Benidorm - 22ème jour

Mercredi 6 Octobre 2004 - Jour n° 22
Aujourd'hui, je fête mes 3 semaines de voyage accomplies. J'en ai vu, des paysages, pendant ces 3 semaines, et des kilomètres de places, récifs, rochers, falaises, routes... Je ne suis pas fatigué du tout, contrairement à ce que j'avais prévu. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et il fait encore beau!

Je pars à 9 heures. Mon voisin allemand est déjà debout; évidemment, vous savez bien que les retraités ne peuvent pas rester au lit et profiter du temps qu'ils ont devant eux. C'est marrant, ça, quand même! On passe toute notre vie à hurler qu'on en a marre de devoir se lever tôt le matin pour aller bosser, et quand on est à la retraite, on est devant le rideau encore baissé du magasin, et on attend l'ouverture, et on se précipite à l'intérieur dès que les grilles se lèvent!

Je dis "on", j'espère très sincèrement ne pas être comme ça. Corrigez le tout et remplacez "on" par "ils", quand même!

Vue vers le Sud de la Mar Menor. Lever du soleil sur la Manga.
Une rangée de camping-cars est installée devant la plage.
Les grues de chantier s'animent; les "cages à lapin" des futurs touristes sont en construction.

Le chantier espagnol s'éveille; il ne s'arrêtera que lorsqu'il n'y aura plus un seul cm2 à recouvrir...?!

Une forte brume cache le paysage en arrière-plan!
Je suis sur la bande de sable séparant la Mar Menor de la mer Méditerranée; là, c'est la Mar Menor.

Cette bande de sable, d'environ 500 m de large et 20 km de long porte un nom: "La Manga del Mar Menor".

Vous pouvez voir les îles: la Isla Mayor et la Isla Perdiguera, au milieu de la Mar Menor.
Vue vers le Nord de la Mar Menor. Voilà la Manga dans une partie pas trop construite... Gageons que d'ici dix ans...
Vous voyez encore cette architecture typiquement espagnole: des groupes de maisons identiques se suivent, avec un style propre à chaque groupe. C'est ainsi sur toute la côte méditerranéenne.

 

Compte tenu de la brume sur l'eau, incompatible avec de belles photos, et des séries continues d'immeubles le long de la Manga, et aussi sur le pourtour de la Mar Menor, je prends la décision de ne pas m'attarder ici, et d'aller voir l'autre côté de la Mar Menor. Pour celà, je décide de prendre les grands axes - N332 en 2x2 voies - car la contourner par la côte signifie longer des immeubles sur environ 25 km, pour un paysage toujours identique à celui-ci!

Arrivée à Santiago de la Ribeira au Nord de la Mar Menor.
La circulation est plutôt dense, je n'ose imaginer la foule en été...
Les plages sont ratissées, prêtes à accueillir leurs maillots de bain: cela se fait beaucoup plus en Espagne qu'en France.
Mon pêcheur du mercredi...
Contre-jour vers un autre groupe de camping-cars qui ont dormi ici. Ce n'est pas vraiment un décor, mais une époque!

 

Je reprends ma route vers le Nord, au-delà de la Mar Menor. Le sable est ici très fin, comme je l'aime!
Petit regard vers le Sud et la Mar Menor. Désormais, je longe à nouveau la Mediterranée.
Voici comment se présente le front de mer... Vous reconnaissez, je pense, mon joli véhicule, qui attend mon retour!
Les premiers touristes s'intallent au soleil. Je suis ici à la hauteur de "Torre de la Horadada".

 

Quelques km au Sud de Torrevieja, une jolie petite plage bien propre et bien ratissée.

Arrivée à Torrevieja. Il y a un moment que je n'ai pas donné de nouvelles à la famille, il me faut donc trouver un cyber-espace pour envoyer quelques mails à tout le monde. J'en trouve un tout près de la plage, et j'y reste une heure!
Belle terrasse bien agréable pour nos petits pieds humains, comparée aux rochers qui restent sur la droite. Il n'empêche, chaque cm2 "prenable" sur la roche a été pris. Je ne sais pas comment ça se passe en cas de tempête; à mon avis, un espace naturel de sécurité aurait du être laissé, car la nature rééquilibre régulièrement la donne. Mais le "régulièrement" peut avoir lieu dans 5 ou 10.000 ans, alors, à notre minuscule pauvre échelle humaine, pourquoi pas?
Les cocotiers et la terrasse sur laquelle j'étais tout-à-l'heure. Elle est protégée par la digue derrière!
Le petit port est juste derrière cette jetée.
L'eau n'a pas l'air super-chaude, on dirait...
Le privilège du "deux-roues" par rapport aux "quatre-roues": le stationnement! Le Piaggio fait son "crâneur".
Le sac noir et rouge sur le siège passager contient toutes les affaires de camping: la toile de tente, le duvet, le matelas, le marteau, les "sardines", etc. Au-dessus, entouré d'une toile bleue imperméable qui me sert également de deuxième tapis de sol, une valise avec tous mes habits. Au-dessus, ma grosse veste, souvent un gilet, bref des affaires dont je peux avoir besoin à tout moment. Le top-case, à l'arrière, contient tout le matériel informatique: ordinateur portable, les cables, les chargeurs, les rallonges et multi-prises, etc. Sous la selle se trouvent les affaires de toilettes, les livres, les guides non utiles pour le moment, le réchaud à gaz, etc. Les sacoches contiennent la nourriture, et tout ce que je ne sais pas où mettre et dont je peux avoir besoin, les guides du parcours actuel, etc. Enfin, dans le grand sac plastique à l'avant, comme je vous l'ai déjà dit à Gibraltar: le sac spécial photos, l'atlas routier, 2-3 bricoles. Voilà. C'est tout.

 

Et jamais, pas une seule fois, je n'ai entendu le Piaggio se plaindre. Rien, pas un mot, toujours de bonne humeur!
La plage a été ratissée ici aussi; comme vous pouvez le constater, il y a du monde!
Et je vous rappelle que nous sommes aujourd'hui le mercredi 6 octobre!
A mon humble avis, le 6 août, ce doit invivable!
Je suis toujours à Torrevieja.
La ville s'étend aussi sur la côte rocheuse; au fond apparaît La Mata.
La côte rocheuse forme des digues totalement naturelles, que savent exploiter les pêcheurs locaux.

 

Cette côte porte le nom de "Costa Blanca", blanche, à cause de la qualité de sa lumière.

 

Je suis vraiment très surpris par le monde qui se trouve sur la plage, et dans l'eau, à cette saison.
Il faut bien admettre que les températures y sont nettement plus chaudes qu'en France.

La N332 s'éloigne maintenant un peu de la côte, plus sauvage, avant d'arriver à Guardamar del Segura.
Beaucoup moins urbanisée, cette portion de littoral n'en est que plus belle, c'est évident!
Un beau "profil" du Piaggio, il voulait que je vous fasse voir son chargement. J'aurais pu en mettre plus!
Vous pouvez voir que les sacs sur le siège arrière me procurent un dossier, comme dans un fauteuil!
Une forêt de pins maritimes a été plantée en 1900 pour fixer les dunes de sable; attention, les immeubles arrivent...

La "Platja de la Marina" à Elx (ou Elche), au bord du golfe de Santa Pola.
L'arrivée à la plage est impressionnante; les plantes du désert à côté des voitures de la ville!
Là, il faut faire très attention au sable, car si je m'enlise avec le scooter, je suis mal... il pèse lourd!

Les salines de Santa Pola. Il y en avait aussi à Torrevieja, mais il fallait faire un détour. Ici, la route les traverse!
Evidemment, les récoltes de nos petits marais salants de Vendée font bien pâle figure à côté de ça. Epoustouflant.
Vu de l'arrière, il semble chargé comme un bourricot.
La circulation est très dense, et je dois traverser la route pour vous faire voir ce qui suit: surprise!
Un vol de flamands roses dans la saline de Santa Pola. C'est le delta du Vinalopo qui forme cette zone marécageuse.
Je traverse un terrain parcouru de plantes et de canaux à sec pour m'approcher des étangs d'eau salée.
Mais les flamands ne se laissent pas approcher: mon téléobjectif aurait fait merveille ici.
Je les surprends en plein repas. C'est cool. Pendant qu'ils ont la tête sous l'eau, je peux m'approcher sans bruit.
C'est ce que je croyais... J'arrive... alors ils décollent. C'est magnifique! Que ces oiseaux sont beaux.
Quelle allonge! C'est impressionnant. Position du vol "long courrier".
Leur but: s'éloigner de moi, trouver un coin tranquille pour continuer à "brouter" en paix.
Par ici, ça n'a pas l'air mal; il y a déjà des copains et des copines...
Préparation pour l'atterrissage.
Atterrissage. Dommage qu'ils soient si loin.

La plage de Santa Pola. Ce n'est pas le sable de l'océan atlantique!

 

Je quitte la plage et reprends la N332 vers Alicante, la grande ville de cette côte.
La route longe ce petit marais, tout près des maisons; je suis surpris d'apercevoir ces beaux flamands!

Evidemment, vous vous en doutez, vous n'aurez aucune photo d'Alicante, que je contourne largement par l'autoroute.
Bon, allez, je vous en fais une: vue vers le Sud, vers Alicante que je viens de contourner avec bonheur!

 

Entre El Campello et Villajoyosa, la corniche est assez escarpée et difficile d'accès, et la route passe souvent en retrait.
Bel immeuble; j'aime bien cette couleur. Le jardin est plein d'espèces exotiques: c'est superbe.
Ce qui est magnifique ici, ce sont les jardins; il y a encore énormément d'arbustes en fleurs. Superbe.
Ce pourrait être une image de la côte d'Azur, ou d'Italie même. Les jardins sont superbes; dommage que ces propriétés soient si près de la mer, privant tout un chacun de la promenade le long du littoral.
Ce côté-ci est beaucoup moins joli, n'est-ce-pas? C'est pourtant au même endroit, vers le Sud.

Plage de sable et de cailloux, 3 km avant Villajoyosa.
"Yoga Beach", vraiment propice à la méditation. Ci-dessous, regardez comme la falaise est élevée.

Entre Villajoyosa et Benidorm, je quitte la N332 pour aller sur la corniche. C'est superbe.
En fait, j'aimerais beaucoup faire une ballade dans la montagne en longeant les falaises, mais le temps manque!
Du même point de vue; vous apercevez des palmiers et un jardin; il s'agit d'espaces verts en façade d'immeubles se trouvant sur ma gauche. Comme partout, les constructions sortent de terre! Il y a près de moi une voiture de police en train de contrôler des ouvriers sur un des chantiers...
Ici, il n'y a pas deux solutions: soit vous longez la côte en bateau, soit vous marchez tout en haut!

 

Le bout de "sable" que je voyais de là-haut tout-à-l'heure - avec un arbre et une voiture - ressemble en fait beaucoup plus à un terrain vague qu'à une belle plage idyllique des tropiques...
Au bout de cette "plage" se trouve un terrain de camping; j'ai l'intention de m'y installer.
Il est 16h, et je pense même pouvoir tenter un bain!
Malheureusement, les tarifs et surtout la méthode de calcul des forfaits électriques sont à ce point dissuasifs que je décide de continuer ma route; dommage, vraiment, mais il ne faut quand même pas exagérer!

Benidorm. Alors là, c'est le choc.
Des gratte-ciel, des immeubles énormes, des tours, des panneaux publicitaires partout.
Je viens de quitter l'Espagne, je rentre aux USA, sans traverser l'océan, sans avion, d'un claquement de doigts.
Franchement, j'en ai les jambes coupées! Et ça continue à construire partout, à perte de vue!
Je viens de traverser une partie de la ville pour me diriger vers la mer. Voici la plage, avec les gratte-ciel au fond.
La plage est belle et immense. La ville est également immense. Les guides la décrivent comme la ville de la fête.
Tout au fond, la Punta de l'Escaleta.
Ce front de mer est vraiment superbe, et parfaitement bien aménagé.
Il est temps de quitter Benidorm. Je dois reprendre la N332 direction Altea, car je dois maintenant trouver un camping.

Calpe. Vue en contre-jour vers le Sud-Ouest, vers Benidorm. On voit bien le découpage de la côte.
Du même point de vue, vers le Nord-Est: le Peñon d'Ifach, ancien volcan de 383m, dans la brume.
Il ressemble un peu au rocher de Gibraltar.

 

Je décide de continuer. La N332 s'éloigne complètement du littoral. Mon atlas indique un terrain de camping à Benissa, mais il est fermé. Je fais alors une halte à l'office de tourisme, les passants étant incapables de me donner une adresse pour planter ma tente. La jeune fille qui me reçoit parle français; très sympathique et très professionnelle, elle interroge sa base de données selon mes critères de recherche, et me sort une liste de plusieurs terrains en bordure de mer susceptibles d'être encore ouverts. Merci donc à l'office de tourisme de Benissa.

Je dois rouler vers Javea (ou Xabia). La route est très sineuse. Je traverse Gata de Gorgo. Mon atlas n'est pas assez précis pour choisir le meilleur itinéraire: je me fie entièrement aux panneaux de circulation. C'est là que je vais voir le seul accident de la circulation que je verrai en Espagne; il vient juste de se produire, mais il ne semble pas y avoir de blessés.

 

Javea. Enfin!

Je vois des pancartes indiquant un terrain de camping. Je les suis, puis plus rien!

Je retourne sur mes pas, ou plutôt non, sur ceux du scooter... pour refaire doucement le parking et trouver la pancarte que je n'aurais pas vue. Eh bien ma foi, c'est pareil, la trace du camping se perd!
Je vais dans une station d'essence demander mon chemin: c'est hyper facile, vous ne pouvez pas vous tromper...

Je devrai demander en tout à 4 personnes différentes, et refaire 10 les mêmes routes avant de le trouver!

C'est un excellent camping, avec les couvertures de protection à la mode andalouse.

Je n'ai pas une seule photo de cette fin de journée, ni de mon emplacement, car il fait déjà sombre lorsque j'ai fini de m'installer. Je suis arrivé au camping vers 19h.

 

Au point de vue touristique, la journée a été assez moyenne. J'ai adoré les flamands roses et les Salines de Santa Pola,
et la ville de Benidorm m'a vraiment impressionné par ses gratte-ciel. Je suis content d'avoir vu ce coin de Javea en pleine effervescence de construction, mais ce n'est pas ici que j'aimerais passer mes vacances...

 

Les chifres du jour: 275 km, et seulement 125 photos.

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