Catalogne - 25ème jour

Samedi 9 Octobre 2004 - Jour n° 25
Bon, aujourd'hui samedi, il va sûrement y avoir de la circulation. Cependant, le matin, en Espagne, je suis tranquille.
Et justement surtout un samedi. Car comme ils se couchent tard, ils se lèvent... tard!
Pour ma part, c'est comme d'habitude, je démarre vers 9h environ.
J'ai bien regardé mes guides et j'ai pris une grande décision. En effet, depuis mon départ, vous le savez, j'évite les villes.
Oui, mais du même coup, moi qui aime les vieilles pierres, je les évite aussi...
Or, l'Espagne, très vieux pays, possède des tas de vestiges anciens, très anciens, dont les vestiges romains.
Alors, aujourd'hui, je vais déroger à la règle, et je vais visiter la très vieille ville de Tarragone.
On se croirait en Italie. Eh bien non, c'est l'Espagne, Tarragona, la ville romaine, et ses premiers vestiges: les remparts.
Les pierres posées par les Romains pour servir de soubassement! Evidemment, si on les compare avec nos parpaings..
Petit coup d'oeil sur le Piaggio, vu depuis le bas des remparts.
La taille de ces pierres est vraiment énorme. Je suis par contre surpris par leur caractère grossier, non taillé!

 

En descendant vers la plage.
Ces bâtiments sur trouvent devant une superbe petite place et jardin terminés par un balcon surplombant la ville basse.
Détails des blasons sculptés dans la pierre. Je suis admiratif.
Encore des sculptures au sommet d'un poteau de pierre entièrement gravé.
Le balcon dont je vous parlais.
Le mur et son ouverture: c'est là que sont les blasons sculptés.
Regardez encore ces énormes pierres de soubassement non taillées. Et le scooter... solide comme un roc - presque...

 

 

Encore plus bas.

 

Arrivée à la platja del Miracle. Et soudain, je découvre l'amphithéâtre romain.
C'est pour moi toujours un choc de voir des bâtiments de l'époque romaine!
Construit au début du 2ème siècle, il reçut surtout des combats de gladiateurs.
Dans la partie centrale, vous pouvez observer l'emplacement d'une basilique visigothique du VIè siècle.
Sur celle-ci vint se superposer une église romano-gothique, en ruines, Santa Mario del Miracle, du XIIème siècle.
Zoom sur l'église.
Un petit coup de zoom sur cette partie.
Les gradins. Vous vous rendez compte, des Romains se sont assis ici, et ont assisté aux spectacles macabres!
Après le spectacle, je suis sûr que beaucoup allaient se baigner, car je ne peux croire que les bains de mer n'existent que depuis le 19è siècle.
L'éclairage est tellement mauvais que les couleurs sont horribles! Je vous montre quand même quelques photos.

Le "Pont du Diable", c'est l'aqueduc de Tarragone. Il est absolument fantastique, et dans un excellent état.
Datant du 1er siècle, sa construction serait due à l'empereur Auguste. Quoi qu'il en soit, le travail fut bien fait!

 

Il est assez dur à trouver, près de l'autoroute A7, au Nord de Tarragone, dans un joli bois.
A regarder comme ça, ça semble facile à construire, vous ne trouvez pas? Presque 20 siècles! Chapeau!
Le canal. C'est la première fois de ma vie que je marche dans le canal d'un aqueduc romain.
Imaginez simplement l'eau qui s'écoulait ici il y a presque 2.000 ans. C'est "géant".
Et marcher ici, c'est stressant. Pourquoi? Regardez la hauteur des bords, et vous comprendrez.
En dessous, c'est le vide, et ça donne le "tournis", le vertige, si vous voulez.
Et quand il faut croiser quelqu'un au milieu, c'est un peu "chaud", croyez-moi sur parole... ou sur photo.
Vous voyez? A mi-cuisse, qu'ils arrivent, les bords. Se pencher est plus que dangereux!
Poussez votre voisin, il passe illico par-dessus bord.
Un plein car de touristes anglais. Regardez, tout le monde laisse traîner une main sur le côté, prête à servir...
Je suis absolument admiratif de ce travail, et du résultat obtenu. Pensaient-ils que ça durerait aussi longtemps?
Quand on est au milieu, je vous assure c'est haut, très haut.
C'est majestueux. Vous voyez la forêt de sapins de l'autre côté.
Il comporte deux rangées d'arcades superposées.
La rangée inférieure, de 11 arches, est longue de 73 m et haute de 17,60 m.
La rangée supérieure, de 25 arches, est longue de 217 m et s'élève à 28,70 m.
Alors, qu'est-ce que vous en dîtes?
Voilà, j'y vais moi aussi. J'ai mon gros sac, mon appareil photo... Les croisements seront difficiles!
Le bus des Anglais est passé, c'est maintenant beaucoup plus calme.
Une tranchée a été faite dans le roc, on imagine aisément le flot arrivant dans - ou sur - l'aqueduc, après ce virage.
En fait, je reste médusé devant l'ampleur du travail réalisé seulement pour faire passer un si petit canal d'eau...
Et il est déjà 11 heures. J'aimerais rester des heures, regarder et photographier chaque pierre, examiner chaque pilier...
J'aimerais... mais il faut partir, les vacances ne sont pas éternelles. Et pourquoi ne le seraient-elles pas?
Je reprends donc la route vers l'Est, le long de la côte, vers Barcelone. D'abord l'autoroute, puis la N340, puis la côte.

A San Salvador, je retrouve la mer. Regardez-moi ces Espagnols (à la retraite?): pétanque sur la plage!
Vous voyez le ralentisseur, sur la route? Il y en a partout, impossible de rouler vite!

 

Peu après, la Platja de Calafell.
La trace laissée par le... Non, je vous l'ai déjà faite celle-là. Toujours la plage de Calafell.
Pappy et mammy dans la chaise; pappy et mammy dans l'eau.
Une rangéee de "mammy"...
La plage, et ci-dessous, le front de mer, le "remblai" comme on dit chez nous. Fin de la route pour le scooter.
Cunit Plage. C'est la première fois que je vois ce scooter. Original, mais trop petit pour moi...
Ici, ça va bien, car la route est DEVANT les immeubles du front de mer, et non derrière comme trop souvent!
Voilà la route! Et mon petit Piaggio, bien stationné près des arbustes.
C'est magnifiquement bien fait. C'est propre, spacieux, avec les bancs pour se relaxer. Une merveille.
Il faut bronzer un max... sur cette jolie bande de sable formant un isthme.
Il est déjà midi.
Il y a quand même du monde à se promener. En ce samedi midi, les Espagnols commencent à sortir...

Sitges, que je viens de passer. Petit clic vers l'arrière.
Du même endroit, juste après Sitges, et juste avant qu'elle ne disparaisse de mon rétroviseur.
La C31, qui conduit à Barcelone, s'élève en corniche, et les paysages deviennent lentement grandioses.

 

Juste avant La Ginesta.
Coup d'oeil sur l'arrière.
Au-dessus de l'autoroute A7.
La route est très sinueuse, et par conséquent très agréable pour un scooter; je dois rester très prudent, car je regarde aussi bien le paysage que la route, et passer "par-dessus bord" ici serait grave de conséquences! Vue vers l'arrière.

 

A hauteur de La Ginesta, peu avant Castelldefels, la route commence à descendre, et la falaise à s'amenuiser.
Les plages reviennent, et par conséquent les villes aussi.

Elle est tellement immense qu'elle semble vide. C'est une des plages préférée des habitants de la grande Barcelone.
Castelldefels et son immense et magnifique plage de plusieurs km. De toute beauté!
Vue impressionnante des activités humaines.
Toutes les routes se rejoignent ici, la C32 (autoroute), la C31, la voie ferrée (au centre) et le Passeig Maritim
Coup d'oeil vers l'arrière et la C31, que je viens de suivre. Vous voyez les derniers contreforts de la "sierra".

 

 

Puis c'est l'arrivée dans la capitale régionale, j'ai nommé Barcelone.
Et là, décidé à traverser sans m'arrêter, j'essaye de suivre la circulation, très fluide, et de me fier à mon instinct.

Le feu vient de passer au vert. Vite, je range l'appareil photo et je repars...

C'est l'Avinguda Diagonal, à hauteur des Jardins del Palau de Pedralbes et de la Univ. Politècnica de Catalunya

Avenida Diagonal. Cette avenue s'étire sur plus de 7 km (!) en diagonale, ici au croisement avec Passeig de Gracia.

Je suis frappé par l'immensité de cette avenue, sa largeur, sa longueur, son tracé rectiligne.
Très curieusement, je roule beaucoup plus vite dans Barcelone que dans toute autre ville.
Il n'y a pas de ralentisseurs.
Par contre, je suis très inquiet compte tenu de ma jauge d'essence. Je n'y avais pas prêté attention, mais je suis en zone rouge, c'est-à-dire sur la réserve, et sur mon tableau de bord s'égrènent rapidement les chiffres des km effectués sur cette réserve. Je peux en faire une cinquantaine, je suis ici dans les "20...".

Un peu plus loin. Je prends mes photos à la va-vite, au feu rouge... Ci-dessous, au zoom.

 

La sortie de Barcelone est un peu plus délicate, car il y a pas mal de travaux; de plus, j'ai demandé où je pourrais trouver une station d'essence, et on m'a dit "pas avant 20 km", donc je commence à angoisser. Je me rends bien compte du boulot effectué par mon petit cheval -le Piaggio-, mais il faut bien lui donner à manger aussi. Et je ne voudrais pas porter sur mon dos ce qu'il porte allègrement et sans effort...

Et il y a cette voie ferrée, qui suit la côte sur environ 70 km, mais à DROITE de la route, donc entre la route et la mer. C'est une véritable plaie, une énorme complication dans la circulation, une très grande difficulté pour atteindre les plages car les passages sont peu nombreux et mal signalisés -du moins pour moi. Je suis sur la N11, et c'est finalement à hauteur de "El Masnou" que je vais enfin trouver ma station d'essence. Mais je vais encore faire plusieurs km de détour avant de pouvoir traverser la N11, car la station est du côté gauche, et on ne traverse pas la N11 comme celà: c'est une nationale à très grande circulation, et tenter de la couper relève presque du suicide!

Lorsque je remplis mon réservoir, je constate que j'étais pratiquement "à sec". Ouf, il était grand temps!
Par contre, je ne comprends pas le phénomène des stations d'essence à Barcelone. Où sont-elles?

 

La fameuse voie ferrée. Horrible. Aucune photo n'est possible sans l'avoir d'abord traversée!
Je viens de contourner la grande ville Mataro par l'autoroute, car je n'avais pas envie de rentrer dans le centre-ville.

Il est 14h45, et je n'ai pas encore mangé. C'est incroyable.

Canet de Mar. C'est joli comme tout. Il est 15 heures. J'ai faim. PAUSE.
Je me paye des sandwichs - croque-monsieurs espagnols - et c'est un délice. Quel bonheur. Et bien mérité en plus!
On aperçoit le Piaggio, peinard, sous son cocotier...
La côte est une succession de petites criques et de superbes petites plages. C'est la Costa de Maresme.
Cela mériterait de rouler beaucoup plus lentement, et de prendre la peine de faire tous les détours pour découvrir toutes les criques, mais vous l'aurez compris, le temps, toujours le temps...

 

C'est à Blanes que je quitte la N11 pour prendre la GI 682, superbe route en surplomb et en corniche très pittoresque qui suit le littoral -la Costa Brava- jusqu'à Sant Feliu de Guixols. Mon premier arrêt se fait à Lloret de Mar.
Lloret de Mar. Je connais cette ville depuis très longtemps; en effet, très prisée par les Allemands, elle figurait sur tous leurs catalogues de voyages il y a 30 ans, mais je n'y étais jamais venu.
Quelle surprise! Une vedette prend et débarque des touristes continuellement, sur toutes les plages du coin. Original.
Chargement-déchargement humain effectué. Moteurs arrière toutes. Et c'est reparti pour la plage suivante!
Je suis toujours à Lloret de Mar, mais je suis monté - ou plutôt le Piaggio est monté...- sur les hauteurs.
Ici, vue sur le château de l'autre côté de la deuxième crique de Lloret de Mar.
Du même endroit, zoom maxi sur le joli château de Lloret de Mar.
Et voilà la deuxième grande plage de Lloret de Mar. Ou on retrouve la vedette déchargeant sa cargaison humaine...
Je suis descendu sur la plage pour faire quelques photos, évidemment. On distingue la vedette au large du château.

Canyelles, entre Lloret de Mar et Tossa de Mar. J'avais vu une pancarte "camping", mais il est fermé...
Le paysage sur la GI 682, à hauteur de Canyelles. La route est extêmement sinueuse, il est déjà 17h30.

 

Je passe à Tossa de Mar sans trouver de camping ouvert! Dans un hôtel où je me renseigne, une dame m'affirme qu'ils sont tous fermés maintenant! En regardant la carte, je me dis que je dois en trouver à Sant Feliu de Guixols. C'est à 21 km de route difficile, mais je n'ai pas le choix. Curieusement, je suis un peu fatigué ce soir, mais je pense que c'est surtout l'inquiétude qui me gagne.

Je vais donc effectuer tout ce parcours sans prendre une seule photo, ce qui me ressemble guère...
Dommage, car les paysages sont somptueux, et rouler ici en scooter est un véritable plaisir!

18h15. Magnifique coucher de soleil sur la plage de Sant Feliu de Guixols.

19h10. Enfin prêt. Il était temps! En effet, il commence à faire nuit, et il commence à pleuvoir!
Il y avait longtemps que je n'avais pas entendu des gouttes d'eau sur la toile de tente, c'est agréable...

 

Je suis triste ce soir, car je sais que mon voyage se termine. C'est certainement ma dernière nuit en Espagne.
Demain, je vais pénétrer dans mon pays... Eh oui, comme pour tout le monde, les vacances se terminent.

La petite pluie s'invite très justement à l'ambiance générale....

 

 

Les chiffres du jour: 256 km et 190 photos.

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