Costa del Sol - 20ème jour

Lundi 4 Octobre 2004 - Jour n° 20
Aujourd'hui, je me lève de bonne heure. J'ai payé la note hier soir, de façon à pouvoir quitter le camping avant l'ouverture des bureaux, qui a lieu en général à 9 heures dans presque tous les campings.

J'ai pris ce matin une très grosse décision. Si vous prenez une carte, vous verrez que Motril, où je suis au départ de cette étape, se trouve pile à 50 km au Sud de Granada, Grenade la merveilleuse, Grenade la splendide, Grenade qui se trouve à 50 km à l'Ouest du Pico Veleta, point culminant à 3398 m dans la Sierra Nevada.

Soit mon étape se fait à Grenade et dans la Sierra Nevada, avec retour au camping ici ce soir,
soit je poursuis ma route le long du littoral.
C'est le temps qui décide: le ciel est très brouillé, et je me dis que les paysages seront complètement noyés dans une brume gris-blanc laiteuse ne permettant pas de faire de belles photos. C'est ainsi que je choisis la côte!

Par conséquent, Je dois retourner en Espagne pour Grenade et la Sierre Nevada - entre mille autres choses.

Je remonte vers Motril pour récupérer la fameuse N340. Donc lever du jour sur Motril et la Sierra Nevada.

8h40. Vision d'un autre monde! Je les ai vus en roulant, et j'ai fait demi-tour pour immortaliser ce tableau devenu rare.

Trois attelages de chevaux deux par deux labourant en ligne ce grand champ, les hommes derrière à la charrue.
Quel dommage que ce grillage soit là, impossible à contourner.
De plus, je prends cette photo presque à la sauvette, car je déteste photographier les gens comme des animaux de cirque, qu'ils ne sont pas! Je tiens à cette photo comme un témoignage d'un travail humain pratiquement disparu en Europe de l'Ouest. Il y a 60 ans, les travaux se faisaient comme ça dans toutes nos campagnes!

Je fais une petite "descente" sur la plage de Torrenueva. Ambiance que j'adore: il est 8h45, les employés municipaux sont en train de vider les poubelles et de nettoyer la plage, en ce lundi matin. Qu'il est réconfortant d'être en vacances!
 
C'est impressionnant de voir ce bout de montagne découpé comme une part de gâteau, pour faire passer la nouvelle route; l'ancienne contournait le promontagne en corniche!

Arrivée à Castell de Ferro. Comme toutes les plages de la région, le sable est gris et gros...
Je ne sais pas si vous voyez bien les traces gris clair dans la montagne: ce sont des serres. Toute la région est couverte de serres comme ça, par endroits en de telles quantités que toute la montagne est recouverte!
La Mamola. Les photos qui suivent décrivent le paysage que je découvre entre Castel de Ferro et La Rabita, en passant par Melicena et la Punta Negra. La corniche est très découpée, les monts en bord de mer sont très souvent coiffés d'une ancienne tour de guet, le sable est uniformément grossier à caillouteux et gris sombre, les collines sont couvertes de serres.
Voyez les serres maraîchères. Au loin, La Mamola que je viens de traverser.
C'est un "zoom" de la photo précédente. J'aime bien ces couleurs brunes et l'éclairage solaire.
Vue globale vers l'arrière de ma route. On voit un peu mieux les serres dans la montagne.
Encore une vieille tour de guet. A moins que ce ne soient les restes de moulins, dont toîts et ailes auraient disparu!
Le paysage devient moins beau, les constructions augmentent à vue d'oeil; petit à petit, la N340 se transforme en autoroute, ce qui n'est pas fait pour me déplaire. En effet, je vois se profiler à l'horizon la grande ville Almeria, et je n'ai aucune envie de la traverser. Comme en plus toute cette partie de côte entre la N340 et le littoral est de plus en plus recouverte d'immeubles et de serres, je suis pressé d'aller voir plus loin...

Aguadulce au premier plan. Au fond, Roquetas de Mar.

Un très beau tableau de l'Espagne de la côte méditerranéenne. Je suis sidéré, et maintenant encore en regardant mes photos, encore davantage, par cette impression de ville créée par ordinateur. Vous savez, comme dans un jeu vidéo du type "Sim City 2000", où l'on "fabrique" une ville par ajout de petites maisons ou d'immeubles: ils sont tous identiques, posés par paquets, comme ici! On dirait une ville futuriste... C'est incroyable!

Je prends cette photo alors que je suis sur l'autoroute! En fait, il y a des travaux, et je m'arrête sur le bord.

Petite vue vers l'arrière. La montagne est complètement déserte! Ce qui me frappe, en fait, c'est l'absence totale d'arbres! C'est ça le truc, que je cherche à comprendre depuis 24 heures dans ce paysage: il n'y a pratiquement pas d'arbres sur cette côte, ni dans la montagne. C'est curieux que je n'aie pas compris plus tôt, mais c'est ça le problème majeur de cette région. Où sont les arbres? Y a-t-il jamais eu des arbres?
Vous voyez la plaine couverte de serres, à perte de vue. Au-delà des immeubles et des cités... Non, pas beau...
Vous voyez l'autoroute; je suis au Nord d'Almeria, juste avant un long tunnel au-dessus de la vallée de l'Andarax.
Je vais vers le Nord, car j'ai lu dans les guides qu'il y a des décors utilisés par Hollywood pour les grands "westerns" à cause du paysage désertique de la région, très similaire aux paysages du "far-west".

Au loin, les décors d'un village du "far-west"; impossible de se rapprocher, propriété privée et fermée!
Je m'attends à voir ces grosses boules d'herbe traverser le terrain, comme on le voit dans les "westerns".
Sur un parking, il y a des cars de tourisme; la journée, si je me rappelle bien, coûte 70 euros, une fortune! Ce sont des bus emplis de retraités, qui ont sans doute acheté leur périple dans une agence de voyages. Pas question que je mette une telle somme pour si peu de choses! Me voilà encore refoulé des réalisations humaines...

Voilà le paysage! C'est le désert de Tabernas, el desierto de Tabernas.

Je m'approche du bord et je regarde vers le fond de la vallée. Il est très facile de descendre, il y a de petits arbustes rabougris. Et soudain, je vois un renard énorme, magnifique, tout près de moi, à environ 10 mètres, 15 mètres grand maximum. Il sort du petit fourré d'arbustes. Qu'est-ce qu'il est beau! Je reste pétrifié, je réfléchis à toute vitesse, soulever mon appareil photo, et... il tourne la tête vers moi, prend conscience de ma présence sur son territoire, et part en courant! Je n'ai le temps de rien faire, je reste là comme un idiot, je n'ai pas LA photo. Mais cette rencontre de quelques secondes m'a apporté beaucoup de plaisir, surtout du fait qu'elle ait eu lieu ici, dans un désert, là où il ne devait rien y avoir! Eh bien, c'est génial: les hommes ne sont pas là, mais la nature, elle, y est bel et bien.

Et que dois-je dire sur le prix payé pour cette rencontre, comparé au prix demandé plus haut pour ne rien voir?!

C'est quand même très friable, et très très sec. On sent qu'il n'a pas plu depuis longtemps dans le coin.
C'est surprenant de le voir dans un tel décor, mais je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas le droit d'y aller lui aussi!
Je vois des pistes de cailloux dans la montagne. Elles sont certainement utilisées par les propriétaires, qui détiennent à mon avis des territoires énormes! En effet, je vois des panneaux de propriété privée avec toujours le même nom sur des dizaines et des dizaines de km! Il me semble apercevoir des cultures dans la vallée. Des oliviers, je pense.

 

Voilà une ville de "cow-boys" créée par le cinéma, et qui fonctionne encore. La route se termine en cul-de-sac, avec un portique au centre d'un grand grillage. J'aperçois justement un "cow-boy" plus loin, derrière la petite guitoune dans laquelle se tient une dame. C'est en fait une entrée payante: vous pourrez faire des photos des cow-boys, il y a des saloons, il y a même des spectacles organisés! En fait, ici atterissent ceux qui n'ont pas voulu payer le prix cher plus haut! C'est effectivement nettement moins onéreux, mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas envie d'y aller!

Peut-être n'ai-je pas envie de visiter un lieu "mensonger", en ce sens qu'il ne s'agit que de re-constitution d'un décor soi-disant naturel... est-ce bien historique? Je n'en sais rien! Je préfère rêver dans un film que de voir l'envers du décor; j'irai peut-être un jour visiter de vrais villages dans le vrai "far-west".

Veni, Vidi... et m'enfuis. Un coup d'oeil sur la carte me donne l'idée de réaliser une boucle dans la montagne pour retourner de l'autre côté d'Alméria plutôt que de retourner sur mes pas et retrouver l'autoroute. En effet, il n'est pas trop tard, et ça me permettra de faire une petite incursion dans l'intérieur des terres! Figurez-vous que je me retrouve en fait sur la N340-A; elle est décidément partout!

Tabernas. Les beaux restes d'un château arabe. La ville est bâtie en hauteur. J'y vais, car je suis à la recherche d'un cyber-café! Et j'en trouve effectivement un, mais pas de chance, le réseau est en panne... Pas de bol. J'en profite pour faire quelques courses dans la supérette. Et je reprends la route.

 

En fait, je contourne le Paraje Natural de la Sierra Alhamilla. La route est semi-désertique, il n'y a pas un chat. Je fais comme cela une vingtaine de km direction plein Est, puis je quitte la N340a pour prendre plein Sud, cette fois, direction la mer - remarquez qu'en continuant plein Est, je retrouverais aussi la mer!

Une carte étant mieux qu'un long discours, voyez vous-même.

Vous voyez le symbole "appareil photo" avec l'étiquette "champ d'oliviers", c'est la photo ci-dessous.
Je prends la photo juste à l'embranchement des deux routes.
Ci-dessus au zoom maximum, et ci-dessous sans aucun zoom.Les pancartes sont sur la N340a que je quitte.

J'ai beaucoup aimé cette petite route; j'ai l'impression d'être sur un autre continent, la sierra est très encaissée, la route va devenir complètement défoncée, je vais être obligé de rouler à 20 km/h par endroits tant il y a de nids de poule,...

Lucainena de las Torres, et une rangée d'eucalyptus, s'il-vous-plait, pour bien vous accueillir. Bien que désertique, c'est magnifique. En fait, c'est un véritable bonheur que de revoir des arbres. Finalement, pensez-bien à ça lorsque vous vous promenez: il n'y a rien de plus déprimant, je trouve, qu'un paysage dépourvu d'arbres!
Vue générale à la sortie de Lucainena de las Torres. Ci-dessous, zoom sur les plantes envahissant les champs...
Coup d'oeil vers l'arrière, pour un dernier regard vers Lucainena de las Torres. Superbe!

C'est la Sierra Alhamilla, qui culmine à près de 1400 m d'altitude. La route serpente aux alentours des 500 m.
La route est complètement défoncée sur près de 20 km, ce qui est long quand on est dessus! Bon, si j'étais en vélo, ce serait horrible, mais là, avec le scooter, ça va: j'ai simplement mal pour lui, pas pour moi!
L'eau coule à flots? Par périodes sans doute! En ce moment, pas la moindre goutte!
A la limite, je pourrais faire une super-randonnée en remontant le cours du torrent: c'est marée basse...
Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je vois ça, je suis complètement déprimé. L'eau, c'est la vie, alors ici...
Le torrent dans toute sa splendeur automnale!
Voilà, j'arrive à Nijar. Il est 13 heures.
La blancheur des maisons me fait vraiment penser au Maroc ou à la Tunisie; seule l'église marque sa différence.
Je trouve un restau ouvert: je suis le seul client.
Je me prends des sandwichs: attention, en Espagne, sandwich = croque-monsieur. Délicieux!
La déco est superbe: la grande salle est remplie de vieux outils agricoles, et des plantes immenses, venant de l'extérieur -genre de grandes lianes- s'accrochent partout aux poutres. Il ne doit jamais faire froid ici compte tenu du fait que les branches des lianes pénètrent par un espace qui est forcément toujours ouvert!
Après le repas, je fonce vers la mer. En fait, Nijar marque la fin de la montagne, et je me retrouve aussitôt dans une très grande plaine horrible, desséchée, avec de nombreuses maisons abandonnées, de grandes cultures... Une ambiance complètement sud-américaine, que vous découvrirez plus bas dans les photos, lors du retour. En effet, je dois repasser ici, car je me dirige vers le cap "Cabo de Gata", qui est en fait un cul-de-sac!
Au fond, c'est Almeria: je suis donc de l'autre côté du grand golfe d'Almeria. La plage est immense, il n'y a pas grand monde - des touristes étrangers pour la plupart - et le sable a toujours cette couleurs marron sale.

 

C'est surprenant de voir les bateaux de pêche directement sur le sable de cette grande plage!

San Miguel del Cabo de Gata. C'est le village de pêcheurs le plus important de ce littoral.
Les maisons sont sales, ce n'est pas très joli, tout le monde a l'air triste! Etonnant.

L'église des Salinas del Cabo de Gata.

Je l'ai vue de très loin, c'est une vision presque surréaliste. La photo est prise dans le sens de ma route, c'est-à-dire vers le Sud, telle qu'on la découvre donc en descendant au cap. Sur la droite, -Ouest- depuis plusieurs km, l'immense plage. Sur la gauche, -Est- une zone humide et de marais, et une vaste lagune, au pied de la montagne.

Vers le Nord: le golfe d'Almeria, la plage de Cabo de Gata, et au premier San Miguel de Cabo de Gata et sa "Torre".
Vers le Sud: l'église des Salinas, puis plus loin La Almadraba de Monteleva, dernier petit village de pêcheurs et de sauniers avant le Cabo de Gata que vous apercevez tout au fond. On voit le tas de sel issu des Salinas.
La plage est derrière moi; à droite vers le cap, à gauche vers San Miguel. L'étendue d'eau: las Salinas de Acosta.
Et là, encore une des merveilleuses surprises de ce voyage, la découverte de flamants roses en liberté totale!
Beaucoup d'émotion pour moi que de voir ces beaux oise
Vue d'ensemble, avec le marais à gauche, et l'église des Salinas à droite.

 

Je reprends la route vers le Cabo de Gata.
La Almadraba de Monteleva
Au fond, Almeria et son golfe; au premier plan, une vieille barque et à gauche, une jolie sirène...
Habitat très épars sur les hauteurs dominant la mer, en arrière des petits villages.

 

Terminus: le Cabo de Gata. C'est donc le nom du cap, et du phare, et de la plage.
Le phare fut construit en 1861 sur les ruines d'un vieux château fort.

Mais c'est aussi et surtout le nom du parc naturel créé dans cette extraordinaire région volcanique espagnole.

Un chemin non goudronné conduit sur le mont que vous apercevez là-bas: je vais y aller.
C'est la pointe déchiquetée du cap. Ces eaux sont propices à la plongée sous-marine! C'est magnifique.
Arrecife de las Sirenas.
Ce sont de très belles prpiétés privées, mais vraiment pas faciles d'accès.
Je vais sur cette colline, la Vela Blanca, qui culmine à 238 m d'altitude au-dessus de la mer.
A droite, une extraordinaire cheminée volcanique émerge de l'eau, El Arrecife del Dedo.

 

Voilà, au sommet de la Vela Blanca. Vue vers le Nord, de l'autre côté du Cabo de Gata.
Quel paysage grandiose d'anciens volcans au bord de la Méditerranée.


Il n'est pas possible d'aller plus loin en scooter, la route existe et n'est que pour les randonneurs - je suppose que certains 4x4 y vont aussi.

Par conséquent, je vais devoir refaire le tour complet du Parc pour y revenir, là à seulement quelques kilomètres.
Ce tour va me "coûter" plus de 30 km... Et je suis prêt à parier qu'une route sera bientôt ouverte... Dommage.

Rater ce virage pourrait bien être la dernière erreur. L'échancrure en demi-cercle, c'est la Playa de Monsul.
Le chemin interdit aux véhicules à moteur, qui continue vers San José. Au premier plan, de la lave solidifiée.

On voit beaucoup mieux ici la playa de Monsul. Voir aussi ici.
C'est sur cette plage que fut tournée la scène d'Indiana Jones et de son père poursuivis par un avion nazi.

 

C'est bien joli tout ça, mais il est déjà 15h40, et il faut faire demi-tour pour continuer...
L'Eglise de Las Salinas. Cette église m'a vraiment impressionné, et je ne comprends pas pourquoi elle soit à ce point laissée à l'abandon, car je trouve son architecture générale très intéressante, et surtout digne d'être conservée!

 

Je viens de faire une grande partie du tour et je pénètre à nouveau dans le Parc Naturel de Cabo de Gata
Le terrain est couvert de cactus.
C'est un paysage étrange et beau, auquel je ne suis pas habitué du tout. Une chose est sûre: ça me plait instantanément.
Je prends à droite vers "El Pozo de los Frailes"; je m'approche de San José et de la côte.

San Jose. Cette partie littorale du Parc de Cabo de Gata est en plein essor touristique, je le vois partout où je passe.
Il n'est pas bien difficile de penser que d'ici 20 ans, le côté extraordinairement sauvage de cette région unique en Europe va disparaître pour ne devenir qu'une zone sur-exploitée touristiquement parlant... Quel dommage!

Les villas sont accrochés jusqu'au-dessus de la mer.
C'est ainsi que, déjà, une partie du paysage est interdite au visiteur de passage, au promeneur.

J'ai eu du mal à trouver un endroit pour prendre cette photo, et encore je n'ai pas tout le paysage, loin s'en faut!

C'est un scandale! Je ne comprends pas pourquoi les Espagnols ne protègent pas leur propre territoire.
C'est une aberration, sur un littoral, d'autoriser la construction sur le bord!
Le long d'une côte, on devrait avoir, dans l'ordre:
- la mer - c'est évident -, puis
- un espace naturel réservé aux piétons, puis
- la route, avec en premier la piste cyclabe, puis enfin, et seulement à ce niveau,
- les premières maisons, et les immeubles encore en retrait.
Ainsi, la vue serait pour tout le monde.
Mais ce que vous voyez ici, sur cette photo, est à mon sens tout simplement scandaleux!
C'est en longeant une piste caillouteuse vers le Cabo de Gata que je vois ce superbe moulin.
Splendide vestige d'une époque révolue!
Je ne suis pas allé au bout de cette piste, faute de temps: il est en effet déjà 16h30, et je dois chercher un camping!
 

Demi-tour vers San Jose, je ne verrai pas la Playa Monsul où me conduisait la piste.
Le port de plaisance de San Jose. Je trouve enfin un cyber-café à San José, le bla-bla. J'envoie donc des nouvelles à toute la famille, et je prends connaissance de mon courrier, devant une pinte de bière! Délicieux.

Paysage surréaliste et grandiose. Une impression de bout du monde, atténuée toutefois par la "jeunesse" du bitume!

San Jose était aussi un cul-de-sac. Retour sur la route principale, puis direction Nord.

Los Escullos. Il est déjà 18h15, j'ai passé du temps sur Internet...
Los Frailes qui culminent à 493 m d'altitude, et la côte vers le cap de Gata.

La Isleta del Moro, juste à côté de Los Escullos.
Un peu plus loin, vue vers l'arrière, le Sud, le Cabo de Gata! C'est sauvage, c'est splendide.
Aux environs de Rodalquilar.

Arrivée à Las Negras que je viens de passer. Je longe la côte vers le Cap de Gata, vers le terrain de camping repéré!
Le voilà. Pas trop tôt. Il est quand même 19 heures! Je vois une piscine dans le camping.
Bien à l'abri sous les toiles des terrains d'Andalousie! Très bien installé. Heureux!

 

Bilan: encore une merveilleuse journée. Que de paysages, que de belles régions, que de rencontres!

Je retiendrai, pêle-mêle:

Le labour avec chevaux et charrue
Le littoral avant Almeria
Les serres recouvrant toute la terre
Aguadulce et ses immeubles de type "Lego"...
Le désert de Tabernas, les décors de western, la Sierra Almahilla
Le renard, les flamants roses et Las Salinas
L'extraordinaire, le sensassionnel, l'étonnant, le surprenant Parc Naturel de Cabo de Gata.

 

La visite du Parc de Cabo de Gata mériterait bien 2 jours minimum... Allez-y si vous aimez ce genre de nature!

 

 

Les chiffres du jour: 283 km -quand même!- et 192 photos

Depuis le 06/06/2005 Visites:874761 Aujourd'hui :149 Maintenant:6 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)