Esp20170909

09/09/2017 : jour n° 5, 115 km.

L'itinéraire.


Départ à 10h35 ! La nuit a été merveilleuse, et c'est toujours jouissif de dormir comme ça dans la nature, loin des hommes et de la modernité. Un retour aux sources, en quelque sorte. Donc oui, ce fut parfait, sauf... le réveil. Car mes oreilles enregistrent un petit bruit désagréable, comme si des dizaines de petites choses s'abattaient sur la toile de tente. Quoi ? Eh oui, c'est bien ça, il pleut. Ce n'était encore rien, et j'aurais dû plier immédiatement, mais sorti jeter un coup d'oeil à l'extérieur, j'en avais déduit que ce n'était pas méchant, qu'il n'y avait pas le feu. Dommage. Car ça s'est salement envenimé par la suite, et je me suis quand même résolu à plier sous une bonne averse, bien plus tard, n'ayant aucune envie de passer la journée ici. Et on a bien fait, voyez plutôt !



Cette fois, la station est bien ouverte, et je remplis le gosier de Droopie. Puis je décide de poursuivre l'itinéraire prévu, même si nous avons sans doute perdu une journée. En fait, où est le problème, puisque nous n'avons aucun rendez-vous ?! Et sur ce sujet, je dois dire que ma soeur est on ne peut plus "cool" : elle prend les choses comme elle viennent, du moment qu'elle est sur la route, elle est heureuse ! Le ciel est bas, mais il ne pleut plus, et ça semble même vouloir s'éclaircir. Du coup, nous avons la banane !

Cette petite route est incroyablement belle, et en fort mauvais état surtout dans les épingles, où le goudron a disparu, laissant place à de belles ornières, et à un parfum d'aventure. Où celà va-t-il finir ? Paserons-nous partout ? Pour Droopie, ce n'est que formalité, mais ça craint un peu pour le Jumpy de ma frangine. A un moment, je la vois sur 3 roues, celle de l'avant-droit au-dessus d'un grand trou ! Mais elle s'en sort admirablement, et je dois dire qu'elle a fait en une année des progrès considérables. Je dirais même que je la trouve parfois à la limite de l'inconscience... mais peut-être suis-je trop prudent.

Le village de Aisa, perdu au milieu de nulle part.

Après avoir fait nos petites courses quotidiennes dans une mini-épicerie à Jaca (gentillesse extrême du patron et de son épouse), nous cassons la croûte au pied de ce grand monsieur que nous admirons en mangeant. Le soleil a enfin réussi à percer la couche nuageuse, c'est merveilleux !

Dans la vallée de la rivière Gallego. Cette région est sublime, j'avais adoré, et je tenais à la montrer à ma soeur. Elle n'en revenait pas, et s'arrêtait encore plus souvent que moi pour faire des photos ! Je vous laisse admirer, c'est époustouflant !

Je vous l'avais dit ! Les Mallos de Riglos, puis Murillo de Gallego, pour finir au petit camping de Aguero, fort accueillant. Je propose à ma soeur d'y passer deux nuits. Elle obtient l'autorisation de dormir dans sa voiture devant le camping, et de prendre une douche pour 3,5 €. Formidable, non ?

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