Esp20170917

17/09/2017 : jour n° 13, 132 km.

L'itinéraire.


Départ peu après 9 heures. Ah, la température est plus élevée qu'hier, c'est génial. Et pour ce qui est du ciel, eh bien ma foi, c'est parfait !



Absolument magnifique, je ne peux pas qualifier cette route autrement. En effet, passant par El Hoyo de Pinares en direction de El Tiemblo, vers l'ouest-sud-ouest, notre route traverse des pinèdes de pins parasols comme je les adore. Je suis amoureux de ces arbres, et j'ai bien du mal à m'empêcher de m'arrêter tous les cent mètres pour les immortaliser, tant je suis subjugué après ou avant chaque nouveau virage ! Soyons clairs, je ne suis pas le seul : ma frangine n'est pas en reste, et ne loupe aucune occasion de s'arrêter photographier, laissant sa voiture à moitié sur la chaussée ! Heureusement, Droopie est bien plus correcte et ne gêne jamais personne. Tel un cabri, elle sait se mettre dans l'ornière...

Droopie est très en forme, et quitte la route pour passer sur ce magnifique vieux pont. Quel bonheur de piloter une telle bécane, je ne m'en lasse décidément pas, elle sait m'offrir des joies immenses qui étaient jusqu'alors totalement hors de ma portée !

Puis c'est l'arrivée sur le lac de barrage de Burguillo. Quelle claque, mes amis, que du bonheur. Nous suivons d'abord une route sur la rive nord qui se termine par un chemin de randonnée, nous obligeant à faire demi-tour. Les motards sont de sortie, ça sent les petites routes à virages, et je m'amuse à suivre deux grosses GS qui me dépassent et, ô joie ô bonheur, ma petite Droopie, pourtant pas équipée avec les pneus qui vont bien (ce sont des gros pneus de trail) les suit sans souci. Il faut dire, je vous l'ai dit, que je n'ai plus peur de rien, et les virages à 90 ° comme les épingles à cheveux ne me font pas d'autre effet que de la joie. Quoi qu'il en soit, regardez comme c'est beau ! Par contre, vous ne manquerez pas de noter, une fois de plus, le niveau extrêmement bas de l'eau...

Demi-tour, donc, pour passer par la voie principale. Après le passage du pont, je nous redirige sur les rives du lac, mais côté sud cette fois. Encore plus de motards. Nous discutons un moment avec un cycliste espagnol qui habite en Andalousie du sud et rejoint Zamora. Il nous a fait rire en nous disant que dans l'Espagne du nord, c'était la même météo que celle de France, et que pour le soleil, il fallait descendre à la latitude de Madrid, ce que je vous confirme haut et fort !

Nous filons ensuite plein ouest en longeant le nord d'une nouvelle chaîne de montagnes, la Sierra de Gredos.

Au début de laquelle nous faisons la pause pique-nique. Sardines au menu, en ce qui me concerne. Quel bonheur de manger au soleil en T-shirt, nous n'en revenons pas ! Les photos suivantes sont donc prises dans la Sierra de Gredos.

Nous entrons ensuite dans le Parc National de la Sierra de Gredos, alors que nous bifurquons plein sud à 90° pour traverser la chaîne montagneuse. Le vent se lève et souffle très fort. Nous faisons le plein à une fontaine où les paysans du coin viennent remplir des dizaines de bidons de 5 litres, nous assurant de la très bonne qualité de l'eau.

Passage du col. Là, j'ai le bonheur de voir une voie romaine encore en très bon état, et je vous avoue que ça me touche beaucoup. Il est vrai que, pour un amoureux de la route, c'est forcément très émouvant de voir "en vrai" une route empruntée par des milliers d'hommes voici plus de deux mille ans ! Certains trouveront que je lui consacre trop de photos, mais il leur sera facile de zapper...

Le château de Mombeltran, en bas du col.

Et le camping un peu plus bas. Pas de WiFi, pas de prise de courant au bar, accueil à la limite du désagréable, bien triste camping. C'est dans ce bar (également mauvais accueil) que j'ai fait l'énorme bêtise d'effacer le compte-rendu complet d'une journée que je venais juste de terminer ! J'en rage encore !

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