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28/09/2017 : jour n° 24, 72 km.


L'itinéraire.


Toujours aussi lourd et sombre et nuageux. A tel point que les premières gouttes tombent vers 9 heures. Aujourd'hui, j'ai dit à ma frangine que ce serait journée "libre", chacun faisant ce qu'il lui plait. Nous restons ici la nuit prochaine, et j'ai envie d'aller promener Droopie sur les petites routes, voir les chemins. J'ai bien senti qu'elle était déçue, mais ça faisait partie de nos accords avant le départ : il est bon de se retrouver seul de temps à autre.



Il pleut au moment où je fais cette photo. Je vérifie si l'objectif est mouillé en la zoomant, et là, je m'aperçois que je n'ai pas de carte mémoire dans l'appareil ! Oups, coup de bol, j'ai emporté mon petit sac pour la pluie, et j'en ai dedans ! J'en avais déjà pris deux ou trois, elles sont ma foi perdues, mais quelle chance de m'en être aperçu presque dès le départ, sinon, ça m'aurait fait mal ! Bref, tout est bien qui finit bien. La route est extrêmement glissante, et je comprends pourquoi j'avais dérapé hier en soirée : c'est la composition du revêtement qui est en cause, je glisse aussi avec mes chaussures ! Bref, par temps de pluie, ici, il faut être très prudent.

A Periana, je vois sur un panneau touristique les routes à faire en vélo. Il y en a une qui m'interpèle immédiatement, car elle s'appelle "les paysages". Il s'agit de chemins, je pense que c'est autorisé pour les motos. En tout cas, s'il n'y a pas de panneau d'interdiction, j'irai. Je mets les points sur le GPS et c'est parti. Du coup, ça ne glisse plus, c'est cool, moins dangereux que sur la route ! Par contre, pour rejoindre le chemin, je prends une rue bétonnée dans une pente de malade. Heureusement, Droopie a assuré ! Pas de photo, dommage, car dans ces cas-là, on est plus occupé par le pilotage que par la photographie.

Là, c'est le bonheur, d'autant plus que la pluie se calme et finit par s'arrêter. J'aperçois le lac de Viñuela qui me servira de repère un peu partout au cours de ma boucle. J'ai pris énormément de photos, et ma sélection s'est faite un peu à la va-vite, d'autant plus qu'elles se ressemblent toutes, en fait ! Une fois de plus, mon dicton personnel se vérifie : "le plaisir procuré par la route est inversement proportionnel à sa largeur" ! Sur la portion que j'ai faite aujourd'hui, il n'y a aucune route verte sur la carte Michelin, et pourtant, que c'est beau. Sans ce mauvais temps, je n'aurais jamais vu ces montagnes d'aussi près, et elles valent clairement le détour. J'en déduis, et suis bien certain de ne pas me tromper, que vous pouvez prendre toutes les petites routes que vous voulez en Espagne, vous ne serez jamais déçu, en raison du nombre incroyable de "sierras" que recèle ce pays, et de chemins innombrables accessibles aux motos !

J'aperçois une voiture et un groupe d'hommes plus loin sur un autre chemin dans la montagne. Alors que je prends cette photo, j'entends un bruit que je reconnais aussitôt : il y a un drône au-dessus de moi. Bingo, il est là, en train de m'observer. je le prends en photo moi aussi, nous nous regardons mutuellemnt. Je cède le premier... le motard français les intéressait peut-être pour leur reportage ?

Puis ça redescend en forte pente vers un petit village perdu dans les pentes des montagnes. Je suis toujours ébahi par les pourcentages des pentes de leurs ruelles, et je ne me serais jamais risqué ici avec Anoukis ou mes autres motos ! Une fois de plus, je savoure mon choix de bécane.

Après le village, je retrouve une route qui part dans une longue série de lacets vers le col du soleil, oui oui ! Et vrai de vrai, le soleil est alors apparu !

Au loin le lac de Viñuela...

Au col, Droopie a voulu, non, a pris ce chemin, mais il est fermé ! Demi-tour, sur la route, ma petite !

J'arrive finalement à Alfamate, le but que je m'étais fixé. C'est l'heure de manger, je demande à des femmes où je peux trouver un "bocadillo". Elles me dirigent vers une minuscule supérette. Le boss, super sympa, me fait un sandwich au saucissons, qu'il coupe en tranches sous mes yeux. Il y en avait environ 12O grammes, avec un bon morceau de pain. Prix ? 1,70 €, tout frais, et fait sous mes yeux ! Franchement, j'adore l'Espagne aussi pour ça. En face de l'épicerie, un bistrot : une bière, un euro, et je m'installe et mange tranquillement. Le bonheur, simple peut-être, mais bonheur quand même ! Il y a du monde au bar, ça discute, ça rigole, une ambiance parfaite comme j'aime.

Droopie devant le bar.

C'est ensuite la route du retour, sous le soleil et la chaleur orageuse : je transpire sous la doublure de pluie que j'ai insérée ce main dans la veste avant de partir !

Comme vous pouvez le voir, la montagne est puissante ! Il y a des pistes partout, mais je reste sur le bitume et rentre. Je veux pouvoir bouquiner et écouter de la musique après la douche et l'écriture de la journée, et j'arrive au camping peu avant 15 heures. ma frangine n'est pas rentrée, c'est bon signe, tant mieux, elle profite elle aussi.

J'apprécie de voir quelques cactus et plantes locales, car depuis l'Andalouise, j'ai remarqué que les cactus étaient systématiquement passés au désherbant hyper puissant, et pas un seul, ou presque, n'a survécu à ces attaques. Je ne comprends pas... !!!

Le lac annonce l'arrivée au camping. Encore une excellente journée de vacances et de routes !

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