma remontée vers le Nord, et je n'en garde pas un bon souvenir...
A chaque cap, et Dieu sait s'il y en a sur cette côte, il y a des restes de tours fortifiées. Il devait y en avoir des centaines
Ce qui m'a également très surpris sur ce littoral de Méditerranée, c'est la mauvaise qualité du sable; souvent grossier, encore plus souvent gris voire sale, parfois même terreux! Franchement, rien à voir avec les superbes plages de sable blanc, fin, immaculé de la côte atlantique! La mer est ici très certainement beaucoup plus chaude que de l'autre côté, mais les plages sont beaucoup moins belles à mon goût!
Voilà un exemple typique de ce genre de villes à touristes! Bien sûr, ce n'est pas laid, mais comment tout cela va-t-il vieillir? Je ne le "sens" pas très bien, voyez-vous! En tout cas, pour rien au monde je ne voudrais mettre un "cent" dans de tels logements! Si l'on quitte la ville et la foule pour venir s'entasser dans une autre ville au milieu d'une autre foule, et même si l'environnement est "globalement" plus joli, quel est l'intérêt?

Estepona, entre la Punta Pinillos et la Punta del Castor. Je trouve que ça fait sale - je parle de la plage!

 

Marbella, la perle de la Costa del Sol.

Alors voilà un bord de mer typique de la côte méditerranéenne espagnole. Tout se passe sur 3 niveaux.

Les explications:

- Le niveau +2, c'est l'autoroute A5, qui croise entre 1 et 5 km en retrait du littoral.
- Le niveau +1, qui est la E5 ou N340, qui longe aussi le littoral, plus près, mais en arrière des villes et villages.
- Le niveau 0, ce sont promenades pour piétons et cyclistes, comme ci-dessus.

Donc, vous avez deviné: pour longer la côte, une seule alternative, les jambes, que l'on utilise pour marcher et/ou pour pédaler. Même le scooter est ici interdit. Ce qui me fait dire que le littoral est pratiquement réservé à ceux qui ont loué dans la ville, le plus près possible de la mer. Pour les autres, c'est la galère.

C'est comme cela sur pratiquement toute la Méditerranée. Par endroits, on n'atteint même pas le littoral, car tous les accès sont fermés, je dirais même que j'ai vu des villages complètement privés, dans lesquels le seul fait de passer en scooter fait que toutes les personnes présentes se retournent et vous regardent d'un "sale" oeil. Pas bienvenu, le gars!

Enfin, je révise mes remarques. S'y promener à pied est tout de même très agréable. Mais cet exemple est assez exceptionnel. Je pense m'offrir un eptit reastau, pour une fois, car le cadre est très agréable, et ces bananiers près de la terrasse lui donnent un air tropical! Mais pas de chance: une heure d'attente avant l'ouverture! Alors je repars!
Je quitte le front de mer et je repars vers la N340... un peu dépité!

Peu après Marbella, je tente une sortie de la N340 vers la mer. Ce n'est pas une jolie plage; du gros sable, des cailloux sur la grève, pas d'ombre. Non, je repars illico. Je suis peut-être devenu difficile après les plages que j'ai vues...

 

Photos prises de La Punta de Calaburra., vers le Nord (Fuengirolas et Torremolinos) et ci-dessous vers le Sud.
Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas très "follichon". Serais-je vraiment devenu SI difficile?

 

Je commence à avoir la "dalle", car il est presque 13 heures. Je m'arrête manger à la prochaine étape!
Ce sera donc Fuengirola qui aura l'honneur de me nourrir... Il y a du monde sur la plage, c'est dimanche.
Au loin, dans le brouillard de chaleur, de l'autre côté de la baie, c'est Benalmadena.
Je me pose sur le front de mer, stationnement sur le trottoir, cool. Je vais un peu plus loin, à 50 mètres... oui!
Ci-dessous, vue de ma terrasse; la plage est en contre-bas. Un voilier passe au large. Je suis bien, à l'ombre du parasol.
Je me désaltère, et je me remplis l'estomac qui commençait à crier famine. Très bonne pause, il était temps.
Il faut dire que depuis ce matin, je n'ai pas chômé, comme vous avez vu!
En plus c'est dimanche, je devrais être payé le double, eh bien même pas, pas un radis de plus!

 

Oui, mais maintenant, j'ai bien mangé, j'ai bien bu. Il fait très très chaud, et j'ai plus envie de faire la sieste que de reprendre le scooter! Tiens, mais que m'arrive-t-il? Ce n'est pas dans mes habitudes, ça!
En fait, je crois que ce bord de mer ne me plait guère. Allez, courage, il faut bien faire plaisir au Piaggio, il a envie de rouler, lui, et il doit s'ennuyer ferme sur son trottoir!

 

Par contre, le coup d'oiel sur la carte, en mangeant, me dissuade totalement et fermement de rentrer dans Malaga par cette chaleur, non merci. Population en 2002: 1.330.000 habitants, pas question de pénétrer dans une telle ville, vous connaissez ma politique maintenant. Par conséquent: retour à la N340, et contournement de la grande ville.
Je viens de passer Rincón de la Victoria et je reviens sur le bord de mer, car il y a une N340a qui longe le littoral.

Sur cette photo, vous pouvez à nouveau constater ce que je vous disais plus haut: c'est sale, c'est moche!

Comment peut-on prendre plaisir à s'installer ici? Piquer une tête vite fait, oui, car elle est bonne! C'est tout.

Le sable est gris et gros, ça me fait penser à la phrase que l'on débite à toute vitesse:
"Dis-moi, gros grand grain d'orge,
quand te dé-gros-grand-grain-d'orgeras-tu?
Je me dé-gros-grand-grain-d'orgerai
quand tous les autres gros grands grains d'orge
se seront dé-gros-grand-grain-d'orgés!"

Et j'ai envie de réciter:
"Dis-moi, sable à grands gros grains gris,
quand te dé-grand-gros-grain-griseras-tu?
je me dé-grand-gros-grain-griserai,
quand... quand.. je ne sais pas, moi,
quand la Méditerranée aura de vraies marées, peut-être?


Alors bien sûr, la plage est immense, mais elle n'est pas attirante du tout. Rappelez-vous les photos de ces extraordinaires plages de l'Atlantique, avec ce sable si fin, si doux...

 

 

Ah! Le taureau, je l'avais oublié, celui-là. C'est vrai que c'est toujours l'Andalousie.
Je préférais les grandes étendues d'herbe, même brûlées par le soleil.
Là, je suis à environ 7 km au Sud de Torre del Mar.
Oh! La belle rangée de poubelles. Il est vrai que la couleur du ciel n'améliore pas le paysage!
La même, sans les touristes, et sans les poubelles... Les 3 photos ci-dessus sont prises du même endroit.
15 heures. Je viens de dépasser Torre del Mar, que vous apercevez dans la brume.

 

 

Deux à trois km plus loin, vue vers le Nord. Les 2 photos sont espacées de moins d'un km.
Comme je vous le disais plus haut, vous pouvez voir les tours rondes sur les promontoires.
J'aimerais beaucoup aller visiter la montagne. Vous avez vu la pente de la route en haut à gauche: impressionnant! J'aimerais bien la "faire" avec le scooter, celle-là, mais à une saison plus "verte": au printemps peut-être? Les paysages côtiers vus du haut doivent être absolument sublimes, mais par temps très très clair, donc sans doute le matin!
Mine de rien, vous avez vu les deux photos ci-dessus, prises exactement du même endroit! Quelle différence! L'une représentant un paysage côtier, et l'autre la montagne - on pourrait dire au bord d'un lac!

C'est Nerja que j'aperçois là-bas. C'est à nouveau superbe; seul le sable -sa couleur et sa texture- n'est pas beau.
En levant la tête au-dessus de la route. Les cactus sont très nombreux parmi les pierres.

 

Je me rapproche de Nerja. C'est très joli, et ça me fait plaisir de revoir du beau paysage!
Si le sable des plages est minable, par contre, l'eau est transparente et invite à la plongée! Magnifique!
Toujours Nerja, de plus en plus près.
Une de tours vue de plus près; des éboulements ont déjà eu lieu, il y a beaucoup de travail à faire pour consolider!
La traversée de Nerja.

 

Je suis au Sud de la Reserve Nacional de Sierra de Tejeda.
C'est absolument magnifique, et je me réconcilie lentement avec le bord de la mer Méditerranée.
Entre Nerja et la Herradura. Là, je suis scotché. Je regrette presque ce que j'ai dit plus haut! Mais non, il ne faut pas renier ses opinions; ce que j'ai dit sur les plages, c'est la vérité, les photos sont là aussi pour témoigner.

 

C'est tout simplement superbe, et j'en reste bouche bée. Par contre, il y a beaucoup de cailloux avec le sable!

 

Encore une autre splendide petite crique naturelle. J'aime beaucoup cette photo.
Plusieurs bateaux sont au mouillage, dont ce superbe catamaran!
Débarquement ou embarquement?

La Herradura, construite entre deux promontoires rocheux. Vous pouvez voir distinctement les séries de programmes immobiliers espagnols: tous les immeubles d'un groupe sont identiques! On voit légèrement l'anse formé par la plage.
Je continue sur la N340, donc en retrait comme je vous ai expliqué. Pour tout voir, il faudrait que je "descende" dans chaque village et dans chaque crique, mais cela ne pourrait s'inscrire que dans le cadre d'un voyage de 6 mois...
Je suis au sommet de la petite péninsule visible sur la photo précédente. Cette très vielle ville, fondée par les Phéniciens vers 800 avant JC s'appelait Sexi, et s'appelle maintenant Almuñecar. On voit distinctement les rangées de parasols en paille sur la plage - la Playa de San Cristobal. Et aussi les différents programmes immobiliers...
La même sans le zoom: on appelle ça une vue d'ensemble. On voit encore mieux les "groupes" d'immeubles réalisés par les différents promoteurs. Vous trouvez ça beau, vous? Ces constructions doivent être récentes, ça "respire" le neuf. Je suppose que des campagnes publicitaires énormes ont du avoir lieu pendant les travaux afin de promouvoir et vendre les appartements concernés. Des espaces verts ont été conservés et/ou créés. Ce sont vraiment des nids à touristes, dans toute leur splendeur. Les gens couchent tous au même endroit, dans le même logement, vont sur la même plage, jouent sur le même terrain de tennis, et se promènent dans le même parc aménagé. Bien sûr, le confort est là, et les activités sportives sont certainement toutes présentes; ainsi, tout le monde passe de bonnes vacances, et je suppose qu'on doit se retrouver régulièrement d'une année sur l'autre... Bref, tout "baigne". Sauf pour moi. Trop organisé, trop de similitudes entres tous, pas d'individualité: une fourmilière et ses fourmis, chacun à sa place parmi le groupe...
Chacun son truc... Par contre: beau temps et eaux chaudes sont pratiquement assurés, et ces "créations industrielles" permettent peut-être, je l'espère, l'accès aux joies des vacances en bord de mer pour les moins fortunés.

 

Rouler en scooter ici est très agréable: vue du paysage que le scooter et son pilote voient en conduisant.
Un petit coup d'oeil sur la montagne environnante, entre Almuñecar et La Caleta-Guardia. C'est extrêmement aride!

Du même endroit, vue vers l'Ouest et le soleil couchant. En effet, dans cette partie de mon trajet, je roule plein Est, la côte formant pratiquement une ligne droite orientée Est-Ouest sur plus de 200 km, jusqu'à Almeria et le Cabo de Gata.


C'est la fameuse Sierra Nevada qui tombe ici dans la Mediterranée.

La Caleta-Guardia. Les vues suivantes sont prises en s'approchant de cette cité "balnéaire"...
Regardez comment ce sursaut montagneux a été pris d'assaut par les promoteurs immobiliers.
C'est Salobreña. On distingue le vieux château arabe au sommet entre les maisons blanches.
Plus loin, la côte se termine en plaine; il y a comme une cassure sur le littoral, la falaise est beaucoup plus en retrait.
En fait, c'est l'embouchure du Rio Guadalfeo.
En bas, devant la Playa de Velilla, c'est la Caleta-Guardia.
Il reste encore une zone non construite, sans doute comblée prochainement?
Et plus loin, de l'autre côté du Rio, c'est la Playa Granada et Puerto Motril.
Habiter ici est certes très agréable, je dirais même plus...
Mais quand je "dé-zoom"... Le sable de la plage de Velilla est très gris. Je parie que les zones encore vertes vont bientôt se recouvrir... Ce sont des plantations de canne à sucre qui entourent le rocher de Salobreña.
Puerto-Motril et la Playa Granada. Là, il ne reste pas beaucoup d'espace...

Et voilà le camping. Je reste finalement à Puerto-Motril, près de la plage. Il est 17h15. C'est génial.
J'achète de quoi remplir mon estomac et mes sacoches dans le "supermercado": les prix sont élevés, mais qu'importe, je n'ai pas besoin de faire des km en ville pour trouver ce que je cherche!

J'ai le temps de faire une petit tour à pied sur la plage. Le bonheur d'être installé de bonne heure!

Au pied de la montagne, à gauche, on distingue une jetée du port de Motril; à droite, les immeubles de Torrenueva.

La plage. Je vous l'avais bien dit: comparé aux plages de l'Atlantique, pour moi, il n'y a pas "photo"...

Et ça, dans les guides touristiques, on ne vous le dit pas, vous ne savez pas comment est le sable!

 

Et voilà le travail. Prêt pour la nuitée.

 

Encore une journée bien chargée, n'est-ce-pas? Vous n'êtes pas fatigué, vous?

 

Demain, c'est lundi. Une nouvelle semaine de travail commence, mais j'ai le moral, et c'est bien là le principal.

 

Les chiffres du jour: 283 km quand même, par cette chaleur, et 175 photos.

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