Valencia - 23ème jour

Jeudi 7 Octobre 2004 - Jour n° 23

Départ à 9h45 ce matin, ce qui n'est pas très matinal, vous en conviendrez!
Heureusement qu'il y avait les couvertures au-dessus des toiles; de cette façon, la tente n'a pas pris une goutte d'eau, car il a plu un peu cette nuit!

Un employé du camping est justement en train de retirer toutes les bâches en coupant les fils de fer à la tenaille.
C'est donc la fin de la saison pour ce camping, je pense, à moins qu'ils ne retirent systématiquement les bâches en hiver


Le temps est encore couvert ce matin, mais je pense que ce n'est pas bien méchant.

Sur la plage de Javea. On distingue tout au fond le cap de Sant Marti, de l'autre côté de la baie de Javea.

 

C'est toujours Javea alias Xabia. Cette zone rocheuse après la plage est très particulière.
La mer a creusé des galeries dans la roche, et les vagues, en y pénétrant, ressortent en petits geysers.

Ci-dessus le cap de Sant Antoni qui culmine à 122 m au-dessus de la mer.
Ci-dessus les geysers dont je vous parlais. Je ne vais malheureusement pas réussir à faire LA photo que je veux.
En effet, les geysers apparaissent de façon assez aléatoire, après des périodes plus ou moins longues sans rien.

Je décide d'aller voir vite fait le Cap de San Antonio avant de pour suivre la route; c'est un détour de quelques km seulement, et j'ai trop souvent laissé de côté ces petits allers-retours que j'affectionne tant.
Ce cap est un bout de la Sierre de Montgo qui culmine à l'Ouest à 752m.
Sur le promontoire me conduisant au cap, je tombe tout-à-fait par hasard sur ce château apparemment en cours de rénovation. Ses tours -et leur aspect démantelé- me font penser au château de Commequiers en Vendée.
Je vous en ferai un reportage bientôt.
Voici la vue -Sud- que l'on a du château. On distingue la ville basse de Javea et toute sa baie, jusqu'au cap de la Nau.
La route traverse une forêt de pins "parsemée" de jolis villas bien camouflées et bien riches avant d'arriver au cap.
Un belvédère, peu avant le cap, permet d'admirer le site dans son ensemble, de toute beauté!
En face, la zone rocheuse correspond aux geysers observés tout-à-l'heure.
Vue sur le belvédère et la belle petite route. Comme la pointe est un cul-de-sac, je viens de faire demi-tour!
Je traverse donc la petite Sierra de Montgo sur une superbe route en corniche, sur laquelle c'est un véritable plaisir que de conduire le Piaggio. Puis c'est la descente vers la côte et Denia, antique citée peut-être fondée par les Phocéens!
L'immense plage, presque vide, a elle aussi été ratissée. Mais pour qui? Pour les palmiers qui font figure de potiche ici!
Si, les camping-cars profitent de la plage. Ils sont bien ici. En plus, ils ont des scooters à l'arrière, quelle chance!
Une petite rivière se jette dans la mer; vous savez que j'adore ces rencontres entre eau douce et eau salée, mais ici, en Méditerranée, je vois beaucoup moins de grands estuaires que du côté atlantique.
Du sable assez grossier, des petites plages séparées par de petits récifs, voici une autre plage de Denia.

Les immeubles sont sur la plage. De simples murets ajourés séparent les propriétés de l'espace maritime commun.

Je vois assez mal de telles constructions si proches de la mer du côté atlantique sans plus de protection, mais je croyais que les tempêtes en Méditerranée pouvaient aussi être terribles. Finalement, peut-être pas .

Platjas Les Marines. Le sable est plus joli ici. C'est un cul-de-sac, je dois faire demi-tour.
Je n'avais jamais fait attention à ça: on dirait qu'il louche, le petit Piaggio, avec ses deux yeux rapprochés du nez!

 

Un peu tristounet, comme bord de mer. Je ne comprends pas à quoi servent ces digues? A retenir le sable?

 

Je suis bloqué par cette petite rivière. Le pont, car il y en a un, est une passerelle pour piétons seulement. Demi-tour!

 

Un jardin d'orangers.

 

Je quitte donc la côte pour suivre la N332 au large, car aucune route ne suit le littoral.

Des plantations d'orangers à perte de vue. Au loin, les grands immeubles de Cullera, qui me font penser à Benidorm.
Vu l'heure -12h30- , je décide d'aller manger dans un petit restau à Cullera sur la plage.
La promenade sur la plage de Cullera.
Pas grand monde sur la plage.
A Cullera, l'ermitage Nuestra Señora del Castillo.
Les plages au Nord de Cullera.
Vue vers le Sud, vers Cullera, vers les plages d'où je viens.
Je suis impressionné par les constructions! Regardez ces immeubles au premier plan à droite: la montagne a été creusée, façonnée, consolidée, des terrasses ont été crées et les immeubles sont construits par-dessus!
Vue d'ensemble de Cullera: la quantité d'immeubles est impressionnante.

Derrière moi, la mer. Ces villas et ces jardins sont idéalement situés. C'est magnifique!
Voilà, je viens de contourner Cullera.
Cette grande plage de sable que vous voyez se prolonge sur 25 km jusqu'à Valencia.
Jusqu'à Valence, comme je vous ai dit. Les stations balnéaires se suivent sans discontinuer. Pour atteindre les stations, il faut suivre à travers les orangeraies de petites routes qui se terminent en cul-de-sac sur les plages.

 

Quelle magnifique haie! Je n'ai pas pu résister à la photographier.
Je trouve ces plantes absolument superbes.

La Albufera. C'est la plus vaste lagune d'Espagne. Ce nom signifiait la petite mer en arabe. Sa superficie diminue sans cesse, à cause de l'extension des terres cultivées, et des alluvions continuellement déposés par le fleuve Turia.
Ici, les agriculteurs pratiquent la technique de la terre brûlée: je les ai vus en train de mettre le feu.

Les Palmeres. Un des nombreux cul-de-sacs sur la mer. Ce grillage sur la plage, c'est plutôt nul, non?
Retour vers la Albufera.

Valencia, au Nord de la lagune, de l'Albufera.
Vous voyez l'eau de la lagune d'Albufera, au premier plan, et un homme qui surveille l'évolution du feu.

Puis je traverse Valencia.
Je prends carrément par le centre au lieu de faire le grand tour par l'autoroute.
C'est contraire à mes habitudes, mais j'arrive à traverser cette grande ville sans trop de problème.

Je continue vers le Nord. C'est ainsi que j'arrive à Sagunto.

Cette ville, alliée des Romains, a été assiégée en 218 avant JC par Annibal: ce fut le début de la 2ème guerre punique.

Castillon de la Plana, que je viens de traverser. J'ai vraiment eu du mal à traverser cette ville.
De plus, j'ai essayé de trouver la mer, et je n'ai pas réussi! Il faisait très chaud, très lourd.
C'est une très grande ville, avec beaucoup de circulation. Enfin, je m'en suis tiré!
Je n'ai qu'une envie, aller vers la mer.

Paysage à la sortie de Castillon de la Plana.

Orpesa-Oropesa del Mar.
C'est quelques km derrière les hôtels, là-bas, que se trouve mon camping de ce soir.

Sur l'esplanade se trouvent de nombreux commerces. Je pénètre dans une pharmacie, dans laquelle je ressens la fraicheur de la climatisation. La jeune femme qui me reçoit me répond directement dans un français parfait! Et pour cause, elle est française et a de suite reconnu mon accent. Ce qui me fait un choc, moi qui croyais commencer à "gazer" en espagnol... Je crois me rappeler qu'elle est de Rennes, et elle trouve qu'ici, c'est le bonheur total: ambiance de fête continuelle, douceur du climat...

Il y a plusieurs terrains de camping; très difficile à trouver, car il faut passer par des zones minables, mais il faut continuer, et on y arrive. Effectivement, pour trouver les fameux campings, ça a été très dur. La bande côtière est un chantier de plusieurs kilomètres, certaines zones sont entourées de grillages, la route n'étant qu'un tracé non goudronné. Je vois des dizaines et des dizaines d'immeubles en construction, de bulldozers, de camions monstrueux, de squares et de rond-points terminés dans des "no-man's land", de bans et de statues installées alors qu'il n'y a pas une seule maison, d'architectes avec des plans, etc, etc.

J'ai l'impression d'être dans la BD "Tintin en Amérique", lorsque l'on voit en quelques images la naissance des grandes villes.

C'est ahurissant, époustouflant, inimaginable. Très sincèrement, j'en ai vu beaucoup, de zones en construction, mais alors là, c'est le top du top, le modèle, l'usine à fabrication de villes!

Je finis par trouver mon terrain de camping, et là, nouvelle énorme surprise! Les campings sont entourés d'une muraille, des gardes armés patrouillent, ce sont des camping de grand standing remplis de touristes très sélect de type allemand et anglais! Je choisis celui qui me semble être le plus simple. J'installe ma tente, je vais faire des courses dans une petite supérette elle aussi hyper surveillée, puis je vais faire un tour sur la plage qui jouxte le terrain: sable gris et triste.

Je n'aime pas ce coin; j'ai l'impression d'être en République Dominicaine (campings gardés), sauf pour la plage, qui est nettement moins belle que là-bas!

 

Voilà la plage du terrain de camping. Vue vers le Sud; je viens de là-bas.
Le sable est sale, il y a des déchets partout, il y a des cailloux...

Non, ce n'est pas une belle plage, et l'envie de me baigner a aussitôt disparu!

Vue vers le Nord.

Ce soir, je dors sous les sapins, ce qui me rappelle la Vendée et la côte vendéenne.

 

Les chiffres du jour: 258 km et 113 photos.

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Depuis le 06/06/2005 Visites:862327 Aujourd'hui :57 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)