Carthagena Mar Menor - 21ème jour

Mardi 5 Octobre 2004 - Jour n° 21
Excellente nuit comme d'habitude. Et réveil avec le soleil, aussi comme d'habitude. Il faut bien reconnaître que le souci du temps qu'il va faire demain, s'il était présent dans mon esprit les premiers jours, a complètement disparu depuis longtemps! Hormis le fait des trop fortes chaleurs apportant une brume pas très propice aux bonnes photos, c'est le bonheur! Vous aurez aussi remarqué, sur le scooter, -pour les plus attentifs- la présence continuelle de ma grosse veste de moto. Oui, je l'avoue, je roule en tee-shirt du matin au soir, ce n'est pas très sérieux au point de vue de la sécurité, mais tellement agréable pour tout le reste!
9h15. Retour donc sur Las Negras, puisque le camping est un cul-de-sac sur la côte déchiquetée.
La photo est de suite superbe avec la lumière du soleil levant; c'est magnifique de se lever et de voir ce paysage!
Il n'y a pas de routes dans les montagnes derrière Las Negras. Par conséquent, je dois faire un nouveau détour très conséquent pour poursuivre mon chemin vers le Nord: 44 km exactement pour atteindre Carboneiras au lieu de 17 km à vol d'oiseau. Mais ce n'est pas grave, ça va dégourdir les pattes de mon Piaggio, et me permettre de pénétrer un peu à l'intérieur des terres, ce que je fais assez rarement!
A la sortie de Las Negras. J'aime cette lumière du matin, qui vient donc de la mer maintenant, qui est à l'Est.

 

Je vous ai parlé hier d'un paysage sud-américain, sale, pauvre, avec de nombreuses maisons abandonnées, des murs écroulés... Je retrouve la même chose ici, bien que plus au Nord qu'hier, alors que je suis encore dans le Parc de Gata. J'ai vu hier le centre d'essais de l'entreprise française Michelin, complètement barricadé. J'ai appris depuis, en me documentant sur Internet, qu'un très grande partie de cette région appartient à cette grande société.
Voilà! S'il y a eu un jour un jardin, la nature l'a repris à son compte. Je pense que l'agriculture doit être difficile ici?
Un peu plus loin. Il y en a partout, de telles ruines.
Je suis ici à la hauteur d'un village qui porte le nom de quelqu'un: Fernán Pérez.
Aqueduc? Encore utilisé? Je ne sais pas; en tout cas, je le voyais à peine à cause de la luminosité et de la couleur ambiante pratiquement similaire: il se fond complètement dans le paysage et en devient presque invisible!

La route quitte le parc naturel, et j'arrive à Campohermoso, réservoir presque à sec! Heureusement se trouve une station d'essence près de l'autoroute me permettant de faire le plein; ouf, il était temps. A propos de cette ville, à l'image de ces maisons en ruines dans les alentours, j'y ai ressenti beaucoup de pauvreté. A un moment, je me suis retrouvé dans un quartier à la limite du bidonville, avec des rues couvertes de ralentisseurs! Et quand je dis "couvertes", je pèse mes mots: des ralentisseurs d'une hauteur considérables - je devais les passer à l'arrêt! - tous les 10 mètres. Je regrette très sincèrement de ne pas avoir pris une photo, mais je vous dis la vérité. Je pense en avoir passé une dizaine qui se suivaient comme ça. J'ai supposé qu'ils avaient été mis près de ce quartier miséreux à la suite d'accidents mortels avec les nombreux enfants, mais ce n'est qu'une supposition. Imaginez ma tête quand je me suis aperçu que ce n'était pas la bonne route, et que j'ai été obligé de me les "refaire": si le Piaggio pouvait parler... il a souffert ici!

Allez, un petit coup d'autoroute pour lui faire plaisir - au Piaggio - et aussi parce que je n'ai pas vraiment le choix. Vite fait: 13 km plus loin, je quitte déjà l'autoroute à hauteur de "Venta del Probe"; je "replonge" dans le parc de Gata que je ne fais que longer dans sa limite Nord, pour arriver à nouveau sur la côte à Carboneras. Ouf!

Arrivée à Carboneras. C'est une ville importante, très animée, avec beaucoup de commerces.
Playa de los Marinicas.
Playa de Los Barquicos.
Je vais refaire le plein de victuailles en ville. Je passe alors devant un magasin de motos, et je vois des mécanos; je m'arrête pour leur demander s'ils pouvaient me faire la vidange du Piaggio. En effet, j'ai fait environ 5.000 km depuis le départ, et je préfère effectuer une vidange de plus qu'une de moins. Un gars vient au scoot, retire la jauge d'huile, l'essuie avec ses doigts, "évalue" la consistance de cette huile entre son pouce et son index, examine la couleur - très belle couleur d'ailleurs -, et me dit: "je veux bien vous la faire, mais très franchement, il n'y en a pas besoin, elle est nickel" (je traduis en gros, car je ne peux pas vous le traduire mot à mot, mais c'était bien ça). Je prends la décision de ne pas la faire, je me fie à l'avis du spécialiste. Il était très sympathique, merci à lui.

 

Depuis le temps que je me promène avec mes grosses chaussures de marche du matin au soir sur mon Piaggio, je ne m'offre jamais le plaisir ni du bain, ni même du bain de pieds. Là, soudain, j'ai une envie irrésistible de marcher sur le sable, et de tremper mes petits petons... Aussitôt pensé, aussitôt réalisé: c'est un des avantages d'être seul, on fait ce que l'on veut, quand on veut et comme on le veut - il faut bien avaoir des compensations, non?
Le sable est très fin, enfin... C'est génial, quel bien-être de pouvoir faire trempette.

Je suis seul sur cette plage, j'adore ça. Une impression de bout du monde, si je fais abstraction de la route et des maisons visibles au loin. Le bonheur tout simple. Franchement, ça vaut tous les spectacles télévisés, non?
Et le plus phénoménal, dans l'affaire, c'est que c'est GRATUIT.
Nul besoin d'aller travailler 8 heures pour se payer une demi-heure de marche dans le sable!
Oui, je sais, il faut y aller: d'accord, on dit que je n'ai rien dit!
Oui, mais une fois qu'on y est, c'est gratuit quand même.

Oui, bon ok, je me tais. Mais c'est génial!

Le bout du monde? Non, il y a une barque de pêcheurs! Ci-dessous, détail du minéral: toute une histoire inconnue!

 

Toujours aussi fidèle... Il attend patiemment, sans dire un mot, comme toujours. Non, vraiment, celui-là, je le garde!
Ce fut une très belle et bonne pause.
Mais il faut maintenant se remettre à l'ouvrage, sinon ils auront quoi, à regarder, les lecteurs...

Juste reparti, et déjà arrêté! C'est tellement magnifique, je ne pouvais pas la laisser! Gros plan sur mon aire de repos.
J'étais là-bas, après le virage... Souvenir, déjà.
Au même endroit, encore une maison abandonnée. Les cactus ont regagné le terrain, en combien de temps?

 

Quelques virages plus loin. Mais que regardent-ils donc?
Le Piaggio, il ne dit rien, mais ça le vexe, car personne ne le regarde, lui...
Voilà ce qu'ils regardent tous. C'était un plaisir que de rouler ici; mais je n'aurais pas voulu le faire en vélo!

Entre Sopalmo et "El Agua del Medio", au pied de la Sierra Cabrera, voilà à nouveau une rivière à sec!

 

A quelques km de Mojacar, superbe villa sur la falaise en face de la plage de Macenas et de la Torre del Pirulico..
La Torre del Pirulico, ou Castillo de Macenas en Mojácar, du 18ème siècle.
Mojacar. De nombreux camping-cars se sont installés sur la plage de Macenas! Tous des étrangers, surtout anglais.

 

Arrivée à Mojacar: un superbe passage piétonnier en fleurs, et plein de maisons d'un blanc éclatant sur la colline.
Et un petit coup d'oeil sur l'arrière, avec vue sur la Sierra Cabrera, qui culmine à 960 mètres d'altitude.
La mer est sur la droite. Je constate ici, en regardant la photo, la couche de poussière qui recouvre le Piaggio!
A ce moment, je veux reprendre mon atlas routier dans le grand sac, mais il n'y est pas! Je regarde partout autour de moi, et rien! En réfléchissant, je me souviens l'avoir consulté alors que j'étais devant la tour du Pirolico. Pas de doute, j'ai du le laisser là-bas: c'est à 7-8 km. Je n'ai pas le choix, et le Piaggio a bien compris le message; il est tout heureux, car il va pouvoir se dégourdir un peu! En effet, il sait que je vais pousser une petite pointe!
Et je retrouve bien mon atlas, par terre, dans la poussière espagnole, une page à moitié déchirée... Il a du tomber du sac dans ma manoeuvre, car je me rappelle parfaitement maintenant avoir failli tomber dans le sable, et le sac s'était à moitié retourné. J'avais réussi à maintenir tout mon p'tit monde sur les deux roues du scooter, mais en extrême limite, et j'avais eu beaucoup de mal à tout redresser, car j'étais une fois de plus en contre-pente! Je ne voulais en parler à personne, car c'était la première fois qu'une telle mésaventure se produisait depuis mon départ, le premier jour - ceux qui ont lu doivent se rappeler...
Un peu plus loin, à la sortie de Mojacar. Vue vers l'arrière (Sud) ci-dessous.
Et voilà à nouveau le mauvais sable qui revient, sale, caillouteux...
Et avec un zoom maxi vers le Sud, vers le bout de Mojacar.
On distingue les cocotiers du bord de mer, où j'ai fait les photos précédentes.
La plage de Macenas avec les camping-cars se trouve tout au fond, un peu après l'extrême gauche de cette photo.
Au même endroit. Je m'installe ici, sur un banc, pour manger. Ce n'est pas terrible, mais j'ai très faim.

 

A l'approche de Garrucha.
Hormis la chaleur et la présence des cocotiers, et d'une eau sûrement beaucoup moins froide que sur l'Atlantique, je ne trouve pas ce paysage côtier des plus fabuleux, et encore moins les plages! Votre avis m'intéresse!

 

Quelques km plus loin, au-delà de Puerto Rey. Pris de vue vers le Nord. Ci-dessous, au zoom.
L'Espagne du bord de mer côté Méditerranée n'est qu'un immense chantier. Des milliers de grues tournent sans arrêt, des milliers d'immeubles tous plus identiques les uns que les autres sortent de terre. Qui achète tout ça?
Toujours au même endroit, mais derrière moi.
Quel contraste avec les précédentes! Et pourtant, toutes ces photos sont prises du même point! Là, vers le Nord.

Entre Villaricos et "El Artea". Je traverse maintenant une région couverte de vestiges industriels.
Le rivage est beaucoup dur à atteindre, et la route longe désormais une multitude de petites criques, toutes plus belles les unes que les autres. Ces vestiges sont très surprenants.
La route serpente un peu en retrait de la falaise, mais s'en rapproche aussi régulièrement. D'où ces paysages!
Vue générale de la route, afin que vous ayiez une idée globale de mon cheminement. La roche est très friable, et ressemble étrangement à de l'ardoise. Ici, il faudra surement bientôt consolider!
Comment peut-on avoir le droit de construire sa villa pratiquement sur la plage?! La mer n'appartient pas à tous?
Pendant les tempêtes, ils doivent être aux premières loges...
J'aimerais beaucoup me baigner dans une de ces petites criques, mais ce serait un arrêt de deux heures!
Perdu dans cette immensité!
J'ai une de ces envies d'aller m'asseoir dans cette baignoire rien qu'en regardant la photo.
Encore une villa de rêve. Franchement, vous vous voyez, le matin, au lever, ou le soir en rentrant à la maison?
Et encore une autorisation de construire un peu anormale, non?
La villa du dessus, elle est là-bas, je viens de la dépasser.

 

El Pozo del Esparto.

Aguilas. La tour de Cope, d'une hauteur de 1ém, date de 1414 et fut restaurée en 1572.
Un vestige français dans les rues d'Aguilas!
La ville d'Aguilas est construire autour de plusieurs baies magnifiques.
Les immeubles ne donnent malheureusement pas un très beau cachet à l'ensemble!

 

Comme il n'y a pas de route qui suit le littoral, je prends la décision de ne pas aller au Cabo Cope, mais de prendre la direction du Nord pour contourner cette côte et aller à Cartagena par la N332 entre la sierra del Contar et la Sierra de Almenara.
N332, Sierra del Contar. Une baignoire sous un pont, dans le lit d'une rivière complètement à sec!
Tout est sec, et il fait une très forte chaleur. Je trouve sur mon chemin plein de fermes abandonnées, les cactus prennent doucement le dessus sur les anciennes cultures, comme ici ce verger!
Il n'y a pas beaucoup d'arbres dans la montagne. Très souvent en Espagne, dès qu'on s'éloigne de la côte, les zones désertiques commencent. Il n'y a sans doute pas d'eau, et y virvre doit être très difficile.
Et pourtant, en voyant ces demeures, j'ai une furieuse envie de m'y installer. Bien qu'à l'état de masures pour certaines, vous ne pouvez pas savoir le calme qui semble régner ici. C'est bien simple, lorsque j'éteins le scooter, il n'y a plus un seul bruit. Il fait chaud, extrêmement chaud. Et c'est le silence. Comme un silence de mort!
Vous voyez, l'herbe et les cactus regagnent le terrain si durement acquis par des générations d'hommes et de femmes!
Il y en a partout, et ce n'étaient pas de petites maisons! Sont-elles à vendre? Et à combien?
Dis-moi, la maison, depuis combien de temps es-tu là, combien de générations d'enfants as-tu vu défiler?

 

Les hommes n'ont pas complètement abandonné cette vallée.
Les cultures sous serres refont surface, comme dans la région d'Almeria.
Comment l'eau arrive-t-elle? Où est-elle captée? D'où vient-elle?
Car de ce côté, l'eau, je ne la vois pas. Ou bien elle se cache très bien, ou bien elle a disparu!
Les fleurs de cactus ont séché, et les fruits tombent sur la route, écrasés par les automobiles et tachant le goudron.
Je suis aux environs de l'Ermita del Ramonete.
Depuis très longtemps, je voyais des cimetières, et j'avais envie de pénétrer dans l'un d'eux. C'est celui-ci.
Seul sur le bord de la route, au milieu de toute cette région qui semble abandonnée par les hommes...
Rien à voir avec un cimetière français. L'espace est ici très rationalisé, un peu comme dans un cimetière d'incinérés.
En tout cas, il ne semble pas à l'abandon; tout est très propre et très bien entretenu.
Je suppose que chaque famille achète sa ou ses cases. Ici, ce doit être la partie laplus récente.
Et là la partie la plus ancienne.
Un personnage plus important?

"50. A mas velocitad, semaforo cerrado", ce qui veut dire "50. A vitesse supérieure, le feu passera au rouge ".
C'est ce dont je vous avais entretenu le jour de ma ballade dans les "Picos de Europa".

J'arrive ici dans la ville de Puerto de Mazarrón.

"A mon frère Muhammad Ali, ROI, l'unique... Peinture sur une barraque à l'entrée de la villa.
Au même endroit, vue vers l'arrière et la Sierre de la Morenas.
Détail sur les fleurs-fruits du palmier.

 

Une baie presque entièrement fermée, une eau transparente, des montagnes autour, c'est magnifique!
Au même endroit, mais je tourne l'appareil photo sur la droite. J'aimerais aller là-bas à la nage!
Playa del Alamillo. Contemplation, yoga, réflexion, séance de dé-stressage après une horrible journée?
Peu importe, le principal, c'est que ça fasse du bien, et ça en fait, croyez-moi!

Un peu avant Isla Plana. Au fond du golfe de Puerto de Mazarron, La Azohia et la Sierra de Las Moreras.
A Isla Plana, la N332 quitte le littoral et rentre dans les terres pour suivre la côte à environ 5 km de la mer.
Elle se dirige directement vers Cartagena (Carthagène), à environ 40 km.
Je longe la Sierra de La Muela qui culmine vers 550 m. C'est superbe, et la route est magnifique.
Carthagena, je suis à Carthagène. J'étais pressé d'arriver dans cette ville ce soir: en effet, je suis déjà venu ici en 1975.
Je veux, je cherche à y retrouver des souvenirs, de revoir des moments. Je me souviens très bien en train de prendre des photos sur le port, près d'une stèle commémorative donnant quelques éléments historiques sur l'extraordinaire passé de cette cité.
Le port de Cartagena. Ci-dessous, vue d'ensemble.
29 ans, c'est trop loin! Il faudrait que je passe une journée entière dans le coin pour me rappeler un peu.
J'ai passé 3 semaines de vacances au bord de la Mar Menor, près de La Manga.
Je vais chercher mon camping ce soir dans ce coin pour essayer de rattraper quelques souvenirs.

 

Il est déjà 17h30, alors je n'ai pas trop de temps à perdre. La région que je traverse, je veux dire les 20 et quelques km qui séparent Carthagena de Mar Menor, sont assez minables. J'entends par là: des routes très abimées, des maisons en ruines, des villes très sales, bref, rien d'agréable! J'en arrive à me demander si j'étais vraiment dans cette région, car mes souvenirs étaient au contraire très bons. A la réflexion, je trouve désormais assez logique que cette partie, à priori non touristique, ait subi le contre-coup du développement touristique énorme subi par la Mar Menor, et donc la baie entière.
Si vous voulez voir ce qu'est "Mar Menor", allez ici et . J'étais à Mar de Cristal, je m'en souviens maintenant!
Allez voir ces photos prises en 1968 et en 1996.... Tout simplement extraordinaire. Et horrible en même temps!
En 1975, c'était bien, c'était assez. Il faut croire que non. Maintenant, il y a des immeubles partout, il y a une autoroute, il y a un aéroport, il y a 100 fois plus de voitures, de pollution, et tout, et tout.

 

J'ai trouvé un terrain de camping facilement, il y en a plusieurs sur le périmètre extérieur. Les prix sont assez élevés. C'est un camping de grand standing, une ville dans la ville, international, hyper organisé... C'est absolument rempli d'Allemands et d'Anglais, je dirais "à la louche" à 80%. Il faut voir comment les employés se prosternent presque au-devant des désirs des touristes de ces deux nationalités, c'en est limite écoeurant. Dès qu'un employé entend parler allemand ou anglais, il se précipite! Quand il entend parler français, il ne bouge même pas! Vous imaginez aisément comment je peux réagir devant ce genre d'entreprise, dans laquelle le seul mot d'ordre, le seul passeport, c'est l'argent: c'est vraiment trop nul. Je prends ma place et je dégage le plus vite possible vers mon espace "privé". Le camping est immense, et le plan distribué à l'accueil était indispensable!

J'arrive sur mon emplacement: il est pris par des Hollandais: leur caravane est bien installée sur leur place, mais leur voiture est sur la mienne... Heureusement qu'ils sont là pour l'enlever!

Je suis près des sanitaires, c'est déjà ça, car vu la taille du camping, il aurait fallu que j'aiile en scooter me laver dans le suivant! Toutes les places autour sont occupées par des Allemands avec d'énormes camping-cars, remorques et Smart sur la remorque! Impressionnant.

Et mon voisin allemand le plus proche vient discuter, en Anglais bien sûr, car des Allemands parlant français, en Espagne, il n'y en a pas beaucoup. En fait, il est très intrigé par le Piaggio. Il baragouine mal l'Anglais, et j'ai envie de parler Allemand. Il faut vous dire que c'est la langue que je parle le mieux, après le Français, car j'y ai vécu quelques années il y a fort longtemps; d'ailleurs, lorsque je suis venu à Mar Menor en 1975, c'était en "Allemand", car je vivais alors à Berlin et j'avais pris cette location dans une agence de voyages Berlinoise!

 

Lorsque je me mets à lui parler en Allemand, il n'en revient pas! En effet, à l'inverse, des Français en Espagne parlant Allemand, il n'y en a pas des masses non plus. Ils viennent ici tous les ans y passer les 6 mois d'hiver, avec sa femme et des amis qui ont leur propre camping-car. Leurs enfants viennent les voir une ou deux fois. L'année dernière, ils avaient emmené leur grosse "béhème" sur la remorque, et le Piaggio 125 de madame! Voilà pourquoi! Mais ils n'ont que moyennement apprécié, car ils étaient obligés d'attendre madame avec son Piaggio, qui n'avançait pas très vite...

 

Oups! Oui, évidemment... J'en prends un peu pour mon grade, avec ce chargement...

Alors cette année, ils ont pris la Smart, comme ça ils peuvent aller ensemble se ballader en ville et dans les alentours. C'est beau, une belle retraite dorée comme ça, ça fait rêver. Un peu. Car pour la température, c'est sûr que c'est moins froid que l'hiver allemand, mais pour le lieu, très sincèrement, je ne voudrais pas passer 6 mois ici, tous les ans, si j'avais un camping-car comme ça. C'est évident que je ne pourrais pas tenir en place!

En tout cas, je comprends pourquoi je n'ai plus aucun problème pour trouver un camping ouvert à cette saison sur la côte méditerranéenne espagnole: ils sont pleins! Eh oui, j'ai été refusé dans deux campings pour cause "complet" au mois d'octobre! C'est pas beau, ça? Et toujours: Anglais et Allemands forment l'essentiel de la clientèle!

 

Bon, mes voisins allemands sont quand même sympas, et m'invitent à l'apéritif; ils sortent une bouteille de rouge, ce qui fait que j'arrive à ma tente un peu "émèché"... Ce qui ne va quand même pas m'empêcher de récupérer toutes mes photos, de préparer mon itinéraire, etc... Bref, il est très tard, voire même tôt, lorsque j'éteins la lumière!

Installation terminée à 18h40. Pas mal!

 

Les chiffres du jour: 251 km, 210 photos. Presque une photo au kilomètre...

Page précédente: Costa del Sol - 20ème jour
Page suivante: Benidorm - 22ème jour


Depuis le 06/06/2005 Visites:862167 Aujourd'hui :212 Maintenant:9 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)